‹ Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'EuropeChapitre 43 sur 73 · TI1E1UDIUM IUJSTICIJM, sp. nov · texte numérisé non relu

TI1E1UDIUM IUJSTICIJM, sp. nov

. d* Long. 5“®.

Le céphalothorax est ovale allongé; la partie céphalique est courte, obtuse, légèrement élevée en forme de mamelon rétréci en arrière, où il ne dépasse pas la première paire de pattes; la fossette, médiane est très-petite et située au cen(rc;les stries céphaliques sont seules bien marquées et très-divergentes. Le tégument est lisse et d’un blanc teslacé légèrement rougeâtre; il n’y a pas de bordure, mais une ligne médiane noirâtre longitudinale plus ou

moins foncée : celle ligne, assez large en avant où elle est bordée de deux fins traits noirs, envahit rarement le mamelon céphalique; elle se rétrécit beaucoup au niveau de la fossette; au delà elle s’élargit de nouveau.

La ligne supérieure des yeux est droite : ses yeux sont gros, égaux, et entourés chacun d’un petit cercle noir; les médians sont un peu plus séparés entre eux que des latéraux; la ligne antérieure est également droite, scs yeux médians sont plus séparés que les supérieurs et trés-rapprochés des latéreaux.

Le bandeau est élevé, presque autant que les chélicères, trèslégèrement convexe et séparé des yeux par une petite dépression.

Les chélicères sont grêles et verticales, elles sont d’un fauverouge plus foncé que celui du corselet.

Le plastron, large et cordiforme, est blanc et constamment dépourvu de la ligne noire marginale et des points qu’il présente chez les autres espèces du groupe.

L’abdomen, étroit et allongé, est blanc ou plus rarement d’un jaune clair; il présente souvent des figures que je décrirai à propos de la femelle.

En dessous l’épigastre est très-développé, convexe et d’un fauve brillant, il se termine, au milieu du ventre, par une saillie noire et arrondie.

Le ventre et les filières sont testacés.

La patte-mâchoire est longue, blanchâtre avec le dernier article d’un brun rouge; le fémur est grêle, un peu arqué à la base; la patella est large, très-développée et un peu convexe en dessus; le tibia est, au contraire, très-réduit; le tarse est ovale et obtus , en dessus il ne recouvre le bulbe que du côté interne ; endessous le bulbe rappelle un peu celui du Th. varions; dans le milieu il dt traversé par une grande apophyse transverse, d’où s’élèvent deux dents robustes et aiguës, un peu recourbées à l’extrémité, presque égales et très-écartées.

Les pattes sont fines et très-longues, quelquefois entièrement blanches, mais le plus souvent les tibias et les métatarses des deux premières paires sont légèrement teintés de rouge, et les tibias des autres paires se terminent par un petit anneau de cette couleur.

Ç Long. 3 i à 4 mm .

Comparé à celui de Th. varions, le thorax est moins large et plus ovale; la tète, beaucoup plus courte, n’est pas inclinée en avant et laisse voir en dessus les yeux des deux lignes; la bande brune, au lieu d’envelopper le front et de se terminer en pointe à la fossette, commence au delà des yeux et se prolonge sur le thorax.

Les yeux ne sont pas élevés sur un mamelon comme chez le mâle, et le bandeau, un peu plus étroit, est marqué de faibles stries horizontales; les. médians antérieurs sont plus gros que les supérieurs.

Le plastron et les pattes-mâchoires sont entièrement blancs.

L’abdomen est gros et globuleux, le fond de sa couleur est un blanc mat qui passe en dessous au lestacé; l’épigastre, beaucoup moins développé que chez le male, présente dans son milieu une épigyne composée inférieurement d’un rebord noir transverse assez élevé, au-dessus duquel se voit un enfoncement triangulaire dont le sommet est tourné vers le péciicule et dont la base repose sur la saillie transverse.

La face dorsale présente des figures, dont les traits généraux sont constants, mais dont le développement et la teinte varient beaucoup.

Var. a. Abdomen en dessus entièrement blanc avec une line ligne testacée, ramifiée. *

Var . b . Deux larges bandes longitudinales leslacées, fortement ondulées et laissant entre elles une bande blanche crénelée.

Var. c. Les bandes latérales sont un peu rembrunies et bordées extérieurement, seulement aux endroits élargis, d’un fin trait noir; la bande médiane est ornée d’une ligne jaune intérieure.

Var. d. Les bandes latérales sont entièrement noires et découpent très-nettement la bande blanche crénelée : celle-ci, d’abord assez étroite, s’élargit deux fois brusquement, de manière à figurer deux triangles superposés; elle se prolonge ensuite jusqu’aux filières sans élargissements.

Var. e. Les deux bandes sont réunies et forment sur le dos un grand ovale noir.

Entre ces cinq variétés principales, existent beaucoup d’intermédiaires qu’il est inutile de décrire; toutes se retrouvent chez le mâle, la dernière cependant est très-rare.

En Sicile et en Corse ce Theridium est excessivement commun, il se trouve en abondance sur tous les buissons.

C’est peut-être le Theridium cominnum donlM. Blackwall n’a décrit que la femelle. ( Linnean Soc . journal. Zool . , t. X, p. 424, (1870).

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