THERIDIUM NIGRO-PUNCTATUM Lucas
Expi. Alg.j p. 266, pl. 16, fi g. 6.
M. H. Lucas n’a décrit que la femelle :
<? Long. 5 n,m .
Extrêmement voisin de notre Th. tinctum ; la forme du corselet est la même; la tête paraît cependant un peu plus obtuse et moins élevée; considérées en dessus, les deux lignes oculaires sont un peu plus séparées; les stries, sauf celles de la tète, sont très-peu marquées.
Le corselet est d’un blanc testacé avec une très-fine ligne noire marginale interrompue entre l’insertion des pattes et une ligne médiane également fine, partant des yeux supérieurs et s’étendant jusqu’au milieu du thorax.
La ligne supérieure des yeux est droite et très-faiblement courbée en avant; scs yeux sont équidistants et les médians sont un peu plus gros que les latéraux, ils sont blancs et entourés de petits cercles noirs ; les latéraux sont réunis à ceux de la première ligne sur de petites éminences noires.
La ligne antérieure est droite, ses yeux médians sont plus gros et un peu plus espacés que les supérieurs; ils sont aussi plus séparés entre eux que des latéraux, qui sont très-petits.
Le bandeau est un peu plus élevé que chez T. tinctum et plus vertical, à peine incliné en avant.
L’abdomen est ovale et sensiblement dilaté en arrière; son bord antérieur est tronqué et même un peu échancré dans le milieu ; il est blanchâtre et criblé de points noirs assez écartés; douze points plus gros forment deux lignes longitudinales : les quatre premiers sont arrondis et les suivants transverses; d’autres
points, pins petits, figurent de nombreuses lignes horizontales peu régulières. Le ventre est blanchâtre avec l’épigastre rembruni; dans le milieu se voit une tachette noire triangulaire accompagnée de deux autres plus petites. Le plastron est large, triangulaire et blanchâtre, il est orné d'un point noir médian et de deux séries marginales composées chacune de trois points équidistants.
La patte-mâchoire est peu longue, elle est blanche avec le dernier article d’un brun rouge; la patella, assez longue, est fortement convexe; le tibia, plus long que large, se prolonge du côté externe en une pointe accolée au tarse et qui atteint la moitié de sa longueur; le tarse n’est pas très-gros et régulièrement ovale.
Les pattes sont fines, longues, très-inégales; celles de la seconde paire sont plus longues que celles de la quatrième, elles sont testacées; les fémurs et les tibias de la première paire sont assez grêles et ont une teinte rougeâtre bien prononcée; les tibias, surtout ceux de la quatrième paire, se terminent souvent par un petit anneau brun peu sensible.
9 Elle a été très-bien décrite par M. H. Lucas; elle diffère surtout du male par la bande transverse d’un blanc mat qui coupe le sommet de son abdomen.
Ce Theridium est commun en Corse, dans les hautes herbes et sur les buissons bas; je possède aussi des exemplaires venant de Portugal, d’Espagne et de Syrie.