Tu as étendu la droite, la terre les a engloutis
13. Tu as conduit dans ta Miséricorde ce peuple, que lu as racheté; tu (I") as amené par ta force vers l'habitacle de la saintolé.
■Ii. Les peuples l'ont entendu, ils onl tremblé; la douleur a saisi les habitants de la Philislée.
1&. Alors ils ont élé consternés les chefs d'Edom, les puissants de Jloali, la teneur les a saisis; ils se sont fondus tous les hahilants île Canaan.
16. Sur eux sont tombées la frayeur et l'épouvante, par la grandeur de Ion bras ils seront abaitus comme la pierre, jusqu'à ce que soit passé ton peuple, ô Jeiiovah ! jusqu'à ce que soit passé ce peuple, que lu as acquis.
11. Tu les introduiras, tti les piauleras en la montagne de ion héritage , au lieu de la demeure , que tu as fait, 6 Jéhovah l le sanctuaire, a StKXzml qu'uni préparé les mains.
18, Jéhovah régnera pour le siècle el l'éternité.
19. Car est venu le cheval de Pharaon avec son char et avec ses cavaliers dans la mer, el Jéhovah a ramené sur eux les eaux de la lamer; elles vils d'1-rael mil marché sur le sec au milieu rie la mer,
EXODE, ÇHAP. QUINZIÈME. 36»
20. El Miriam la Prophétesse, sœur d'Aliaroa, prit le tambourin en sa main, et toutes las femmes sortirent api'iis elle avec tam-
41. Kl Miriam leur répondit : Chantez à Jëhoy ah, car s' exaltant il s'est exalté , le cheval cl sou cavalier il a jetés dans la mer.
22. Et Moseheli lit partir Israël de la mer de Suph . et ils sortirent vers le déseit de Sehur, et ils marchèrent trois jours dans le désert, et ne trouvèrent point d'eaux.
33. El ils vinrent a Marah, et ils ne purent boire d'eaux pour cause d'amertume, car anieres elles (èiaietit) , c'est pourquoi il appela son nom Marat).
34. El ils murmurèrent, le peuple, contre Moselle 11, eû disant: Que boirons-nous?
23. Et il cria à Jehovau , et Jehoyah lui montra un bois, el il (fe)jeta dans les eaux, eldouces devinrent les eaux ; la il lui posa statu! eljugemem.ct là il le tenta.
36. El II dit : Si entendant tu entends la voix de Jeitovaii Ion Dieu, el Tais ce qui est droit a ses veux, el écoules ses préceptes , et gardes lous ses statuts, toute la maladie que j'ai mise sur les Egyptiens, je ne la mettrai point sur toi , car Moi {je ,uis) Jéhovah qui te guéris.
27. El ils vinrent a Eli tu , ellà(éwic«t) douze fontaines d'eaux, el soîxanle-dix palmiers; el ils campèrent là près des eaux.
CONTENU
8258. Dans ie sens interne de ce Chapitre, le Seigneur esl célébré pour avoir, après qu'il eut glorifié son Humain, précipité dans les enfers les mécluinis qui infestaient les bons dans l'autre vie, et avoir élevé dans le ciel les bons qui avaient été infestés : voilà ce que renferme ce Cantique Prophétique dans le sens intd ne.
8ib9. Ensuite, dans le sens interne, il s'agit de la seconde tenlalinn de ceux qui étaient île l'Eglise spirituelle; celle, tentation est décrite par le murmure du peuple à Marah, oii étaient des eaux amères; cl enfin il s'agit de la consolation, qui est signifiée par le. campemeot à Èlim, où i! y avait douze fontaines et soixante-dix palmiers.
A ftC AN ES CÉLESTES.
SENS INTERHE.
82C0. Vers. ), S. Alors chanta Moscheh, et les fils iffciua.ee Cantique à Jchovah, et ils dirent, en disant : Je chanterai à Jéhovnh, car s'exaltant il s'est exalte, le cheval et son cavalier il a jetés dans lu m-r. Sla force et (mon) cantique, (c'est) Jah, et il m'a été à salut ; celui ci (est) mon Dieu, et je Lai établirai un habitacle, le Dieu de mon père, cl je 1,' exalterai. — Alors chanta Moscheh, et les fils d'Israël, ce cantique à Jchovah, signifie lii glorification ilu Seigneur par ceux i|ui étaient île relise spirituelle !i cause de la délivrance : et ils dirent, en disant, signifie ainsi d'après l'influx :
je chanterai à Jéhoruh, souille que l;i gleilï: est au Seigneur seul : car s'exaltant il s'est exalte, signifie qu'il a manifesté son Divin dans l'Humain :Jeefcfi>a/ ei son cavalier il a jelesdans la mcr.sipiiic en ce que par sa seule présence lus faux d'à pris le mal ont été dam- \ nés et jetés dans l'enfer ; ma force, signifie que tout ce qui appartient à la puissance vient de Lui : ci (mon) cantique , (c'est) Jah, signifie que tout tv qui appament à la foi et par suite à la gloire vient du Divin Vrai qui procède de Lui : et il m'aété à safut, signifie que de la vient la salvalion : et je Lui établirai un habitacle,
sipific que dans le bien, qui procède de lui, il»sera comme dans son ciel : le Dieu de mon père, signifie qu'il n'y a point eu d'autre Divin dans les Églises Anciennes : et je L'exalterai, signifie que maintenant le culte Divin sera aussi pour Lui seul.
826) . Alors chanta Moieheh, et les fils d Israël, ce cantique à Jéhovak, signifie la glorification da Seigneur par ceux qui étaient de l'Église spirituelle à cause de la délivrance : on le voit par la signification de chanter un cantique, en ce que c'est la glorification, ainsi qu'il va être exposé; que un M>ii la ^lnniiujiian du Seigneur, c'est parce que dans la Parole par Jéhovali est entendu le Seigneur, N°M343,1736,S9ïl,30î3, 3035, 5041, 5663,6280, 6S8 1,6905, 6945, 69i6; et parla représentation de Moscheh et des fils d'Israël, en ce que ce sont ceux qui étaient de l'Église spirituelle, car Mosclieli avec le peuple représente cette Église; Moscheh, la télé de cette Église, parée qu'il représente aussi le Divin Vrai, et le peuoie ou les fils d'Israël l'Église elle-même -, que les fils d'Israël soient
EXODE, CHAP. QUINZIÈME. 363 ceux qui élaiem de l'Église spirituelle, on le voit K os 6126, 11637. (1863, 7035, 71)62, 7198, 7S01,7W5, 7223 ; que ta glorification du Seigneur ail lieu il cause de la délivrance, cela csL évident d'après pc qui a été Montré dans le Ch.qiiire |n t'fédi'rjl, savoir, que ceux qui étaient de l'Église spiriluelle avaient élé sauvas uniquement par ravinement du Seigneur dans le ninndc, et que jusqu'à telle époque ils avaicnlcté détenus dans la lerre inférieure, et y avaient élé infestés par tes esprils qui riaient dans les faux d'après le mal, et enfin avaienl été délivrés par le Seigneur après qu'il eut fait Divin en J,ui l'Humain; que ('eux qui riairut de l'l\glise spirituelle aient ■élé sauvés uniqiiemeui par l'avènement du Seigneur dans le monde, eela a été montré >'« 2661,3716, 3833, 981», G37ï; et que jusqu'à cette époque ils aietu été détenus dans la lerre inférieure, et aient été délivrés par le Seigneur lorsqu'il eut fait Divin en Lui l'Humain, on l'a vu N"*6854, 691 i, 7035, 7031 f., 7838, 7932, 801 S, 8054. Que clianler un cantique, ccse.il gWilier. et qu'ainsi le cantique soil la glorification, c'est pan:' 1 que les Cantiques, dans l'Eglise Ancienne et plus lard dans l'Église Juive, étaient propbéli-
venirdans le monde, et qu'il devait drlruiic la tourbe diabolique, alors plus formidalile que jamais, et délivrer les fidèles des attaques de celte tourbe; et comme les expressions prophétiques dus cantiques contenaient de telles eboses dans le sens interne, c'est pour cela qu'elles signifient la glorification du Seigneur, c'est-à-dire, la Célébration du Seigneur d'après l'allégresse du ctetir ; ei) effet, l'allégresse du cri'ur est principalement exprimée par le clianl, car l'allégresse, dans le clianl, éclate co.;, me de soi-même dans ce qu'il a de sonore; delà vient que, dans les eanliques, Jéliovali, c'est-àdire, le Seigneur, est appelé Héros, Homme de guerre. Dieu des années, Victorieux, fui ce, buulcvard. bouclier, salut; et que la tourbe diabolique, qui a été détruite, est appelée l'ennemi, qui a été frappé, cnrdouli, submergé, jeté dans l'enfer. Ceux qui n'avaient aucune notion du sens inlerne, erojaieiil aussi autrefois qu'il fallait eniendreucs eboses qui étaient dans le monde, par exemple, les ennemis, les combals, les victoires, les défaites, les submersions, dont lescantiques traitaient dans le sens externe ; mais ceux qui savaient que tous les prophétiques renfermaient des célestes et des
ARCAHËS CÉLESTES.
Uivins, et que mu-ci étaient représentes dans ceux-là, savaient qu'il y était question île la damnation des infidèles, el de h salvation deslidèle.'.piirletieisrH'iirîiir'sini'il vicinliaitilniis le monde ;el alors ceux qui savaient cela, ut qui y pensaient et en étaient affectés, avaient une a libres se interne, mais les autres n'avaient qu'une allégresse e\ terne ; les Anges aussi, qui étaient die/ les hommes, étaient alors en même. Icmps dans la nia iiicalion du Seigneur ; de la pour ceux qui chantaient et qiiiéeoutaient 1rs cantiques il y avait, d'après la sainteté et la béatitude provenant de l'influx du ciel, une allégresse eéleste dans laquelle, il leur semblait être enlevés dans !e ciel; les «iniques de l'Eglise clic/, les Anciens avaient un tel effet, ils auraient aussi un tel effet aujourd'hui, car tes Anges spirituels sont prim'ipah uicnt afleciés par les Cantiques, qui traitent du Seigneur, de son Royaume el île l'Église : si les Cantiques de l'Église oui eu cet effet, c'était non-seulement parce que par eux l'allégresse du cœur devenait active, et s'élançait de. l'intérieur jusqu'aux libres exlivmes du corps, cl les ébranlai! par un frémissement agréable et su iiii'iiie leiups sa] ut , mais aussi parce que la glorification du Seigneur dans les deux se fait pal des chœurs el ainsi par des concerts d'un 1res grand nombre d'Anges; c'est de là aussi que le langage des Anges est harmonique, se terminant en cadences; sur les chœurs, voir H" 3595, 3596, 3359, r,l 8ï, 8 1 1 5 ; sur le langage Angélique, en ee qu'il se termine en cadences, noir N« (GI8, 16iï>, 7191 f., de la vient que les glorifications du Seigneur cbe/ les Anciens, qui étaient de l'Kjdise , se faisaient par des Cantiques, des psaumes, des instruments de musique de divers genre , car les anciens, qui étaient de l'Église , éprouvaient une joie au-dessus de toutes les joies par le souvenir do i'avènem en t du Seigneur, eldela salvation du genre humain par lui. Que les cantiques prophétiques aient contenudans le sens interne la glorification du Seigneur, c'est ce qu'on voit par les Cantiques dans la Paiole; par exemple, dans Ésaie : ■ Moi Jénovah, je T'ai appelé » dans la justice, et je prendrai ta main ; Moi, je Te garderai, et je - Te donnerai en alliance au peuple, comme lumière des nations, » pour ouvrir les yeux aveugles, pour tirer de la prison [enchaîné, » ik la maison de réclusion ceux qui sont aisis dans les ténèbres : > chante: à Jèhovah on Cantique nouveau, sa louange, extrémité
ËXODH. CHAI 1 . QUINZIÈME. 367 » de ta [erre; qu'ils élèvent ta voix, le désert cl ses villes; qu'Ut . chantent les babitanlsdu rocher, qui!» donnent gloire à Jéhorah;
• Jfïiovaii comme un Héros sortira , comme un liomme de guerre ,
■ il excitera le Zctc, su: se ennemis il prévaudra. . — XLII. G, 7, 8, 9 el suiv.; — qu'ici il s'agisse du Seigneur, en te qu'il deuil venir peur délivrer ceux qui étaient dans iaraplivité. spirituelle, cela esl évident ; c'est pourquoi ii est dit : Glaniez à Jéliovah un cantique nouveau ; et: du'ils ''liaiiitui les lubii.iuis du loelier; pai utilement dans le Blême ; « Je. '/"ni ilimii'- pnnr titl innée du peuple, pour » rétablir la lerre, pour panier Ils ln'iala^s dévastés, pour dire
■ nux enchaîné* : Sorte; ; à ceux qui scml dans les ténèbres : Mon-
» trez-vous ; sur les cbemins ils paîtront, et dans louiez les colliii nés (»em) Jeiirpàluragi' : (.Vieille;, (.'.■< ux ,'ei ivjouis-loi, lerie; el
■ èAata, montagnes, en chant, parce que Jéhovah a consolé son
■ peuple, el de ses affligés il aura compassion. " — XLIX. 8, 9, 10, 43 et suiv. ; — là aussi il s'agit de l'avènement du Seigneur et de ta délivrance des ciu'haintjs. Dans David : a (Juntes à Jvltoiah « un cantique nouveau, bénissez son Nom ; énumérez parmi les na- » lions sa gloire; tous les dieux des peuples, vanités! mais Jéhovah « a fait lescieux, gloire et honneur devant Loi, force et beauté dans » son sa net ua ire ; dniiuc/ à.li'-lir>Ya!iy»ire cl force, donnez à J.haiaii « la gloire de ion Nom ; diles parmi les nations: Jéhovah régne, • aussi le globe esl affermi, et il ne sera point ébranlé; Jéhonali . lient; il ment pour juger la lerre. . — Ps.XCVl. I a (3. — JJans le Même : ■ Jdhuïah m'a fait monter de ta fosse de inflation, de la » fange de la boue ; et il a établi sur le roc mes pieds; ci il a mi.\ .. diim via boachc un Cantique, nouveau, une louange a noire Dieu; > plusieurs verront et auront confiance. » — Ps. XL. 3, i ; — d'apris ces passages on voit aussi que le Cantique est la glorification du Seigneur à nuij-e de la dénonce; car les cantiques enveloppaient l'allégresse du cœur et l'exaltation du Seigneur, l'allégresse du cœur à cause de l'avénemenl du Seigneur et de ia salvalion alors, et l'exaltation à cause de la victoire sur les ennemis spirituels ; l'allégresse du cœur avec l'exaltation du Seigneur, c'est ce qui esl entendu par la glorification. Que l'allégresse du cœur ait été signifiée par les canlîques , cela est évident dans David : ■ Con-
- fessez Jéhovah sur ta harpe, sur le nablion à dix cordes, psalmo-
\KCANES CÉLESTES.
u diez-I.ui , chaut?: -Lui un niniii/ur uuui-rnii . rendra un beau ton-
■ Cher avt'C cri irlenii^aiit, parée ipi'ii rw->rmlile comme un mun-
- eeau le eaux de la mer, il met dans des trésors les animes. * —
Ps. XXXIII. 2 17. — DansEsaîe: « Elle cessera, la joie des lam- Iwmïns; il cessera, le tumulte des joyeux; elle cessera, la joie de la harpe, avec Chant ils ne boiront point le via . ■ — XXIV. 8, 9. — El dans Anios: « Je changerai vus fêles en deuil . tt tout loi canti-
■ ques en lamentation. • — VIII. 10. — (Jiie l'exaltation de Jéhovali, c'est-à-dire, du Seigneur, se suit faile par des cantiques, un le voit dans David : • Le serviteur de .IrSiovah. I>a\id. qui prononça à
- Jchouah Ici paroiei de ce Cantique : JéliOVah ma force, Jéhovall ' mon rucher, et nia fcrlercsse, et mon libérateur, mon Dieu, mon » rocher en qui je me confie, mon bouclier, et la corne de mon salut,
■ mon refuge ; en le louant j'invoquerai Jéhovah, alors de nies en- . nemis je serai délivré. • — Ps.XVIU. 1,2, 3, * et suit. - Dans le Même : « Jéhovah (est) ma furee, et mon bouclier, e'ctt pour- » quoi par un Cantique je Le confesserai ; léhoiah (est) leur force, . et la forée des salulsdeson Oint. • — Ps. XXV111. 7, 8. — Dans le Même : ■ Ton salut, û Dieu, en haut me conduira ; je louerai le
* Nom de Dieu par un Cantique, et je Le magnifierai par une con- > fessiou. » — Ps. LX1X. 30, 3t . — Que les Cantiques aient traité du Seigneur, c'est aussi ce qu'on voit dans Jean : • Les vingi-quatre
• Anciens chantèrent un Cantique nounou, disant : Tu es digne de
■ prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux, parce que lu as été
■ tué, Cl nous as rachetés a Dieu en Ion sang. » — Apoc. V. 9, 10: — eldaitsleMémc: u JevisscplAngcs,etceiu:giBc*«itainM
• te Cantique de Moïse serviteur de Dieu, cl le Comique de l' Agneau,
* disant: Grandes cl admirables {sont) lesouivres, Seigneur, Dieu
- TouL-Puissanl ! justes et véritables [•tint) tes chemins, Roi des » saints! Qui ne Te craint , Seigneur, 'il "> qiorific ton Nam. • — Apoc. XV. 2, 3 ; — te Cantique de Jloise et de l'Agneau, est leCantiquequi est dans ce Chapitre; il es! appelé le Cantique dcl' Agneau, parce qu'il y est question de ia iîlurilicatioii du Seigneur.
8Î6Ï. Et il» dirent, en disant, signifie ainsi a'tiprcs l'influx ; on le voil par signification de dire, lorsqu'il s'agit de la glorification du Seigneur par un Cantique, en ce que c'est l'influx ; dire est aussi l'influx, N°»57M, 61 53, 6291 . 7291, 7381, 8221.
blXODE , CHAP. QUINZIÈME. 369 8263. Je chanterai à Jéhovah, signifie que la gloire est au Seigneur seul: on le voit pur la signification de chanter à Jéhùvak, en ce que c'est glnrifior le Seigneur, ainsi qu'il vient d'être montre K«8î61, par conséquent que la gloire est a Lui ; qu'elle soit a Lui seul, c'est parce que le Seigneur est Jéhovah dans la Parole. N° 82GI , ainsi seul Dieu. Dans la Parole il est dit (à et là qu'à Dieu seul sera la gloire et l'honneur ; celui qui ne connaît point les intérieurs de la l'avnU', pfiii niiic que U. Si'ii-iiwir veut et aime la gloire comme l'homme dans le monde, et même par la raison qu'elle Lui appartient de préférence à tous dans l'univers, mais le Seigneur veut la gloire non par rapport à Lui, mais par rapport à l'homme qui Le glorifie ; l'homme qui Le glorifie , fait cela d'après une sainte vénération pour Lui en ce qu'il est lesuprëmc, et d'après une humiliation do soi-même en ce que relativement il n'est rien , et parce qu'ainsi il y a dans la glorification du Seigneur par l'homme non-seulement une sainte vénération, mais aussi une humiliation, l'homme est alors en état de recevoir l'influx du bien procédantduSeigneur.par conséquent aussi l'amour pour le Seigneur; de là vient que le Seigneur veut que l'homme Le glorifie, voir N°» 4347, 4393, 5957 : que l'infiux du bien procédant du Seigneur soit dans le cœur humble, on le voit N°> 399i, 7478.
8204. Car t'exattant il t'est exalté, signifie qu'il a manifesté son fliiin dan» l'Humain : on le voit par la signification àat'exalter, quand cela est dit du Seigneur, en ce que c'est manifester le Divin dans l'Humain ; si ces paroles, <• en s'exaltanl il s'est exalié,» ont cette signification, c'est parce que le Divin est le Très-Haut ou le Suprême, et que le Seigneur, quand il a élidans le monde, a fait Divin en Lui l'humain, el ninsi r-n s'™i[nnL s'est exalté ; que le Haut dans la Parole signifie le Divin, on le voit N° 8153 ; ici il est dit: « en s'exaltant il s'est exalté, » et par là est signifiée la manifestation du Divin dans l'Humain, parce que dans ce Cantique il s'agit duSeigneur, en ce qu'après avoir fait Divin son Humain il a jeté les méchants dans les enfers, et a élevé les bons dans le Ciel, K° 8258, et cela par sa seule présence, K° 7989, car jeter les méchanis dans les enfers et élever les bons dans le Ciel, par la seule présence, c'est là le Divin.
8S!65. Le chacal et son cnoalicr il a jetés dans ta mer, signifie en m "
370 ABC ANES CÉLESTES
te que c'est par sa seule présence la foui d'après le mal ont été damnés tt jetés dans t'enfcr : on le voit par la signification du cheval, en ce que ce soniles faux d'après l'intellectuel perverti, car le cheval est l'intellectuel, K°"27Gt,2762. 3217,5321, et dans lesensopposé l'intellectuel perverti, et commis c'est un intellectuel nul, dans ce sens le faux est signifié par le cheval, et le scientifique faux par le cheval de Pharaon, M™ 6125, 8U6.8U8; par la signification du cavalier, en ce que ce sont les raisonnements qui en proviennent, M™ 8446, 8148; et parla signification jeter dans la nier, eu ce que c'est damner et jeter dans l'enfer, car la mer, ici la mer de Suph, est l'enfer oii sont les faux d'après le mai de ceux de l'Église qui avaient été dansla foi séparée et dans la vie du mal, N« 8099. 8137,8148; c'est de la qu'ils sont appelés les faux d'après le mal; que ces faux aient été damnés et jetés dans l'enfer par la seule présence du Seigneur, cela a élé montré dans le Chapitre précédent ; en effet, les méchants ne peuvent en aucune manière supporter ni soutenir la présence Divine, car par la présence Divine ils sont dans l'angoisse, dans la torture, et comme privés de vie, ils se comportent comme ceux qui sont dans l'agonie de la mort ; et cela, parce que la ton te -puissance est dans le Divin, et qu'elle détruit et éteint ce qui est opposé, ainsi le faux et le mal ; c'est de là que la vie de ceux qui sont dans le faux et dans le mal est en souffrance par la présence Divine, el sent alorv eu soi l'enfer, selon le degré de la présence ; mais afin que ceux qui sont dans les faux et dans les maux ne soient point détruits entièrement ni torturés, ils sont voilés par leurs propres faux et leurs propres maux comme par d'épais brouillards, qui sont d'une telle nature, qu'ils affaiblissent l'influx du Divin, ou le repoussent ou l 'étouffent, ainsi que font ordinairement les brouillards terrestres ou les nuées à l'égard des rayons du soleil : c'est la ce qui est entendu par ces paroles dans Jean: » lis diront aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, . et cachez-nous de la face de celui qui est assis sur le trône, et de » la colère de l'Agneau, parce qu'il est venu le' grand jour de sa • colère, qui donc pourra se tenir debout. . — Apec. VI. (6, i7 ; — par les montagnes elles rochers, auxquels ils diront de tomber sur eux et de les cacher, sont signifiés les maux et les faux ; par la colère de l'Agneau esi signifié !c tourment, car il semble que ie
EXOPE, CHAP. QUINZIÈME. 3T) Divin tourmente par colère, lorsque cependant ce sont les faux mêmes et les maux mêmes; pareillement dans Ésaîe II. tû; dans Hosée, X, 8 ; dans Luc, XXIII, 30; que la damnation soit produite par la seule présence du Seigneur, c'est aussi ce qui est signifié dans ce Cantique, par les passages suivants: ■ Tu élances ta fuu reur, elle les dévore comme du chaume; et par le vent de tes • narines ontété amassées les eaux, comme un monceau se sont ■ arrêtés les courants : lu as soufflé par ton vent ; la mer les a > couverts, ils ont gagné le profond ; tu as étendu lu droite, la terre » les a engloutis.» — Vers. 7,8, 10, 1S; — pareillement dans plusieurs autres passages dans la Parole.
8Î66. Ma fora; siijiiifie nw inui ci-qw appartient a la puissance vient tic Lui : on le voit par la signification de la force, en ce que c'est la vigueur et la puissance; et parce qu'il est dit ma force, et qu'il s'agit de Jéhovah ou du Seigneur, c'est que tout ce qui appartient à !a puissance vient de Lui.
SÎ67. Etmon Cantique, c'est Jah, lignifie que tant ce qui appartient ri la (ai et par suite à la gloire rient du D'miu Vrai qui proc'ede de Lui :on le voit par la signification du Cantique, quand il s'agit de Jéhovah, en ce que c'est la glorification du Seigneur, N°8S64 , mais que quand il s'agit de l'homme, comme ici, c'est la gloire qui provient de la foi, ainsi la foi d'où provient la gloire, car tout ce qui appartient à la gloire qui est à l'homme vient de la foi pour le Seigneur, parce que la foi qui est la foi vient du Seigneur, et ainsi dans la foi est le Seigneur, par conséquent la gloire ellemême ; si la gloire de l'homme vient de la foi, c'est aussi parce que le Divin Vrai, duquel provient et par lequel existe la foi, apparaltdevant les yeux des Anges comme lumière, et aussi comme splendeur et éclat de lumière; cet éclat de lumière, joint aux magnificences du ciel qui proviennent de la lumière, est appelé gloire, laquelle par conséquent n'est autre chose que le Divin Vrai, ainsi la Toi. Que Jah soit 1c Divin Vrai procédant du Divin Humain du Seigneur, c'est parce que Jah est d'après Jéhoyaii, et ce Vrai est appelé Jah, parce qu'il n'est point l'Etre, mais l'Exister d'après l'Etre, car ie Divin Vrai est l'Exister, et le Divin Bien est l'Être, voir !S° 68B0 ; c'est aussi de la qu'il est dit " mon cantique , c'est Jah, - parce que le cantique signifie U fni qui appartient au Divio
37a ARCANES CÉLESTES.
Vrai : Jah signifie aussi le Divin Vrai dans David : ■ C&wite* à • Dieu, louez son nom, exaltci celui qui chevauche sur les nuées, ■.par Jah ton nom, et hondisseï devant Lui. > — Ps. LXV111. U ;
— louer et exaller Dieu par Jah son nom, c'est par le Divin Vrai: et aussi dans le Même : ■ Dansladeiressej'ai invoque Jah, Jn/im'a > répondu par l'Élargissement; Jéhovah m'a secouru, ma force et . (mon) cantique, (c'esl) Jali; je ne mourrai point, mais je vivrai, . et j'annoncerai les œuvres de Jah; j'entrerai par les portes rie la . justice, el je confesserai Jah. » - Ps. CSV111. 11,13, 1i, 17, 19 ;
— la. Jali est le Seigneur quant au Divin Vrai; pareillement Jnh dans Hallelu-Jali , — Ps. CV. W. Ps. CVI. 1,48. Ps. CXI. I. Ps. CX11. I.Ps. CHU. I ,9. Ps.CXV. 17, 18. Ps.CXVI. 19.
8268. Et il m'a itêùsalut, lignifie que de là viem la situation : on le voit sans explication.
82G9. Et je Lui établirai un habitacle, signifie que dam le bien, qui procède île Lui, ii sera comme dans son ciel : on le voit par la signification île l'habitacle, lorsque cela est dit de Jéhovah ou du Seigneur, en ce que c'est le bien; si l'habitacle du Seigneur est le bien, c'est parce que tout Lien vient du Seigneur, ainsi le bien appartient au Seigneur, au point qu'il peul être dit que le Seigneur est le bien ; quand If Seigneur habile dans le liien. il habite dans son Divin, et il ne peut habiter ailleurs, selon les paroles du Seigneur dans Jean :» Jiîsus dit : Si quelqu'un M'aime, il garde ma » parole, et mon Pere l'aime, et vert lui nous viendront, et (notre) demeure chez luinous feront. » — XIV. 23; — le bien d'après le
Divin est décrit ici par aimer le Seigneur et garder sa parole, car le bien appartient à l'amour, il est dit que chez lui ils feraient leur demeure, c'est-à-dire, dans le bien chez lui. 11 est dit : « comme » dans son ciel, • parce que le ciel est appelé l'habitacle de Dieu, par la raison que le bien, qui procède du Seigneur, est dans le ciel et constitue le ciel; le Seigneur est aussi dans chaque homme comme dans son ciel, lorsqu'il y est dans le bien, car le ciel de l'homme est le bien, et l'homme par le bien est chez les Anges dans le ciel : de la il devient évident que par « je lui établirai un babila- ■ cle, > il est signifié que dans le bien, qui procède de Lui, il sera comme dans son ciel.
8270. ht Dira de mon père, lignifie qu'il n'y a point en d'autre
EXODE, CHAP. QUINZIÈME. S73 Divin dans tes Eglises Antiennes : on le voit par ta signification du père, en ce que c'est l'Église Ancienne, N n * 6050, 6075, 76i9, 8058; de lii te Dieu du père est le Divin dans les Églises Anciennes ; que le Divin dans ces K^ises ait été le Seigneur, cela a Clé monlré H" 684G, B876, 6881; et que par Jéhovali elles n'aient pas entendu d'autre que le Seigneur, on le voit N™ 4313. !i663.
8271 . Kl je t'exalterai , signifie que maintenant le culte Divin sera aussi pour Lui seul : on le voit par la signification d'exalter, quand il est dit du l'hunum; i|tul exaltera Jéhovah, en ce que c'est le culte, car le culte Divin consiste dans l'exaltation du Seigneur respectivement a soi , et cela selon le degré de l'humiliation de soi-mime devant !>■ .Sci^niiiir; riuuuiliation est l'essentiel du culte Divin ; quanti l'homme est dans cet essentiel , il est alors en Étal de recevoir du Seigneur le vrai qui appartient à la foi , et le bien qui appartient à la charité , par conséquent en état fie l'adorer : mais si l'homme s'exalte lui-même devant le Seigneur, alors il ferme les intérieure de son mental a la réception du bien et du vrai qui procèdent du Seigneur. Quant à ce que c'est que s'exalter, quand il est dit du Seigneur qu'il S'exalte , on vient de le voir N«8î6i.
8273. Vers. 3, i, 5. Jéhovah fesl) homme de guerre, Jéhovah (est] son .\om. Les chars de Pharaon et son armée il a jetés dans la nier; et l'élite de ses chefs tertiaires a été submergée dans ta nier de Snph, Des abîmes tes ont couverts. Us sont descendus dans tes profondeur* comme nue pierre. — Jéhovali <est| homme de guerre , signifie que le Seigneur défend contre lotis les maux et tous les faux qui viennent des enfers. Jéhovah (est) son Nom , signifie qu'il est le seul de (Jui toutes choses procèdent : tes diart de Pharaon et soa année il a jetés dans la mer, signifie que les faux d'après le mal , en particulier et en général , de ceux qui étaient de l'Église et y avaient vécu dans le mal, se sont précipités dans les enfers a Sa présence : et l'élite de set chefs tertiaires, signifie tous les faux en ^éiiéral avec les faux qu'ils contiennent ; a été submergée dans ta nur de Suph , signifie qu'ils se sont renfermés par les faux d'après le mal : des abîmes tes ont couverts , signifie que les faussetés provenant des cupidités les ont enve-