‹ Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'EuropeChapitre 1 sur 73 · DO MIDI DE L’EUROPE · texte numérisé non relu

DO MIDI DE L’EUROPE

La classification que j’ai adoptée en 1864 dans mon Histoire naturelle des Araignées est devenue tout à fait insuffisante : un grand nombre de genres découverts ou mieux étudiés depuis cette époque, ne peuvent trouver place dans mes anciennes divisions trop peu nombreuses et quelquefois manquant de la précision qu’on exige aujourd’hui en zoologie; telle est, par exemple, ma famille des Thêridi formes dont les trois tribus représentent quatre familles naturelles : Urocteidae , Enyoidae, Therididae ou Agelenidae, sans parler du genre Upliotes qui lui a été rapporté par erreur; ma famille des Drassiformes est dans le même cas; les Eresus que j’avais réunis aux Epeiriformes à titre de tribu méritent certainement de former une famille à part.

Certains organes, particulièrement ceux de la génération , comparés dans les divers types de Tordre des Aranéides, ont montré des caractères dont l’importance m’avait échappé au premier abord; il en est de même des filières dont les modifications sont remarquables et des griffes tarsales, qui, tantôt au nombre de deux, tantôt au nombre de trois, pectinées ou dépourvues de dents, peuvent fournir de précieuses indications.

N’étant pas encore en mesure de publier une seconde édition de mon Histoire des Araignées, je crois utile de placer en tète de ce mémoire le tableau de ma nouvelle classification. Ce tableau s’éloigne peu de celui que vient de publier M. le D r Tborell dans la première partie de son important ouvrage (voy. On European spiders , 1870).

Cependant, si je tombe presque toujours d’accord avec le savant suédois sur le nombre et l’étendue des familles naturelles , je ne puis admettre ces divisions premières ou sous-ordres d’où il résulte un ordre différent dans la série des familles.

Sous ce rapport, M. Tborell est revenu aux vieux errements de Latreille et du Tableau des Aranéides , et bien qu’il s’efforce de mieux limiter ces coupes uniquement fondées sur les mœurs et la forme de la toile, le résultat n'est pas plus heureux. Voici quelques exemples pris au hasard : le genre Eresus, classé parmi les Salligradae, renferme des Tubicolae (Acantophilus), des Terricolae (Frontalis) et de vrais Saltigradae (Cinnaberinus). 11 faudrait donc rapporter à trois sous-ordres ces espèces si étroitement unies; une partie des Agelenidae est rétitèle, une autre est tubicole. Cette différence de toile se rencontre même dans le seul genre Dictyna ; YEpeira opuntiae est loin d’être orbitèle, tandis que les Vloborus , qui diffèrent tant des Epeira , font des toiles orbiculaires, etc., etc.

On pourrait multiplier les citations, mais celles-ci montrent assez pourquoi j’ai abandonné ces anciennes divisions : d’orbitèles, rétitèles, etc., qui sont encore la base de la classification de M. Thorell et de celle de M. Menge.'

CLASSIFICATION DES ÀRANEIDES.

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