‹ Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'EuropeChapitre 8 sur 73 · AVICULARIA STRIA TOC AUDA, sp. nov · texte numérisé non relu

AVICULARIA STRIA TOC AUDA, sp. nov

Long. tôt. 27 mm ; ceph. 1 2 mm . — P te m re 1 7 mm . — 1° p te 54 mm . — 2° p. 29 mm . — 5° p. 2§ mm . — 4° p. 55 i mm .

* a* Le céphalothorax est ovale et déprimé, sa plus grande largeur, située vers l’insertion de la seconde paire de pattes, est égale à sa longueur; en avant il est atténué, mais en arrière il se rétrécit à peine; son bord postérieur est largement tronqué et même un peu échancré au-dessus du pédicule.

La fossette est profonde, presque arrondie et cachée par la pubescence, elle est placée vers le tiers postérieur du céphalothorax; les stries, sauf celles de la tète, sont peu marquées.

Le tégument, d’un brun rouge foncé, est entièrement couvert d’une épaisse pubescence d’un fauve clair brillant, plus longue sur les bords; le mamelon oculifer et le bord du bandeau ont aussi de forts crins noirs.

Les yeux, placés sur un mamelon peu proéminent, forment un groupe transverse deux fois plus large que long et qui a un peu plus du tiers de la largeur du front; ils diffèrent peu par leur position de ceux de l’espèce précédente, mais leur grosseur relative est toute autre : les médians antérieurs sont assez petits, arrondis, séparés par un espace égal à leur diamètre, ils forment une ligne droite avec les latéraux, dont ils sont plus rapprochés; ceux-ci sont un peu plus gros, ovales et obliques; les médians de la seconde ligne ne sont pas plus gros que ceux de la première, ils en sont bien séparés et placés plus en dehors; les latéraux sont plus gros, placés plus bas et très-éloignés des latéraux antérieurs, leur sommet est tronqué, ils sont presque triangulaire.

Les chélicères ne sont pas très-larges à la base, elles ont plus du tiers de la longueur du corselet; elles ne présentent rien de remarquable; sur les côtés elles sont garnies de pubescence et en dessus de nombreux et longs crins dirigés en avant; leurs crochets sont noirs et marqués de petites stries transverses ; les poils de la rainure, ainsi que ceux qui garnissent le bord interne de la bouche, sont roussàtres.

La pièce labiale est carrée, aussi large que longue, légèrement éehancrée en avant; comme chez VA. telramera , son extrémité, ainsi que la base des mâchoires, est armée de plaques de courts spiculés. Les membres sont longs et robustes, les tarses, surtout ceux des deux paires postérieures, sont atténués; ils sont bruns et très-velus, leur pubescence est courte, serrée et très-claire, leurs poils soyeux sont très-longs et fauves; sur les tibias et les patellas se voient des lignes longitudinales irrégulières formées par des espaces plus glabres.

Les pattes-machoires sont relativement assez grêles; la jambe est plus longue que le tarse : le tibia est surtout plus développé, mais nullement renflé; l'article du tarse.est fort petit, en dessus il parait un peu dilaté et brusquement, tronqué à l’extrémité, en dessous il présente une échancrure très-profonde dont les bords sont garnis de poils courts, serrés, analogues â ceux des brosses tnrsales des pattes; le bulbe inséré au fond de cette échancrure est très-petit, déprimé et profondément concave; de son bord interne s’élève une épine très-grêle, terminée par une pointe filiforme, rejetée en dehors.

Les tibias de la première paire de pattes sont â peine élargis à l’extrémité; en cet endroit ils présentent, près de l’insertion du tarse, deux épines noires ou éperons : le principal éperon est situé en dessous, il s’oppose à ce que le tarse se replie entièrement sous le tibia, il est très-robuste et coupé en biseau â l'extrémité où il est armé d’une série transverse, très-régulière de 18 â 20 petites dents; le second éperon est placé du côté interne, il est plus petit et bifide, sa bifurcation externe est robuste et obtuse, l’interne est grêle et un peu sinueuse.

À la première et à la seconde paire de pattes les brosses des tarses sont entières, â la troisième et â la quatrième paire elles n’atteignent pas tout à fait la base du métatarse.

L’abdomen est ovale, brun, couvert de pubescence et de longs poils fauves; les filières sont longues et composées de trois articles presque égaux, en dessous elles sont fauves et ornées d’une ligne longitudinale foncée, très-nette, formée de poils noirs.

$ Long. 28 mm .

Très-semblable au mâle par sa taille, son faciès cl sa coloration ; considérée de profil, la tète paraît cependant un peu plus convexe; le céphalothorax est aussi un peu plus long que large; les yeux latéraux antérieurs sont relativement plus gros et plus avancés.

Cette belle et grande espèce a été découverte dans le Liban par M. Ch. de la Brûlerie; elle vit sous les pierres.

Elle est surtout caractérisée par la disposition de l’éperon tibial du mâle et par la ligne noire des filières.

11 est impossible de confondre ces deux Avicularia du Liban avec L’ Avicularia (Mygale) olivacea Ch. Koch, d’Egypte; en effet, dans celle-ci le mamelon oculaire est presque arrondi, tandis que chez les deux autres il est étalé transversalement.

V Ischnocolus syriacus Ausserer, que j’ai reçu dernièrement de Nazareth, est aussi une espèce toute différente et beaucoup plus petite.

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