NEMESIA MERIDIONALIS Cosln
Fauna d. Reg. Napl. Arach., p. 14.
Nemesia radia Ausserer, Verhand. d. zool. Bot. Wien, 1871, p. 169, n° 4.
o* Long. 14 mm . - Cepb. long. 6 j; larg. 5 1. — P te m re 8 mra . — i°p. 16 nim . — 2° p. 15 — 3° p. 1 4 {. — 4° p. 1 8 g .
Le céphalothorax est régulièrement ovale; son bord postérieur est arrondi, nullement tronqué, en avant il se rétrécit graduellement à partir de la seconde paire de pattes.
La fossette médiane, située un peu au delà du milieu, est profonde, transverse et un peu courbée en avant; les stries sont bien marquées, surtout celles de sa tète; la surface de cette tète, sans être élevée, est sensiblement convexe.
Le tégument, d’un fauve rouge, est couvert de poils soyeux d’un jaune brillant, le bord frontal présente aussi quelques crins noirs, les stries sont suivies d’espaces bruns qui rayonnent du centre et n’atteignent pas les bords latéraux.
Le groupe oculaire qui a presque le tiers de la largeur du
front, est séparé du bord antérieur par un étroit bandeau incliné.
Les veux médians antérieurs sont ronds et bien séparés entre eux; les latéraux, qui sont aussi gros, sont bien séparés, ils sont un peu plus avancés, ovales et obliques; les médians postérieurs allongés et presque droits sont placés en dehors des médians antérieurs auxquels ils touchent presque, les latéraux sont plus gros et obliques, comme les antérieurs, mais en sens inverse, ils touchent aux médians.
Les chélicères sont fauves comme le corselet, elles présentent des bandes longitudinales formées de crins noirs, dont les intervalles restent glabres.
Le plastron est deux fois plus long que large et rétréci en avant, son bord postérieur se termine en pointe entre les hanches de la quatrième paire; sa surface est lisse et garnie de crins noirs.
L’abdomen, d’un fauve clair testacé, est entièrement revêtu de pubescence de même couleur; il est orné, sur la portion antérieure, d’une ligne médiane noire, droite et de deux lignes latérales divergeant en arrière; sur la portion postérieure de quatre paires de traits noirs obliques, plus petits et plus rapprochés en arrière.
Le ventre et les filières sont testacés.
Tous les membres sont d’un fauve rouge obscur.
Le tibia de la patte-mâchoire est plus long que la patella et non élargi; son extrémité atténuée est armée en dessus de quatre épines aiguës; le tarse est petit et garni en dessus de courtes épines, en dessous il est profondément échancré; le bulbe, inséré dans cette échancrure, n’a rien de particulier, sa pointe est fine et simple.
Les poils qui garnissent le bord interne des pièces de la bouche sont d’un rouge vermillon.
Les jambes et les métatarses de toutes les pattes, mais surtout des quatre premières, sont armés de très-fortes épines couchées en avant; de longs crins raides garnissent les fémurs et se mêlent aux épines sur les autres articles.
$ Long. 25 mtn . Ceph. long. 9 mm ; l;irg. 7 mm . — 1 ® p. 20 i 3° p. 1 6 ram . — 4° p. 25 mra .
p. 18 § mm . —
Le céphalothorax diffère beaucoup de celui du mâle, il est peu rétréci en avant et le front est irès-large, en arrière, il diminue à partir de la seconde paire de pattes, son bord postérieur est étroit et légèrement échancré.
La partie céphalique est beaucoup plus convexe et plus large.
Le tégument d’un fauve rouge plus foncé est marqué en avant de deux très-larges bandes brunes qui couvrent tous les côtés de la tête; ces bandes réunies sur le thorax ne laissent qu’un étroit espace fauve sur les bords.
Les yeux sont plus écartés entre eux : les médians antérieurs sont sensiblement plus petits que les latéraux de la même ligne; les médians postérieurs sont presque arrondis et plus écartés, les latéraux sont relativement gros.
Les chélicères beaucoup plus longues et plus fortes sont d’un brun foncé brillant , presque noir.
La teinte de l’abdomen est blanchâtre , les lignes noires et les traits obliques sont disposés comme chez le mâle : tantôt ces figures sont fines et linéaires, tantôt elles sont élargies, dans ce cas leurs intervalles sont mouchetés de noir, ce qui donne à l’ensemble une teinte foncée.
Les filières sont blanches et plus longues que chez le mâle, leur article basilaire est surtout plus développé.
Les pattes sont d’un brun rouge, elles sont couvertes de pubescence fauve, serrée, mêlée de crins noirs; sur la face dorsale se voient des bandes longitudinales qui restent glabres et qui paraissent plus cteires. *
Les brosses adhérentes des quatre pattes antérieures sont bien conformées; ces brosses manquent complètement aux pattes postérieures.
M. Caneslrini cite à tort la Mygale mcriçUomlis de Costa à la synonymie de la 3/. Sauvagei qui appartient à un tout autre genre.
La Mygale Barbara d % figurée par M. Lucas est si semblable à la Meridionalis o* que j’ai été tenté de citer cette figure en syno-
nymie; cependant M. Lucas ajoute avoir « quelquefois surpris le male sous la même pierre et habitant le même sillon que la femelle; » or cette femelle, figurée sur la même planche, s’éloigne beaucoup de notre N. mcridionalis.
Cette Nemesia se trouve en Italie, en Provence ; elle est aussi très- commune en Corse, surtout dans les endroits boisés et montagneux; son tube creusé dans la terre végétale est très-étroit relativement à la taille de l’araignée; quelquefois son extrémité supérieure est bifurquée et présente deux ouvertures; ses œufs non agglutinés sont enfermés dans un sac de. soie serrée, suspendu en travers du tube, non loin de l’entrée qui se trouve ainsi fermée; la mère reste prisonnière jusqu’à la sortie de ses petits.
J’gi pris à Porto-Vecchio, dans le sable du bord de la mer, une variété entièrement blanche. J’ai chassé assez longtemps en Corse pour être certain que cette espèce est la seule du genre qui s’y trouve; la N. badia Ausserer n’est donc qu’une variété de couleur.