‹ Arc-en-ciel et Sourcil-RougeChapitre 18 sur 66 · LA BONNE AIDE RÉCOMPENSÉE · texte numérisé non relu

LA BONNE AIDE RÉCOMPENSÉE

LE LÉZARD

Eh ! bergère légère, bergerelle propretle, bergeronnetfe honnête (car vous êtes, petite Eudorhie, la plus vertueuse du pays, comme la plus jolie), ne passez point si vite et me venez en aide.

EUDORINE

Que voilà un grand miracle! Je n'ouïs jamais dire que les lézards fussent doués de la parole.

180 LE LÉZARD d'oR VERT

LE LÉZARD

Aussi, Eiidorine, ne suis-je lézard que d'apparence et pour peu de temps. De vrai, vous entendez une Fée. Les changes de formes sont le jeu familier de mes sœurs, et le mien ; et je me muai en cette mignonne bestiole verte pour le plaisir de frétiller sur le mur, au soleil.

Je vous fais ma révérence, Fée îMais moi, fillette du bois sauvage, bergère non pas de brebis, mais d'oisons, et simple comme eux, moi, qui ne puis rien, pour vous que puis-je, Dame qui pouvez tout ?

LE LÉZARD

C'est que, tout à l'heure, comme, avec chaque rayon, je sautelais de pierraille en pierraille, un méchant tesson tombant du haut — peut-être quelque mauvais enchanteur sous l'air d'un tesson de bouteille — me coupa tout ncl (vous n'avez qu'à voir !) ma

Page 1