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5400. Et vil, lignifie les, Imu,.^ «la «s. ,r,p* „ „ e „i fa J 0 ^ ' */*.• les eta qui apprlieaaem ù I, foi, ». 607, 282™ ffl07 ? 8 M
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 163 38G8, M03 ii M21 ; car h vue, abstraite des choses qui appartiennent au monde, c'est-à-dire, la vue spirituelle, n'est autre chose que la perception du vrai, c'est-à-dire, la perception de ce qui appartient à la foi, voir ne signifie donc pas autre chose dans ie sens interne ; en effet, le suis iiiluiii'.; -c présente quand on lait abstraction des choses qui sont du monde, car le sens interne concerne celles qui sont du ciel. La Lumière du ciel, par laquelle on y jouit de la vue, est le Divin Vrai procédant du Seigneur; ce Vrai apparaît devant les yeux des anges comme une lumière mille fois plus éclatante que celle de midi dans le monde, et comme celte Lumière a en elle la vie, c'est pour cela qu'en même temps qu'elle éclaire la vue de l'œil des anges, elle éclaire aussi la vue de leur entendement, et fait l'aperception du vrai selon la quantité et la qualité du bien dans lequel ils sont. Comme, dans le sens interne de ce Chapitre, il s'agit des choses qui appar tiennent à la foi, ou des vrais de l'Église, voilà pourquoi au commencement même de eo Chapitre il est dit : II vit; et par iV vit sont signifiées les choses qui appartiennent à la fui.
5/jOl. Jacob, signifie le A alurct quant au vrai qui appartient à l'Église : on le voit par la représentation de Jacob, en ce qu'il est la doctrine du vrai dans le naturel, et dans le sens suprême le Naturel du Seigneur quant au vrai, N" 3305, 350!», 3525, 35A6, 3599, A009, A538.
5â02. Qu'il i/ avait des vivres en ligyple, signifie l'intention (animus) de s'acquérir les vrais par les scientifiques, qui sont l'ÈggptC : on le voit pur I;i si^uilicuiio!i vivres, un <x qu'ils sont les vrais de l'Église ou les vrais qui apparlienuenl a. la foi, car l'alwnilance des vivres est la multiplication du vrai, N" 5270, 5280, 5292 ; et par la signification de l'Egypte, en ce qu'elle est les scientifiques, N" H64, 1105, 1180, là02; que dans le sens réel l'Égyple signifie les scientifiques de l'Église, on Je voit, N" n7â9, 496/i, Û968: il en résulte qu'ici est signifiée l'intention de s'acquérir ces vrais, comme ce qui suit va le montrer. Par les scientifiques qui appartiennent à l'Église, et qui sont ici l'Égyple, sont entendues toutes les connaissances du vrai et du bien, avant qu'elles aient été conjointes avec l'homme intérieur, ou par l'homme intérieur avec le ciel, et ainsi par le ciel avec le Seigneur ;
les doctrinaux de ['Église el ses rites, et aussi les connaissances qu'ils représentent les spirituels et comment ils les représentent, et autres choses semblables, ne sont que des scientifiques, avant que l'homme ail vu d'après la Parole si ce sont des vrais, et uue par suite il se les soit appropries. Il y a deux chemins pour acquérir les vrais qui appartiennent à la foi, à savoir, par les Doctrinaux et par la Parole ; quand l'homme se les acquiert seulement par les Doctrinaux , il a foi en ceux qui ont conclu ces vrais d'après la Parole, et il confirme chez lui que ce sont des vrais parce que d'autres l'ont dit, ainsi il les croit non d'après sa foi mais d'après la foi' des autres : mais quand il se les acquiert d'après la Parole, et que par suite il confirme chez lui que ce sont des vrais, alors il les croit parce qu'ils procèdent du Divin, ainsi d'après la foi procédant du Divin, Tout homme, qui est au dedans de l'Église, s'acquiert d'abord les vrais de la foi par les Doctrinaux, et il doit aussi les acquérir par ce moyen, parce qu'il ne jouit pas encore d'un tel jugement, qu'il puisse les voir lui-même d'après la parole, mais alors ces vrais ne sont autre chose pour lui que des scientifiques ; toutefois, quand il peut les considérer d'après son propre jugement, s'il ne consulte point la Parole afin de voir par Elle si ce sont des vrais, ils restent chez lui comme scientifiques; mais si alors il consulte la Parole par affection et afin de savoir les vrais, et qu'il les ait trouvés, il s'acquiert d'après la source réelle ceux qui appartiennent a la foi, et alors ils lui sont appropriés par le Divin : ces choses el autres semblables sont celles dent il s'agit ici dans le sens interne ; car l'Egypte, ce sont ces scientifiques, et Joseph est le vrai d'après le Divin, ainsi le Vrai d'après la Parole.
5403. Et dit Jacob à ses fils, signifie lu perception au sujet des vrais dans le commun : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est la perception, N" 1791, 1815, 1819, 1823, 1898, 1919, 2080, 2619, 2862, 3509, 3395 ; et par la signification des fils, en ce qu'ils sont les vrais qui appartiennent à la foi, N" 489, 491, 533, 1147, 2623, 3373, 4257; et comme c'étaient les fils de Jacob, ce sont les vrais dans le commun qui sont signifiés, car par les douze fils do Jacob, de même que par les douze tribus, ont été signifiées toutes les choses de la foi, ainsi les vrais dans le commun, voir N™ 2129, 2130, 3858, 3862, 3926, 3039, 4060.
GENÈSE. CïîAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 105
5404. Pourquoi vous regardez-vous, signifie pourquoi ils hésitaient : on peut le voir sans explication.
5405. Et il dit : Voici, j'ai appris qu'il y a des vivres en Egypte, signifie que les vrais peuvent Hre acquis par les scientifiques : on peut !e voir par les csiilii'alkuis qui \iuimciil d'être données, N° 5402, où ces paroles qu'il y avait des vivres en Egypte, signifient l'intention de s'acquérir les vrais par les scientifiques, qui sont L'Egypte ; on y voit aussi ce qui est entendu par les scientifiques qui sont l'Egypte. Dans la Langue originale les vivres sont exprimes ici par un mot qui signifie fraction; do même acheter et vendre sont exprimés par un mot semblable quand il est dit que les Gis de Jacob achetaient du blé en Egypte et que Joseph y en vendait, et cela, parce que dans l'Ancienne Église on rompait le pain quand on en donnait à autrui, ce qui signifiait communiquer du sien, et approprier le bien, d'après le sien, et ainsi rendre mutuel l'amour ; en effet, quand le pain est rompu et donué à un autre, on communique du sien ; ou, quand le pain est rompu entre plusieurs, un seul pain devient mutuel, conséqnemment il y a conjonction par la charité ; de là il est évident que la fraction du pain a été le significatif de l'amour mutuel : ce rite ayant été reçu et étant devenu solennel dans l'Église Ancienne, c'est pour cela aussi que par la fraction elle-même il était entendu les vivres qui devenaient communs ; que le pain soit !e bien de l'amour, on le voit, N" 276, 680, 1798, 21(35, 2177, 3464, 3478, 37.15, 3813, 4211, 4217, 4735, 4970 : de la vient que le Seigneur, quand 11 donnait le pain, le rompait, comme dans Matthieu ; « Jésus, prenant les cinq pains cl Les deux poissons, regardant en » haut vers le ciel, il bénit, et ayant rompu il donna aux disci- » [itou te pain. »— XIV. 19. Marc, VI. 41. Luc, IX. 10.— Dans Le Même : u Jésus, prenant les sept pains et les poissoos, rendant » grâces, il rompit, et il donna a ses disciples, et les disciples à » la foule. "—XV. 30. Marc, VIII. 6. — Dans le Même : « Jé- » sus, prenant le pain et bénissanl, (le) rompit, et il (le) donna " aux disciples, et il dit : Prenez, mangez, ceci est mon Corps. » — XXVI. 26. Marc, XIV. 22. Luc, XXII. 19. — Dans Luc : « IL arriva que, comme le Seigneur était à table avec eux, prenant ii te pain, il (le) bénit, et le rompant, il le leur donna ; et leurs
» yeux furent ouverts, et ils Le reconnurent. Les disciples racon- » tirent comment le Seigneur avait été reconnu par eux dans la » fraction du pain. » — XXIV. 30, 31 , 35. — Dans Ésaïe : ci C'est là le jeûne que je choisis : Rompre avec l'affame ton pain. » — LVI1I. 0, 7.
5J00. Descende:-y , et achelez-nous{-tn) de It), signifie l'appropriation par eux ; ou le voit par la signification de descendre, en ce que cela se dit d'aller vers les extérieurs, ainsi qu'il va Êlre explique ; cl par la signification à'ac/ietcr, en ce que c'est l'appropriation, N°' A3D7, 537i ; que ce soit par eux, a savoir, par les scienlifiques, c'est ce que signifie de lit, il savoir, de l'Égyplc, l'Égypte signifiant les scienlifiques, comme il a été montré ci-dessus. Dans la Parole, il est dit ça et là monter et descendre, quand on va d'un lieu dans un autre, non pas parce qu'un de ces lieux était plus élevé que l'aulrc, mais parce que monter se dit d'aller vers les intérieurs ou les supérieurs, et que descendre se dit d'aller vers les extérieurs ou les inférieurs, c'est-à-dire que monter se dit d'aller vers les spirituels et les célestes, car ce sont les intérieurs et ils sont crus aussi élre supérieurs, et descendre se dit d'aller vers les naturels et les terrestres, car ce sont les extérieurs et ils sont aussi en apparence inférieurs ; de là vient que non-seulement ici, mais même parlout ailleurs dans la Parole, il est dit descendre de la terre de Canaan vers l'Égypte, et monter de l'Egypte vers la terre de Canaan ; en effet, la terre de Canaan signifie le céleste, et l'Egypte le naturel, car la terre de Canaan dans le sens représentatif est le Royaume céleste, par conséquent les biens et les vrais célestes et spirituels, lesquels aussi sont intérieurement chez, l'homme qui est le royaume du Seigneur, tandis que l'Égypte dans le sens représentatif est le Royaume naturel, par conséquent les biens el les vrais qui sont de l'Église externe , cl quant a la plus grande partie ce sont les scientifiques ; que monter se dise d'aller vers les intérieurs, on le voit, N* S539.
5S07. Et que nous vivions, et que nous ne mourions point, signifie la vie spirituelle : on le voit par la signification de vivre el de ne point mourir, en ce que c'est la vie spirituelle, car dans le sens interne il n'est pas signifié autre chose par vivre el ne poinl mourir; dans l'autre vie, en effet, la vie signifie en général le ciel,
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en particulier la félicité éternelle, cl la mort signifie en général l'enfer, et en particulier le malheur éternel, ce qui est même évident par un grand nombre de passages de la Parole; si le ciel en général et la félicité éternelle en particulier sont appelés la vie, c'est pareequo dans le ciel il y a la sagessedu bien et l'intelligence du vrai, et que dans la sagesse du bien et dans l'intelligence du vrai il j a la vie par le Seigneur de qui procède le tout de la vie ; mais comme dans l'enfer il y a le contraire, a savoir, à la place du bien le mal, et à la place du vrai le faux, et ainsi une vie spirituelle éteinte, c'est pour cela que la relativement il y a la mort, car la mort spirituelle est le mal et le faux, et chez l'homme elle consiste à vouloir le mai et par suite à penser le faux. Les génies et les esprits mauvais ne veulent pas entendre qu'on dise d'eux qu'ils ne vivent point ou qu'ils sont morts, car ils disent qu'ils possèdent la vie, parce qu'ils peuvent vouloir et peuvent penser, mais on leur répond que la vie étant dans le bien et dans le vrai ne peut être en aucune manière dans le mai ni dans le faux, car ce sont les opposés.
5A08. Et ils descendirent, signifie V effort et l'acte, à savoir, pour s'acquérir et s'approprier les vrais par les scicnliftqnes: cela est bien évident par la signification de descendre, d savoir, en Egypte, en ce que c'est et l'effort el l'acte.
5i(H>. Dix frères <le Joseph, signifie de tels vrais de l'Eglise qui correspondraient : on le voit par la signification des frères, en ce qu'ils sont les vrais qui appartiennent à l'Église; ces vrais sont dits, d'après ta correspondance, les frères de Joseph, qui est le Vrai d'après le Divin ; car la correspondance fait qu'ils ont été conjoints comme un frère à un frère : par les fils de Jacob sont signifiées toutes les choses de la foi, ou les vrais de l'Église dans le commun, N* 5Ù03, pareillement par les frères de Joseph, mais d'après la correspondance ; les dix fils de Jacob par Léah signilienl les vrais qui sont de l'Église externe, et les deux fils de Jacob par llacbel signifient les vrais qui sont de l'Église interne, comme on le voit clairement par ce qui a été dit de Léali et de Rachel, à savoir, que Léah est l'affection du vrai extérieur, el Racliel l'affection du vrai intérieur, N" 3758, 3782, 3793, 3819 ; que Unième et l'Externe de l'Église soient frères, on le voit, N" 1222; le Seigneur lui-même appelle frères les vrais et les biens qui corres-
pondent par la charilé cl la foi, c'csi-à-tlire, ceux qui sont dans les vrais et par suite dans le bien ; dans Matthieu : a Le Roi leur dira : » En vérité je vous dis qu'en tant que vous avez fait ( ces choses) » àl'un de ces plus petits de mes frères, à Moi vous (Ves^ avez » faites. » — XXV. 40 : — cl ailleurs : « Jésus leur répondit, en ■i disant : Qui est ma mère , ou mes [rires? Et regardant de tous u cotés autour de lui, il dit : Voici ma mère et mes frères, car ■> quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma « sœur, cl ma mère, » — Mare, III. 33, 31, 35. Mail». XII. 49. Luc, VIII. 21.
5410. Pour acheter du blé en Egypte, signifie pour s'approprier le bien du vrai par les scientifiques : on le voit par la signification d'acheter, en ce que c'est approprier, N™ 4307, 5374, 5406 ; par la signification du blè, en ce que c"esl le bien du vrai, N° 5205 ; et par la signification do l'Egypte, en ce que ce sunl les scientifiques, N° 5402.
5411. Et Benjamin, frère de Joseph, signifie le spirituel du céleste, gui est le médium : on le voit par la représentation de Benjamin, en ce qu'il est le spirituel du céleste, ainsi qu'il a éié dit, N° 4502, où il est montré aussi que le spirituel du céleste est le médium : en général, il faut qu'on sache que J'Interne ne peut avoir communication avec l'Externe, ni l'Externe avec l'In-j teme, à moins qu'il n'y ait un Médium, que par conséquent le vrai d'après le Divin, qui est Joseph, ne [>eut avoir communication avec les vrais en commun dans le naturel, qui sont les fils de Jacob, sans un médium qui est représenté par Benjamin et est appelé le spirituel du céleste; le médium, pour qu'il soit médium, doit participer de l'un et de l'autre, c'est-a-dire, de l'Interne et de l'Externe : s'il faut qu'il y- ait un médium, c'est parce que l'Inlerne et l'Externe sont tres-dislincls entre eux, et tellement distincts, qu'ils peuvent être séparés , comme est séparé l'Externe dernier de l'bomme, qui est le corps, quand il meurt, d'avec son Interne qui est son esprit; l'externe meurt quand le médium est rompu, et l'externe vit quand le médium s'interpose ; et autant cl selon que le médium s'interpose, autant et de la même manière vit l'externe. Les fils de Jacob étant descendus sans Benjamin, c'esl-a-dire, sans le médium, c'esl pour cela que Joseph n'a pas pu se manifester à
ses frères, et c'est pour cela qu'il leur a parlé avec dureté, les ap- [lelant espions, et les mettant en prison, et c'est aussi }iour cela qu'ils n'ont pas reconnu Joseph. Hais quel est ce médium, représenté par Benjamin cl appelé le spirituel du céleste, c'est ce qui ne peut être décrit de manière à ce que ce soit compris, car les nolions manquent au sujet du céleste du spirituel qui est Josepli, et des vrais de l'Église, en lant qu'ils son! seulement des scientifiques représentés par les fils de Jacob, et par suite au sujet du spirituel du céfcsle qui est Benjamin ; mais dans le ciel on voit, comme dans la clarté du jour, quel est ce médium ; sa qualité y est exposée par des représentatifs ineffables dans la lumière du ciel, dans laquelle est en même temps la perception ; car la Lumière du ciel est l'intelligence même procédant du Divin, de là il y a le perceptif dans chacune des choses qui sont représentées par celle lumière ; cela n'existe pas dans la lumière du monde, car celle lumière n'a en elle rien de l' intelligence, mais l'enlendement par elle se fait par l'influx de la lumière du ciel en elle, et en même lemps alors par l'influx du perceptif qui est dans la lumière du ciel : de là vient qu'autant l'homme est dans l'intelligence, autant il est dans la lumière du ciel ; qu'autant il est dans les vrais de la foi, autant il est dans l'intelligence; et qu'aulant il est dans le bien de l'amour, autant il est dans les vrais de la foi ; qu'en conséquence autant l'homme est dans le bien de l'amour, autant il est dans la lumière du ciel.
5S12. Jacob ne l'envoya pas arec ses frires, signifie que ce fut sans ce médium : on peut le voir d'après ce qui vient d'être dit.
5413. Car il dit : Peut-être lui arricerait-il dommage, signifie que sans le céleste du spirituel, qui est Joseph, il périrait : on le voit par la signification de arriver dommage, en ce qu'ici c'est périr ; ces paroles ont été dilcs par le père, parce qu'il l'aimait, et qu'il craignait qu'il ne périt parmi ses frères, comme Joseph ; mais ces mêmes expressions ont élé rapportées et reçues dans la Parole, à cause du sens interne, qui est que le Médium avec les externes seuls, sans l'interne, périrait; car le médium est Benjamin, les externes sont les fils de Jacob, et l'interne est Joseph : ce qui est Médium périt, s'il est avec les externes seuls sans l'interne, car voici ce qu'il en est du Médium : Il existe par l'Interne,
par conséquent il sulisislo aussi par l'Interne ; en effet, il existe par l'intuition rte l'Interne dans l'Externe d'après l'uHectiori cl la lin de s'associer l'Externe ; ainsi et: qui est Médium :i 'Hé conjoint à l'Interne, et par l'Interne avec l'Externe, mais nnn sans l'Interne avec l'Externe : de là il est évident que ce qui est Médium doit périr s'il est avec l'Externe seul sans l'Interne. En outre, c'est une loi commune, tant dans les choses qui sont du monde spirituel que dans celles qui sont rtu monde naturel, qu'un antérieur peut subsister avec son propre antérieur, mais non sans lui avec un postérieur, et que s'il est avec le postérieur seul il doit périr, par cette raison que tout ce qui est sans connexion avec un antérieur a soi est sans connexion avec le Premier, de Qui procède le tout de l'existence et de la subsistance.
5414- Et vinrent les (ils d'Israël pour acheter, au milieu île ceux qui venaient, signifie qu'il routait que le) vrais spirituels fussent également acquis par tes scientifiques, comme tous les autres : on le voit par la signification des fils d'Israël, en ce qu'ils sont les vrais spirituels, car les fils sont les vrais, N° 5403, et Israël est l'homme céleste spirituel d'après le naturel, N" 4280, 4570, 4598 ; ainsi les fils d'Israël sont les vrais spirituels dans le naturel ; par in signification A' acheter, en ce que c'est acquérir, et par la signification de au milieu de ceux qui venaient, eu ce que c'est comme tous les autres, à savoir, qui sont acquis par les scientifiques.
5415. Parce que la famine était dans la terre de Canaan, signifie qu'il y avait désolation quant aux choses qui sont de l'Eglise dans le naturel : on le voit par lu significatiun de la famine, en ce que c'est le manque du cyiinaisHanfi.-s, cl par siiili; lu désolation, N- 3364, 5277, 5279, 5281, 5300, 5340, 5300," 6376 ; et par la signification de la terre de Canaan, en ce qu'elle est l'Église, N" 3705, 358(î, 5447; et comme elle est l'Église, elle est aussi ce qui appartient a l'Église ; de la vient que par n [a famine était dans la terre de Canaan, » il est signifié la désolation quant aux choses qui sont de l'Église ; si c'est dans le naturel, c'esl parce qu'il s'agit des fils de .Tacob par lesquels sont signifiées les choses qui sont de l'Église externe, K" 5401), par conséquent celles qui appartiennent à l'Église dans le naturel.
5416. Vers. 6, 7, 8. Et Joseph, lui, (était) le dominateur sur lu terre, celui qui vendait à tout le peuple de la terre ; et vinrent les frères de Joseph, et ils se prosternèrent devant lui les faces contre terre. Et vit Joseph ses frères, et il les reconnut, et il se comporta en étranger envers eux, et il parla avec eux durement, et leur dit : D'où venez-vous? Et ils dirent : De la terre de Canaan, pour acheter de ta nourriture. Et reconnut Joseph ses frère*, et eu.r. ne le reconnurent point. —Et Joseph, lui, (Était) te dominateur sur la terre, signifie rme lecéleste du spirituel, ou le vrai d'après le Divin, régnait dans le naliirul ttii mmi! Ils snerililiques : celui qui vendait à tout te peuple de la terre, signifie que d'après lui se faisait toute appropriation : et vinrent tes frères de Joseph, signifie les vrais communs de l'Église sans médiation : et ils se prosternèrent devant lui les faces contre terre, signifie l'humiliation : et vit Joseph ses frères, et il les reconnut, signifie la perception et la reconnaissance de la part du céleste du spirituel : et Use comporta en étranger envers eux, signifie la non -conjonction, à cause de l'absence du médium : et il parla avec eux durement, signifie par suite aussi la non-correspondance : et il leur dit : D'oit venez-vous? signifie l'examen : et ils dirent : De la terre de Canaan, signifie qu'ils étaient de l'Eglise : pour acheter de la nourriture, signifie pour approprier le vrai du bien : et reconnut Joseph ses frères, signifie que ces vrais de l'Église apparaissaient au céleste du spirituel d'après sa lumière : et eux ne le reconnurent point, signifie que le vrai d'après le Divin n'apparaissait pas dans la lumière naturelle non encore illuminée par la lumière céleste.
5417. Et Joseph, lui, (était) le dominateur sur la terre, signifie que le céleste du spirituel, oit le vrai d'après le Divin, régnait dttns le naturel oit sont les scientifiques : on le voit par la représentation de Joseph , en ce qu'il est le céleste du spirituel, N" 4286, 4S63, 5240, S307, 5331, 5332; et le céleste du spirituel est le vrai d'après le Divin, comme on le verra plus bas; par la signification du dominateur, en ce que c'est lui qui régnait; cl par la signification de la terre, ici, la terre d'Égvptc, en ce qu'elle est le mental naturel, ainsi le naturel, N" 6276, 5278, 52S0, 5288, 5301 ; que le céleste du spirituel régnait dans le na-
lurel où sont les scientifiques, on le voii, N° 5313 ; que l'Égyptc dans le sens interne soit le scientifique', on le voit, N™ 1104, 1165, 1180, 1462, 4749, 49G4, 496<ï. Si le céleste du spirituel est le vrai d'après le Divin, c'est parce que l'Interne Humain du Seigneur, avant d'avoir été pleinement glorifié, étant le réceptacle du Divin Même, élait le céleste du spirituel, expression dont il faut se servir, parce qu'il ne peut pas Être exprimé par d'autres mots ou d'autres formes de pensée ; ce réceptacle ou ce récipient du Divin est la même chose que le vrai d'après le Divin ; que Joseph soit ce vrai, on le voit, N" Û723, 4727.
5418. Celui qui vendait à tout le peuple de la terre, signifie que d'apris lui se faisait toute appropriation : on le voit par la signification de vendre, en ce que c'est l'appropriation, N™ 5371, 5374 ; et par la signification du peuple de la terre, en ce que ce sont les vrais qui appartiennent à l'Église, N° 2928, ici dans le naturel, N° 5409.
5419. Et vinrent les frères de Joseph, signifie les vrais commun» de l'Église sans médiation : on le voit par la signification des frères de Joseph, en ce qu'ils sont les vrais communs île l'Église, N" 5409 ; c'est sans médiation, parce que c'est sans Benjamin, qui est le médium ; que Benjamin soit le médium, on le voit, N" 5411, 5418.
5420. Et Us se prosternèrent devant lui la face contre terre, signifie l'humiliation : on le voit par la signification dese prosterner, en ce que c'est l'humiliation, N° 2153 ; et les faces contre terre, c'est l'humiliation de l'adoration, N-1009. Par l'humiliation, ici, il est entendu non l'humiliation provenant de la reconnaissance, ni par conséquent l'humiliation interne, mais l'humiliation externe, parce qu'elle avait lieu devant le dominateur de la terre, selon la coutume reçue ; si c'est l'humiliation externe, et non l'humiliation interne, qui est entendue, c'est parce qu'il n'y avait pas encore correspondance, ni conjonction par la correspondance; quand le naturel est dans cet état, il peut, il est vrai, s'humilier, et même à un suprême degré, mais seulement par habitude contractée, c'est un geste sans une alfcctioii réelle qui le produise, ainsi c'est' quelque chose de corporel privé de son amc ; c'est une Iclle humiliation qui est entendue ici.
5/121. Et vit Joseph ses frères, et il les reconnut, signifie ta perception et la reconnaissance de la part du céleste du spirituel : cela est constant d'après la signification de voir, en ce que c'esl la perception, N" 2150, 3764, 4307, 4723 ; par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, N° 5417 ; par la signification de ses frères, en ce qu'ils sont les vrais communs do l'Église, N° 5419 ; cl par la signification de reconnaître, en ce que c'est la reconnaissance d'après la perception. Sur cette reconnaissance de la part de Joseph, et sur la non-reconnaissance de la part de ses frères, twplus lias les l\" 5422, 5427,
-5422. Et il se comporta en Étranger envers eux, signifie la non-conjonction à cause de l'absence du médium : on le voit par la signification de se comporter en étranger, on ce qu'ici c'est la non-conjonction à cause de l'absence du médium ; en effet, celui qui n'est pas dans la conjonction réciproque, parce qu'il n'y a pas de médium, parait étranger, comme le vrai interne ou le vrai procédant immédiatement du Divin pour ceux qui sont dans les vrais externes; de là vient donc que Joseph se comporta en étranger envers ses frères, non qu'il fût étranger pour eux car il les aimait, puisque s'étant détourné d'auprès d'eux il pleura. Vers. 24, mais ce qu'il y a d'étranger venant de leur part à cause de la non-conjonction est représenté en ce qu'il se comporta ainsi lui-même ; soit un exemple : Quand dans la Parole il est dit que Jéhovah ou le Seigneur se comporte en étranger envers le peuple, qu'il s'oppose à eux, les rejette, les damne, les envoie en enfer, les punit, se réjouit de ce que de telles choses leur arrivent, il est entendu dans le sens interne que ce sont eux qui se comportent en étrangers avec Jéhovah ou le Seigneur, s'opposent à Lui, sont dans des maux qui les éloignent de sa face, qui les damnent, qui les mettent en enfer et qui les punissent, et que de telles choses ne procèdent nullement de Jéhovah ou du Seigneur; mais, dans la Parole, cela est dit ainsi à cause de l'apparence, car cela apparaît ainsi aux simples. 11 en est de même des vrais internes, quand ils sont considérés par les vrais externes sans la conjonction par le médium; ils apparaissent absolument étrangers pour eux, et même parfois opposes, lorsque cependant l'opposition est non pas dans les vrais internes, mais chez
les vrais externes ; en effet, sans la conjonction par le médium ces vrais ne peuvent pas considérer les vrais internes autrement que par la lumière du monde séparée de la lumière du ciel, jiar conséquent comme étrangers à leur égard : mais dans la suite il sera donné sur ce sujet plus de détails.
5423. Et il p/irla avec eux durement, signifie par suite aussi lanon-corrcspondance ;on le voit d'après la mémo explication qui vient d'Circ donnée sur ce que Joseph se comporta en étranger ; se comporter en étranger concerne l'affection qui appartient a la volonté, el parler durement concerne la pensée qui appartient a l'entendement, car dans le sens interne parler c'est penser, N° 2371, 2287, 201 0 ; en effet, l'interne apparaît étranger à l'externe alors qu'il n'y a aucune affection, et l'interne parait parler durement alois qu'il n'y a aucune correspondance ; car la correspondance est l'apparition de l'interne dans l'externe, et y est sa représentation, c'est pourquoi la ou. il n'y a pas de correspondance, il n'y a aucune apparition de l'interne dans l'externe, par conséquent il n'y a pas dans l'externe la représentation de l'interne, de là la dureté.
5424. Et il leur dit : D'où venez-vous, signifie l'examen: on le voit sans explication.
5425. Et Us dirent : De la terre de Canaan, signifie qu'ils fiaient de l'Église : on le voit par la signification de la terre de Canaan, en ce qu'elle est l'Église, N" 3705, 3080, â4S7.
5420. Pour acheter de la nourriture, signifie pour approprier te vrai du bien : on le voit par la signification d'acheter, en ce ([lie c'est s'approprier, N°' 4307, 5374, 5406, 5410; et par la signification do la nourriture , en ce qu'elle est le vrai du bien, N" 5293, 5340, 5342.
5427. Et reconnut Joseph ses frères, signifie que ces vrais de l'Église apparaissaient au céleste du spirituel d'après sa lumière : on le voit par la signification do reconnaître, en ceque c'est percevoir, voir, ainsi apparaître ; par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, ainsi qu'il a déjà été montré; et par la signification de ses frères, en ce qu'ils sont les vrais communs de l'Église, N"' 5400, 5419; et comme ces mots, reconnut Joseph ses frères, signilicnl ces etioses, a savoir, que les vrais communs de l'Église apparaissaient au Céleste du spiri-
lue), il s'ensuit que c'était d'après la lumière dans laquelle csl le céleste du spirituel, ainsi d'après la lumière céleste du spirituel ; d'après celte lumière, qui est le Vrai d'après le Divio, N° 5417, apparaissent en général et en particulier les vrais qui sont au-dessous, ou qui sont dans le naturel, mais non vice versâ, s'il n'y a point de médium, ni a plus forte raison, s'il n'y a ni correspondance, ni conjonction par la correspondance; ce qui est bien manifeste en ce que les Anges qui sont dans les cieux, par conséquent dans la lumière du ciel, peuvent voir toutes et cliacune des choses qui se font dans le monde des asprits qui est immédiatement audessous des cieux, et toutes celles qui se font dans la terre des inférieurs, et même celles qui se font dans les enfers, mais non vice versâ : cela a même lieu de manière que les anges d'un ciel supérieur peuvent voir tout ce qui se fait au-dessous d'eux daus uuciel inférieur, mars non vice versâ, a moins qu'il n'y ait un médium ; il y a aussi des esprits intermédiaires par lesquels se fait la communication en deçà «au-delà; c'est pourquoi, ceux qui sont au-dessous, sans qu'il y ait de médium, et à plus forte raison s'il n'y a pas de correspondance, ne voient absolument rien, lorsqu'ils regardent dans la lumière du ciel ; tout ce qui est là parait absolument dans l'obscurité, lorsque cependant ceux qui sont dans celte lumière sont dans le jour le plus clair ; cela peut être illustré par celte seule expérience : Il ni'apparui mu: grmdc rite, où il y avait mille et mille objets divers qui étaient agréables et beaux ; je les vis, parce qu'un médium m'avait été donné, mais les esprits qui élaient chez moi, n'ayant [tas de médium, ne purent y voir le plus petit objet; et il me fut dit que ceux qui ne sont pas dans la correspondance, quoiqu'éiant dans cette ville, n'y aperçoivent cependant pas la moindre chose. 11 en est aussi de cela comme de l'homme intérieur ou de l'esprit de l'homme qu'on nomme aussi son unie, cet homme intérieur peut voir toutes cl cliacune des choses qui sont cl se font dans l'homme extérieur, mais non vice versâ, à moins qu'il n'y ait correspondance et médium ; de là vient qu'à l'homme extérieur qui n'est point en correspondance, l'homme intérieur paraît comme rien, au point que, quand on dit quelque chose concernant l'homme intérieur, cela parait à l'homme extérieur, ou tellement obscur qu'il ne veut pas même tourner la vue de ce cûlé, ou comme une
chose mille à laquelle on ne doit pas avoir Toi ; mais lorsqu'il y a correspondance, l'homme extérieur voit aussi par le médium ce qui se fait dans l'homme intérieur, car la lumière qui esta l'homme intérieur influe par le médium dans la lumière qui est a l'homme extérieur, c'est-à-dire que la lumière céleste influe dans la lumière naturelle et l'illumine-, par cette illumination apparail ce qui existe chez l'homme intérieur, de la pour l'homme extérieur ou naturel l'intelligence cl la sagesse; mais s'il n'y a pas de médium, et plus encore s'il n'y a pas correspondance, l'homme intérieur voit et perçoit ce qui se fait dans l'homms- extérieur, et en quelque sorte le conduit même, mats non vire versti : si au contraire il y a opposition, c'est-à-dire, si l'homme extérieur pervertit entièrement ou éteint ce qui influe par l'homme intérieur, alors l'homme intérieur est privé de sa lumière qui vient du ciel, la communication lui csi fermée vers le ciel, et il s'ouvre de l'enfer une communication vers l'homme extérieur; on verra plus de détails sur ce sujet dans ce qui va suivre.
5S28. /;"( eux ne le reconnurent point, signifie que le vrai d'après te Divin n'apparaissait pas dans ia lumière naturelle non encore illuminée par la lumière céleste : on peut le voir par ce qui précède ; en effet, quand par « reconnut Joseph ses frères ■> il est signifié que les vrais communs de l'Église apparaissaient au céleste du spirituel d'après sa lumière, il s'ensuit que par a eux ne le reconnurent point, » i! est signifié que le céleste du spirituel, ou le vrai d'après le Divin n'a] paraissait pas aux vrais communs de l'Église dans la lumière naturelle non encore illuminée par la lumière céleste : d'après ce qui vient d'être dit, on voit clairement, a la vérité, comment la chose se passe, mais comme ce sujet est au nombre des arcanes, je vais l'illustrer par des exemples ; soit pour exemple la gloire du ciel : Ceux qui pensent à. la gloire du ciel d'après une lumière naturelle non illuminée par !a lumière du ciel, parce qu'ils sont sans médium, et plus encore s'il n'y a pas correspondance, ne peuvent avoir île celle gloire une autre idée que celle qu'ils ont de la gloire du monde ; ainsi, quand ils lisent des révélations prophétiques, surtout celles de Jean dans l'Apocalypse, ils voient que' tout y est dans la plus grande magnilicence ; toutefois, quand on leur dit que la gloire du ciel surpasse
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 177 toute la magnificence du monde, au point que celle-ci peut à peine être comparée à celle-la, cl que <vpr «dani^la n'est point la gloire ilu ciel, niais que la gloire du ciel est le Divin qui sort avec celai rie chacune des choses qui y apparaissent, et aussi la perception des Divins et par suite la sagesse ; mais cette gloire est seulement pour ceux qui y regardent celle magnificence comme rien respectivement j il la sagesse, et qui attribuent au Seigneur toute sagesse et ne s'en attribuent absolument aucune ; cette gloire du ciel, quand elle est considérée d'après la lumière naturelle sans médium, et plus encore s'il n'y a pas correspondance, n'est nullement reconnue. Soit aussi ]K)ur exempte ta imitai!! 1 '; ; > i i ^ ■ '■ i i i [ 1 1 < : : deux qui pensent a la puissance angélique, surtout à celte ries archanges dont il est fait mention dans la Parole , et cela d'après une lumière naturelle non illuminée par la lumière riu ciel, parce qu'ils sont sans médium, et plus encore s'il n'y a pas correspondance, ne peuvent avoir de cette puissance une autre idée que celle qu'ils ont de la puissance des puissants du monde, qui ont sous eux ries milliers de milliers d'inférieurs auxquels ils commandent, et que les positions cm mentes
les moindres anges peut chasser des myriades d'esprits infernaux et les précipiter dans leurs enfers, et que c'est pour cela même que, dans la Parole, ils sont nommés Puissances, et aussi Dominations; mais que néanmoins le plus petit d'entre eux est le plus grand, c'est-à-dire, que celui qui croit, veut et perçoit qne le lout de la puissance vient du Seigneur et que rien ne vient de lui , est le plus puissant ; que par conséquent ceux qui y sont ries Puissances ont une complète aversion pour toute puissance qui viendrait d'euxmêmes ; cela aussi, quand on le considère par la lumière naturelle sans le médium, et plus encore s'il n'y a pas correspondance, n'est pas non plus reconnu. Soit encore un exemple : Celui qui, d'après un naturel sans médium, et plus encore s'il n'y a pas correspondance, considère la Liberté, ne peut savoir autre chose, sinon que la Literie consiste a penser et a vouloir d'après soi, et à pouvoir agir sans frein comme on pense et comme on veut, aussi est-ce pour cela qne l'homme naturel, afin de pouvoir avoir tout ce qu'il ix. 12.
pense cl veut, venl cire le plus opulent, ei afin de pouvoir faire tout cequ'il pense et veut, veut être If plus puissant, et se croit alors dans lii plus grande Liberté et par suite dans la félicité même; mais si on lui dit que la Liberté même, qu'on nomme Liberté céleste, n'est nullement cela, el qu'elle consiste k nu rien vouloir par soi-même, mais à vouloir par le Seigneur, et nié me à ne rien penser par soimême, mais à penser par le ciel, et qu'en conséquence les anges sont lout-à-fail dons rabattement cl dans la douleur, quand il leur est permis de penser d'après eux et de vouloir d'après eux, cela n'est pas reconnu. Par ces exemples on peut voir en quelque sorte ce qu'il en est de cet orcane, que le vrai d'après le Divin n'apparaissait pas dans la lumière naturelle non encore illuminée par la lumière céleste, ce qui est signiûé en ce que les frères de Josepli ne le reconnurent point.
5i20. Vers 9 à 16. Et se ressouvint Joseph tics songes qu'il nvail songés sur eux, et il leur dit ; Des espions, vous ; pour voir la nudité de la terre vous êtes venus. Et ils lui dirent : Non, monseigneur; et tes serritrurs viennent pouraeheter He la nourriture. Tous, nous, fils d'un mime homme, nous ; droits (nous sommes) , nous ; point ne sont tes serviteurs des espions. Et il leur dit : Non, car la nudité de la terre vous {tes venus pour voir. Et ils dirent : Tes serviteurs, douze frères, nous, fils d'un mime homme, dans (a terre de Canaan; et voici, le plus petit avec notre père aujourd'hui, cl l'un n'est plus. Et leur dit Joseph : C'est là ce dont je vous ai parti, en disant : Des espions, vous. En écrivons serez éprouvés, vive Pharaon ! si vous sortez d'ici, à moins que ne vienne votre frère le plus petit ici. Envoyez l'un de vous, et qu'il prenne votre frire; et vous, vous serez enchaînés, et seront éprouvées vos paroles, si la vérité (est) avec vous; et sinon, vive Pharaon .' des espions, vous. — Et se ressouvint Joseph des songes qu'il avait songes sur eux, signifié que le céleste du spirituel prévoyait ce qui arriverait au sujet des vrais communs de l'Église dans le naturel : ci il leur dit, signilie la perception qui en résulte : des espions, vous, signifie que c'est seulement pour lâcher d'obtenir du lucre : pour voir la nudité de la terre vous êtes venus, signifie que rien ne leur agrée davantage que de sa-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 170 voir pour eux-mêmes que ce ne sont pas des vrais : et ils lui dirent :Non, mon seigneur, droits (nous sommes), nous, signifie que ce sont des vrais en eux-mêmes : et tes serviteurs viennent pour acheter de ta nourriture, M^riilh: qu'ils sont pour être appropriés au Naturel par le bien ; tous, nous, fils d'un Même homme, signifie que ces vrais sont d'une même origine ; droits (nous sommes), nous, signifie ainsi des vrais en eux-mêmes : point ne sont 1rs serviteurs des espions, qu'ainsi ce n'est point pour le lucre : et il leur dit : Non, car la nudité de la terre vous êtes venus pour voir, si^iilic qu'il* lie s'inquiètent pas si ee sont dos vrais : et ils dirent : Tes serviteurs, douze frères, nous, signifie que toutes les choses de la foi étaient ensemble ainsi conjointes : fils d'un mfme homme, signifie d'une même origine : dans la terre de Canaan, signilie dans l'Église : et voici, te plus petit avec notre pire aujourd'hui, signifie qu'il y avait aussi conjonction avec le bien spirituel : et l'un n'est plus, signifie que le Divin spirituel de qui (procède la conjonction) ne se manifeste point: et leur dit Joseph, signifie la perception sur cette chose : c'est là ce dont je vous ai parlé, signifie que cela est vrai, comme je l'ai iiensfi : m disant : Des espions, vous, signifie qu'ils sont dans les vrais de l'Église pour le lucre : en ceci vous serez éprouvés, signifie on verra s'il en est ainsi : vive Pharaon, signifie [a certitude : si vous sortez d'ici, à moins que ne vienne votre frire te plus petit ici, signifie qu'il ne peut arriver autrement que les vrais chez vous ne soient tels, à moins qu'ils n'aient étfi coujoints au bien spirituel : envoyez- l'un de vous, et qu'il prenne votre frère, signifie si seulement il y a en une chose conjonction avec ce bien : et vous, vous serez enchaînés, signilie quoiqu'il y ait séparation dans toutes les autres : et seront éprouvées vos paroles, si la vérité (est) avec vous, signifie qu'alors la chose sera ainsi : et sinon, vive Pharaon .' des espions, vous, signifie autrement il est certain que les vrais en vous ne sont que pour le lucre.
5â30. Et se ressouvint Joseph des songes qu'il avait Songes sur eux, signifie que le réteste du spirituel prévoyait ce qui arriverait au sujet des vrais communs de l' Eglise, dans te naturel on le voit par la signification de se ressouvenir, en ce que
c'est la présence, car la chose, don! nu a le ressouvenir, se montre présente, et se ressouvenir se dil rte la prévoyauce, N° 3900 ; par la représentation de Joseph, en ce qu'il esl le céleste du spirituel, ainsi qu'il a déjà Été montré très-souvent ; et par In signification des songes, en ce qu'ils sont la prévoyance, la prédiction, l'événement, N" 3098, 5091, 5092, 5104, ici dune la prévoyance de ce qui arriverait aux vrais communs de l'Église dans le naturel, car ces vrais sont signifies par les (ils de Jacob, N™ 5409, 5419 ; c'est aussi pour cela qu'il esl dil « qu'il avait songes sur eux.»
5431. El il leur dit, signifie la perception qui en résulte : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est la perception, N»- 1791, 1815, 1819, 1822, 1898, 1919, 2OS0 2019, 2862,
5432. Des espions, vous, signifie que e'csl seu/nneiit pour tâcher d'obtenir du lucre : on le voit par la signification des espions, en ce qu'ici c'est pour lâcher d'obtenir du lucre; que «ans le sens interne il »t soit signifié rien autre chose par les espions, c'est ce que prouve la série ; en effet, dans le secs interne, il s'agit des vrais de l'Église, en ce qu'ils doivent être appropriés au naturel, ei qu'ils ne peuvent y Cire appropriés que par un influx procédant du céleste du spirituel par un médium ; ces vrais de l'Église sonl les fils de Jacob ou les frères de Joseph, le céleste du spirituel est Joseph, elle médium est Benjamin. Il aété dit, N" 5402; comment la chose se passe, à savoir, que les vrais de la foi de l'Église, qui surst appelés doctrinaux, quand on les apprend dans le premier âge, ne sonl saisis cl confiés a la mémoire, que comme les autres scientifiques, et v demeurent comme scientifiques, jusqu'à ce que l'homme commence a les considérer d'après sa propre vue, et à voir si ce sont îles vrais, el qu'il veuille agir selon eux quand il a vu que ce sont des vrais ; cette intuition et celle volonté font qu'ils ne sont plus des scientifiques, mais qu'ils sonl les préceples de la vie cl enfin la vie, car ainsi ils entrent dans la vie, à laquelle ils sonl appropriés. Ceux qui sonl parvenus à l'âge adulte, et plus encore ceux qui sont parvenus à la vieillesse, et qui n'ont pas considéré d'après leur propre vue les vrais de l'Église appelés doctrinaux, et n'ont pas vu si ce sonl des vrais, el ensuite n'ont pas voulu y conformer leur vie, ne les retiennent chez eux que comme tous les autres scienti-
liques, ih in: s'inl qui: dans kur 11 n'uiiui rO naturelle i;L pu c suile ilnils
leur houche ; et quand ils les prononcent, ce n'est pas d'après leur homme intérieur ou de cœur qu'ils !<;s prïiiioiuvrit, mais c'est seulement d'après leur liommc extérieur ou de bouche; quand l'homme est dans cet état, il oc peut nullement croire que les vrais de l'Église soienl des vrais, lors même qu'il lui semblerait qu'il le croit; s'il lui semble qu'il croit que ce sont des vrais, c'csl parce qu'il s'est fie aux autres, el qu'il a confirme" chez lui les choses qui viennent ■lis ;i u! ces : emiliniier li> choses qui viennent desautres, soit qu'elles soient des vrais ou îles faux, est fort aisé, car cela est l'œuvre île l'ingénuité seule : ces vrais de l'Église, ou ceux qui sont de cette manière dans les vrais de l'Église, sont signifiés par les espions qui viennent pour voir la nudité de la lerrc ; en effet, ils . croient les doctrinaux de leur Église, non par quelque affection du vrai, mais par l'affection de rechercher des honneurs ou d'obtenir do lucre, aussi chez eux a peine croient-ils quelque chose; pour la plupart ifs nient de cœur, considérant ces doctrinaux comme un marchand ses marcliimdises -, el alors ils su croient savants et sages, quand ils voient d'après eux-mêmes que ce ne sont pas des vrais, et que néanmoins ils peuvent persuader an vulgaire que ce sont des vrais ; que tels soient le plus grand nombre des chefs de l'Église, c'est ce qu'on voit manifestement par ces chefs dans l'autre vie ; car là ils sont dans la sphère de leurs alieclimis et des pensées qui en proviennent, en quelqu 'en droit qu'ils aillent; celte sphère esl manifestement perçue par les autres, d'où il résulte qu'on connaîi à sens découvert quelle a élfi leur affection du vrai, cl quelle a été leur foi ; dans le monde cela n'est point manifesté, car on n'y a pas la perception spirituelle de ces choses; et, parce qu'il en est ainsi, ils ne les manifesteni pas, car ils seraient prives île leur lucre. Qu'ils .soient des espions ( cxploratorcs), on peut suffisamment le voir en ce qu'ils ne cherchent, chez ceux qui sont dans les vrais par le bien, que des défauts pour les blâmer et les condamner ; de lels chefs, qu'ils soient de ceux qu'on nomme Papistes, ou des Réformés, ou des Quakers, ou des Socinicns, ou des Juifs, quand une fois ils oui confirmé chez eux les doctrinaux de leur Église, sont-ils autres que des espions? en elle!, les vrais mêmes (ipsmwia), s'ils sont enseignes ailleurs, ils les lonrncnt en dérision el les condamnent; car les
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