LATRODECTUS EREBUS Savigny. Arach. p 5, fig
Meta hispida Ch. Koch , t. III , p. 9 , fig. 166 (1836).
? Latrodectus lugubris Motchouskv, Bull , nat : Moscou (1849) (-).
Il faut retrancher de la synonymie lé Theridium lugubre L. Dufour, qui parai t-élre un Lithyphantes , probablement une variété entièrement noire de l’une des deux espèces que j’ai citées plus haut; et le Latrodectus erebus de M. Vinson, qui est certainement une espèce différente.
J’hésite à réunir les Latrodectus erebus et hispidus , je ne suis guidé en cela que par l’identité de coloration, de taille et aussi par l’habitat; dans le cas où il y aurait deux espèces, celui que je décris plus bas serait plutôt le Latrodectus hispidus.
Ç Long. 12 mm . 1° p. 22 j. — 4° p. 22 mm .
Le céphalothorax est large, arrondi et presque semblable à celui de l’espèce précédente.
(‘) Walckenaer dit à propos du mémoire de Cauro, qui est cependant le plus sérieux et le plus souvent cité par les partisans du venin de la Malmig note: «M. Cauro donne les détails des elTets de cette morsure qui ressemblent, dit-il, à ceux de la vipère; mais M. Cauro, non plus qu’aucun de scs prédécesseurs, n'a pas pris le soin de s’assurer que la maladie qu’il décrit était véritablement causée par le Latrodectus. Il ne rapporte aucune observation, aucune expérience qui le démontre. » (Voy. Apt. y t. I, p. 044.)
Marmoeci lui-même écrivait en 1786 : « Aucune des personnes mordues jusqu’à ce jour n’est morte, quoique le nombre ait été jusqu’à présent dp trente parmi ceux qui ont été traités par moi dans l’hôpital de Voltera. »
( 3 ) Le Latrodectus } 6’(jutlalus Kryn. pourrait bien n’êlrc aussi qu une simple variété de la même espece « totus aterrimus, villosus, abdomine » magno, globoso, supra thoraeem tribus, ante tubos textorios binis, guttis « sanguineis. « (Voy. Krynicki, Bull . de la Soc . nat. de Moscou , 1857.)
La fossette est encore plus large et très-profonde, elle est aussi un peu plus reculée; les stries qui limitent la tète sont beaucoup plus marquées et moins divergentes en avant; la surface dé celte tète est sensiblement convexe et le front à peine incliné en avant; le tégument est presque lissé, noir ou d’un brun rouge trèsfoncé, et garni de poils noirs.
Les yeux supérieurs paraissent un peu plus reculés et les deux lignes oculaires sont bien visibles en dessus; la ligne supérieure qui occupe toute la largeur du front est sensiblement courbée en arrière; ses yeux sont blancs et égaux; les médians sont séparés par un espace à peine plus large que leur diamètre; les latéraux, beaucoup plus séparés, sont un peu soulevés et regardent obliquement; la ligne antérieure est un peu plus courbée que chez l’espèce type, ses yeux médians sont noirs et plus gros que les latéraux; ils sont aussi un peu plus rapprochés entre eux; ces yeux, qui sont avancés sur une éminence commune très-faible, sont séparés des latéraux par des dépressions.
Le bandeau, un peu moins élevé, est fortement creusé audessous des yeux, puis devient convexe au-dessus des chélicères.
Le plastron est large, triangulaire et un peu convexe en avant, sa surface est lisse, noire et garnie de petits crins de meme couleur.
Les pièces de la bouche ont leur bord interne testacé.
L’abdomen est ovale et allongé, son tégument, d’un noir satiné et bleuâtre, est finement et uniformément chagriné; il porte des crins noirs et présente de loin en loin quelques gros points enfoncés et aussi quelques stries horizontales très-faibles qui paraissent plus claires.
Le ventre est également noir, les filières, noires à la base, deviennent fauves à l’extrémité.
La vulve est avancée, c’est une fente transverse dont le bord inférieur est droit, le bord supérieur est un peu arqué et garni de longs cils blancs.
Les membres n’ont rien de particulier et ne diffèrent pas de ceux du Latrodectus tredecim-gutlatus , ils sont noirs avec les tarses un peu éclaircis , d’un brun rougeâtre.
Je possède quelques exemplaires pris en Syrie par M. Ch. de la Brûlerie.
M. O. P. Cambridge décrit une espèce voisine du même pays : L. pallidns.