TR0CEOSA XYL1NA. Ch. Koch. (Tarentula
C’est au genre trochosa et non au genre tarentula , comme le pensait Ch. Koch, qu’il faut rapporter cette espèce.
c? Le corselet est large et assez bas, il n’est que */* plus long que large, il est peu rétréci en avant et arrondi ; la ligne dorsale est courbe.
La face est basse. Les yeux de la seconde ligne sont peu gros et séparés par un intervalle moins grand que leur diamètre, ceux de la ligne antérieure forment une ligne droite ; ils sont équidistants, mais les médians, qui sont verts, sont sensiblement plus gros que les latéraux, qui sont noirs; l’espace qui sépare celle ligne oculaire des chélicères n’est pas supérieur au diamètre des médians.
Le corselet, d’un fauve-rouge, est couvert de courts poils blancs; la tète est unieolore, le thorax présente deux larges bandes brunes longitudinales qui laissent entre elles un espace étroit et sont tronquées obliquement en avant; ces bandes sont garnies de poils fauves et sont coupées de lignes plus noires qui correspondent aux sillons rayonnants; le milieu du thorax présente aussi une strie profonde.
Les chélicères fortes et épaisses sont noires et abondamment revêtues de crins fauves.
L’abdomen est , comme le corselet , d’un jaune blanchâtre clair; sa portion antérieure porte une tache brune allongée , terminée en pointe en avant , mais un peu élargie et tronquée en arrière; à cette tache succèdent souvent plusieurs triangles bruns plus petits et confondus par le sommet.
Le plastron et le ventre sont d’un blanchâtre velouté.
Les pattes-mâchoires sont d’un rouge-orangé clair avec le tarse un peu rembruni mais couvert de crins blancs; cet article est assez étroit et aussi long que la jambe; la pointe aiguë qui le prolonge est égale au digital.
Les pattes sont fortes et très-longues, elles sont d’un jaune-rouge clair et vif et sont couvertes de pubescence blanchâtre; celles de la première paire ont la jambe et les tarses noirs , avec ces derniers garnis en dessous de brosses de poils, celles de la seconde paire sont semblables, les jambes sont seulement rembrunies à la base.
$ Pour la coloration, le corselet est semblable à celui du mâle; la tête est plus large, plus voûtée dans le milieu et plus basse en avant, de sorte que la ligne dorsale est encore plus courbée.
Les chélicères , un peu moins longues que chez le mâle . sont plus épaisses, leur base est couverte de crins jaunes, mais leur extrémité est noire.
L’abdomen très-volumineux est d’un fauve pâle, son bord antérieur et vertical porte deux taches noires et obliques qui ne sont pas visibles en dessus; sa portion antérieure est marquée d’une ligure semblable à celle du mâle, seulement plus claire et bordée d’une mince ligne noire; quelquefois cette bordure est seule distincte.
Le ventre est blanchâtre et velu.
Les pattes sont beaucoup plus courtes que chez le mâle mais aussi plus épaisses, leurs cuisses sont assez renflées;
elles sont d’un fauve-rouge et sont couvertes de pubescence blanche ; les tarses sont sensiblement rembrunis.
Cette belle espèce , aussi grande que la Tarentula narbonensis , est trèscommune dans un marais desséché qui est auprès de Carthagène.