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GENÈSE. CHAP. Q II Alt AN TE -DEUXIÈME. 183 4545, 4«77, 4741, 4742, 4763, 5348, 5311); de là, la nudité signifie qu'on est sans les vrais, comme on le verra aussi plus lias par les passages lires de la Parole. Comment la chose se passe, on le voit clairement d'après ce qui vient d'être dit, N° 5432, à savoir, que ceux qui apprennent les vrais non pour le vrai ni pour la vie, mais pour le lucre, ne peuvent en aucune manière faire autrement que de penser chez eux que les vrais de l'Église ne sont point des mis ; cela vient de ce que l'all'ection du lucre est une affection terrestre, et l'affection du vrai mie affection spirituelle; l'une ou l'autre aura la domiimliou, persuimi; rn: [unit servir deux maîtres ; c'est pourquoi où est l'une rie ces affections, l'autre n'y est point ; ainsi l'affection du vrai n'est pas oii est i'affeelion du lucre, et l'affection du lucre n'est pas où est l'affection du vrai ; de là vient que si l'affection ilu lucre a la dûiuiiiulioii, il aniir infailliblement que ce qui agrée le plus, c'est que les vrais ne soient point des vrais, mais que néanmoins les vrais soient crus vrais par les autres : en effet, si l'homme interne regarde en bas, à savoir, vers les terrestres, et y place le lout, il ne peut en aucune manière regarder en haut cl y placer quelque chose, car les terrestres absorbent entièrement el étouffent ; la raison rie cela, c'est que les anges du ciel chez l'homme ne peuvent être dans les terrestres, en conséquence ils se retirent, el alors s'approchent les esprits infernaux qui, chez l'homme, ne peuvent être dans les célestes : rie là les célesles sont pour lui comme rien cl les terrestres sont lout, et parce que les terrestres soni tout pour lui, il se croit alors plus savant et plus sage que tous les autres, eu ce qu'il nie chez lui les vrais rie l'Église, en disant dans son cœur qu'ils sont pour les simples : l'homme sera donc ou dans l'affection terrestre, ou dans l'affection céleste, car il ne peut pas être avec les anges du drl et en iii< me temps avec les esprits infernaux, parce qu'alors il sci'.iii suspendu entre le ciel et
c'est-à-dire, pour le Royaume du Seigneur car là est le Divin vrai, ainsi pour le Seigneur Lui-Memc, il esl alors parmi les anges, el alors il ne méprise pas non plus le lucre, en tant qu'il lui est nécessaire |wur la vie dans le munde : toutefois, il n'a pas pour lin le lucre, mais il a pour lin les usages qui eu résultent et qu'il considère commodes fins moyennes conduisant à la lin dernière ceïcslc;
ARCANES CKI.KSTKS.
ainsi il ne place nullement son r/rur dans le lucre. Que In nudité signifie sans les vrais, c'est aussi ce qu'on peut voir (par d'autres passages dans la Parole, comme dans Jean : « A l'Ange île l'Église » îles Laodiceens écris : Parce que lu dis : Je suis riche et dans » l'opulence, et d'aucune chose je n'ai liesoin ; cl lu ne sais point « que tu es malheureux ei misérable, et indigent, et aveugle, et » An. » — Apec III. 17; — là nu, c'est dans la pénurie du vrai. Dans le Même : « Je te conseille d'acheter de Moi de l'or par le feu » purifie, pour que lu t'enrichisses ; et des vêlements blancs, pour " que lu sois couvert, ci que ne soit point manifestée ta honte tic » ta nudité, d — Apec III. 18; — acheter de l'or, c'est acquérir et s'approprier le bien ; pour que lu l'enrichisses, c'est pour qu'il soil dans le bien céleste et spirituel ; les vêlements blancs soot les vrais spirituels ; la honte, île la nudité, c'est sans les biens ni les vrais ; qu'acheter, ce soil acquérir et s'approprier, ou le voit. Pi* 537i ; puis aussi, que l'or est le bien céleste et spirituel, N" 1551, 1552; que les vêtements sont les vrais, N°' 1073, '2570, hôbb, rt/GS, 5258, 531i> ; que le blanc se dit du vrai, parce qu'il procède de la lumière du ciel, N" 3301, 3093, 5007, 5311). Dans le Même : « Voici, je viens comme un voleur, heureux celui qui veille et garde ii ses vêlements, afin que nu il ne marche point. »— Apec. XVI. 15;— relui qui garde; ses vcHemnils, c'est celui qui garde les vrais ; ne point marcher nu, c'est ne pas être sans les vrais. Dans Mallhieu: « Le Roi dira a ceux qui seront a sa droite : Nu j'ai été, et vous h M'avez vêtu ; et à ceux qui seront à sa gauche ; Nu, et vous .. ne M'avez pas vêtit. » —XXV. 30, A3; — nu, ce sont les bons qui reconnaissent qu'il n'y a en eux rien du bien ni du vrai, N° Û058. Dans Ésal'e : u N'est-ce pas là le jeûne, de rompre pour » l'affamé ton pain , el que les atlligés exilés tu introduises dans la » maison, que quand tu vois un nu, tu le couvres. » — LYHI. 7; — pareillement. Dans Jérémie : « De péché a péché Jérusalem, » c'est pourquoi en menstruel elle est devenue, lous ceux qui l'ho- » rtoraient l'ont méprisée, parce qu'ils ont vu sa nudité. « — Lament. I. 8 ; — la nudité, c'est sans les vrais. Dans Ézéchiel : i< Tu parvins à la beauté des beautés, tes mamelles furent alfer- >i mies, et ta chevelure s'accrut, lu étais cependant nue et de- » pouillh: J'étendis mon aile sur toi, et je couvris ta nudité.
» Tu ne t'es ]ioinl ri^-iuii v.'iiin: des jiuirs rli: la jeunesse, quand tu » (tais nue et dépouillée. » — XVI. 7. 8, 22 ; — là, il s'agit «le Jérusalem, par laquelle est entendue l'Église Ancienne, telle qu'elle était quand elle fut instaurée, et telle qu'elle devint ensuite, à savoir, que d'abord elle Était sans les vrais, maisqu'ensuiie elle fut instruite dans les vrais, et qu'enfin elle les rejeta. Dans le Même : b S'il y a a un nomme j liste qui ait fait jugement et justice, qu'il donne son g |iain à l'affamé, et qu'it couvre d'un vêtement te nu. » — XVIII. 5, 7 ; — couvrir d'un vêtement le nu, c'est instruire dans les vrais ceux qui désirent Ira vrais. Dans Hosée : « De peur que « [>eut-Être je ne la dépouille toute nue, que je ne la remette « comme le jour de sa naissance, que je ne la réduise comme le déb sert, et ne la rende comme une terre de sécheresse, cl que je ne " la lue par la soif. »— II. 3 ; — dépouiller loute nue, c'est pour qu'elle soit sans vrais. Dans Nahum : « Je montrerai aux Nations ii ta nudité, et aux royaumes ton ignominie. » — 111. 5; — montrer aux nations la nudité, c'est la laideur; toute laideur vient du manque de vrais, et loute beauté vient des vrais, N" A1I85, 619».
5â3ù. Et ils lui dirent : Non, mon seigneur, droits nous sommes, nous, signifie i/ne re sont des vrais en eux-mêmes : on le voit par la signification de dire à Joseph : Non, mon seigneur, en ce que c'est indiquer que m n'est pus pour tacher d'ol>lenir du lucre, comme le signifient les paroles de Joseph, « des espions, vous, » N° 5432, et en ce que ce n'est pas, que rien ne leur agrée davantage que de savoir pour enx-mémes que ce ne sont pas des vrais, comme le signiûcnt les paroles de Joseph, « pourvoir la nudité de la terre vous êtes venus, » N° 5Û33 ; et par la signification de droits nous sommes, nous, en ce que c'est qu'ils sont des vrais en eux-mêmes; en elfet, le droit signifie le vrai dans le sens interne,
voir, que ce sont tles vrais eu eux-mêmes, résulte de la série, cat chez ceux qui se seul acquis les vrais de l'Église dans un but de lucre, les vrais ne sont point, à la vérité, des vrais pour eux, comme il a élé montré ci-dessus, N" 5A33, mais néanmoins ils peuvent être des vrais en eux-mêmes, car les vrais mêmes de l'Eglise dans le commun sont signifiés par les fils de Jacob. Que ceux qui sont droits soienl austractivemenl les vrais, c'est |>arce que dans le sens interne
ARC A MiS CÉLESTES.
toules choses son) prises aiislraetivcmcnl îles personnes, en ce que L'idée (!e I» personne est changé.; en idée de l;i chose, noir N" 5225, 5287 ; la raison île cela, c'est qu'autrement la pensée el p;<r suile le langage ne nuirai! qu'être distraits el tomber lie la chose et de son intuition vers ce qui concerne la |>ersonne, el eu outre I» pensée el par suite le langage ne peuvent pas non plus autrement devenir universels ni saisir en même temps un grand nombre de choses, ni, ii plu» farte raison, des choses indéfinies et ineffables, comme chez les Anges; néanmoins ui; qui es! ainsi alislrail enveloppe toujours les personnes, ii savoir, ceux qui sont dans ces choses; do là vient que ceux qui sont droits signifient les vrais,
5435. Et tes serviteurs viennent pour acheter de la nourriture, signifie qu'ils sont pour être appropriés au naturel par te bien, à savoir, ces vrais : on le voit par la signification des serviteurs, en ce qu'ils sont les inférieurs, el les naturels respectivement, N" 25/tl, 301». 3020, 6101, 51G4, 5305, par suite aussi les vrais, N°340î>, car les vrais sont soumis ;iu bien, el les choses qui sonl soumises sonl appelées serviteurs dans la Parole, ici donc les vrais dans le nature! sonl sen ilcurs respedivumunl au céleste du spirituel ; par la siguiiiraiiim 'l'acheter, en ce que c'est être ap- ]>roprié, N°* 43(17, 5374, 5406, 5410 ; et par la signification de la nourriture, en ce qu'elle csl le bien céleste el spirituel, N° 514", puis le vrai adjoint au bien, N" 5340, 5342, ici donc ie vrai qui doit être adjoint au naturel par lu bien, ainsi qui doit Cire approprié : le vrai ne peut jamais Être approprié a l'homme autrement que par le bien, tuais quand il a été approprié par le bien, le vrai alors devient le bien, car alors il fait nn avec lui ; en effet, ils font ensemble comme un seul corps, dont l'ame est le bien, dans ce bien les vrais sont de quasi-Hlm-s -|:iiïliirlle-, ipii liirniunl le corps; c'est même pour cela que par 1rs libres son! signifiées les formes intimes qui procèdent du bien, et par les nerrs les vrais, N"' 4303, 51S»f.
5436. Tous, nous, fils d'un même homme, signifie que ces vrais sont d'une mtme origine : on le voit par la signification dftfit*, ici des lils de Jacob, en ce qu'ils sont les vrais dans le cuminun, ainsi qu'il a déjà élé dit sotivenl ; que d'un même homme, ce soit qu'ils sonl d'une même origine, cela csl évident sans explication.
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 187 &437. Droits nous sommes, nous, signifia ainsi des vrais en eux-mêmes : on le voit par la signification de droits nous sommes, nous, en ce que ce sont des vrais en eux-mêmes, ainsi qu'il vient d'être expliqué, N" 5434.
5438. Point ne sont tes serviteurs des espions, signifie que ce n'est point pour le lucre : on le voit par la signification des espions, en ce que ce sont ceux qui sont dans les vrais de l'Église pour le lucre, N° 5432, ici, en ce que c'est qu'ils ne sont point ainsi,
5439. Et il leur dit .- Non, car ta nudité de la terre vous (tes venus pour voir, signifie qu'ils ne s'inquiètent pas si ce sont des vrais-: on le voit par la signification de venir pour voir la nudité de la terre, en ce que c'est que rten ne leur agrée davantage que de savoir pour eux-mêmes que ce ne sont pas des vrais, fi" 5433, ici c'est la même chose, ,1 savoir", qu'ils ne s'inquiètent pas si ce sont des vrais.
5440. Et Us dirent : Tes serviteurs, douze frères, nous, signifie que toutes les choses de ta foi étaient ensemble ainsi conjointes : on le voit par la signification île douze, en ce que ce sont toutes choses ; et quand ce nombre se dit des fils de Jacob, comme ici, ou des tribus qui tiennent d'eux leurs noms, et aussi des apôtres, ce sont toutes les choses de la foi dans un seul complexe, N°" 577, 208», 2129, 2130, 2553, 3272, 3488, 3858, 3802, 3913, 3920, 393», 4000 ; et par la signification des frères, en ce que c'est la conjonction par le bien, car lorsque les vrais sont conjoints pur le bien, ils se revêtent entre eux d'une sorte de fraternité : quoique sans le bien ils apparaissent conjoints, ils n'ont cependant pis été conjoints, les Taux du mal entrent toujours et disjoignent; cela vient de ce qu'ils n'ont pas une même origine de laquelle ils procèdent, et n'oul pas une niÊme fin vers laquelle ils tendent ; il faut que k iii'eiuier et le dernier se ci m joignent pour qu'il y ait conjonction, le premier doit être lu bien dont ils procèdent, et le dernier doit Cire le bien vers lequel ils tendent : et, en outre, jiour que les vrais soient conjoints, il faut que ce qui règne universellement soit le bien; ce qui règne universellement conjoint. Que le frere soit l'affection du bien, par conséquent le bien, on le voit, N-2524, 5300, 3303, 3459, 3803, 3815, 4121.
BAâi. Fils d'un même homme, signifie <fune même aniline : on le voil d'après ce qui vient d'être dil, N" 5436, où sont des paroles semblables.
5442. Dans ta terre de Canna», signifie dans l'Eglise : on le voit par la signification de la terre de Canaan, en ce qu'elle est le Royaume du Seigneur et l'Église, N"' 1413,1437,1607,3038, 3481,3705, 3636,4447.
5443. Et voici, le plus petit avec notre père aujourd'hui, signifie qu'il y tirait aussi conjonction arec te bien spirituel: on le voil par la représentation de Benjamin, qui est ici te plus petit, en ce qu'il est le médium eu nj oignant, ainsi qu'il va être expliqué; cl par la représentation de Jacob, ici Israël, qui est ici le pfre, en ce qu'il est le bien spirituel, N"' 3654, 4508. Que Benjamin soit le spirituel du céleste, qui est le médium, on le voil, N" 4592, 5411, 5413, 5410, 4 savoir, le médium entre le naturel, ou les choses qui appartiennent au naturel, et le céleste du spirituel qui est Joseph ; ci comme Benjamin est le médium, et Israël le bien spirituel, c'est pour cela que par ces paroles, « voici, le plus petit avec notre père aujourd'hui, » il est signifié la conjonction avec le bien spirituel.
5444. El l'un n'est plus, signifie que le Divin spirituel de qui procède la conjonction ne se manifeste point : on le voit par la représentation do Joseph, qui est ici l'un, en ce qu'il est le céleste du spirituel, ou, ce qui est la même chose, le Divin Spirituel, ou le Vrai d'après le Divin, N« .1900, 4286, 4502, 4723, 4727, 4063, 5240, 5307, 5331, 5332, 5417; cl comme toute conjonction du Vrai dans le naturel procède du Divin spirituel, il est dil le divin spirituel de qui procède la conjonction ; cl par la signification de n'est plus, en ce que c'est qu'il ne se manifeste point ; en effel, il était, mais il ne se manifesta pas a eux, parce que le médium, qui est Benjamin , n'y était pas.
5445. Et leur dit Joseph, signifie la perception sur cette chose, îi savoir, sur ce que ses frères ont répondu : on le voit par la significalion de dire dans les historiques de la Parole, en ce que n'est percevoir, N"' 1791, 1815, 1810, 1822,1808,101!), 2080, 2610, 3500.
5446. C'est là ce dont je vous ai parlé, signifie que rc/a
est vrai, comme je l'aï pense : on le voit par le signification de parler, tin ce que c'est penser, N" 2271, 2287, 2<Hi) ; qu'il soit signifié que cela est vrai, c'est ce qui est évident sans explication. , 5447. lin disant : Des espions, vous, signifie qu'ils sont dans les vrais de t' Eglise pour le lucre : on le voit par la signification des espions, en ce qu'ils désignent ceux qui sont dans les vrais de l'Église seulement pour tachur il'ultoni' dti lucre, N°'543'2,
5448. En ceci vous serez éprouvés, signifie on verra s'il eu est ainsi : on le voit sans explication.
544*1. Viec Pliaraon, signifie la certitude : on le voit 011 œ que vive Pliaraon, est une formule d'affirmation , ainsi pour affirmer que la cliosc est certaine : Joseph, il est vrai, savait qu'ils n'étaient pas des espions, et qu'ils n'étaient pas venus pour voir la nudité de la terre; mais néanmoins il l'affirma ainsi, parce que cela est certain dans le sens interne, a savoir, que les vrais de l'Église, sans la conjonction par le bien avec l'homme intérieur, n'ont pas pour fin autre chose que le lucre, chez quelqu'hommc qu'ils soient, tandis que quand ils ont été conjoints par le bien avec l'homme intérieur, ils ont pour fin le bien mémo et le vrai même, par conséquent l'Église, le Royaume du Seigneur, et le Seigneur Lui-Méme ; el quand ils ont ces choses pour fin, il leur est aussi accordé autant de Iucto qu'ils en ont besoin, scion les paroles du Seigneur dans Mailhieu : « Chercliuz prumiercment le Royaume de Dieu et sa « Justice, et toutes choses vous seront données par surcroît. » — VI. 33.
5450. Si vous sortez d'ici, à moins que ne vienne votre frère le plus petit ici, signifie qu'il ne peut arriver autrement que les vrais chez vous ne soient tels, à moins qu'ils n'aient été conjoints au bien spirituel: il n'est pis possible que cela soit expliqué selon les significations de ces paroles, mais ce sens en découle pleinement; en effet, parle frire le pluspetit il est signifié ici la conjonction avec le Uieu spirituel, voir N° 6463.
5451. Envoyez l'un de vous, et qu'il prenne votre frère, signifie si seulement il y a en une chose, conjonction avec ce bien : on le voit par la signification de votre frire, à savoir, le plus petit, en ce qu'il est la conjonction avec le bien spirituel, N° 5450 ;
et par la signification A'emoycr l'un de vous et qu'il le prenne, et) ce que c'est si seulement il y a en une cliose, ù savoir, conjonction ; car c'est le dubitatif qui est exprimé.
5452. Et vous, vous serez enchaînes, signifie quoiqu'il y ait encore séparation dans toutes les autres : on le voit par la signification A' être enc/iainé, en ce qu'ici c'est être séparé, car celui qui est tenu ««chaîné est séparé, à savoir, d'avec le bien spirituel, qui est signifié par Israël leur père.
5453. Et seront éprouvées vos paroles, si la vfrité est mec vous, signifie qu'alors la chose sera ainsi : on le voit par la signification de éprouver les paroles, et si' la vfrité est avec vous, en ce que c'est la certitude qu'alors la chose sera ainsi, à savoir, comme il a été dit par eus ; la certitude se rapporte aux clioscs qui ont été dites par eux, et sont contenues dans le sens interne, voir ci-dessus, N" 5434, 5435, 543G, 5437, 5i38, 5439, 5440, 5441, 5442, 5443, 5444.
5454. El sinon, vive Pharaon, des espions, vous, signifie autrement il est certain que les vrais m vous ne sont que pour le lucre: on le voit par h sis-viiiicaiiort de rire Pharaon, cri ce que c'est la certitude, N" 544!) ; et par !a sigmli^itii.n des tspiouf, en ce qu'ils désignent ceux qui sont dans les vrais de l'Église seulement iwiir lâcher d'ohlenir du lucre, N" 5432, 5438, 5447. Il est inutile d'expliquer ultérieurement ces choses et celles qui viennent de précéder, parce qu'elles ont été expliquées dans le commun dans les antécédentes, et qu'en outre elles sont de nature a ne pouvoir pus tomber distinctement dans l'entendement ; en effet, les communs doivent d'abord être dans l'entendement, et alors surviennent les particuliers, tels qu'ils sont contenus dans ces antécédents ; si les communs n'ont p:\s d'almrd été tous, les particuliers ne peuvent en aucune manière être admis, bien plus ils causent de l'ennui, car il n'y a aucune affection pour les particuliers, si les communs ne sont pas entrés auparavant avec affection.
5455. Vers. 17, 18, 1», 20. Et il les enferma en prison ■ trois jours. Et leur dit Joseph le troisième jour : Faites ceci,
et vous vivrez ; Dieu, moi, je crains. Si droits (vous ûlcs), vous, que votre frère, l'un (de vous), soit enchaîné dans la maison de votre prison ; et vous, allez, emportez les vivres de
lu famine de vos maisons. Et votre frire le plus petit amenezmoi, et seront vérifiées vos paroles, et vous ne mourrez point; et ils firent ainsi. — Et ils les cnfeçma en prison, signifie la séparation d'avec lui : trois jours, signifie jusqu'à la plénitude : Et leur dit Joseph le troisième jour, signifie [a perception du célesic du spirituel sur ees vniis si'-piirOs il'aur, lui, lorsqu'il y eut plénitude : faites ceci, et vous vivrez ; Dieu, moi, je craint, signifie qu'il eu sera ainsi, s'il y a en eux la vie procédant du Divin : si droits (vous êtes), vous, signifie si ce soul des vrais eu eux-mêmes: que votre frire, l'un (de vous), soit enc/minê dans la maison de votre prison, signifie mie la foi par la volonté sera séparée ; et vous, allez, emportez les vivres de ta famine de vos maisons, signifie que pendant ce temps ils aient la litierlé, afin de veiller sur eux-mêmes : et votre frire le plus petit amenezmoi, signifie jusqu'il ce. que le médium soit pi'ëscut ; et seront vérifiées vos paroles, signifie qu'alors il en sera des vrais comme il a été déclaré : et vous ne mourrez point , signifie qu'ainsi la vie sera dans les vrais : et ils firent ainsi, signifie la fin tle cet élal.
5âfi6. Et il les enferma en prison, signifie la séparation d'avec lui : on le voit par la signification de meltre ou d'enfermer en prison, en ce que c'est le rejet ou la séparation, N" 5083,
5â57. Trois jours, signifie jusqu'à la plénitude : on le voit par la signiûcatiun de trois jours, en ce que c'est depuis le commencement jusqu'à !a lin, ainsi la plénitude, N" 2788, c'est, en effet, un nouvel état, qui est maintenant décrit ici ; cet état entier est signifié par trois jours ; et son dernier, et ainsi ce qui osl nouveau, est signifie par le troisième jour, comme il va être expliqué.
5i58. Kl leur dit Joseph le troisième jour, signifie la perception du céleste du spirituel sur ces vrais séparés d'avec lui, lorsqu'il y eut plénitude : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est la perception, N" 1791,1815, 1813, 1822, 1808, 1010, 2010, 3500 ; par la représentation des fils de Jacob, en ce qu'ils sont les vrais de l'Eglise dans le commun, ainsi qu'il a déjà clé dit, ici ces vrais séparés d'avec le céleste du spirituel, N° 5436, par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spi-
rituel, ainsi qu'il il aussi été dt'p ilil ; i'I par h signification du troisième jour, en ce que c'est k dernier qiiimd arrive ce qui est nouveau, N™ 515», 5457, ainsi quand il y a plénitude : de la il est évident que par « leur dit Joseph le iniisieiiie jour, » il esL signifié ta perception du céleste du spirituel sur ee.s vrais sépares d'avec lui, lorsqu'il y eut plénitude.
5459. Faites ceci, et vous vivre: ; Dieu, moi, je crains, signifie qu'il en sera ainsi, s'il y a en euà la vie procédant du Divin : on le voit par la signification de faites ceci, en ce que c'est qu'il en sera ainsi i par la signification de vous vivrez, en ce que c'est la vie en eux, à savoir, dans les vrais, qui sont signifiés ici par les fds de Jacob ; et par la signification de Dieu, moi, je rrains, en ce que c'est par le Divin ; en effet, par Joseph est représenté le Seigneur quant au vrai d'après le Divin, ce qui est la même cliosc que le céleste du spirituel ; ici ilone dans le sens suprême par moi est signifié le vrai qui procède du Divin, et par Dieu le Divin Même qui est dans le céleste du spirituel, ou le Divin qui est dans le Vrai ; par Craindre, dans le sens suprême, quand cela se dit du Seigneur, c'est l'amour qui est signifié et non pas la crainte ; la crainte de Dieu signifie aussi ça et là dans In Parole l'amour envers Dieu ; en effet, il en est de l'amour envers Dieu selon les sujels, cet amour devient crainte chez ceux qui sont dans le culte externe sans le culte interne ; et cet amour devient une crainte sainte chez ceux qui sont dans le culte spirituel ; et il devient amour dans lequel réside un saint respect chez ceux qui sont dans le culte céleste ; mais dans le Seigneur c'était le pur amour et non pas une crainic ; de là on peut voir que par « Dieu, moi, je crains, » quand cela est dit du Seigneur, il est signifié le Divin amour, ainsi le Divin.
5400. Si droits vous êtes, vous, signifie si ce sont des vrais en eux-mêmes ; on le voit par la signification à'être droits, en ce que ce sont des vrais en eux-mêmes, N" 5434, 5437.
5461. Que votre frère, l'un de vous, soit enchaint dans la maison de votre prison, signifie que la foi par la volonté sera séparée : on le voit par la représentation de Sehiméon, qui ici est celui des frères qui fut enenamé, Vers. 24, en ce qu'il est la foi par la volonté, N" 3869, 3870, 3871 , 3872, ft4i)7, 4502, 4503 ; et par
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 103 la signification à'Être enchaîné dam la maison de prison, cri ce que c'est êlre Séparé, N" 50S.3, 5101 6462, 5450. Voici cr, qu'il en csl : Quand [a Toi par la volonté, (m lu volonté de fuife le vrai qui appartient à la foi, csl séparée de ceux qui sont dans les vrais de l'Église, le lien avec le Divin est alors si léger, qu'a peine estce quelque cho.se de plus qu'une reconnaissance ; en effet, l'influx du Divin qui procède du Seigneur chez l'homme régénéré est dans le bien et par suile dans le vrai, ou, ce qui est la même chose, dans la volonté* et par suite dans IVnluidemeril ; autant donc l'homme qui est dans les vrais de la foi reçoit du Seigneur le bien, autant le Seigneur forme chez cet homme une nouvelle volonté dans sa partie intellectuelle, — que ce suit dans la partie intellectuelle, on le voit N"ft27,1023, 1043,1044, 2250,4328, 4493, 5113,—el autant le Seigneur influe, et produit l'affection de faire le bien, c'est-à-dire, d'exercer la charité à l'égard du prochain : d'après ces explications, on peut voir ce qui est entendu par la séparation do la foi de volonté, qui est représentée par Schiméon, avant que le médium, qui Était Benjamin, se montrât présent.
5402. Vous, allez, empariez 1rs rirrrs de la famine de vos. maisons, signifie que pendant ce temps ils aient la liberté, afin de veiller sur eux-mêmes : on le voit par la signification (le vous, allez, après qu'ils eurent été enchaînes, et que l'un d'eux fut retenu à la place des autres, en ce que c'est qu'ils ont la lil>crlfi pendant ce temps là ; par la signification des vivres, en ce que c'est le vrai, N" 527(5, 5280, 52t>2 ; par la signilieation de la famine, en ce qu'elle est le manque des connaissances et la désolation, 53(iff, 537(1; et par la signification de ros maisons, en ce qu'elles sont les habitations où sont en particulier les vrais de cha-
naturel, ou levait, N" 5401, 5415, 542S; d'après ces significations prises ensemble, on peut voir que par a emportez les vivres de la famine de vos maisons » il est signifié afin que dans la désolation du vrai, dans laquelle ils soni, ils veillent sur eux-mêmes et sur les leurs.
5403. Et votre frère le plus petit amenez-moi, signifie n, 13.
jusqu'il ce que le médium soit prisent : on lu voit par la représentation do Benjamin, en ce qu'il est li: médium, à savoir, entre le céleste du spirituel et le naturel, N" 5411, 5443.
5/11)4. Et seront vérifiées vos paroles, signifie qu'alors il en sera tics vrais comme ii a été dMarè : on peut le voir sans explication ; on voit ci-dessus, N" 5Zi34 il 5â56, ce qu'ils onfdéclaré sur eux-mêmes, par conséquent sur les vrais de l'Église qu'ils représentaient. Voici ce qu'il en est : Ceux qui sont dans les vrais de l'Église seulement pour le lucre, peuvent, tic même que les antres, déclarer ce qu'il en est des vrais, par exemple, déclarer que les vrais ne sont appropriés ti qui que ce soit, à moins qu'ils n'aient été conjoints avec l'homme intérieur, et même qu'ils ne peuvent lui Être conjoints que par le bien, et que les vrais n'ont point la vie auparavant ; ces choses et autres semblables sont parfois vues par eux aussi clairement que par les autres, et parfois (dus clairement, mais seulement alors qu'ils en parlent avec d'autres; mais quand ils parlent avec eux-mêmes, ainsi avec leur homme intérieur, c'est-à-dire, quand ils pensent, ceux qui sont dans les vrais de l'Eglise seulement pour le lucre, voient alors les opposés , et quoiqu'ils voient les opposés, et que dans leur cœur ils nient les vrais, ils peuvent néanmoins persuader aux autres que la chose est ainsi, cl qu'ils sont eux-mêmes dans ces vrais : la cupidité du lucre, des honneurs, ci de la réputation en vue du lucre et des honneurs, saisit avidemment tous les moyens de persuader, et plus volontiers les choses qui en elles-mêmes sont des vrais, car elles ont en elles une force cachée qui attire les esprits (animas): l'homme, quoiqu'il soit, pourvu qu'il ne soit |ias soltement slupido*est doué de celte faculté, à savoir, de la faculté de comprendre si des choses sont ries vrais ; et cela, afin que par la partie intellectuelle il puisse être réformé et régénéré ; mais quand il est tombé dans les vrais pervertis, et qu'il a absolument rejeté ceux qui appartiennent à la foi de l'Église, il est bien toujours dans une semblable faculté de comprendre les vrais, mais il ne veut plus les comprendre, et il les a en aversion dés qu'il les entend prononcer,
5405. Et vous ne mourrez point, signifie qu'ainsi ta vie sera dans les vrnis, à savoir, quand les vrais seront comme il a été déclaré : on le voit par la signification de vous ne mourrez
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 105 point, en ce que c'esl que vous vivrez, par conséquent que la vie sera dans les vrais qui sont représentes par eux.
5A0O. Et ils firent ainsi, signifie ta fin de cet Hal : on le voit par la signification de faire ou d'une chose faile, en ce que c'est la lin d'un élat antérieur, et en ce que cela enveloppe le commencement d'un élat subséquent, N°- âf)79, â987, A999, 507â. Il est inulile d'expliquer ces choses d'une manière plus étendue, par la raison déjà donnée, N° àhbh : néanmoins il faut qu'on sache qu'elles conliennenl en elles des arcanes ineffables, qui dans les cieux resplendissent avec éclat de chacune des paroles, quoique rien n'en apparaisse devant l'homme ; la sainteté , qui parfois est aperçue chez l'homme quand il lit la Parole, a en elle un grand nomhrc de ces arcanes, car dans la sainteté dont l'homme est affecté sont profondément cachées des choses innombrables qui ne se montrent pas devant lui.
5S67. Vers. 21, 22, 23, 2ù. Et ils dirent, l'homme à son frire : Certes, coupables nous sommes, nous, au sujet de noire frire, dont nous avons vu l'angoisse a" àme/quand il nous suppliait, et nous ne (V)avons point écouté, c'est pourquoi est venue sur nous cette angoisse. Et leur répondit Ileuben, en disant : Ne vous ai-je pas dit, en disant : Ne péchez pas envers l'enfant ? et vous n'avez point écouté, et aussi son sang, voici, est recherché. Et eux ne savaient pas que Joseph entendait, parce que l'interprète (il y avait) entre eux. Et il se détourna d'auprès d'eux, et pleura ; et il revint vers eux, et leur parla ; et il prit d'avec eux Schimâon, et il l'enchaîna à leurs yeux. — Et ils dirent, C homme à son frère, signifie la perception sur la cause : certes, coupables nous sommes, nous, nu sujet de notre frère, signifie qu'ils sont eu faute, parce qu'ils onl aliéné l'interne par la non-réception du bien : dont nous avons ■vu l'angoisse d'ilme, signifie l'état de l'interne dans le bien quand il fut aliéné : quand il nous suppliait, et nous ne (\')avons point brouté, signifie sa continuelle sollicitation sans réception : et leur répondit Rnben, signifie néanmoins la perception d'après la foi par la doctrine et par l'entendement : ne vous ai-je pas dit, en disant, signifie le degré de perception qui en résulte : ne péchez pas envers l'enfant, signifie de peur qu'ils ne soient disjoints : et
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vous n'arr: point (rouir, sifinilii' la non-rmqilion : et aussi son sang, voici, est recherrtu', signifie li: remords de conscience qui en résulte : el eux ne .viraient pus que Joseph in limitait, signifie que d'après la luniicnï naturelle, dans l!i([uellesonl cos vrais, oli ne croit pas que toutes cluses apparaissent par la lumière spirituelle : parce que t'interprète (il y avait) entre eux, signifie qu'alors les spirituels sont tout à fait saisis autrement ; et il se détourna d'auprès d'eux, signifie une sorte de retraite : et pleura, signifie la miséricorde : et il revint vers eux, et leur parla, signifie l'influx : et il prit d'avec eux Sc/timcon, signifie la lui par la volonté : et il C enchaîna, signifie la séparation : èi leurs yeux, signifie a l'a perception,
aâ<33. Et ils dirent, l'homme it son frère, signifie la perception sur ta cause : on le voit par la signification de dire dans les historiques (le la Parole, en ce que c'est la perception, N" 1791, 1815, 181». 1822, 1898, 1910, 2080, 2619, 3509; et par la signification de V homme à son frère, en ce que c'est mutuellement, IS° A725 : si ici ces mots, ils dirent, l'homme à son frère, signifient la perception sur la cause, à savoir, pourquoi Joseph a parlé durement, en ies appelant espions, et les a tenus trois jouis en prison, c'est parce qui; dans rc qui va suivre ils s'entretiennent entre eux de la cause ; c'est donc la perception sur ce sujet qui est signifiée.
ôiOO, Certes, rouptilihs nous sommes, nous, au sujet de notre frère, signifie qu'ils sont en faute, parce qu'ils ont aliéné l'interne par la non-réception du bien ; on le voit par la signification A'êtrc coupable, en ce que c'est être en faute et en imputation à cause île rejet du hien el du vrai, N" 3600 ; et par la représentation de Joseph, qui ici est le frère an sujet duquel ils sont coupables , en ce qu'il est l'interne qu'ils ont rejeté ou aliéné ; en effet, par Joseph el Benjamin est représenté l'Interne de l'Église, et par les dix autres (ils du Jacob l'Externe de l'Église ; car Kachel, de qui sont nés Joseph et Benjamin, est l'affection du vrai intérieur, el Léah est l'affection du vrai extérieur, N" 3758, 3782, 3793, 3319 ; dans ce Chapitre, par Joseph est représenté le Céleste du spirituel, ou le Vrai d'après le Divin, qui est l'Intente, par Benjamin le spirituel du céleste qui est le médium procédant de là,
GErJÉSE. CHAR QUARANTE-DEUXIÈME. 107 et par les dix auLres fils de Jacoli sont représentés les vrais tlo l'Église externe, ainsi les vrais dans le naturel, comme il a déjà élé dit plusieurs fois ; i! s'agit aussi île ia conjonction de l'Interne de l'Église avec son Externe, dans le commun et dans le particulier, car chaque homme doit être l'Église dans le particulier, afin qu'il soit une partie de l'Eglise commune ; niais dans le sens suprême, il s'agit du Seigneur, du h manière dont il a uni l'Interne avec l'Externe dans son Humain pour le Taire Divin.
5Ù70. Dont nous avons tu l'angoisse d'âme, signifie l'état de i Interne clans le temps qu'il était aliéné : on le voit par la signification de ['angoisse d'Ame, en ce que c'est i'état dans lequel est l'Interne quand il es! aliène par l'lixici ne. Voici ce qu'il en est de cet étal : l.e Seigneur influt: iimlinucllument chez l'homme avec le bien, et dans le bien avec le vrai ; niais l'homme ou reçoit cet inllux ou nu le reçoit |>as ; s'il le reçoit, cela va bien pour lui, s'il ne le reçoit cela va mal pour lui ; quand il ne le reçoit pas, s'il sent alors une sorte d'anxiété, ce qui est ici ['angoisse d'dmc, il y a espoir qu'il |ieut être réformé, mais s'il no sent aucune sui te d'anxiété, l'espoir s'évanouit; en elfel, il y u chez chaque homme deux esprits de l'enfer et deux anges du ciel, car l'homme étant né dans les péchés ne peut nullement vivre, s'il ne communique pas d'un cùté avec l'enfer et de l'autre avee le ciel, foule sa vie vient de là ; quand l'homme est dans l'adolescence et commence à se gouverner par lui-même, c'est-à-dire, quand il lui semble vouloir et agir d'après sun jugement, et sur les choses de la fui penser et conclure d'après son entendement, s'il se porte alors vers les maux, les deux esprits de l'enfer s'approchent, et les deux anges du ciel s'éloignent un iwu ; mais s'il se porte vers le bien, les deux auges du ciel s'approchent, et les deux esprits de l'enfer sont éloignés : lors donc que l'homme se porte vers les maux, ce qui arrive chez la plupart dans l'adolescence, s'il sent quelqu'anxiélé, quand il réfléchit sur ce qu'il a fait de mal, c'est un indice qu'il doit néanmoins recevoir l'inllux par les anges du ciel, et c'est aussi un indice que dans la suite il se laissera réformer : mais s'il n'éprouve aucune auxiélé quand il rélléihil sur ce qu'il a fait de mal, c'est un indice qu'il ne veut plus recevoir l'inllux par les anges du ciel, et aussi un indice que dans la suite il ne se laissera pas réformer : ici
dont, aii i! s'agit des vrais de l'Église Externe, qui sont représentes [Kir les ilix fils de Jacob, il est fait mention de l'angoisse d'âme, dans laquelle Était Joseph, quand il fut aliéné par ses frères, et ensuite aussi des avis que Ituhei) leur donna, ce qui signifie que quand cet état eut précédé, ensuite existait la réformation, t>u la conjonction do l'Interne avec l'Externe; c'est de cette conjonction qu'il s'agit dans ce qui suit ; en effet, chez ceux qui sont alors dans l'anxiété, il y a reconnaissance interne du mal, laquelle t|uand elle est rappelée par le Seigneur devient confession, et enfin pénitence.
5J71. Quand il nous suppliait, et nous ne l'avons point écouté, signifie sa continuelle sollicitation sans réception : ou le voit |iar la signification de supplier, en ce que c'est lu sollicitalion, car la supplication afin de ne pas cire aliéné, quand il s'agit de l'influx du bien procédant du Divin, est la sollicitation pour cire reçu ; en effet, le bien, qui in Hue du Seigneur, insiste et pour ainsi dire sollicite continuellement, mais c'est chez l'homme afin d'être reçu ; de là vient que la supplication afin de ne pas être aliéné, signifie une continuelle sollicitation : il s'ensuit que ne point écouler signifie ne point Olre reçu. Dans le sens de la lettre, il s'agit rie plusieurs, ainsi, des dix lils rie Jacob, et de Joseph, mais dans le sens interne il s'agit d'eus dans un seul sujet ; les vrais de l'Église Externe, ou les vrais dans le naturel, qui sont représentes par les dix fils de Jacob, sont les vrais qui sont dans l'homme externe, et le célesle du spirituel qui est représenté par Joseph est le Vrai d'après le Divin dans l'homme Interne: H en est de même ailleurs dans les historiques rie la Parole, car ce sont des choses qui sont signifiées par les personnes, et ces choses elles- mêmes concernent un seul sujet.
5472.jB( leur rèponditBeuben, en disant, lignifie néanmoins la perception d'après la foi par ta doctrine et par l'entendement: on le voit par la signification de répondre ou dédire à ses frères, en ce que c'est la perception, car dire est la perception, ainsi qu'il a été montré, N" ûâUS ; et par la représentation de Heubcn, en ce qu'il est la foi par la doctrine cl par l'entendement, ou le vrai de la doctrine par lequel on peut parvenir au bien de la vie, N" 3861, 3860. Ici, comme il s'agit de la sollicitation du bien ou du Divin dans le bien afin d'être reçu, il est fail menlion de la foi, et de quelle manière elle enseigne au sujet de la réception du bien ; en effet,
GENÈSE. CHAR QUAHANTE-Dlïl:XlÈME.
quand l'homme se relire (lu bien, s'il sent quelque an\iùlé, eu n'isl lias fi'aprùs une sorlc de diclamen inné, mais c'est d'après la foi qu'il a puisée dans son enfance, c'est la alors ce qui dicte et cause celle anxiété ; voila pourquoi Rcubcn, par qui cette foi est représentée, parle ici. Il esl dit la foi par la doctrine et par l'entendement, afin qu'elle soit distinguée de la foi par la vie et par la volonté, loi qui esl représentée par Schiméon.
5473. A't vota ai-je pas dit, en disant, signifie le degré tic perception qui en résulte : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est la perception, N™ 1701, 1815, 1810, 1822, 1898, 1919, 2080, 2010, 3500; et comme dire esl employé ici deux fois, el l'a été aussi dans ce qui vient de précéder, c'est le degré de perception qui est signifié.
5S74. IVe péchez pu* entre* fin fiait, signifie de peur qu'Us ne soient disjpints, à savoir, l'Externe d'avec l'Interne : on le voit par la signification de pfeher, en ce que c'est la disjonction, N° 5221), car lout péché disjoint ; et par la représentation de Joseph, qui ici est Venfimt, en ce qu'il esl l'Inlerne, comme cidessus, N° 5469.
5475. lit vous n'avez point écoute, signifie ta non-réception : on le voit par la signification d'entendre ou d'écouter, en ce que c'est oltéir, N" 2542, 3809, 4052, à 4660, 5017 ; et parce que c'est obéir, c'est aussi recevoir, comme ci-dessus, N" 5471,
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ccplion, parce qu'il esl dit : Vous n'avez point écouté.
5476. Et aussi son sang, voici, est recherché, signifie te remords de conscience qui en résulte : on le voit par la signification du sang, en ce qu'il esl la violence portée au bien ou a la charité, N" 37a, 1005 ; celle violence ou ce sang, quand il est recherché, produit l'anxiété interne, qui est appelée remords de conscience, mais seulement chez ceux qui ont été dans l'anxiété, quand ils ont péché, voir N° 5470.
5477. Et eux ne savaient pas que Joseph entendait, signifie que d'après ta lumière naturelle, dans laquelle sont ces crai.-., on ne croit, pas i/tic toutes r/iosts apparaissent .par la lumière spirituelle : on le voit par la représenta lion des fils de Jacob, gui ne savaient pas, en ce qu'ils sont les vrais de l'Église
A RCA MiS CKU-STES.
Externe, ainsi les vrais dans le naturel, coinnic il a déjà élé liit souvent, il 'où il résulte qu'il est signilié que d'après la lumière nalurulle dans laquelle smil ces vrais en ne croit pas ; et par la rolirûscntiiiion du Joseph, en ce qu'il est le celeslc ilu spirituel qui est dans la lumière spirituelle ; que les vrais liaus le naturel apparaissent par celle lumière, c'est ce qui est signifié en ce que Joseph entendait, car entendre signifie et obéir et aiwrcevoir, N" 5017 -, ainsi les vrais dans le naturel apparurent par la lumière spirituelle, mais non vice versà. Voici ce qu'il en est de la lumière naturelle et de la lumière spirituelle : La lumière naturelle provient du soleil du monde, et la lumière spirituelle procède du soleil du ciel, qui est le Seigneur ; tous les vrais de la foi, que l'Iiomme puise dès l'enfance, sont saisis par des objets et de là par des idées, qui viennent de lu lumière du momie, ainsi ils mut ni général et en |>arlieulier saisis naturellement; en elfel, toutes les idées île la pcns& de l'homme, lunl qu'il vit dans le momie, sont fondées sur des clioscs qui sent dans le monde, si donc elles lui éiaicut Otées, sa pensée périrait entièrement ; riiouiine qui n'a pas été régénéré ignore absolument qu'il existe une lumière spirituelle, il ne sait pas mémo que dans le ciel il y a une lumière qui n'a rien de commun avec la lumière ilu monde, et à plus forte raison il ignore que c'est colle lumière qui illustre les idées et les objets provenant de la lumière du momie, et qui fait que l'homme peut penser, conclure, réfléchir; si la lueiiciv spirituelle peut faire cela, c'est parce que celle lumière est la sagesse même qui procède du Seigneur, et que celle sagesse se présente comme lumière devant la vue des anges dans le ciel : par cette lumière apparaissent toutes cl chacune des choses qui sont au-dessous, ou qui par la lumière naturelle sont chez l'homme, mais non vice vernir, à moins- que l'Iiomme n'ait élé régénéré, alors les choses qui sont du ciel, c'est-a-dire, qui appartiennent au bien et au vrai, apparaissent dans la lumière naturelle, comme dans un miroir représcnlalif, par l'illustration que produit la lumière spirituelle : de là, il est évident que le Seigneur, qui est la Lumière même, voit tontes cl rlucuuc cii-s choses qui sont dans la pensée cl dans la. volonté de l'homme, cl même toutes celles qui son! dans la nature entière, et que rien absolument ne Lui est caché : d'après r.çt explications on peut alors voir comment la chose se passe, à
UKNfcSS. CHAI'. QLARANTË-DRUXIÈME. 201
savoir, que d'après la lumière naturelle, dans laquelle sont ces vrais, on ne croit pas <|uc toutes choses apparaissent par la lumière spirilnelle, ce r;ui est signifie en ce que les llls de Jacob ue savaient [iiis que Joseph entendait. Ces paroles : « Joseph reconnut ses frères ci eux ne le reconnurent point, » ci dessus Vers. 8, enveloppent In mime chose ; car par là il est signifie que ces vrais de l'Église, apparaissaient au céleste du spirituel d'après su Imuière, et que le Vrai d'après lu Divin n'apparaissait pas dans la lumière naturelle nun encore illuminée par la lumière eélesle; voir N" 5S27.
5478. Parce nue t'interprète (il y avait) entre eux, signifie i/u'iifors /es spirituels sont tout iî fait saisis autrement : on le voit par la signification de t'interprète entre eux, en ce que c'est que les spirituels sont saisis autrement, car un interprète traduit la langue de !'tm dans la langue de l'autre, ainsi il expose les sentiments de l'un do manière qu'ils soient compris par l'autre ; do là vient que par l'interprète rnlrc eux il est signifié qu'alors les spirituels sont tout à lait saisis autrement, à savoir, par ceux qui sont dans les vrais de l'Église non encore conjoints à l'homme interne par le bien. Que les vrais de l'Église soient tout à fait saisis autrement par ceux qui sont dans le bien, c'est-à-dire, chez qui ces vrais ont été conjoints au lien, que par ceux qui no sont pas dans le bien, cela peut paraître paradoxal, néanmoins cela est vrai ; on elfet, ceux qui sont dans le bien saisissent les vrais spirituellement, parce qu'ils sont dans la lumière spirituelle, tandis que ceux qui ne sont pas dans le bien saisissent les vrais naturel loin ont, parce qu'ils sont dans lu lumière naturelle ; de lii les irais chez ceux qui sont dans le bien ont continuellement des vrais eoujoints à eux, mais chez ceux qui ne sont pas dans le lien ils ont conjoints à eux un granil nombre d'illusions et aussi des faux ; cela vient de ce que les vrais, chez ceux qui sont dans le bien, s'étendent dans le ciel, tandis que les vrais chez ceux qui ne sont pas dans le bien ne s'étendent \a& dans le ciel ; de là les vrais chez, ceux qui sont dans le bien sont pleins, tandis que che* ceux qui ne sont pas dans le bien ils sont presque vides ; cette plénitude et ce lide ne se montrent point devant l'homme, tant qu'il vit dans le monde, mais ils apparaissent devant les anges : si l'homme savait combien il y aurait de céleste
dans les vrais conjoints au bien, il aurait sur la foi des sentiments tout ii rail diirérenls.
5/i79. Et il se détourna d'auprès d'eux, signifie une sorte de retraite : on le voit par la signification de M détourner d'auprès d'eux, lorsque cela se dit de l'influx procédant du Divin ou du Seigneur, en ce que c'est une sorte de retraite; en eliel, le Seigneur ne se détourne jamais de qui que ce -soit, mais il modère l'influx du bien selon l'état de l'homme ou de l'ange; c'est cette modération qui est entendue ici par retraite.
5A80. Et pleura, signifie la miséricorde : on le voit jiar la signification de pleurer, lorsque cela se dit du Seigneur, Qui ici est représenté par Joseph, en ce que c'est avoir commisération ; il est notoire que les pleurs appartiennent a la douleur et à l'amour, conséquemntent ;V la Miséricorde, car !a Miséricorde est un amour compatissant ; l'amour Divin est pour cela même appelé Miséricorde, parce que le Genre humain est de soi-même dans i'enfer; cl quand l'homme aperçoit cela en lui-même, il implore la Miséricorde. Comme les pleurs dans le sens interne sont aussi la Miséricorde, c'est pour cela que, dans la Parole, les pleurs se disent de Jéhovah ou du Seigneur, comme dans Ésaïe : « Je déplorerai de » pleurs Jaêzer, lecepdcSibmaluj'c t'arroserai de mes larmes, » o Chcsbon cl Éléalch ! » — XVI. 0 : — et dans Jérémie : « Moi » je connais, parole de Jéhovah, l'indignation de Moab, qu'il n'est » point droit ; c'est pourquoi sur Moab je me lamenterai, cl à 'i cause de Moab tout entier je crierai; au-dessus des pleurs de » Jaëzcr j'ep/ciircraiacausedeioi, cep de Siumah. h — XLV1I1. 31 , 32 ; — Moab, ce sont ceux qui sont dans le bien naturel et se laissent séduire, et qui, lorsqu'ils ont été séduits, adultèrent les biens, N° 2468 ; se lamenter, crier, pleurer sur lui, c'est avoir de la compassion et de la douleur. lien est de mémo dans Luc : « Quand i) Jésus fut proche, regardant la ville, il pleura sur elle. » — XIX. Al ; — Jérusalem sur laquelle Jésus pleura, ou dont il eut compassion, et pour laquelle il eut de la douleur, était non-seulement la ville de Jérusalem, mais aussi l'Église, dont le dernier jour est entendu dans le sens interne, quand il n'y aura plus aucune charité, ni par conspuent aucune foi ; c'est pour cela qu'il pleura de commisération et de douleur; que Jérusalem soil l'Église, on le voit, N 0 ' 2117,
5481. El il rcrînt vers tiw, cl leur parla, signifie l'influx; nii ïuit ]im[- hi si^uiiiailion île revenir vers eux cl de leur parler, après qu'il se fui détourne d'auprès d'eux, en ce que c'est l'influx ; en clfel, le céleste du spirituel, ou le vrai procédant du Divin, qui est représente par Joseph, influe dans les vrais qui sont dans le naturel ; cela dans le sens de la lettre est exprimé pas revenir vers eux et leur parler ; que parler soit aussi influer, on le voit, N° 2051.
5482. Et il prit d'avec eux Sclumion, signifie la foi par la volonté : on le voit par la représentation de Sclumion, en ce qu'il est la foi par la volonté, N" 3869, 3370, 3871 , 3872, 44U7, 4502, 4503 : si la foi par la volonté a été séparée d'eux, c'est parce que le médium, qui est représenté par Benjamin, n'était pas encore présent ; car le Vrai d'après le Divin, qui est représenté par Joseph, inllue par le médium dans le bien de la Toi , et par ce bien dans le vrai de la foi, ou, ce qui est la même chose, dans vouloir le vrai, et par là dans comprendre le vrai, ou, ce qui est encore la même chose, dans la charité ù l'égard du prochain, et par elle dans lu foi ; il n'y a ps un autre chemin de l'inllux chez l'homme qui u été régénéré, ni un autre chemin de l'inllux cher, les Anges : il en est de cela comme de l'indu* du soleil dans les sujets de la terre; quand d'après la semence le soleil les produit ci les renouvelle, il influe alors avec la chaleur, comme il arrive dans les saisons du printemps et de l'été, et en même temps avec la lumière, cl ainsi il produit; par la lumière seule il ne produit absolument rien, comme on le
uiil cliiiiviiiuil ji;it' i:fS îiii ,, [|]!;S sujeh dans la sumhi ilt l'hivu ; la
chaleur spirituelle est le bien de l'amour, et la lumière spirituelle est le vrai do la foi ; et même la chaleur spirituelle dans les sujets du règne animal produit la chaleur vitale, et la lumière spirituelle produit la vie qui en résulte.
5483. Et il l'cnc/iaiiui, signifie la séparation : on le voit par la signification à' enchaîner, eu ce que c'est la séparation, N" 5083, 5101, 5452, 5456.
Ô434. A leurs 'jeux, signifie à l'aperceplion : cela est évident par la signification desyeux, en ce qu'ils sont l'entendement, et l'aperceplion, N™ 2701, 4083, 4403 à 4421, 4523 à 4534.
54H5. Veiï. 25, 20, 27, 28. El commanda Joseph, et ton remplit leurs vases de blé, ri en remettant leur argent à clut-
cun dans son sac, et en leur donnant de la provision pour le chemin ; et il leur fit ainsi. Et Us chargèrent leurs riens sur leurs ânes, et ils s'en allèrent de ta. Ht ouvrit l'un (d'eux) son sac pour donner du fourrage ii son fine dans l'hôtellerie, et il vil son argent ; et roici. il uïnil) it la bouche de sa besace. Et il dit îi ses frères : Remis a été mon argent ; et même, roici, dans ma besuce ; et défaillit leur cœur, et ils tremblèrent, l'homme, auprès de son frire, en disant : Qu'est-ce que cela, nue Dieu nous a fait Y— Et commanila Joseph, signifie l'influx par le céleste du spirituel : et l'on remplit leurs vases de blé, signifie que les scientifiques furent gratifiés du bien d'après le vrai : et en remettant leur argent, -i^riilie sans aucune puissance venant d'eus : à chacun dans son sac, signifie iwrlotil où il y a réceptacle dans le naturel ; et en leur donnant de la prorisiou pour le chemin, signifie et qu'il sustentait les vrais qui sont en euï : et il leur fit ainsi, sifîijilie l'HIVr ' et ils chargèrent leurs vivres sur leurs ânes, signifie las vrais portes ensemble dans les scientifiques : et ils s'en allèrent de là, signifie la vie qui en résulte : et ouvrit l'un (d'eux) son sac, signifie l'observation : pour donner du fourrage à son line dans l' hôtellerie, signifie tors— qu'ils rëlléclussaiciil sur les sriniiiliipii's ii;irw II: iiiilurel extérieur: et il vil son argent, signifie l'a|>erceplion que c'était sans aucune puissance propre : et voici, il (était) ri tu bouche de sa besace, signifie qu'ils avaient élé donnés et placés ;"i l'entrée du naturel extérieur : Et il dit à ses frères, signifie la perception commune : remis a été mon urgent, signifie qu'il n'y a aucun secours venant d'eux : et même, voici, dans ma besaee, signifie dans le naturel extérieur : et défaillit leur ca-itr, signifie la crainte : et ils tremblèrent, l'homme auprès de son frère, signifie la terreur commune : en disant ; Qu'est-ce que cela, que Dieu nous a fait, signifie pour tant de Providence.
SflBli. Et commanda Joseph, signifie l'influx par le céleste da spirituel ; on le voit par la signification de commander, .quand cela se dit du céleste du spirituel ou de l'interne respectivement à l'est terne, en ce que e'est l'influx ; l'interne ne commande pas autrement que par 4' in (lux, ei alors par une disposition à l'usage ; el par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, ainsi qu'il a déjà clé dit souvent.
GENÈSE. CIÎAP. QUARANTE-DEUXIÈME. -2l)b
5A87. Et ton remplit leurs ruses de blé, signifie que les scientifiques furent gratifiés du birii d'après le vrai: on le voit par la signification de remplir, parce 0,11c ce fui grnlis, en ce que c'est Cire gratifié ; par la signification des iw», en ce qu'ils sont les scientifiques, N" 300H, 307i> ; et par la signification du blé, en ce p'il est !e bien d'après le vrai, ou le bien du vrai, N" 6295.
5488. Un remettant leur argent, signifie sans aucune puissance venant d'eux : on le voit par la signification d'acheter par argent, en ce t ) lu.: c'est acquérir mtt ce qui est a soi, ici donc remettre l'argent, c'est donner gratis ou sans aucune puissance venant d'eux ; comme aussi dans Ésaîe : a 0 (vous), quiconque a » soif, allez vers les eaux, et qui n'a point d'argent, aile/, aclie- » te:, et mangez ; et allez, achetez sans argent, el sans prix, du « vin el du lait. ■>— LV. 1.
5S89. A chacun dans son sac, signifie partout où il g a réceptacle dans le naturel : on le voit par la signification du sae, en ce qu'il est le réceptacle, ainsi qu'il va tire expliqué; que ce soit dans le naturel, c'est parce qu'il s'agit des vrais et des scientifiques qui sont dans le naturel, Ici le sac signifie spécialement le scientifique, par la raison que comme le sac esl le réceptacle du blé, de même le scientifique est le réceptacle du bien, ici le réceptacle du bien qui procède du vrai, comme ci-dessus, N° 5a87. II est peu d'hommes qui sachent que le srienlilique est le réceptacle un bien, parce qu'il en esl peu qui «iHécliisscril sur de telles choses, cependant on peut le savoir par ce qui suit : Los scientifiques qui entrent dans lu mémoire sont toujours introduits par quelque affection; ceux qui ne sont pas introduits par quelque alfcction, ne s'y arrêtent point, mais coulent au-delà ; et cela, parce que la vie est dans i'afieclion el n'est dans les scientifiques que par l'affection ; de là il esl bien évident que les scientifiques ont toujours conjointes à eux des choses qui appartiennent à l'affection, ou, ce qui revient au mémo, qui appartiennent ii quelque amour, eniiséquemmenl quelque liico, car tout ce qui appartient à l'amour est appelé bien, soit qu'il soit un bien, ou qu'il soit cru être un bien ; les scientifiques forment donc avec ces biens une sorte de mariage ; de là vient que quand eo bien est excité, aussitôt est excité aussi le scientifique
avec lequel il a été conjoint ; ei, vice versil, quand le scientifique esl rappelé, le bien auquel il a été conjoint se montre aussi ; c'est ce que chacun peut, s'il le veut, expérimenter chez lui-même. Maintenant, c'est de là que, chez les uon-régénérés , qui ont rejeté le bien île la charité, les scientifiques qui sont les vrais de l'Église ont, adjointes à eus, des choses qui appartiennent à l'amour de soi et du monde, ainsi des maux qui, a cause du plaisir qu'ils renferment, sont appelés biens, et même par des interprétations de travers il les font des biens ; ces scientifiques se présentent avec une apparente justesse, quand ces amours régnent universellement et selon le degré qu'ils régnent ; mais chez les régénérés, les scientifiques qui sont les vrais de l'Église ont, adjointes à eux, des choses qui appartiennent a l'amour a l'égard du procliain et a l'amuur euvers Dieu, ainsi des biens réels ; ces biens sont places par le Seigneur dans les vrais de l'Église chez tous ceux qui sont régénérés ; c'est pourquoi, lorsque le Seigneur chez ceux-ci insinue le zele i*ur le bien, ces vrais se montrent dans leur ordre, et lorsqu'il y insinue le zèle pour le vrai, ce bien est présent et l'échauffé. D'après ces explications, on peut voir ce qu'il en est des scientifiques et des vrais, et qu'ils sont les réceptacles du bien.
5490. El en leur donnant de ta provision pour te chemin, signifie et qu'il sustentait les vrais t/ui sont en eux ; on le voit par la signification de donner de la provision, en ce que c'est sustenter; et par la signification du chemin, et ce qu'il esl le vrai, N" 027, 2333 ; mais ici, pour te cliemin, c'est tant qu'on est dans cet étal, car être on chemin signifie l'état du vrai conjoint au bien, N° 3123. Être sustenté par le vrai et le bien esl aussi signifié par la provision dans David : « 11 fil pleuvoir sur eux de la manne 11 pour nourriture, et le froment des deux il leur donna : le pain n des forts l'homme mangea ; de la provision il leur envoya à sa- 1. liélé. »— Ps. LXXVII1. 2ù, 25.
5491. Et if fit ainsi, signifie l'effet : on le voit sans explication.
5à92. Et ils etmrgircnt leurs vivres sur leurs ânes, signifie les vrais portas ensemble dans tes scientifiques : un le voit par la signification dis vivres, en ce qu'ils sont lu vrai, N- 5270, 5280, 5292, 5A02 ; et par la signification de Y Une, en ce qu'il
est te' scientifique, N° 2781; d*où il suit que par « ils chargèrent leurs vivres sur leurs Unes, » I) est signifié que les vrais furent portés ensemble dans les scientifiques. Que telle soit la signification de ces jiaroles, cela semble étrange à celui qui tient son mental dans le sens historique de la lettre, et plus étrange encore, s'il ne croit pas qu'il existe un autre sens interne que celui qui se montre le plus près de la lettre; en effet, il dira en lui-même : Comment charger des vivres sur leurs unes |>eut-il signifier des vrais portés ensemble dans les scientifiques? mais qu'il sache que le sens de la lettre de la Parole passe dans un tel sens spirituel, quand il va de l'homme aux anges ou dans le ciel, cl qu'il passe même dans un sens encore plus étrange quand il pénétre dans le ciel intime, oii toutes et cliacune des choses de la Parole liassent dans des affections qui appartiennent a l'amour et a la charité, auquel sens le sens interne sert de plan ; que les historiques de la Parole se changent en un autre sens, quand ils s'élèvent dans le ciel, c'est ce que peut voir quiconque conclut d'après la raison ; et celui qui a quelques notions du naturel et du spirituel peut voir que charger des vivres sur des anes est purement naturel, et qu'il n'y a là absolument rien du spirituel; il peut voir aussi que les anges qui sont dans le Ciel, ou ceux qui sont dans le monde spirituel, ne peuvent saisir ces paroles que spirituellement, et qu'elles sont saisies spirituellement, quand les correspondances des paroles sont entendues au lieu des paroles mêmes, à savoir, le vrai de l'Église au lieu des vivres, et les scientifiques qui sont dans le naturel au lieu des Anes : que dans la Parole, les anes signifient les services, ainsi les scientifiques, car ceux-ci sont comme te serviteurs respectivement aux spirituels, et aussi aux rationnels, on le voit prouvé, N' 2781 : par là aussi l'on voit clairement quelles sont la pensée et la parole des anges respectivement a la pensée et à la parole des hommes, à savoir, que celles-là sont spirituelles, et celles-ci naturelles; et que celles-là tombent dans celles-ci quand elles descendent, et que, celles-ci sont changées en celles-là quand elles montent : s'il n'en n'en était pas ainsi, il n'y aurait absolument aucune communication de l'homme avec les anges, ou du monde avec le ciel.
5â!>3. Et ils s'en altèrent de tù, signifie la vie qui en résulte : on le voit par la signification d'aller, en ce que c'est vivre.
N" 3535, 3000, (1882 : il en est de l'action d'aller, fil) ce que dans ie sens spirituel c'est vivre, comme des choses qui viennent d'être dites, N° 6S92.
5494. £( omriV /'un d'eux son sac, signifie l'observation : mi le voit |iar la signifiait ion lin sac, en ce qu'il est le réceptacle dans le naturel, N* 5480, et plus lias, N° 5407, réceptacle qui a Été gratifie du bien d'après le vrai, Pi" 5487 ; que rouvrir, ce suit observer, cela est évident d'après lu série, car par les paroles qui suivent « peur donner du fourrage à son fine dans l' hôtellerie, » il est signifié lorsqu'ils lëllnilnssaienl sur les scientifiques dans le naturel extérieur.
5405. Pour donner du fourrage à son âne dans l'hôtellerie, signifie lorsqu'ils réfléchissaient sur les scientifiques dans le naturel extérieur : un le voit par la signification de donner du fourrage à son âne, en ce que c'est réfléchir sur les scientifiques, car le fourrage est la nourriture dont se repaissent les ânes, et consiste en héritages et en paille ; de la, c'est toute réflexion sur les scientifiques, car ia réflexion s'en rep:ii! principalement, et l'âne signifie les scientifiques, [\"» 5/j!)2 ; ri par la signification de {'hôtellerie, m ce qu'elle est le naturel extérieur; que l'iiotcllcric snit ici le naturel extérieur, on ne peut, il est vrai, le confirmer par des passages analogues plis ailleurs dans la Parole, mais néanmoins on peut le voir en ce que les scientifiques sont comme dans leur hôtellerie, quand ils sont dans le naturel extérieur; qu'il y ait un double naturel, le naturel extérieur et le naturel intérieur, on le voit, N" 6118: quand les scientifiques sont dans le naturel extérieur, ils communiquent immédiatement avec les sens externes du corps, et là ils se placent sur eux et s'y reposent pour ainsi dire ; c'est de là que ce naturel est pour les scientifiques une hôtellerie, ou un lieu de repos, ou un lieu pour passer la nuit.
5400. Et il vit son urgent, signifie l'apcrreption que c'était sans aucune puissance propre. : cela est constant d'après la signification de voir, en ce que c'est comprendre et apercevoir, N" 2151), 2325, 2S07, 37154, 3863, fl403a442I, 4507, 4723, 5400 ; et d'après la signification de Vargcnl qui avait été remis, en ce que c'est sans aucune puissance venant d'eux, N" 54NS.
5S»7. Et voici, il était <i la bouche de sa besace, signifie
qu'Ut avaient été donnés et places à l'entrée du nature! extérieur : on le voil par la signification (ie la bouche, de ta besace, en «qu'elle est l'entrée dn naturel extérieur ; cela enveloppe qu'ils y avaient été places; et, d'après ce qui précède, à savoir, h que c'était sans aucune puissance propre, » il résulte qu'ils avaient été donnés : comme la besace était la pal lie antérieure du sac, c'est pour cela que par elle il n'est pas non plus signifié autre cliose que la partie antérieure du réceptacle, ainsi le nature! extérieur, car ce naturel est aussi par devant ; que le sac soii le réceptacle, on le voit, N" 5489, 54!>4. Pour qu'on sache ce que c'est que le naturel extérieur et ce que c'est que le naturel intérieur, il est à propos de le dire de nouveau en peu de mots : L'enfant, qui est encore un jeune garçon, ne peut pas penser d'après quelque chose de plus élevé que le naturel extérieur, car c'est des sensuels qu'il compose ses idées ; mais des qu'il entre dans l'âge de radolescence, et qu'il conclut des sensuels aux causes, il commence ainsi à penser d'après le naturel intérieur, car alors de ces sensuels il forme quelques vrais qui vont au-dessus des sensuels, mais qui néanmoins restent au dedans des choses qui sont dans la nature : quand il devient jeune homme, si, à mesure qu'il grandit, il cultive son rationnel, il forme ainsi, d'après les choses qui sont dans le naturel intérieur, des raisons qui sont des vrais encore plus élevés et comme extraits de ceux qui sont dans le naturel intérieur ; les idées de la pensée qui en proviennent sont appelées, dans le monde savant, idées intellectuelles et immatérielles, tandis que les idées provenant des scientifiques de l'un et l'autre naturel, en tant qu'elles viennent du monde par les sens, sont appelées idées matérielles : ainsi l'homme par l'entendement s'élève du monde vers le ciel, mais néanmoins il ne vient pas par l'entendement dans le ciel, a moins qu'il ne reçoive du Seigneur le bien qui continuellement est présent et influe; et s'il reçoit le bien, il est aussi gratifié des vrais, car tous les vrais sont logés dans le bien ; et selon qu'il est gralilié des vrais, il est gratifié de l'entendement d'après lequel il est dans le ciel.
5498. Et il dit à ses frères, signifie lu /irrecplion ronimune:on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est la perapiimi, ainsi qu'il a été souvent répété, et par la signification de.i ses frères, en ce que c'est celle qui ix. 14.
est commune ; eu cllet, a: qui irsl dit ii tous, cela devient commua.
5499. /feims n tt^ mon argent, signifie qu'il n'y a aucun secours venant d'eux : on le voit par la signification de remettre l'argent, en ce que c'est sans aucune puissance valant d'eux, on, ce qui est la même chose, qu'il n'y a aucun secours venant d'eux, N" 5488, 5496.
5500. Et mime, voici, dans ma besace, signifie dans le naturel extérieur : on le voit par la signification île la besace, en ce qu'elle est le naturel extérieur, N' 5497.
5501. Et défaillit leur cœur, signifie la crainte : on le voit par la signification du cœur défaillant, en ce que c'est la crainte; le cœur défaillant est la crainte, parce que dans la crainte le cœur palpite.
6602. Et ils tremblèrent, t homme auprès de son frère, signifie la terreur commune .-ouïe voit par la signification derranbler, en ce que c'est la terreur; et par la signification de V homme auprès de son frère, en ce que c'est celle qui est commune, comme ci-dessus, JJ» 5498. Si la crainte est exprimée ici deux fois, a savoir, par « le cœur défaillant, » et par « ils tremblèrent, » c'est parce nue l'une des expressions se référé à la volonté, et l'autre à l'entendement ; en effet, dons la Parole, surtout dans la Parole prophétique, il est ordinaire d'exprimer une même chose deux fois, en changeant seulement les expressions ; celui qui ne connaît pas le mystère de cette double locution peut s'imaginer qu'il y a une répétilion inutile, niais il n'en est pas ainsi, l'une des expressions se réfère au bien, l'autre au vrai, et comme le bien appartient a la volonté, cl le vrai à l'entendement, l'une se réfère â la volonté, l'antre à l'entendement ; la raison de cela, c'est que dans la Parole tout est saint, et que le saint procède du mariage céleste, qui est le mariage du bien et du vrai ; c'est de la que dans la Parole est le ciel, par conséquent le Seigneur, qui est le tout dans toutes les choses du ciel, au point que le Seigneur est la Parole ; les deux Noms du Seigneur, à savoir, Jésus-Christ, enveloppent la même chose, le Nom de Jésus le Divin Bien, et le Nom de Christ le Divin Vrai, voir N" 3004, 3005, 3008, S009 ; par la aussi il est évident que le Seigneur est dans loules les choses de la Parole, au point qu'il est la Parole elle-même : que le Mariage du bien et du
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vrai, ou te mariage céleste, soit dans chaque chose de la Parole, on le voit, N"(S83, 7!I3, 801, 2616, 2712, 5138. De la encore on peut avec évidence conclure que si l'homme désire le ciel, il faut qu'il soit non-seulement dans le vrai qui appartient a la foi, mais aussi dans le bien qui appartient à la charité, et qu'autrement aucun ciel n'est en lui.
5503. Qu'est-ce que cela, que Dieu nous a fait, signifie pour tant de Providence : on le voit par la signification de que Dieu fait, en ce que c'est !a Providence, car tout ce que Dieu fait ne peut être exprimé par un autre mnl que par celui de Providence; et cela, parce que dans tout ce que Dieu ou le Seigneur fait, il y a l'étemel et il y a l'infini, et que l'Éternel et l'infini sont dans le mot de Providence : comme les fils de Jacob étaient slupéfails, c'est pour cela qu'il est signifie « pour tant lie Providence! n
5504. Vers. 20, 30, 31, 32, 33, 3i. Et ils vinrent vers Jacob leur père, en la tere de Canaan, et ils lui racontèrent toutes les choses qui leur fiaient urrivfcs, en disant: A parlé t'hfnntne seigneur de la terre arec nous durement, et il nous a considfrfs comme fpianl la terre. El nous lui avons dit : Droits (nous sommes), nous; nous ne sommes pas des espions. Douze frères, nous, fils de noire père, Cun n'est plus, et le plus petit (est) aujourd'hui avec notre père dans la terre de Canaan. Et nous a dit l'homme seigneur de ta terre : En ceci je saurai que droits (vous êtes), vous; votre frire, l'un (de vous), faites rester arec moi, et la famine de vos maisons prenez, et allez. Et amenez cotre frère le plus petit vers moi, et je saurai que non pas des espions (vous êtes), vont; que droits (vous êtes), vaut} votre frère je vous donnerai, et ta terre en commerçant vous parcourrez. — El ils vinrent, signifie le successif de la réformation : vers Jacob leur père, signifie le bien du vrai naturel : en la terre de Canaan, signifie qui apparlienl à l'Église ; et ils tut racontèrent toutes tes choses qui leur fiaient arrirfes, signifie la réflexion d'après le m'en de ce vrai sur les choses ou\(|uf-llr< i! a éti'r pourvu jusqu'alors : en disant, signifie la perception : a parlé l'homme seigneur de la terre, signifie k: rf\K\<: ihi ypiriiiifl ivyiianl dans \e. nature! : avec nous durement, signifie la non -conjonction avec lui a cause de ia
ARCANES CKI.ESTl-S.
terre, signifie qu'il avait remarque que les vrais de l'Église Étaient pour tacher d'avoir du lucre : et nous luiavons (lit : Droits (nous sommes), mous,- nous ne sommes /w tir* espions, signifie le négatif qu'ils soient dans les vrais de l'Église pour le lucre : douze frères, nous, signifie tous les vrais en un seul complexe : fils de notre pire, signïtie d'une mente origine : l'un n'est plus, signifie que le Divin spirituel dequi (procède la conjonction) ne se manifeste pas : et le plus petit (est) aujourd'hui arec notre pire dans lu terre de Canaan, signifie que d'après lui il a Été adjoint au bien spirituel : et nous a dit l'homme seigneur de la terre, signifie l'a perception au sujet du céleste du spirituel régnant dans le naturel : en ceci je saurai que droits (vous êtes), coït», signifie qu'il veut, s'ils sont dans les vrais non pour le lucre : votre frire, l'un (de vous), faites rester avec moi, signifie que la foi par la volonté serait séparée d'avec eux : et la famine de vos maisons prenez, signifie alin que pendant te temps ils veillent sur euxmêmes dans cette désolation : et allez, signifie afin qu'ainsi ils vivent : et amenez voire frire te plus petit rem moi, signifie que s'il y avait le médium, il y aurait conjonction : et je saurai que non pas des espions (vous êtes), vous, signifie qu'alors les i rais ne seront plus pour le lucre : que droits (vous files), vous, signifie qu'ainsi il y aura correspondance : votre frère je vous donnerai, Signifie qu'ainsi les vrais deviendront des biens : et ta terre en commerçant vous parcourrez, signifie qu'ainsi les vrais d'après le bien seront fructifies, ctqu'ils contribueront lousà l'usage et au lucre.
5505. Et ils vinrent, signifie le successif de la ri formation: on le voit par la signification de renir, il savoir, vers Jacob leur père, en ce qu'ici c'est le successif de In refernufion ; en etfet, Jacob leur père représente le bien du vrai dans le naturel; venir vers ce bien, c'est filre réformé jusque là ; car dans le sens interne il s'agit, quant aux vrais de l'Eglise qui sont représentés par les fils de Jacob, de la manière dont ils eut été imps.ïiiti s t;,ms le naturel cl coude la manière dont les vrais ilnns l'homme Externe ont été conjoints aux vrais procédant du Divin dans l'homme Intente : d'après ces explications, il est évident que par « ils vinrent » il est signifié ici le successif de la réformalion.
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5506. Vers Jacob leur /»'rt'. signifie le bien du vrai naturel : on le voit fiar la représentation lia Jacob, en ce qu'il est II! bien du vrai naturel, fi" 3059, 3001), 3077, 3775, 423S, A273, A533, et aussi par la signification du père, en ce qu'il est le bien, K° 3703 : venir ver* ce bien, c'est Être réforme jusque là : par ce bien ensuite, à l'arrivée du médium qui est Benjamin, la conjonction a été faite avec l'Interne, qui est Joseph.
5507. En la terre de Canaan, signifie qui appartient à ('Eglise : on le voit par la signification de la terre de Caïman,
est représenté par Israël appartient respectivement a l'Église Interne.
5508. Et ils lui racontèrent toutes les choses oui leur étaient arrivées, signifie la réflexion d'après le bien de ce vrai sur les choses auxquelles il a été pourvu jusqu'alors : on lu voit par la signification de raconter (indiquer), en ce que c'est penser et réfléchir, N° 2802, car ce qui est raconté a quelqu'un est [«usé d'après la réflexion; et par la signification de toute* les choses qui étaient arrivées, en ce que c'est ce qui vient de la Providence, ou ce à quoi il a été pourvu, ainsi qu'il va être expliqué : celte réflexion procède du bien du vrai, parce qu'ils racontaient à Jacob leur père, par qui est représenté le bien du vrai, fi' 5500 : si la réflexion ne piuerde |>as des vrais qui sont représentes par les fils de Jacob, comme le sens de la lettre l'enveloppe, c'est parce que toute réflexion et par suite luute pensée dans l'inférieur un l'extérieur, vient du supérieur ou de l'intérieur, quoiqu'elle semble venir de l'inférieur ou de l'extérieur ; et comme le bien du vrai que Jacob représente est intérieur, c'est pour cela qu'il est signifié la réflexion d'après le bien du vrai. Si lus choses qui étaient arrivées signifient ce qui vient de la Providence, ou ce à quoi il a été pourvu, c'est parce que tout ce qui survient ou arrive, qu'en d'autres termes on appelle fortuit, et qu'on attribue au hasard ou à la fortune, vient de la Providence ; la Providence Divine opère ainsi d'une manière invisible et incompréhensible, afin que l'homme puisse d'après la liberté attribuer la chose ou à la Puiviilence nu au hasard; car si la Providence agissait d'une manière visible ei compréhensible, il
serait à craindre que l'homme, d'après ce qui esl visible et compréhensible, ne crut que cela vient île ta Providence, et qu'ensuite il ne fit le contraire ; de celle manière le vrai et le faux seraient conjoints dans l'Iiomme intérieur, cl le vrai serait profane, ce qui entraîne avec soi la damnation éternelle : voila pourquoi un tel hommeest tenu dans l'incrédulité, plutôt que d'être une fois placé dans la foi, s'il devait ensuite s'en retirer ; c'est la ce qui est enlcndu dans ÉsaEc : n Dis à ce peuple : Entendez en entendant, mais ne com- « prenez point ; et voyez en voyant, mais ne connaissez point ; en- » graisse le cœur de ce peuple, et ses oreilles appesantis, et ses « yeux enduis, de peur que peut-être il ne voie de ses yeux, et que u de ses oreilles il n'entende, et que son cœur ne comprenne, et n qu'il ne se convertisse, et qu'il n'y ait guérison pour lui. » — VI. 9, 10. Jean, XII. 40 : — c'est aussi pour cela qu'aujourd'hui il ne se fait pas non plus de miracles ; car les miracles, ainsi que toutes les choses visibles et compréhensibles, contraindraient l'homme à croire, et ce qui contraint Ole la liberté, lorsque cependant toute réformalion et toute régénération de l'homme se font dans sa liberté; ce qui n'est pas implanté dans la liberté ne reste pas; il y a implantation dans la liberté, quand l'homme est dans l'affection du bien et du vrai, N» -1937, 1947, S7U, 2870 a 28f)3, 31i5, 3146, 3158, Û013; si, chez IcsdescendanlsdeJacob.ilyacu tant de miracles, c'était pour les contraindre â observer les statuts dans la forme externe, car cela élail suffisant pour eux qui n'étaient que dans les représentatifs de l'Eglise : ils étaient dans les externes séparés d'avec les internes, aussi ne purent-ils pas être réformés quant aux intérieurs ; en effet , ils ivjitaiuiii entièrement les intérieurs, de là ils ne purent pas non plus profaner les vrais, N" 3147, 3308, 3300, 3480, Û080 ; de tels hommes ont pu être contraints sans être en danger de profaner le saint. Que l'homme aujourd'hui doive croire les chosesqu'il ne voit pas, cela est constant aussi par les paroles du Seigneur à Thomas dans Jean : u Parce que tu M'as vu, a Thomas, tu as cru ; heureux ceux qui ne voient pas, et qui croient!» — XX. 29. — Que les choses contingentes, qui d'ailleurs sont attribuées au hasard ou à la fortune, viennent de la Providence Divine, l'Église le reconnaît, il est vrai, mais néamoins elle ne lecroit pas : en effet, qui est-ce qui ne dit pas, quand il sort de quelque
grand danger en apparence fortuit, qu'il a été sauvé par Dieu, et qui aussi n'en rend pas grâce a Dieu? quand on est élevé au\ honneurs et quand on parvient à l'opulence, on appelle aussi cela une bénédiction de Dieu; ainsi l'homme de l'Église reconnaît que les choses contingentes viennent de la Providence, et néanmoins il ne le croit pas : mais ailleurs, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera donné sur ce sujet de plus grands détails.
5509. Eu disant, signifie la perception : ou le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir, ainsi qu'il a été souvent répété.
5510. A parié l'homme seigneur de ta terre, signifie le céleste du spirituel régnant dans te naturel : ou le voit par la représentation de Joseph, qui ici est Y homme seigneur de la terre, en ce qu'il est le céleste du spirituel ; l'homme (vir) se dit du spirituel, et seigneur se dit du céleste, car l'homme dans le sens in-, terne est le irai, et seigneur est le bien, et le vrai procédant du Divin est ce qu'on appelle le spirituel, et le hien procédant du Divin est ce qu'on appelle le céleste; et parla signification de la terre, ici la terre d'Egypte, en ce qu'elle est le mental naturel, N" 527(3, 5278, 5S80, 52S8, 5301 ; dans le sens interne du Chapitre précédent, il est contenu que le céleste du spirituel, qui est représenté par Joseph, régnait dans l'un et l'autre naturel; c'est pour que cela ffit rcprésenlé, que Joseph a été constitué sur la terre d'Egypte. Il y adans le Naturel deux espèces de choses, a savoir, les scientifiques cl les vrais de l'Église ; il a été question des scientifiques, en ce que le céleste du spirituel ou le Vrai d'après le Divin les a disposés en ordre dans le naturel; maintenant il s'agit des vrais do l'Église, qui sont représentés par les dis fils de Jacob; les scientifiques doivent être disposés en ordre dans le naturel avant que les vrais de l'Église le soient, parce que ceux-ci doivent être saisis au moyen de ceux-là ; car rien ne peut entrer dans l'entendement de l'homme sans des idées provenant de ces scientifiques que l'homme s'est acquis depuis l'enfance; l'homme ignore absolument que chaque vrai de l'Église, qui est appelé vrai de la foi, est fondé sur ses scientifiques, et qu'il le saisit, le tient dans sa mémoire, et le tire de sa mémoire au moyen d'idées composées chez lui de scientifiques; il est ordinaire, dans l'autre vie, de montrer d'une manière vivante
(advwumj quelles sont ces idées à ceux qui lu désirent; car, dans la lumière du ciel de telles choses se présentent clairement à la vue, alors on voit aussi de quelles ombres ou de quels rayons de lumière ils ont entouré le vrai qui appartenait à la doctrine de l'Église ; chez quelques-uns ce vrai apparaît parmi des faux, chez quelques autres parmi des plaisanteries et même parmi des scandales, chez d'autres parmi des illusions des sens, chez d'autres parmi des vrais apparents et ainsi du teste : si l'homme a été dans le bien, c'est-à-dire, s'il a vécu de la vie de la charité, alors les vrais sont éclairés par ce bien, comme par une flamme venant du ciel, et les illusions des sens, dans lesquelles ils sont, rayonnent avec beauté, ctquand l'innocence est insinuée par le Seigneur ces illusions apparaissent comme des vrais.
5611. Avec nous durement, signifie la non-conjonction arec lui à cause de la non-correspondance : on le voit par la signification de parler durement, lorsque cela se dit de l'interne respectivement a l'externe qui en a été séparé, en ce que c'est la nonconjonction à cause de la non-correspondance, N" 5/i'22, 5S23;en effet, s'il n'y a pas correspondance de l'externe avec l'interne, tout ce qui est interne et vient de l'interne parait dur à l'externe, parce qu'il n'y a pas de conjonction ; par exemple : S'il est dit par l'Interne, ou par celui qui est dans l'interne, que l'homme ne pense rien par lui-même, mais qu'il pense soit d'après le ciel, c'est-àdire, par l'intermédiaire du ciel d'après le Seigneur, soit d'après l'enfer ; que s'il pense le bien, c'est par l'intermédiaire du ciel d'après le Seigneur -, que s'il pense le mal, c'est d'après l'enfer ; cela semble absolument dur à celui qui veut penser d'après soi-même, et qui croit que dans un tel cas il ne serait rien ; et cependant cela est ires-vrai, et tous ceux qui sont dans le ciel sont dans la perception que la chose est ainsi. De même, s'il est dit par l'Interne, ou par ceux qui sont dans l'Interne, que ta joie dans laquelle soul les anges vient de l'amour envers le Seigneur et de la charité à l'égard du prochain, à savoir, lorsqu'ils sonl dans l'usage du faire des choses qui appartiennent a l'amour et à la charité, et qull y a en eux une telle joie et une telle félicité qu'il est absolument impossible de les exprimer ; cela doit être dur pour ceux qui sont seulement dans la joie pi'ou'iuiii d>.' l'amour du soi «t du inonde, et n'en
om aucune provenant île l'amour du prochain, sinon en vue d'euxmêmes ; et cependant le ciel et fa juin du ciel ne commencent dans l'homme que lorsqu'expire la considération de lui-même dans les usages qu'il fait. Soit encore ceci pour servir, en quelque sorte d'exemple : S'il est dit par l'interne que l'ame de l'homme n'est autre chose que l'homme interne, et que l'homme interne après la mort apparaît absolument comme un homme dans le monde, avec un visage semblable, un corps semblable, une (acuité sensitive semblable, et une faculté cogitalîie semblable ; ceux qui ont embrassé sur l'ame l'opinion que c'est seulement quelque chose de cogitalif, et ainsi de quasi-élhéré, conséquemment sans furme, et qu'elle doit se recouvrir d'un corps, s'imagineront qu'on s'Éloigne du vrai en disant que l'ame est telle ; et pour ceux qui croient que le corps est seulement l'homme, il leur sera dur d'entendre dire que l'ame est l'homme lui-même, et que le corps qu'on enterre ne sert à rien dans l'autre vie : que cela soit vrai, je le sais; car, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, j'ai été avec des décèdes, non avec quelques-uns mais avec un grand nombre, non une fois mais souvent, et j'ai conversé avec eux sur ce sujet. Il en est aussi de même pouf d'innombrables autres cas.
5512. El il nous a considérés comme épiant ta terre, signifie qu'il avait remarqué que les vrais de l'Église étaient pour tilc/icr d'avoir du lucre : on le voit par la représentation des fils de Jacob, qui ici sont nous, en ce qu'ils sont les vrais de l'Église dans le Naturel, N" 5à03, 5410, 5427, 5458; et par la signification des espions ou de ceux qui épient la terre, eu ce qu'ils sont ceux qui sont dans les vrais de l'Eglise seulement pour tacher d'avoir du lucre, N' 5432.
5513. El nous lui avons dit : Droits nous sommes, nous; nous ne sommes pas des espions, signifie le négatif qu'ils soient dans les vrais de l'Église pour le lucre : on le voit par la signification de lui dire, en ce que c'est la réponse, ici une réponse négative ; par la signification de droits nous sommes, nous, en ce que c'est qu'ils sont dans des vrais qui en eux-mêmes sont vrais, N°" 5434, 5437, 5460 ; et par la signification des espions, en ce que ce sont ceux qui sont dans les vrais de l'Église pour le lucre ; ici, en ce que ce n'est pas pour le lucre.
5514. Douze frères, nous, signifie tous les vrais en un seul complexe : on le voit par lu signification île douze, en ce que ce sont toutes choses, et quand ce nombre se dit des fils de Jacob, comme ici, ou des douze tribus qui tiennent d'eux leurs noms, et aussi des douze apolres, ce sont toutes les choses de la foi dans un seul complexe, N" 577, 2039, 2129, 2130, 2553, 3272, 3488, 3858, 3862, 3913, 3920, 3939, SOBO.
5515. Fils de notre pire, signifie d'une mime origine ; on le voit par la signification des fils, eu ce qu'ils sont les vrais, N" 489, 491, 533, 1147, 2623, 3373 ; et par la signification du père, en ce qu'il est le bien, N" 2803, 3703, 3704 ; de là les fds du père signiDent les vrais procédant du bien, ainsi d'une même origine ; ce sont aussi tous les vrais procédant d'un même bien.
5510. L'un n'est plus, signifie que le Divin spirituel de qui (procède la conjonction) ne se manifeste pas: on le voit par ce qui a Été dit ci-dessus, N" 5444, où sont les mêmes paroles.
5517. El le plus petit est aujourd' hui avec notre père, signifie que d'après lui il a été adjoint an bien spirituel : on le voit aussi par les explications données ci-desssus, 5443, oii sont les mûmes paroles : s'il est dit » d'après lui, «c'est parce que le Médium, qui esl représenté par Benjamin, procède du céleste du spirituel, qui est Joseph.
4518. Et nous a dit l'homme seigneur de ta terre, signifie l'uperception au sujet du céleste du spiritut I régnant dans le naturel : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est apercevoir, ainsi qu'il a été Iressouvent montré ; et par la signification de V /tomme seigneur de la terre, en ce que c'est le céleste du spirituel régnant dans le ua- Uirel, N° 5510.
5519. En ceci je saurai que droits vous êtes, vous, signifie qu'il veut, s'ils sont dans les vrais non pour le lucre .- ou lu voit par la signification de savoir, en ce qu'ici c'est vouloir ; cela résulte, en elfet, de la série ; cl par la signification de droits vous ries, vous, ainsi non espions, en ce que c'est qu'ils sont dans les vrais non pour le lucre, IV" 5432, 5512.
5520. Votre frère, l'un de vous, faites rester avec moi, signifie que la foi par lu volonté serait séparée : on le voit par la
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 21!) représentation de Schiméon, qui ici est l'un des frères, en cequ'ii est la foi par la volonté, N° 5582 ; et par la signification tic faire renier, en te que c'est eti-e sépare : comment ces choses se passent, cela a été dit précédemment.
5521. Et la famine de vos maisons, prenez, signifie afin que pendant ce temps ils veillent sur eux-mêmes dans cette désolation : on le voit par ce qui a été dit ci-dessus, N° 5û«5, où sont des paroles semblables ; que ce soit dans cette désolation, c'est parce que la famine signifie la désolation.
5522. Et allez, signifie afin qu'ainsi ils rivent : on le voit par la signification d'aller, en ce que c'est vivre, N" 3335, 3090, i882, BÛ8S.
5523. Et amenez votre frère le plus petit vers moi, signifie que s'il y avait le médium, il y aurait conjonction : on le voit parla représentation du Benjamin, qui ici est le frère le plus petit, en ce qu'il est le médium, N" 5411, 5413, 5443 ; et par la signification de ['amener vers moi, en ce que c'est par suite la conjonction ; en effet, par le médium sVpùri: la conjonction de l'Interne, .qui est représenté par Joseph, avec les Externes qui sont représentés par les fils de Jacob, comme il a été montré ci-dessus, N" 5411, 6418, 6427, 5428.
5534. Et je saurai que non pas des espions vous êtes, vous, signifie qu'a/ors les vrais ne seront plus pour le lucre : on le voit par la signification des espions, en ce que ce sont ceux qui sont dans les vrais de l'Église pour le lucre ; ici, qu'ils ne seront plus pour le lucre, à savoir, si par le médium il y a conjonction.
5525. Que droits vous êtes, vous, signifie, qu'ainsi H y aura correspondance : on le voit par la signification de droits vous (tes, vous, en ce que c'est i|tiïl; sont dans ta vrais; car droit, c'est le vrai, N" 5434, 5437 ; et comme ils sont dans les vrais non pour le lucre, alors qu'il y a correspondance, c'est pour cela que n droits vous êtes, vous, » signifie aussi qu'il y aura correspondance.
5528. Votre frère je vous donnerai, signifie qu'ainsi les vrais deviendront des biens : on peut le voir par la représentalion de Schiméon, qui est ici le frère qu'il devait leur donner, en ce qu'il est la foi par la volonté, N° 5482 ; et par la représentation des dix fils de Jacob, qui sont ici ceux auxquels il serait
A AI'. AN ES ClXIiSTKS.
donné, on ce qu'ils sont les vrais de l'Eglise dans le naturel, N" 5A03, 6410, 5S27, 542$, 6512 : si ces paroles i. voire frère je vous donnerai, » signifient qu'ainsi les vrais deviendront des liions, c'est parce que quand il y a la foi par la volonté, les vrais deviennent des biens, car des que le vrai de la Toi, qui appartient à la doctrine, entre dans la volonté, il devient le vrai de la vie, et il devient le vrai en acte, et alors il est appelé bien, et il devient aussi le bien spirituel ; c'est de r.e bien qu'est formée par le Seigneur chez l'homme la nouvelle volonté : si la volonté fait que le vrai es! le bien, c'est parce que la volonté, considérée en elle-même, n'est autre ehose que l'amour, car tout ce que l'hom,me aime, il le veut, et tout ce qu'il n'aime pas, il ne le veut pas ; et parce que tout ce qui appartient a l'amour ou vient de l'amour est perçu par l'homme comme tiien, car cela lui donne du plaisir ; c'est de la que tout ce qui appartient à la volonté ou vient de la volonté est le bien.
5527. Et ta terre en commerçant vous parcourrez, signifie qu'ainsi les vrais d'après le bien seront frnclifiés, et qu'ils
gnilication de commercer, en ce que c'est s'acquérir les connaissances du bien et du vrai, ainsi les vrais de l'Église, et les communiquer, N°uâ53 ; ceux qui ont de telles connaissances sont appelés négociants, N" 2907 : c'est pourquoi parcourir la terre en commerçant, c'est chercher de telles connaissances partout où elles sont; delà rés olte que parti parcourir la terre en commerçant » , il est aussi signifié fruclilier les vrais d'après le bien ; en effet, quand la conjonction a été faite par le Médium, qui est Benjamin, à savoir, la conjonction de l'homme Externe, que lus dix lils de Jacob représentent, avec l'hommi.' Interne qui est Jnsi-jili, conjonction dont il s'agit ici, ou, ce qui est la même chose, quand l'homme a été régénéré, les vrais sont alors !'.orilirier:l: ment limliliés d'après le bien; car celui qui est dans le bien, est dans la faculté de voir clairement les vrais qui découlent des vrais communs, et cela, dans une série continue ; et davantage ensuite dans l'autre vie, où les mondains et les corporels ne donnent point d'ombre ; que celle faculté suit dans le bien, c'est ce qu'il m'a été donné de savoir par de nombreuses expériences ; les esprits qui n'avaient pas eu une (elle perspicacité, quand ils vivaient hommes dans le monde, mais qui cependant
GENÈSE. GHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 2'2i avaibiil pratiqué la viu tlo la charité, je les ai vus élevés dans dos sociétés angéliques, et alors dans la même intelligence ci la mémo sagesse que les anges de ces sociétés, ei mémo ils ne savaient autre cliose si ce n'est quo cette intelligence cl ccito sagesse étaient en eux ; car par le bien, dans lequel ils avaient été, ils étaient dans la faculté de recevoir tuut in Du\ des sociétés angéliques dont ils faisaient partie : dans le m'en il j a une telle faculté, et par suite une telle fructification. Toutefois, les vrais qui cliez eux sont fructifies par le Lien ne restent pas des vrais, mais ils sont confiés par eux » la vie, cl alors ils deviennent des usages, c'est pour cola que par « vous parcourrez la terre en commerçant, » il est signifié aussi qu'ils contrilmeront tous a l'usage el au lucre.
5Ô28& Vers. 35, 30, 37, 38. Et il arriva, comme eux ridaient leurs tacs, et voici, à chacun le paquet de son argent dans son tac ; et ils voyaient les paquets de leur argent, eux et leur père ; el ils furent saisis de crainte. Et leur dit Jacob, leur père : Vous m'avez privé d'enfants, Joseph n'est plus, cl Schiméon n'est plus, et llenjamin vous prenez ; sur moi seront toutes ces choses. Et dit Reubcn à son pire, en disant : Mes deux fils fais mourir, si je ne te le ramené; donne-le en ma main, et moi je te le ruminerai. Et il dit : !Ve descendra point mon fils avec vous, car son frire est mort, et lui seul, lui, est resté; et qu'il lui arrive dommage dans le chemin par lequel vous irez, et vous ferez descendre mit blanche vieillesse dans le chagrin au sépulcre. — Et il arriva comme eux vidaient leurs sacs, signifie l'usage d'après les vrais qui sont dans le naturel : et voici, à chacun le paquet de son argent, .signifie les ordinations des vrais données gratuitement : dans son sac, signifie dans le réceptacle de chacun : et Us voyaient tes paquets de leur argent, signifie l'aperception nue c'était ainsi : eux et leur père, signifie d'après les vrais el le liien du vrai dans ie naturel : et ils furent miifis de crainte, signifie le saint : et leur dit Jacob, leur père, signifie la perception qu'ils curent d'après le tiien du vrai : vous m'avez privé d'enfants, signifie qu'ainsi il n'y a plus d'Eglise : Joseph n'est plus, signifie qu'il n'y a point l'interne : pi Schiméon n'est plus, signifie qu'il n'y a point non plus la foi par la volonté : et Benjamin vous prenez, signifie si