‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Exode, chapitres 9.15Chapitre 28 sur 30 · ABC AN KS CÉLKSTKS · texte numérisé non relu

ABC AN KS CÉLKSTKS

loppés : iii tout descendu» dam les profondeurs comme une pierre , signifie qu'ils sont lombes vers les inférieurs comme d'après la pesanteur.

8Î73. Jéhovolt cil homme de guerre, lignifie que le Seigneur défend contre tous les maux et tout les [aux gui viennent des enfers : on le voit par la sipiliealion de V homme de guerre, en ce que c'est celui qui combat contre tes fan* et les ma»x, c'esl-!t-dire , contre les enfers, et en est vainqueur, ici celui qui défend l'homme contre eux ; car , ainsi qu'il a fié montré ci-dessus , le Seigneur seul combat pour l'homme, et le défend, quand il est attaqué par les enfers, et cela continuellement, surtout dans les (entai ions, qui sont les combats spirituels : le Seigneur est appelé homme de guerre, d'abord , parce que , quand il était dans le monde , il a combattu seul, c'est-à-dire, par Lui-MSmc, contre les enfers, qui alors quant It la plus grande punie avaient été' miveris. et qui attaquaient et s'efforçaient de subjuguer tous ceux qui venaient dans l'autre vie, quels qu'ils fussent : si la lourk- diabolique, c'est-à-dire, les enfers, attaquaient alors avec un tel acharnement, c'était parce que le Divin qui passait par le ciel, cl qui avant l'avénemcnt du Seigneur était le Divin Humain, ne. prévalait pas rond e le- maux et les faux qui s'étaient si immeuMimeui augmentés, c'est pourquoi il a plu au Divin lui-même de se revêtir de l'Humai» cl. de lr l'aire Divin, et alors en même temps, par des combats admis en soi, de jeter celle tourbe diabolique dans tes enfers, et de l'y renfermer et la soumettre aux cieux; et aussi eu même temps de remettre les deux eux-mêmes en ordre ; c'est d'après ces combats que le Seigneur est d'abord apçelè Homme de gueirc; et ensuite, c'est parce que, après avoir ainsi vaincu les enfers et être devenu la Justice, il défend les hommes par sa Divine puissance, el cela continuellement , et surtout dans les combats des tentations. Que le Seigneur ait combattu Seul et de Lui-Méme contre les enfers, et les ail vaincus, on le voit dans Esaïe : « En arrière a clé rejeté le jugement, et ta justice au loin > l'est tenue, car dans la place a bronché la vérité, et la droiture ne • peut point approcher ; latidii que la vérité a été enlevée, et celui » gui se retire du mai (passe pour) intenté ; Jéhovah a vu , et matt- » nais a été à tes yeux, gu'il n'y eût point de Jugement ;etitavu - qu'il n y avait point d'homme, et H a été stupéfait de et que pet-

KXODE, CHAP. QUINZIÈME. 376 » sonne n'intercédait ; c'est pourquoi ion bras Lui a procuré le sau tuf, et sa Justice L'a snutenn; de In il a revêtu la justice comme » une cuirasse, et te casque du salut sur la tète. » — L1X. 1t, 16,

16, 17 ; —ici est décrit l'étal de ce temps dans l'un et l'autre monde, et que le Seigneur Seul par Lui-llème a rétabli la chose tombée. Pareillement ailleurs dans le Même: ■ Qui (est) celui-ci qui vient d'É-

" dom, les vêlements teints, de Boira, cetuifi, honorable dans son f vêtement, t avançant dans la multitude de sa force ? Stoi, qui parle . dans Injustice, grand pour le salut ; le pressoir j'ai foulé seul, et

• d'entre les peuples nul homme avec moi ; de là l'est répandu leur

• victoire sur ma habits; car te jour de la vengeance (est) dans mon

• cœur, et l'année de mes rachetés était venue : j'avais regardé de » tout côtés, niais personne pour m'aider, et j'aiité dans la stupeur, » rmàt personne pour nie soutenir, c'est pourquoimon brat Èfapro- >• curé le salut. » — LXIII. I, 3, 3, 4, 5; — d'après cela on peut soir que le Seigneur dans le monde a combattu seul contre les enfers, et les a vaincus; quant aui combats et aux victoires su ries enfers, voici ce qu'il en est : celui qui les a vaincus une fois, les vaincra continuellement , car par la victoire il s'acquiert la puissance sur eux, puisqu'il confirme autant en lui et s'approprie autant le bien qui appartient à l'amour et le vrai qui appartient à la foi, contre lesquels ensuite les enfers ne peuvent rien oser ; le Seigneur, quand il était dans le monde, a admis en Lui contre tous les enfers les combats des tentations, et pures.-, combats il a fait Divin en Lui l'Humain, et en lui'inr temps il a alws réduit pnur toujours les enfers a l'obéissance, woir i\'°H663, 1668, (690, 16B2, 1737, t813, ma, Ï77G, i786, 27911, Ï803, Ï8H, Î8I6, iî87 ; c'est de laque le Seigneur a Seul pour toujours la puissance sur les enfers ; et que d'après la Divine puissance il combat pour l'homme. C'est dune pour cela que le Seigneur est appelé Homme de guerre, et aussi Héros, comme encore dans Etale; « Jéhovah comme le Héros sortira, » comme un Homme de guerres il excitera le Zèle, sur ses ennemis

■ il prévaudra, » — XL11. 13: — et dans David: ■ Oui [est) ce

• Roi de gloire? Jéliovah le fort et le Héros, Jéhovah te Héros de

■ guerre. Qui {est) ce Itoi de Gloire? Jéhovah Sêbaotk (des Ar- - niées). • — Ps. XXIV. 8, lu. — Dans la Parole, lorsqu'il est parlé de guerre, il est entendu dans le sens interne une guerre spi-

ARCADES CÉLESTES

rituelle contre les rau\ el les maux, ou, ce qui esi la même chose, contre le diable, c'csl-à-dirc, les enfers, K M 1 66i, 2686 ; il s'agit des Guerres ou des tombals du Seigneur contre les enfers dans le sens interne, tant dans les Historiques de la Parole que dans les Prophétiques ; il s'agit pareillement des guerres cl des combats du Seigneur pour l'homme: chez, les Anciens, chez lesquels était . l'Église du Seigneur, il y avait aussi une Parole tant Historiqueque Prophétique, qui aujourd'hui a disparu ; la Parole Historique éiaK appelée le Livre des guerres de Jéhovalt, et la Parole Prophétique, les Énoncé» ; il est fait mention de cette Parole dans Moïse, ÎSomb. XXI. li et 27 ; quD le mol qui csl employé là, au Vers. 27, signifie les prophétiques, cela est évident par la signiQcation de ce mol, Nomb.XXHI,7, J8. XXIV- 3, 15; — par la Guerres de Jihatak y sont entendus les combats et les victoires du Seigneur contre les enfers, lorsqu'il était dans le monde, et aussi sus combats et ses victoires perpétuelles dans la suite pour l'homme ; pour l'Église el pour son Royaume ; car les enfers veulent continuellement s'élever, puisqu'ils ne respirent que la domination, mais ils sont réprimés par le Seigneur Seul ; leurs efforts pour s'élancer apparaissent comme des Ebullitions, et comme des Ejections dorsales par l'homme ; mais auiant de fois ils font ces efforts, autant de fois un grand nombre de ces esprits in le m au s sont précipités plus profondément dans les enfers.

887(. Jchovah ctl son Nom, signifie qu'il est le seul de qui toutes choses procèdent ;on le voit par 11 signification du Nom de Jéhovah, en ce que ce sont toutes li s chnses de la (ni et de l'amour, ou toules les choses du vrai et dti bien dans le complexe, par lesquelles le Seigneur est adoré, 272i, 3006, 667i; el en ce que, dans le sens suprême, c'est le Divin Humain du Seigneur, N«> 26Î8, 6887, de Qui procèdent toutes ces ciiosts: de là el aussideeequeJéhovah est l'Etre même, ainsi l'être de toules choses, il est évident que par ■ Jéhovali est son Nam, » il est signifié que le Seigneur csl le seul de qui loutcs choses procèdent.

S275. Lu chart de Pharaon cl *on armée il a jetés dans la mer, lignifie que les faux d après le mal, en particulier et en général, de ceux qui étaient de. l'Eglise el q avaient vécu dans le mal , se sont précipités dans Ici enfers à s'a présence : on le voit par la significa-

EXODE, CH.VP. QUINZIÈME. 377 [ion àesckan, en ce qu'ils sont les faux , N™ 8146, 8148, 8SIB, ici les Taux en particulier, parce qu'ensuite il est ilit X'armét , par laquelle sont signifies les Taux en général, car l'armée signifie les faux, ainsi qu'il a été montré, S»' 31(8, 8188, SI 46, 8148; par la représentation de Pharaon et des Égyptiens, en ce qu'ils sont ceux de l'Église qui avaient été dans lu foi séparée et dans la vie du mal , et par suite dans les faux sans mélange d'après le mal , N°» 79Î6, 81 38, 8(33, 81 38, 81 48 ; par la signification de la mer, ici de la mer de Suph. en ce qu'elle est l'enfer, oit sont ceux qui étaient dans ces faux, >'<* 8099, 8137,81(8; delàii n yti data la mer, signifie qu'il a précipité dans l'enfer, dans le sens interne, qu'ils s'y sont précipités cm-iiiéun;s à la seule présence du Seigneur, noir N" 8305 : d'après cela, il est évident que par ces paroles, ■ les chars de Pharaon et son armée il a jeté dans la mer; ■ il est Signifié que les faux d'après le mal, en particulier et en général, de ceux qui étaient de r Eglise et y avaient vécu dans le mal, se sont précipités dans les enfers à la présence du Seigneur.

8S76. Eil'élitc'de ses cltefs tertiaires, signifie (oui les faux en général avec les faux qu'Ut contiennent : on le voit par la signification des cheft tertiaires, en ce qu'ils sont les communs sous lesquels sont en sOiïu lu? paiiicuSiers, -Y" 8130, ainsi tous en général et en particulier; en effet, quand il est dit les communs, il est entendu aussi les paiii<'iiliiii>i|i;i sont sous eux et en eux, et même les singuliers qui sont sous les particuliers eten'eux,car le commun sans les particuliers cl sans les singuliers n'est rien, c'est d'après eux qu'il est appelé le commun, parce qu'il est le complexe de plusieurs; c'est delà que lesehitfs tertiaires signifiant tous les faux en général avec les faux qu'ils contiennent : il est dit l'élite, et par elle sont signifiés les principaux, cVsi-à-diie, les faux sous lesquels sont tous les autres.

8277. A été submergé dans la mer de Suph, signifie qu'ils se sont renfermé! par les fauxtCapris le mal : on le voit par la signification dïfre submergé, ici dans les eaux de la mer de Suph, ta ce que c'est se renfermer par les faux d'apifcs le mal, car les eaux de celte mer signifient les faux, K« 8137, 8138; cl être submergé, c'est être renfermé; en effet, ceux qui sont dans les enfers sont renfermés et entourés par les faux, comme le sont par les eaux ceux qui sont

submergés ; qu'ils s'y plongent oh s'y renferment eux-mêmes, on le

voit H" 79S6, 82Ï7, 8ÏÎ8,

8278. Desablntet les ont couverts , signifie que la faussetés, protenant il?* cupidités, les ont enveloppes : on le voit par la signification des nbimcs.en ce que ce sontles faussetés provenant des cupidités ; par les nhimes dans la Parole son! cmenHus des eaux et des amas d'cauN dans des lieux profonds, et parlescaux dans le sens bon sontsigniliés les vrais, et dans le suis (i;i|>osi ; les faux, N° ! 739, 790, 2702, 30S8, 34Si, 4976, 5608, cl par les lieux profonds sont signifiés lus enfers ; de là vient que les abîmes sont les faussetés provenant des cupidités, et qu'ils sont aussi les enfers. Que par les abîmes dans la Parole soient entendus des eaux dans des lieux profonds et des amas d'eaux, on le voit dans Ëiéciiiel : •< Des eaux » ont fait croître le Cèdre, un Abîme l'a rendu éteié , de manière • qu'avec ses torrents il allait autour de sa plante, et 11 envoyait t. ses canaux vers tous les arbres du champ. > — XXXI. 4. — Dans David : ■ Il a Tendu les roebers dans le désert, et H a fait boire de j. grands abîmes; il a tiré des ruisseaux du rocher, et il a fait des-

■ cendre des eaux comme des courants. » — Ps. LXXYIII. (5, )6.

— Dans Moïse : ■ Une terre bonne, une terre de torrents d'eau, ' de fontaines, et iCabîmcs qui sortent de ta vallée et de la monta-

■ gnc. - — Deutér. VIII. 7 ; dans ces passages les abîmes sont pris pour des eau* tu abondance; et les eau\ en abondance ou les abîmes sont les vrais de la foi en abondance; il a rail boire de grands abîmes sortis du roeber, ce sont les vrais de la foi sans qu'il en manquât, car le Rocher est la foi procédant du Seigneur, ainsi le Seigneur quant à la foi; les abimesquisortent de la vallée et de la montagne, ce sont les vrais delà Toi provenant de l'amour; de là aussi parmi les bénédictions de Joseph il y eut - ta Bénédictions de » Cabine étendu en bas. - — Gen. XUX. î!i. Oeulér . XXXIII. 13.

— Que les abîmes soient Us faussetés provenant des cupidités, par conséquent aussi les Enfers, on le voit dans Ësa'ie; « ltévcil!e-toi

■ comme aux jours de l'antiquité, aux générations de l'éternité;

■ N'est-ce pas Toi qui taris la mer, les eaux du grand AMnte, et qui » mets les profondeurs de ta mer pour chemin, afin que passeut les i- rachetés? » — Ll. 9, 40, H. — Dans le même: « Jêhovahquia » fendu les eaux devant eux , qui les a conduits par les abtmes.

EXODti, CHAP. UIHN/IKHK. 379

■ comme le clievul dans le désert; ils n'ont point bronché.» — I.X1H. (3, U. — DansÉzéchiel: . Ainsi a dit le Seigneur Jéhovih: " Quand je t'aurai rendue une ville désolée , comme les villes qui

■ ne sont point habitées, quand j'aurai fait mouler contre toi

■ l'Abîme, et que t'auront couverte les grosses eaux. » — XXVI. 19.

— Dans Jean : a Je vis une étoile tombée du ciel sur la terre, et la

■ clef du puits de F Abîme lui fut donnée, et elle ouvrit le puits de . l'Abime. - — Apoc. IX. I, 2, H. — Dans le Mime; » La Béle

• qui monta de t'abîme m la guerre contre eu*. • — Apoc. XI. 7.

— Knfin dans le Même : ■ La Bête , mie tu as vue , était et n'est » point; et clic doit motter de l'Abîme, et dans la perdition elle » s'en ira. « — Apoc. XVII. 8; — dans ces passages les Abimes signifient les enfers, par conséquent aussi les faussetés provenant des cupidités, car elles sont dans les enfers et font les enfers. Puisque c'est là ce qui est signifié par les Abîmes, par eux sont aussi signifiées les Tentations, car les tentations sont faites par les faux et les maux injectés des enfers; l'Abîme est pris dans ce sens dans Jonas ; » Les eaux m'avaient enveloppé jusqu'à famé, t'Abîme

■ m'avait environné. . — II. 6: — dans David : ■ Un Abime crie à » un Abîme, à la voix de tes canaux, toules tes ruptures et tes flots « sur moi ont passé. » — Ps. XLU, 8.— Dans le Même:— Toi qui

• m'as montré (les angoisses en grand nombre et mauvaises, reviens

■ et vivifie-moi, et des Abhncs de ta terre fais-moi revenir et rc- . monter,. — Ps. LXXI. 30.

8Î79. Ils sont descendus ilnits la profondeurs comme une pierre, signifie qu'ils sont tombés vers les inférieurs comme dapres ta pesanteur : on le voit par la signification de descendre, lorsque c'est vers les inférieurs, comme d'aprts la pesanteur, en ce que c'est tomber; par la signification des profondeurs, en ce que ce sont les inférieurs où sont les enfers, ainsi qu'il va être montré ; cl par la signification de comme une pierre, en ce que c'est comme d'après la pesanteur ; il est dît comme une pierre, parce que la pierre dans le sens réel signifie le Vrai, N« 6i3. 1298, 3720, 3769, 377), 3773, 3789, 3798, 6126, et par suite dans le sens opposé, le faux ; le faux d'après le mal est même d'une telle nature, qu'il tombe vers les inférieurs, comme dans le monde ce qui es! pesant ; au contraire le vrai d'après le bien est d'une telle nature, qu'il monte vers les

supérieure, connue dans le monde ce qui esi léger ; de là vient que, tant que les mâchants n'ont pas encore été dévastés quant aux vrais, ils sont dans la région au-dessus îles enfers, mais dfs qu'ils ont Été dévastés, oVsl-;i-dirc, privés des vrais, c'est comme si les ailes leur avaient été coupées, et alors ils tombent comme des masses, et plus les faux d'après le mal soin mauvais, plus ils tombent profondément; c'est de là que les profondeurs, de même que les abîmes, signilient les enfers ; mais les Profondeurs signifient les Enfers respectivement aux maux, et les abîmes les Enfers respectivement aux faux provenant des maux ; comme dans Jéré-

mie : < Fuyez ! ils se sont détournés dans le profond où ils se sont » je/es ;iowr y habiter : t. — XL1JL. 8, 30 : — dans David : « Des

» eaux me sont venues jusqu'à lame; j'ai été submergé dans un « bourbier de profondeur, et point de consistance ; je suis venu' « dans/es profondeurs des eaux, cl le flot m'a couvert: — retire- " moi du bourbier de peur que je ne sois submergé ; que je sois » délivré de ceux qui me baissent, et des profondeurs des eaux; » que ne me couvre point Se Ilot des eaux, et que ne m'engloutisse « point la profondeur, et que but moi la fosse ne ferme point sa • bouche.. — Ps.LXIX.S, 3,(8, 16. —Dans Miellée: ■ Il jettera

■ rfans la profondeur de In mer tous leurs péchés. ■> — VII. 19.

— Si le profond est l'enfer respectivement au mal, c'est parce qu'il est l'opposé du Haut qui signifie le Ciel et se dit du bien, N°8I53: le mal aussi eorrespuiid ;'i ce qui, sur la terre, est Pesant et tombe par son propre poids, par conséquent aussi à la pesanteur de la pierre, lorsque la pierre signifie le faux,

8280. Vers. 6, 7, 8, 0, 10. Ta droite, Jéhoeah, est magnifiée en force; par ta droite, Jihovah, lu écrases l'ennemi. Et par la grandeur de la majesté lu détruis ceux qui s'insurgent contre Toi ; tu élances ta foreur, elle les décore comme du chaume. Et par le vent de tes narines ont élé amassées les eaux, comme un monceau se sont arrêtés les courants, les abîmes ont gelé dans le cœur de ta mer. L'ennemi a dit : Jepourmin m, j'ntteindnii , je partagerai la tlépouille, mou ùmc eu sera remplie; je tirerai monépéc, ma main les expulsera. Tu as soufflé par ton vent, la mer les a couverts, ils ont gagné le profond, comme le plomb dans des eaux vastes. — Ta droite, Jchoiah, est magnifiée en force, signifie que la toute-pnis-

EXODE, CHAP. OUINZIÈME. 381

sance du Seigneur s'est montrée : par ta droite. Jéhavah, luécrasts l'ennemi , signifie l'ell'cl ils* la loulc-piiissiimn; cnnlrc les maux et les faux , dont la puissance est anéantie : et par la grandeur de. ta majeure tu déliais ceux qui s'insurgent contre Toi , signifie que d'après le Uivïn les e|)|)Osés smu ri'jt'tt'S rnmntt' néant : tu élances

ta fureur, signifie chez les mécliants la fureur des cupidités et l'effort pour faire violente : elle le* dévore comme du chaume , siipifle par suite la dévastation et la damnation par cux-mémcs : ci

par le vent de tes narines ont été amassées les eaux, signifie les faux rassembles en un par la présente du ciel : comme un monceau se sont arrêtés les cowanlt, signifie que ceux qui étaient continuellement en elforls pour le mal ne [muvaienl infester en lien : lesahimes ont gelé dans le cœur de ta mer, signifie que les faussetés sans mélange, provenant du mal des cupidités de l'amour de sot, ne pouvaient en aucune nianuVi: en sertir : l'ennemi a dit, signifie la pensée de ceux qui étaient dans les maux et par suile dans les faux avant l'avènement du Seigneur - h' i>i>»rsuirrui, signifie l'infeslation : j'uttcinilrai, signifie la suhjugalinn ^ je partagerai la dépoai'lc, signifie la servitude: mon àme en sera remplie, signifie le plaisir : je tirerai mon épee, signifie le combat continuel du faux d'après le mal : ma main les expulsera , signifie que par leur puissance le Ciel sera détruit : Ta as soufflé par ton rem, signifie la présence du Seigneur avec les anges : la mer les a couverts, signifie que tout faux qui avait été cite/ eux les enveloppait : Us ont gagné le profond comme te plomb , signifie que les maux les entraînèrent vers les inférieurs, comme les graves dans le monde : dans des eaux nastes, signifie l'investissement par une immense abondance de

8281 . Ta droite , Jéhovah , est magnifiée en force . signifie que la toute-puissance du Seigneur s'est montrée : on le voit par la signification de 'a droite de Jéhovah, en ce que c'est la toute-puissance, ainsi qu'il va être exposé; cl par la signification de magnifiée en force, en ce que c'est qu'elle a été montrée ; en effet, la Divine puissance se montre par la force par laquelle elle est magnifiée. Que la droite de Jébovah soit la Toute puissance, c'est parce que la main dans la Parole signifie la puissance, et la droite une puissance Éminente; de la quand la main ou la droite se dit de

ARC AXES CÉi.LSTKS.

Jéliovah, ces: la divine puissant ou la Touu -puissance; on a vu ci-dessus que l.i main d la ilruiU' sorii In puissance, i\'° ! 878, 4931 à 4937, G 292, G947, 7188, 7189, 73(8; et que, lorsqu'elles se disent do Jéhovali, elles sont la touic-puissance, N™ 3387, 7518, 7673, 8050, 8069, 8133. Que la droite de Jéhovali soit la Divine puissance ou la Toute-puissante, on le voit aussi dans la Parole par les passais suivants, dans Matthieu: ■ Jésus dit : Désonnait .. vous verra te Fils de ï Homme assis ri la droite de la puissance, el

• venant sur les nuées du ciel. «-—XXVI. 64. Marc, XIV. 62: —

dans Luc : ■ Dé armait le Fils de f Homme sera a*sis ri droite de la

. vertu- de Dieu. .—XXII. 69. — et aussi dans David : . Parole de

• Jéliovali il mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que - j'aie mis tes ennemis pour escabeau de les pieds :Toi, (tu es) ' prêtre pour L'éternité selon le mode de Malkisédec; le Seigneur » (esti ii m droite, il a Trappe au jour do sa colère les rois. - — Ps. CX. 1,4, 5. Hallh. XXII. 43, celui qui ne sait pas que la droite, quand elle se dit de Jiiliovali, si^nilic la toute-puissance, ne peut d'après ces paroles du Seigneur saisir d'autre idée, sinon que le Seigneur sera assis à la droite de son Père, ei aura la domination de même que eclui qui est assis à la droited'un roi sur lalerre; mais le sens interne montre ce qui est entendu dans ces passages par Être assis a la droite, c'esi-a-dirc que c'est la toute-puissance Divine; c'est de là aussi qu'il est dit être assis a droite de la puitsauce, et il droite de la vertu de Dieu. Que le Seigneur soit Celui qui a la toute-puissance, cela est évident, car cela est dît du Seigneur, et par le Seigneur dans David est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, et il l'est aussi par le Fils de l'homme dans les Évangélistes ; car c'est le Divin Vrai qui a la toute-puissance d'après le Divin Bien ; que le Divin Vrai ait la toute-puissance, on le voit N« 6948, 8200 ; on a vu aussi qu'en garnirai la puissance appartient au Vrai d'après le bien, S™ 3091 , .3563, 493!, 6341, 64S3 ; et que par suite la main se dit du vrai. K«»3091 , 493), et que le Fils de l'homme est le Divin Vrai procédant du Seigneur, N« 213!), 3803, 28(3. 3704. La Puissance Divine nu la Toute-Puissance est aussi signifiée par la droite dans les passages suivants, dans David :

• Maintenant je connais que Jéhovan sauve son Oint; il Lui ré- - pondra du Ciel par le; «rtu» du saUt de ut droite .-Ps.XX.7.

EXODE, CUAP. QUINZIÈME. 388

- Dans le Même: < Jéhovah! regarde des cieux, et vois, ei » visite ce cep, et le plant qu'a planté ta droite, sur le fils que

- lu T'étais fortifié. » — Ps. LXXX. (S, IG. — Dans le Même:

■ A Toi un bras avec vigueur, forte est ta main, elle sera exaltée p ta droite. »— Ps. LXXX1X. 11. — Dans le Même: «Ma force

- et {mon) Cantique, (c'est) }»h; il m'a été h salut; une voix de • jubilation et de salin (csi) dans les lento des justes; ta droite de

- Jéhovah a fait force, la droite de Jrhovah a été élevée, la droite de Jéhovah a [ait force.* — Ps. CXVI1I. U, 15, 16; — dansces passages la droile de Jfhova.li est la loule-puissance, et, dans le sens suprême, le Seigneur quant au Divin Vrai ; cela est plus évident ailleurs dans David: ■ Que (a mtm, Jéhovah, soit pour

■ l'homme de ta droite, pour le lils de l'homme que tu T'es fortifié. »

- Ps. LX.XX. 18; — l'homme de la droite de Jéhovah et le fils de l'homme, c'est le Seigneur quant au Divin Vrai. Dans le Même : > Tu as par ta nain chassé les nations ; par leur épée ils n'ont . point possédé la terre, et Leur bras ne les a point sauvés, mais » la droite, cl ion lirai, el la lumière de les faces. - — Ps. XL1V. 3, i ; — la lumière des faces de Jéhovah est le Divin Vrai d'après le Divin Bien, ainsi le bras et la droite le sunt aussi : et dansÈsaie: « Dieu a juré pana droite, et parte bras île sa force, »— LXH. 8; — ici aussi la droile de Dieu et le bras de sa force, c'est le Seigneur quan! au Divin Vrai, car Jéhovah un le Seigneur ne peut pas jurer par un autre que par Soi, K° 28J2, ainsi par le Divin Vrai, car ce Vrai est Lui-Méme, parce qu'il procède de Lui : de là vient que cà et la dans la Parole le Seigneur est appelé non-seulement la droile et le bras de Jéhovah, mais même la force par laquelle il écrase les ennemis, et aussi le Marteau, comme dans Jérémie, Chap. Ll. 19, Su, 21 et suiv. : le Seigneur aussi est venu dans le monde, ei y a été fait Divin Vrai, cl ensuite Divin Bien dont procède le Divin Vrai, afin de renfermer inus U's mauN ci tous les taux dans les enfers, et de rassembler tous les biens et lous les vrais dans les cieux, et les y disposer dans l'oidi L ili\iji. ILirilunaiil, d'après cequi vient d'être dit, on voit que dans la Parole la droile de Jéhovah signifie la Toutepuissance que le Divin possède par le Divin Vrai. Si la droite est une puissance éminente, cela lire son origine de ce que ceux qui, dans leTrès-lirandllommeoiLdansle Ciel, représentent les épaules,

ARCANES Œl.KSILS.

les bras cl les mains, sont ceux qui sont puissants d'après le vrai qui procède du bien , c'esl-à-dire , d'après la foi qui procède de l'amour. K™ 498) à W37, 7518.

8Î8Î, Par la droite, Jékovalt, lu écrasa l'ennemi, signifie ? effet de la toatc-puusancc contre les maux el les faux, dont la puissance eit anéantie ;0n le voit par la signification de In droite île Jéhovah, en ce qu'elle esl la irmic-pnissamv du Seigneur, ainsi qu'il vient d'êlrc expose N°838l; par la signification à'écraser, en ce que c'est anéantir ; et par la signification de l'ennemi, en ce que ce sont les maux et les faux, car dans la Parole il n'est pas entendu autre chose dans le sens spirituel par les ennemis, les adversaires et ceux qui haïssent ; ils sont appi;h*s i:nni;mis, adversaires el gens qui haïssent, non pas que le Seigneur soit pour eux un ennemi ou qu'il les baisse, mais \an\> qu'ils u:ii dr In haine et de l'inimitié contre le Divin; mais quand ils se diHiistent i'u\-memcs, et se jettent dans la damnation el dan- Venl'ir, il si'iiiliSc que cela vient du Divin : il en est de celle apparence ou de cette illusion, comme de celle d'un homme qui voit le soleil faire chaque jour une révolution autour de notre terre, et par suite croit que ce mouvement appartient au soleil, lorsque cependant il appartient a la terre; il en est encore de cela, comme de celui qui ayant contrevenu aux lois, esl jugé en conséquence par le roi ou le juge, el est puni, s'il croit que la punilion vient du roi ou du juge, puisqu'elle vient de lui-même qui a violé les lois : et pareillement comme de celui qui se jette ou dans l'eau, ou dans le feu, ou sur une i5pée dirigée conlre lui, ou au milieu d'une troupe d'ennemis, s'il croit que sa perte vient de la, puisqu'elle vient de lui-même : c'est ainsi qu'il en est de ceux qui sont dans le mal, qui s'emportent contre le Divin, ei se jettent au milieu de lui.

8983. El par la grandeur de ta majesté lu détruit ceux qui t'insurgenl conlre toi, signifie que d après le Divin les opposés sont rejetés comme néant : on le voit parla si^iiifii'ali'in dr lu iiiuudi'itr

de la majesté, en ce que c'csl le Divin quant a la puissance sur les choses qui s'opposent a Lui ; par la signification de détruire en ce que c'est rejeter comme néant ; et par la signification de ceux qui s'insurgent, en ce que ce sonl ceux qui s'opposent, ainsi les Opposés.

EXODE, CHAP. QUINZIÈME. 38a

8284. Tu élances ta fureur, signifie ches tes \néchants la fureur des cupidités et V effort pour faire violence : on | c voit par la sipilicalion de la fureur, lorsqu'elle est attriliu.ee à Jéliovaii ou au Seigneur, en ce que c'est la destruction et la punition des efforts chez ceux qui s'opposent au Divin, cl veulent faire violence à ceux que le Divin défend ; que cela apparaisse comme une colère el une foreur de la pari du Divin, et que cependant ce soit chez ceux-là, on le voit N« 5798, 0074 , 6997 : que non-seulement [a colère et la fureur, mais même tous les maux qui sont fails, soient attribués au Divin, lorsque cependant c'est d'eiix-mèuu-s qu'ils proviennent, on le voit N« 3H7, 6071 , 6901 , 6997, 7533, 7632, 76*3, 7679, 771 1), 7877, 79ÎG, 8223 , 8237, 822S : qu'il y ait de la part des enfers une sphère perpétuelle d'efforts pour faire le mal, et de la pari des cieux une sphère perpétuelle d'efforis pour faire le bien, cela a été montré N" 8209.

8Î8S. Elle les décore comme du chaume, signifie par suite In dévastation et ladamnmion par eux-mêmes .- on le voitpar la sipificalion de drvorer, en ce que c'est consumer, et dans le sens spirituel dévaster et damner, carlacousompiiondc ceux qui sont dans le mal est la dévastation et la damnation, car alors ils ne sont dans aucun vrai, mais seulement dans les Taux d'après le mal, par conséquent ils ne sont plus dans aucune vicspiriluelle,- il est dit comme du chaume, parce que c'est une vastation complète, £'est-à-diro, une dévastation.

8286. Et par lèvent de tes narines ont été amassée* les eaux, signifie les faux rassemblés en un par la présence du (Sel : tm je voit par la signilication du vent des narines, en ce que C'est le Ciel, ainsi qu'il va être exposé , par la signilication d'êire amassé, en ce que c'est etrerasscmbléenun; et par la signification des eaux, en ce qu'elles sont les faux, Pi»» 7307, 8f37, 813S: que la damnation et la confection dans l'enfer soient l'assemblage de tous les faux 'après le mal, et l'investissement par eux, on !e voit ÏN°» 81 i6, 8210, 8233; et que cela se Tasse d'après la seule présence du Seigneur, on le voit S" 8265. Si lèvent des narines de Jéliovaii ou du Seigneur est le Ciel, c'est parce que par ce vent est entendue la respiration de vie, ainsi la vie Divine, et comme elle fait la vie du Ciel, le vent des narines de Jénovah signifie le Ciel ; c'est aussi de xn. m

-"* SB ARCANES CÉLESTES

que dans la Langue origiiiiile le même mot signifie et le véniel l'esprit. Que lèvent de Jéhovali, mi la respiration de JcJiovan, signifie la vie qui appartient au Ciel, et a l'Homme qui est dans e Ciel, c-esl-twlire :m iïtf.nM, on le voit dans David : - Par U Parole de Jéliovah les eieux ont été faits, et par ïespri, le vent) de sa bouche toute leur armée ■ — Ps. XXXHI.6.— Dans le Mémo : . Tu retires leur esprit, elles expirent, et vers leur " P'"'ssfcre elles retombent; «. ««ta M esprit fventj, elles ■ »nt créées. . -Ps. C1V. 29. 30. - Dans faédiiel : JéHovah » me dit : Ne vivront-ils point ces os? Puis il dit : Propliélise «ur i espm, pi-npiiclisn. fils de Hiomme, et do ou vent- Ainsi a dit le Seigneur Jéhovili : Des quatre vent, vient, esprit et

- >auf(lc dans ees lue*, alin qu'ils vivent ; et en eux vint l'esprit

- et Us revécurent. .-XXXVII, 3,9, lu.-DansJean- -Jevis „' qU3lrfî An «" VA « baient sur les quatre angles de la terre

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EXODE, Ç1IAP. QUINZIEME. SW .. dans mon ne:.. —XXVII. 3. — Maintenant comme le vent des narinesde Jéhovah signifie la viequî procède du Seigneur, et ainsi dans le sens universel, le Ciel, et que par la présente du Seipneur, ou par la présence du Ciel oit est le Seigneur, les maux et les faon sont jetés dans l'enfer, K° 8iG5, c'c3t pour cela que cet effet est signifié aussi parle vcntdes [urines de Jéhovah. comme dans David : « Alors apparurent les lits de la mer, et furent découverts les fonde- " tnentsdelaterre.acausedela menace de Jéliovata, jmr fe ««//le ■ de l'esprit de son nu. . — Pi. XVHI. 9, 16.11. Sam. XXH. (6. —llans Ësaie: « Le souffle de Jéhovah, comme un torrent de soufre,

- l'embrase. - —XXX. 3a. — Dans le Même: « Même ils ne sont « point plantés, même ils ne sont point semés, même eulerren'cst i pointeuraciné leur trône, et mime il souffle sur eux, et ils se

- dessèchent, au point que la tempête les emporte comme du

- chaume.» — XL. 2*; — et dans David : ■ li envoie sa parole, « et il les fait fondra ; il fait souffler son vent, les eaux coulent. ■

- Ps. CXLVU, 17, (8; — de là vient encore que leife, lorsqu'il se dit de Jéhovah ou du Seigneur, signifie aussi la fureur, ainsi la punition, la vastation et la damnation de ceux qui sont dans les maux et dans les faux, par exemple, êiomb. XXV. 4. Ueutér. VII. 4. Juges, II. li. Ësaie, IX. H . Jérém. IV. 8. Hosée, XIV. 5. Ps. VI. î. Ps, LXXXVI. 15. Ps. CII1. 8. Ps. CXLV. 8, et ailleurs en plusieurs endroits; et que souffler des nar'mes ou respirer signifie semetlre en colère, Deutér. IV.Ît . Ësaïe, XII. I.Pe.lI. 12, Deulép. IV. 21 . Ps. LX. 3. Ps. LXX1X. 5. Ps, LXXXV.6.

8S87. Comme un monceau se sont arrêtés tes courants, signifie yue ceux qui étaient continuellement en efforts pour le mal nepaunaient infester en rien ; on le voit par la signification de s'arriter comme un monceau, lorsque cela est dit des Taux d'après le mal, en ce que c'est être continnellemeot en efforts pour le mal, car lorsque les courants s'arrêtent comme un monceau, ils menacent et sont en effort pour tomber sur ce qui est autour, mais ils sont retenus par une force plus puissante; et par la signification des courants, en ce qu'ils sont les faux d'après le mal, de même que lescanx, No» 7307, 8137, 8138, mais il est dit enurnim, à cause de l'effort pour influer, c'est-à-dire, pour infester.

8288. Les abîmes ont gelé dans le cœur de la mer, signifie que Ici

faussetés sans mélange, provenant du mal des cupiditéi de l'amour lie loi, ne pouvaient en aucun? manière en sortir ; on le voit par la signification d'être gelé, q:ianil il s'agit de ceux qui sont dans les enfers, en ce que c'est ne pouvoir en sortir ; par la signification des abîmes, en ce qu'ils son! les faussetés provenant des cupidiiés, et aussi les enfers, N° ! 8278, 8î79 ; et par la signification du cœur de la mer, en ce que c'est le mal de l'amour de soi, el par suite les faux ; car le cœur dans le sens réel signifie le bien céleste qui appartient à l'amour pour le Seigneur, X° J 3633, 3883 h 3890, 7 ï>iî, et par suite dans le sens opposé le mal de l'amour de soi, car ce mal est opposé au bien de l'amour pour le Seigneur, et le mal de l'amour du monde est opposé au bien spirituel qui appartient à l'amour envers le pmchnin ; d'apivs cela, il est t' vident que ces paroles, « les abîmes ont gelé dans le cœur de la mer, > signifient que les faussetés sans mélange, provenant du mal des cupidités de l'amour de soi, ne pouvaient eu aucune manière en sortir. 11 est dit qu'elles ne peuvent sortir, parce que les abîmes et le cœur de la nier signifient les enfers, où sont les faussetés provenant des cupidités, ainsi oit sont les faux d'après le mal; de la, comme les esprits infernaux y ont Été enveloppés par leurs faux d'après le mal, ils ne peuvent s'élever, parce que la le Divin du Seigneur s'oppose aux faux.

8Î89. L'ennemi n dit, si'/"'/"" ]"'iisce dt. ceux qui étaient dont les maux cl par suite dans les faux avant ravinement du Seigneur :

on le voit par la signification de if mi t, en ce que c'est la pensée, comme N°> 3395, 734 1, 7937; et par la signification de l'en™», en ce que ce sont ceux qui étaient dans les maux et dans les Taux, car l'ennemi dans le sens spirituel n'en désigne pas d'autres, ti° 8S8â. Que ce soit la pensée qu'avaient ces esprits avant l'avènement du Seipeur, c'est parce qu'alors la tourbe infernale faisait presque librement des progrès, et qu'elle infestait cl s'efforçait de subjuguer tous ceux qui étaient dans le monde spirituel ; la pensée de ces esprits est décrite dans ce Verset par « je poursuivrai, j'atteindrai, je partagerai la dépouille, mon âme en sera remplie, je tirerai l'épée, ma main les expulsera; » mais celle jactance a été changée chez eux en lamentation, lorsque le Seigneur est venu dans le monde, et cela est décrit dans le Verset suivant, par - In

EXODE, CHAP. QUINZIÈME. 389 as soufflé par ton vent, la mer les a couverts, ils on! gagné le profond comme le plomh'dans des eaux vaste ; » sur le changement de l'étal cher, eux par l'avènement du Seigneur, voir ,V 6854, 6911, 7091, 7838, 7932, 8018, 805*.

8290. Je poursuivrai, signifie l'infestaiioa : on te voit par la signification de poursuivre, luisijui' ceh yst i.lil (te ceux qui sont dans le bien par mis qui sont dans le mal, en ce que c'est infeslor et s'efforcer de subjuguer.

82U). J'atlc'aitlrai, signifie la tulijngalioa : on le voit par la signification d'atteindre, lorsque cela est dit de ceux qui sont dans le bien par ceux qui sont dans le mal. en ee que c'est subjuguer.

8293. Je partagerai la dépouille, signifie la servitude : On le voit par la signification do la dépouille, en ce que ce sont ceux qui ont été subjugués ; do là partager la dépouille, c'est se distribuer entre eux ceux qui ont été riMuiiscn esclavage, ainsi c'est la servitude.

8S93. M on âme en sera remplie, signifie le plaisir : on le voit sans

explication. Il est dit mon àme sera remplie, parce que le plaisir même de ceux qui sont dans l'enfer est de faire le mal aux autres, chez quelques-uns pour aucune autre lin que pour le plaisir, chez d'autres pour cette lin de se l'aire des esclaves, qu'ils veulent ensuite traiter avec eruaulé: qu'il y ait un tel plaisir dans l'autre vie chez ceux qui sont dans le mal de la vie, a peine esl-il quelques hommes qui puissent le croire , pas même ceux qui sonl dans le mal de la vie, car tant qu'ils sont dans le monde, ils sont retenus par les craintes, concernant les peines de la loi, et la perle des honneurs, des richesses, de la réputation, et aussi de la vie, ces craintes alors font qu'ils s'abstiennent des maux dans les externes, et par suite ils s'imaginent qu'ils ne sont pas tels; mais quand les réflexions sur lu perte de la vie, des richesses, des honneurs, de la réputation, leur sont filés, comme II arrive dans l'autre vie, et qu'ils sonl abandonnés a leur mal, alors le plaisir de mal faire, qni était caché daus la volonté, et n'en était sorti que chaque fois qu'ils avaient pu écarter ces craintes, se manifeste; ce plaisir alors fait leur vie, et cette vie est la vie infernale.

8a9i. Je tirerai l'èpée, signifie le combat continuel du faux d'après le mat : on le voit par la signification de Vépée, en ce qu'elle est le vrai combattant contre le faux el le mal, et dans le

sens opposé le faux combattant contre le vrai et le bien, S» Ï799, »99 ; cl par la signification de la tirer ou île La meure à nu, en ce que c'est un combat continu, jusqu'à ce que l'ennemi soit terrassé : le combat continu est signifié aussi par l*é[>ée tirée ou dégainée , dans Moïse : « Je vous disperserai parmi les nations , et

■ je dégainerai après vous t'épée. • — Lévil. XXVI. 33; — dans

Eîéehiel : - Tonte sa troupe je disperserai à tout vent, elj* dé- » joftteroi l'épéc aprèi eux, . — Xll. 1 4 : — dans le Même :

■ Ainsi a dit Jéhovab ; Me voici contre toi, je tirerai mon epée de

* son fourreau , et je retranche! ai lie toi le juste et l'impie; mon

• épec sortira de son fourreau contre toute chair, du midi au sep- •■ (entrion ; afin que toute cliair connaisse que Moi, Jéhovah, j'ai

■ tiré l'èpee de son fourreau , et qu'elle n'y retournera pins, n —

XXI. 8, 9, 10; — ici dégainer ou tirer lépée, c'est ne point cesser de combattre jusqu'il ce que les ennemis soient terrassés ; ainsi , c'est le combat continu : le combat continu contre les maux et les

fau\ est aussi signifié par " fi-pi-e <%«inée du prime de l'année » deJéliorah, que vit Josiiti, Inisqu'il vint dans la lerre de Canaan, ■ — Jos. V. 13, — ce qui signifiait qu'ils corn bal traient contre les nations de cette terre et les détruiraient ; par les nations qui possédaient alors la terre de Canaan étaient signifiés ceux qui, avant l' avènement du Seigneur, avaient envahi la région du ciel, laquelle ensuite fut donnée a ceux qui étaient du Royaume spirituel du Seigneur; N°» 691 i, 8054.

8395. M» main les expulsera, signifie que par tenr puissance le

ce que c'est renverser, el ainsi détruire; et par la signilicalion de la main, en ce qu'elle est la puissance, K™ 878, 4931 a 4937, 6292,6947,7188,7189,7518; si le ciel est signifié, c'est parce qu'il est dit que sa main les expulsera , ainsi du ciel , car les méchants, quand le frein leur est lâché, sont d'une telle audace et d'une telle impudence, qu'ils s'imaginent pouvoir détruire le ciei méuie; en effet, tout ceux qui sont dans les enfers sont en opposition contre le ciel . parce qu'ils soniconlrek bien et le vrai, et par suite ils sont dans une continuelle cupidité de le détruite, et en tant qu'il leur est permis, ils font des eirnrLs pour cela . N« 8ï73 f. Vouloir détruire le ciel, ou vouloir précipiter ceux uni y

EXODE, CHAP, QUINHÈME. 3H luul , ne se fa il pas par une Invasion hostile , minime sur telle , car une (elle invasion, ou un ici combat, n'exislu point dans l'autre vie; mais cela se fait par la destruction du vrai qui appartient à la foi et du bien qui appartient a l'amour, car le vrai de la fui et le bien île l'amour sont le ciel ; en cela consistent les tombais et les guerres dans l'autre vie; et il sera dit combien cescombats sont abominables et atmi-i''*, quand, à la fui di's Chapitres, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera traité des enfers : la guerre, dont il est parlé dans Jean : ■ Il ; eut une Guerre dans le ciel , Michel - et ses Anges combattirent contre le dragon , et le dragon com- > battit cl ses anges, mais ils no furent point les plus forts , » — ■ Apoc. XII. 7, 8, — ne doit pas être entendue autrement.

8!9fi. fu a» sonfflé par ton vent, signifie ta prcience du Seigneur

ÏN'o 8586.

8297. La «ter lei a couverts, signifie que tout [aux gui avait été chez eux les enveloppait : nu le voit par signitleation de couvrir, en ce que c'est envelopper ; et jjar la signification de la mer, ici des eaux de la mer de Snpb, en ce qu'elles sont les faux d'après les maux, et en ce que coite mer est l'enfer, K»»8099, 8137, 8Ï38, SUR; qu'ils y aient été enveloppés par les faux d'apresle mal, on le

8998. Ils ont gagné le profond comme te plomb, signifie que les maux les entraînèrent vers tes inférieurs, comme les graves dans le monde : on le voit par la signification du profond, en ce que ce sont les inférieurs et les enfers quant aux maux, i\"8270; de la gagner le profond, c'est Hvc. eiuniines par les maux vers ces enfers ; que les méchants tombent par leurs maux veis les enfers, comme les graves dans le monde, on le voit I\°827U; il est à\t comme te plomb, parce que le plomb signilic le mal ; mais ci-dessus Vers. 6, il a éfé dit ; ■ Ils sont descendus dans les profondeurs de la mer - comme une pierre , ■ parce que la pierre y signifie le faux j l'un et l'autre est pesant, tant le faux que le mal, et par suite l'un et l'autre tombe, mais néanmoins c'est le mal quijconstitue la pesanteur dans le sens spirituel , et qui ainsi tombe comme d'après la pesanteur , mais le faux tombe d'après le mal qui est en lui el non par soi-même, car de soi-même le faux n'a aucun

poids, mais d'après le mal il en a, de sorte qu'il tombe. Il faut qu'on saebcquetous k'Mu,'l;m\ si.nnilinil ldiii/n ou le vrai, el dans le sens opposé le mal ou le faux ; le plomb, parce qu'il est plus vil que les autres métaux, signifie le mal qui est le plus bas, tel qu'est le mal du naturel extérieur ; el dans le sens bon il signifie lé bien du même degré ; comme dans Jerémic : ■ Tous ceux-là (<oni) réfractai res des ré- » f racla ires, calomniateurs, airain el /er,tousceux-là (son()corrup-

• leurs; le soufflet s' es I échauffé, par le feu a été consumé le plomb,

• en vain il a fondu en fondant, car les mécbants n'ont point été » séparés; argent réprouvé on les appellera, parce que Jéhovah ■ les a réprouves." —VI. 28, 29, 30:— et dans Ézcchiel: « Fils de l'Iiomme , ils Me sont devenus , la maison d'israël , une » scorie; eux tous (ils sont) de l'airain, el de IVtain, et du fer et » du plomb dans le milieu de la fournaise ; des scorict d'argent ils . sont devenus. »— XXU. 18,

8Î99. Bam des eaux vîntes, signifie l'inuesliuemenf par uneimmenie abondance de faux ; on le voit par la signification des eaux, en ce qu'elles sont les faux d'uprè* le mal. .Y' ; de là les eaux vastes sont les faux en immense abondance ; qu'ils aient été investis ou enveloppés par eux, on le voit N° s 8210, 8232.

8300. Vers. U , 12, 13. Qui (est) comme Toi parmi les dieux, à Jéhovah! qui jesl) comme Toi, magnifique en sainteté, vénérable de louanges, faisant des merreiltes ? 7» as étendu ta droite, la terre tes a englouti». Tu ai conduit dans ta Miséricorde ce peuple que ta as racheté ; lu (1') as amené pur ta force vers l'habitacle de la sainteté. — Qui (est) comme Toi parmi les dieux, ô Jéhovah! signifie que tout vrai du bien procède du Divin Humain : qui (est) comme Toi, magnifique en sainteté, signifie que tout saint procède de Lui : vénérable de louanges, signifie qu'a. Lui Seul est la gloire el faction de grâces : faisant des merveilles, signifie que de Lui viennent tous les mojens par lesquels s'exerce la puissance: w ai étendu ta droite, signifie que de là s'est niantfesltje l;i iluiniiiiiliini de la puissance sur toutes choses : la terre les a engloutis,- signifie que par sa seule présence il j a eu [iuiii' eux ibninnliuii et enfer : tu as conduit dans ta miséricorde ce peuple, signifie le Divin inlbix chez ceux qui s'étaient abstenus des maux, et ainsi avaient reçu le bien : que m as racheté, signifie qu'il a délivrés de l'enfer : m (!') as amené par

EXODE , CHAP. QUINZIÈME. 393 la farce vers l'habitacle de ta sainteté, signifie que la Divine puissance du Seigneur les a élevés au ciel dans le Divin qui est là.

8301. Qai est comme Toi parmi Ut dieux, ô Jihovah! signifie que tout vrai da tien procède du Divi'i Humain da Seigneur : on le voit par la signification des dieux, en ce qu'ils sont les vrais , »40î, 7SG8, 7k73 ; ici les vrais d'après le bien, parce que la comparaison se Tait avec Jéliovali, car il est dit : « qui est comme Toi parmi les dieu*, 6 Jéltovah ! » que Jéhovali dans la Parole soit le Seigneur, on le voit N« 1313, 1730, im, 3023, 3035, 504), 5663, 6380,6381, 6303, 6905, 6945, 6956: si le Divin Humain du Seigneur est entendu ici par Jéliovah, c'est parce que dans ce Cantique il s'agii de la salvation de ceux de l'Église spirituelle, par l'avènement du Seigneur dans le monde, et alors par son Divin Humain, voir N°» 2661 , ïl\ 6,2833, 2834, 6372, 6854, 691 4, 7035, 7091 f., 7828, 7932, «018, 8054. Si ces paroles signifient que tout vrai du bien procède du Divin Humain du Seigneur, c'est parce quedes vrais peuvent procéder d'une personne quelconque, tandis que les vrais du bien ne peuvent procéder que du Seigneur, par conséquent que île ceux qui sont dans le hien par le Seigneur : ceux qui sont dans la toi persuasive, et néanmoins dans la vie du mal, pensent aussi et prononcent les vrais séparés d'avec lé bien ; c'est aussi ce que font plusieurs autres au dedans de l'Eglise, mais ces vrais n'appartiennent point au bien, ainsi ne procèdent point du Seigneur, mais de. ceux-là mêmes. Que les Vrais d'après le bien procèdent du Seigneur . rm peut le voir en ce que le Seigneur est le Bien Même, pane qu'il est r.vmdtir Même; de ce Bien procède le Vrai comme la lumière procède de la fiaiume du soleil ; et ce Vrai est comme la lumière au printemps et dans l'été, quand elle a la chaleur dans son sein et fait que toutes les productions de la terre reçoivent comme la vie ; mais le vrai qui ne provient pas du bien est comme la lumière dans l'hiver, quand toutes les productions de la terre tombent dans un étal de mort. Si les dieux sont les vrais du bien, c'est parce que par les dicus dans le sens bon sont entendus les Anges, qui sont appelés dieux, par la raison qu'ils sont des substances ou des formes récipi en tes du vrai dans lequel est lebien procédant du Seigneur. Les Anges, et par conséquent les vrais da bien qui procèdent du Seigneur, sont aussi entendus par les dieux dans

AltCA.NES ŒJ.USTKS.

ces passages: Dans David: - Dieu se tient doit» l'assemblée de » Dieu, au milieu des dieux il jugera : Moi, j'ai dit: Iles dieux,

• vaut; et des fils du Très-Haut, vous ions. « — Ps LXXXU. 1 , 6 ; — que ci? soirii! !cs vnii.s proreihni ihi Seigneur, qui sont entendus ici par les dieux, on le voit en ce que d'abord il est dit « Passera-

■ biéc de Dieu » au singulier, et ensuite, « au milieu des dieus ; » que Dieu snil nommé dans la Parole, lorsqu'il s'agit tlti vrai, ou peut le voir, .«<■ 2769, 2807, 2822, S9SI, 4287, 440?, 7010; cl aussi que Dieu dans le sens suprême est le Divin vrai procédant du Soigneur, !V"<>72o8. Dans le Même: - Je Te confesserai de tout

- mon cœur, devant les dieux je Te ptalmoditrai. . — Ps. CXXXVUl. I. — Dans le Même: - II n'y en a point comme Toi

■ parmi (es dieux, Seigneur! » — Ps. LXXXVI. 8. — Dans le Même : « Jéliovali {est) un Dieu grand et un Jîoi grand par-deistu . (duj les dieux. — Ps. XCV. 3. — Dans le Même : « Toi, Jé- » bovali ! Iiaul-élcvé au-dessus de toute la terre, lu os été fort » exulté au-de^us de tous les dieux. > — Ps. XCVII. 9. — Dans le Mime: "Moi J'aiconnnuquegniiKt^'fi.U'liovali.ctiiojrcScis'ieur . plus que tout les dieux. . — Ps. CXXXV. 5 ; — do là aussi Jébo-

■ vali est appel* 1 - le Seigneur des seigneurs et te Dieu des d eux. »

— Douter. X. 17. Jos. XXII. 22. Ps. CXXXV1. 2, — S'il est dit

le Dieu des dieux, cYsi paire qu'à celle épnquc plusieurs dieux étaient adorés, et les nations riaient distinguées par les dieux qu'elles adoraient . cl chaque, iiaiion mivail que son Dieu était audessus de lous les dieux ; i l comme par suile s'cUtil «lisséechez tous l'idée de la pluralité îles dieux, et qu'on diseuiail quel était le plus grand d'entre eux, ainsi qu'on peut le voir dans plusieurs passages des Historiques de la Parole . et que retle opinion était établie cliez les Juifs pins que citez les autres, voilà pourquoi, dans la Parole, i! est dit tant de fois que .Irliuvalt riait pies icrund que tous les dieux, et qu'il clail le Uni el le Dieu des dieux : que cette opinion se soit établie chez les Jalfe plus que chez les autres nations, c'esl ce qu'on peut suffisamment voir par leurs fréquentes apostasies pour le culte des autres dieux ; on en trouve un grand nombre dans les Livres Historiques de la Parole, par exemple. Jug. II. (0 a 13, 17, 19.111.11. 6,7. VIII. 27, 33.X. 6, 10, 13. XVIII. H, 17, 18.30.

EXODE, CHAP. QUINZIÈME. Sï»

!5, 3t. I Sam. VU. 3, i. VHI. 8. 1 Rois, XIV. i3, 2i. XVI. 31, 3ï, 33. XVHI. 90 cl suiï XXi. ï6. XXU. S*. II Kois, XVI. 1, 10 etsuiv. XVII. 7, 1B,1BJ7.XXI.3k7,ai.XXHI. 4, 3, 7,8,10, t I, IS, 13: et ailleurs. Celle nation était d'une telle extravagance, qu'ils confessaient .lébovah seulement Je boucbe, et néanmoins reconnaissaient de cœur d'autres dieux, ce qu'on peut voir clairement en ce que, après qu'ils curent vu tant de miracles en Egypte, et tant (ie miracles aussi lorsqu'ils eu furent sortis, la mer divisée devant eux , et l'armée de l'iiararm submergée . la colonne de nuée et de feu apparaissant continuellement . la manne tombant du ciel chaque jour, et la présence même île Jéliovah avec tant de majesté et avec tant de terreur sur la montagne rie Sinaï , et après qu'ils eurentrait celte confession, que Jéliuvali étnii le seul Dieu, néanmoins cependant quelques semaines à peine émulées, et seulement parce que Moscuch tardait à venir, ils demandèrent des dieux de fonlc, pour les adorer, et Alr.umi leur en avant l'ait, ils leur rendirent un culte Divin par une iï>te. par des liolucuusles et ries sacrifices, et pardes danses; par la on peut voir que le culte de plusieurs dieux était gravi dans leurs cœurs : Que celle nation ait été telle, plus que toute autre nation sur le globe entier, un le voit aussi dans Jércmie: ■ En-ce qu'une Aofiou a changé de deux? El mon ■ peuple a changé ta gloire pour ce i/ni ne sert de rien : Ci'itx ! • wyez cloniièi île l iai, er /n'eii.w;, trriut-lri fin i : .irlo» le nombre . de (es villes ont été tes dieux , ri Jada / * — II. 11, 42, 98: — le caractère de celle nation est tel, que plus que toutes les aulres nations ils adorent les externes, ainsi les idoles, et qu'ils ne veulent absolument rien savoir ries internes ; en effet, de toutes les nations ils sont les plus avares, et l'avarice, telle qu'est lu leur, qui consiste à aimer l'or et l'argent pour l'or et l'argent, et non pour quelque usage, est l'affection la plus terrestre ; elle abaisse entièrement le mental dans le corps, et l'y submerge, et elle (truie les intérieurs à. un tel point, qu'il n'y peut en aucune manière rien entrer de la foi ni de l'amour qui proviennent du ciel : on doit voir clairement par la combien se irouiiieni ceux qui croient que cette nation sera de nouveau Choisie, ou que l'Église du Seigneur passera rie nouveau clie* eux, mutes les autres éiant abandonnées; lorsque cependant on convertirait ries pierres, plutôt qu'eux, à la loi pour le Seigneur :

un croit que l'Église passera de nouveau chez eux, parce nue dans les Prophétiques de la Parole il est Uii, dans beaucoup de passages, qu'ils doivent revenir ; mais un ne sait pas que par Juda , par Jacob , et par Israël, il y est entendu non point cette nation, mais ceux chez qui sera l'Église.

830Ï. Qui csl comme Toi, Magnifique en sainteté, signifie 711e iojiI saiut procède de Lui: on le voit par la signification do Qui en comme Toi, en sainteté , en ce que c'est que personne n'est sain), ainsi, et dans le sens interne, que tout saint procède de Lui, parce qu'il est la sainteté mémo : par le Saini esl entendu le Divin Vrai procédant du Seigneur, ce vrai est {lit saint et est aussi entendu par le Saint-Esprit, qui, pour cela mime, i-sl appelé Esprit de Vérité, Jean XIV. 16, 17. XV. 26, 27. XVI. 13 ; et ■ envoyé par le Seigneur, s Jean XV. 26, 27; et de qui il est dit • qu'il recevra du Seigneur ceq.i'il annoncera, » Jean, XVI. lii : — comme la sainteté se dit du Divin Vrai qui procède du Seigneur, c'est pour cela que les Anges, parce qu'ils le n çoivenl, sont appelés » saints, <■ Matlh. XXV. 3) . Marc, VIII. 38. Luc, IX. 26, et aussi les Prophètes, principalement la Parole qui est le Vrai Divin même: le Seigneur aussi, d'après le Divin Vrai qui est Lui-Jlême parce qu'il vient de Lui, est appelé Saint d'Israël, Saint de Jacob, et le Saint de Dieu.

8303. Vénérable de louanges, signifie qu'à Lui Seul est la gloire ei l'action de grâces : on le voit par la signification de vénérable de louange* , quand cela est dit de Jéhovah, en ce que c'est qu'il doit être célébré et adoré, qu'ainsi a Lui Seul est la gloire et l'action de grâces.

830i. Faisant des merveilles, signifie que de Lui viennent lous te* moyens par lesquels s'exerce la puissance : on le voit par la signitication des merveilles et des miracles, en ce que ce sont les moyens de la piiissmn' Diviiii-, V tiUlO : que les mervei Iles soient

étaient amenés à croire que Jéhovah était le Dieu suprême des dieux, et même qu'il n'y avait point d'autre Dieu que Lui, par conséquent qu'il devait seul être adoré; et ceux qui étaient dans ce vrai furent ensuite introduits dans les vrais de son culte, qui sont les moyens de la puissance, car toute puissance dans le sens

EXODE, CHAR QUINZIÈME. 397 spirituel est dans les vrais qui procèdent du Divin, K« 3091, 63ii, 6443, 6918, 8S00; la puissance, dans le sens spirituel, c'est de. mettre en Tuile et chasser loin de soi la tourbe infernale , ce qui est fait uniquement par les Vrais : c'est donc de la que par » faisant » des merveilles, • il est signifié que du Seigneur viennent tous les moyens par lesquels s'exerce la puissance : les moyens de la puissance Divin.' seul aussi signifiés par des merveilles dans David :

- Chantez à Jéliovah, psalmodiez-Lui; médius sur toutes sa mer-

- veilles, glmifieï-vous dans le Nom de sa sainteté; cherchez » Jéhovah, et sa force, cherchez ses faces continuellement; ™p-

• bouche. » — Ps. CV. 1 a 5. — (Jue imite puissance soit anx vrais qui apparlunnent à la foi procédant du Seigneur, on ic voit clairement par les paroles du Seigneur à Pierre : « Moi, je te dis : . Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les

■ portes de l'enfer ne prévaudront point conlre elle ; et je te don-

■ nerai les clés du Royaume des cieux. » — Matlb, XVI. J8, 19 ;

- là, par Pierre est rcpresciili'u la fui, et par la pierre dans la Parole est signifiée la Toi, cl par les clés est entendue la puissance, voir Préface à la Gen. Chap. XXII ; puis N" 4738 f., 63« f.

830!i. Ta il» étend» I» droite, signifie nue de là n'est manifestée la domination de la puissance mu- toutes choses : on le voit parla signification d'étendre, en ce que cela concerne la domination delà puissance, el en ee (pie, q U cela est dit de Jéhovah, c'est la toutepuissance, N" 7673; et parla signification de la droite, en ce qu'elle est la puissance Divine, N°8î8l; que ce soit de lit qu'elle s'est manifestée, savoir, la domination do la puissance sur tantes choses, cela est évldenl d'après ces paroles qui suivent: « la terre

• les a engloutis, » par lesquelles il est signifié que par la seule présence du Seigneur, il y a eu pour eux damnation ou enfer.

8306. La terre Ls aen/ilnuiis, siijiti/ie '/lie par sasenle ptésenceil ij a eu pour euj; damnation et enfer : on le voit par la signification d'être entjloutt par la terre, en ee que c'est la dam nation et l'enfer; en effet, cette absorption signifie qu'ils sont tombés ou ont été jetés dans l'enfer; l'enfer aussi est en bas profondément, parce qu'il esl tres-loin du Soleil du ciel, qui esl le Seigneur, et que là est le plus haut; les distances d'éloignement sont selon les qualités el lesquan-

3QR \BCAKES CÉLESTES.

titËs des rnuux et des faux, «le là vient que te Cîél apparaît en haut e t l'enfer en lias ; et même, la. où sont ceux qui sont dans lus faux 4> a près li' mal, par conséquent dans la damnation, il apparaît comité une terre de désert, qui est appelée terre damnée ; sous cette , errfi s onl jetés «'lis qui sont dans l'enter, ft° 7418; que cela soit [ail par la seule présence du Seigneur, on le voit N* sacii; de là yjgnt donc que par nia terre les a engloutis, • il est signifié la damnation et l'enter, ainsi qu'on le voit clairement dans Moïse: . Mosclieli uil à l'A-ssembléo au sujet de liorach, de Dalhan et , d'Abiram : si Jéhovali rn'e une ci eatiun, et que la terre ouvre sa » bouche, et les tngloutisic cl tout ce qui (en) à eus, de sont. qu'il* ,. descendent vivants dans l'enfer, vous connaîtrez que ces liommes- „ ftojiUrritéJibOTahret/iit/irni/iic la terre, qui {était) sous eu I,

, eux et tous ceux qui {étaient) à eux, vivants dam l'enfer. « — Somb- XVI- 30, 31, 32,33.

8307- Tu 01 conduit dans la Miséricorde ce peuple, signifie le

avaient «f" b ' c ' 1 : 0n le Volt par la si " nill,: atmn de conduire dans la miséricorde, on ce que c'est recevoir le Divin, et comme ceux qui s'abstiennent des maux reçoivent le Divin, cela signifie le Divin ifiW chez eux. Voici rc qu'il en est de la Miséricorde qui procède du Seigneur : La Miséricorde du Seigneur est perpétuelle chez ri.on.me. quel qu'il soit, ear le Seigneur veut sauver tous les en quoluuc nmubre qu'ils sment ; mais cclt* miséricorde 0mm ^' as influer avant que les maux aient été éloignés, caries bo peut P ^ j. |U1 j- |1|lt diisiadiM i empêchent ; mais aussitôt ouM^ maUx sont éloignés, la Miséricorde influe, c'est a dire que Tb nui est la charité cl la foi, indu,: de la Miséricorde procée bien, 1 r dc ]h m peul ïûir m la Miséricorde du Sei- 12 1 ^universelle, c'est-à-dire, envers tous, et aussi particulière en vers ^ mais „ ne peut de lui . mftme reee((lir „ s '"- ls| '- 1 "" ' ' ,t iln nii-iiiémcs'ahsleiiir des maux, c'est parce

Q ojjsieni; — ^ t de lu

*" en ; s> 1 '"""^influe continuellement dans la volonté de l'homme lue Je Be'S nL cL pal - n, il met dans la liberté de l'homme de se avec c e t cffoi . (|p s . app | iqller au biei , 5 et même , p sci^nRur

désister d es

DkjinzM Dj^Coo^le.

EXODE, CHAP. Qi;ijN7.IÈMK. »S lui donne la l'acuité Je comprendre le vrai ; mais s'il ne comprend pas, c'est qu'il ne veut pas comprendre, el cela à cause du nul qui appartient à la vie, car le l";in\ prend la ilrte.nse du mal, el le vrai le condamne ; de là vient que l'homme ne peut être gratifié du bien spirituel par le Seigneur, ni par conséquent être conduit d'après la Miséricorde, s'il ne se désiste pas des maux.

8308. Que lu as racheté, niijiiijir qu'il a li'-linès de l'enfer: on le

voit par la signification de racheter, en ce que c'est délivrer de reofer,S««7a05, 74*5.

8309. Ta l'as amené par !" ftirrr ri-rs ïhatiila-ic de laiflirifrlé, signifie que la Divine puissance du Seigneur les a élevés au Gel dans te Divin qui est là : on !e voit par la signification de conduire par la force, quand i.'ehi est dit de 1'élévalion au Ciel par le Seigneur, en ce que c'est élever par la Divine puissance; que la force soit la puissance .cela est évident ; et par la signification de l'/iobitacle de. la sainteté, en ce que c'est le Ciel oit est le llivin, car la sainteté se dit du Divin Vrai qui procède du Seigneur, S" 8302, et

gneur soit le Ciel, et aussi le bien parce que dans le bien es! le

ciel, on le voit par res p:issayi's ; dans M m- : « Regarde de l'Iiabi-

• tacie de ta sainteté, du Ciel, el béni» le peuple d'Israël.»— Deutér. XXVI. 15. — Dans Èsaie : ■ Regarde du Ciel, et vois de l'Habitacle •> de ta sainteté et de ta splendeur. » — l.XIH. Ili. — Dans David:

■ Si je donne du sommeil a mes jeux, jusqu'à ce que j'aie trouvé un

• lieu à Jébovab, des Habitacles au fort de Jacob ! Voici, nous avons » entendu {parler) rie Lui en Éphrala, noua L'avons trouvé dans les » champs de la forêt, nous entrerons dam set Habitacles. » — Ps. CXXX1I.4, 5, 6.7. — Que l'habitacle de Jéliovali, c'est-à-dire du Seigneur, soit dans le bien, on le voit dans Zacharie: « Sois dans » la jubilation et dans l'alléurcsse, fille de Sion ; voici que Moi. je

■ viens pour habiter au milieu de toi ; plusieurs nalions s'altache- »ront à Jéliovali en ee jour-là, et elles Me seront pour peuple, car tfkatnierai en toi. . — il. U, 45 ; — et dans Ézécluel : « Je pla-

■ cerai mon sanctuaire au milieu d'eux pour l'éternité ; ainsi sera - mon Habitacle chet eux. » —XXXVII. 36, 27 ; — le sanctuaire, c'est où il y aie Divin Vrai dans lequel est le Divio Bien.

8310. Vers. 1», 1i>, 16. Les peuples l'ont entendu, ils ont (rem-

U>0 ARCANES CÉLESTES

oie ; In Hauteur a saisi les habitants de tu Phiiislée. Âtort ils ont été concernés les chefs d'Edam, 1rs puissants de Maab, (a terreur tel a saisis ; ils se son! fondus lotis tes habitants de Canaan. Sur eux sonl tombées la frayeur et l'épouvante; par la grandeur de ton tiras ils seront abattus comme la pierre, jusqu'à ce que soit passé ton peuple, ô Jéhurnti, jusqu'il i que suit /m.ii a peuple que tu a acquis. — Les peuples l'ont entendu , signifie tous ceux qui sont dans le faux d'après le mal eu quel qu'endroit qu'ils soient : ils ont tremblé, signifie fit terreur : ta douleur a saisi les habitants de la Philistée , signifie elle/ ceux qui étaient dans l;i loi séparée d'avec, le bien le désespoir de pouvoir agrandir la domination : alors Us ont été consternés les chefs d'Edom , signifie la même chose cJiez C60X qui étaient dans la l ie du mal d'après l'amour de soi : les puissant' de Maab, signilie ceux qui ctaienl dans la vie du faux d'après cet amour; la terreur les a saisis, signifie qu'ils n'ont rien osé : ils se saut fondus tous les habitants de Canaan, signifie la

même chose clic/ cens qui étaient de l'église et qui avaient adultéré les hiens et falsifié les vrais : sur eux sont tombées ta frayeur et t'épouvante , signifie qu'ils étaient sans aucun espoir de domination : par (n grandeur de ton bras , signifie par la toute-puissance : ifs seront abattus comme lapierre, signifie qu'ils tomberont comme ce qui est pesant : jusqu'à ce que soit passé ton peuple , signilie qu'ainsi sans ibn^cr il'iiii'usutioii seront sauvés tous ceu* qui sont dans la ["acuité de recevoir le vrai du bien el le bien du vrai : jusqu'à ce que soit passé ce peuple, signifie qu'ainsi seront sauvés ceux de l'Eglise qui seront dans le vrai et dans le bien : que que tu as aequis, signilie qu'ainsi sont devenus appartenant au Seigneur.

831 1. Les peuples l'ont entendu, signifie tous ceux qui sont dans te faux if après le mal, en gueiqu endroit qu'ils soient : on le voit par la signification des peuples, en ce qu'ils sont ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, el dans le sens opposé ceux qui sont dans les faux d'après le mal, ,\°* 1359, 1S60, 3Ï95. 358(, 16)9 ; il est dit cens qui sont dans les faux d'après le mal, pour qu'ils soient distingués de ceux qui sont dans les faux et cependant dans le bien ; sont en même temps dans les faux et dans le bien bien ceux, au-dedans de l'Église, qui sont dans des hérésies et

EXODE, CHAP. QUINZIÈME. 40< dans la vie du bien, cl hors de l'I^lise tous retix qui sonl dans le bien ; niais les faux chez ceux-ci ne damnenl point, il moins que ce ne soient tics faux qui sonl -contre le Mon cl qui détruisent la vie même du bien ; les faux qui ne. sont point contre le bien , sont , à la vérité, des Taux eu eux-mêmes, mais ivlali veinent au bien de la vie , contre lequel ils ne sont point , ils se dépouillent presque de la qualité' du faux , ce qui se fait par leur application au bien ; car de tels faux priiYmi l'ire appliqués au bien, et être appliqués au mal, s'ils le sonl au bien, ils deviennent doux, mais s'ils le sont au mal, ils deviennent durs ; en effet, les faux peuvent être appliques au bien comme les vrais au mal, car les vrais quels qu'ils soient sont fais iiiés par des applications au mal : soil pour exemple , que la foi seule sauve , cela en soi est faux , surtout chez les méchants qui ainsi exelueul le bien de la charité, connue no contribuant absolument ru rien au salut; mais ce faux est adouci chez ceux qui sont dans le bien île la vie , car ils l'appliquent au bien, en disant que la Toi seule sauve, mais que la foi n'existe pas, si elle n'est avec son fruit, par conséquent si elle u'esl où est le bion; de même pour les autres. Dans ce qui suit maintenant, il s'agit de tous ceux qui étaient dans les faux d'après le mal et dans le mal d'après les faux, et furent jetés dans l'enfer quand le Seigneur vint dans le inonde; en elfet, il y aplusieurs genres du mal, et par suite aussi plusieurs genres du faux, cardiaque genre du mal a son faux qui lui est adjoint , puisque le faux est produit par le mal et est le mal dans une forme , absolument de même, que l'intellectuel chez i'bomme est la forme de sa volonté, car la volonté par l'intellectuel se produit en lumière, elle s'eflk'ie et se forme , cl elle se fixe par des images, et lixe ees images par des idées, et celles-ci de nouveau par des mois : ceci a été dit aiin qu\ui sache qu'il y a plusieurs genres du mal et par suite plusieurs genres du faux; ils nul d'abord été décrits par les Égyptiens, maintenant ou dans ces Versels ils le sont par les habitants de la Pbilistée, par les chefs d'Edom,.par les puissants deMoali. ei par les ha bilan ts de Canaan, dont il est dit que la consternation et la terreur les ont saisis , parce qu'ils ont appris que ceux qui étaient dans la foi séparée d'avec la charité et dans la vie du mal, et qui ont été signifiés par les Égyptiens, ont éié jetés dans l'enfer, et qu'eux evaient

Ml K

AKC.YXES CÉLESTES.

pareillement y clic jelt-s, afin que cens qui étaient dans le vrai et dans le bien pussent passer r-n sùreié cl sans violence, et être conduits au cici; ce dernier point est signifié par ces paroles des Vers, suivants 16 et 17 : » Sur eux sont tombées la frayeur et l'épouvante; par la uramleurdc ton liras ils seront abattus comme la pierre, j u squ' à te que soi! passé [un peuple, ô Jétioval), jusqu'à ce que soit passé ce peuple, que tu as atouts: tu les introduiras, et tu les planteras en la iiiimiaune de ton héritage au lieu de ta demeure. »

83)2. Ht ont tremble, signifie lu terroir : on le voit sans explication.

83(3. La douleur a saisi les habitants de la Philistéc, sigiti fie chei ceux qui étaient dans la fui xèfiiirèe d' tiret: le bien le désespoir de pouvoir agrandit la domination ; on le voit par la sigriilicalion de la douleur, on ce que c'est le désespoir, de ce qu'ils ne pouvaient plus agrandir leur domination, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification des habitants de. la Philntée, en ce qu'ils sont ceux qui étaient dans la fui séparée d'avec lu bien de la 'charité, !X os 1 197, H 98, 3412, 3413, 8093, 8096, 8099; ils sont distingués des Égyptiens, en ce qu'ils c:-xlui:n[ Us biens de la charité, on croyant que sans eux l'homme est sauvé par la loi; de ce principal point de leur doctrine sont nées plusieurs erreurs, par exemple, que la salvation appartient à la Miséricorde, quelle qu'ait été la vie de l'homme; que par la fui [nus Un péchés et ions les maux sont lavés, el qu'ainsi l'homme mardi. r iuslilié; ei aussi que la salvation peut être faite en un moment, nu'ine par la conliam e de la foi à la dernière heure de la niurl, que par conséquent l'affection do l'amour céleste ne Tait pas le ciel clic* l'homme; ceux-ci sont les Philistins, cl ils sont appelés incirconets. a cause des maux de l'amour de soi el du monde dans lesquels est leur vie. Si cette douleur est un désespoir, c'est parce qu'il est enlendti une douleur excessive, telle qu'est celle des femmes qui enfantent; ce mot, dans la langue originale, signifie aussi une semblable douleur; le désespoir ou l'excès de la douleur dans la Parole esl aussi décrit par la douleur d'une femme qui enfante, comme dans David : - Les ltois se sont » assemblés, la terreur les a saisis, une douleur comme tic celle qui » enfante. . — p s . XLVI11. 5, 7. — Dans Jérémie: « Toi qui ha-

EXODE, CHAI». QUINZIÈME. «3 » biles dans le Liban, qui as (on nid dans les Cèdres, combien de grâce trouvcras-lu, quand le seront venues les douleurs, une

. douleur comme de relie qui enfante? . — XXII. 23. Dans le même : ■ Le roi de Babel a appris ïenr renommée, el lâches en » sont devenues St's mains. t'Ainjoism l'a saisi, une douleur comme ' de celle qui enfante. » — L. 43.— Dans Ksaic : « Il est proebe le ■■ jour de Jéhovah. comme nue dévastation par Schaddaï, c'est " pourquoi toutes les mains sont lâches, cl toul co-ur d'homme se » fond ; et ils sont éperdus, des tranchées et des douleurs les sai- « lissent, comme celle qui enfante ils sont en trauatl. « — XIII. 6, 7, 8. — Dans Jérémie : • Voici , un peuple vient de la terre du

- septentrion, et une nation grande sera excitée ries côtés de la

- terre; l'arc et la lance ils saisissent; [il est) cruel, lai, et ils

- n'ont point de pitié ; leur voix comme la mer retentit ; et sur » des chevaux ils chevauchent ; (H est) préparé comme un homme n pour la guerre, contre loi, tille de Siun ; nous avons appris sa " renommée, lâches sent nos mains, l'angoisse nous saisit, une .. douleur comme de celle qui enfante. . —VI. 2S, 33, Si; — ici, il s'agit de la vastalinn du vrai cbei ceux qui sont dans le mal ; le peuple de la terre du septentrion, ce sont ceux qui sont dans les faux d'après le mal ; la nation grande ries côtés de la terre, ce sont ceux qui sont dans les maux entièrement opposés an bien ; ils prennent l'arc el la lance, c'est-à-dire qu'ils combattent d'après le doctrinal faux ; sa voix retentit comme la mer, c'est le raisonnement qui eu provient; sur des chevaux ils chevauchent, c'esl l'argumentation comme d'auirs l'huellednH ; préparé comme un homme pour la guerre, c'est la cupidité de combattre le vrai ; la fille de Sion, c'esl l'Église où est le bien ; l'angoisse saisit, c'est la douleur de ce que les vrais étaient infestés ; une douleur comme de celle qui cnranle, c'est le désespoir de ce que le bien était lésé ; de la il est évident que la douleur ici signifie ledésespoir à cause rie la lésion du bien. Si ces paroles, • la douleur a saisi les habitants rie la Phillsléc, n signifient le désespoir ou aucune espérai» 1 !' d'agrandir la domination, c'esl parce que les Philistins, c'est-à-dire, ceux qui élablissent la salvaiion d'après la Toi seule sansle bien de la charité, affectent continuellement la domination dans l'autre vie, en combattant contre les autres, el cela lant qu'ils n'oni pas encore été

404 ARC AMES CÉLESTES

dévastés quant a la science des connaissances de la foi ; car chacun dans l'autre vie retient les principes do sa foi qu'il a eus dans la vie du corps, el il n'y a que ceux qui ont été dans la vie du bien, qui changent ces principes en vrais, car le bien désire levraiet le reçoit volontiers, parce qu'il cslliomogene;maiscctE qui oniélé dans la vie du mal ne les changent point, ils sont comme durs, et rejettent les vrais, el de plus ils sont dans 1" obscur au point de ne pouvoir pas même les voir, ils voient seulement les emiilruiadfs de leurs principes, et ne voient un aucune manière ceux qui ; sont continues : de tels esprits croient néanmoins cire 1rs plus intelligents de tous, mais ils ne savent que raisonner d'après le principe saisi ; ce sont donc eux qui combattent le plus la charité, [conséqueinmcnt qui veulent dominer ; car ceux qui sent dans la charité seul humbles, el veulent comme au dernier rang servir tous les autres ; mais ceux qui sont dans la foi sans la charité sont orgueilleux el veulent comme au-dessus de tous les antres être servis par tous, aussi placent-ils le ciel dans la gloire de la domination, el ils s'imaginent, parce qu'ils se croienl plus intelligents que tous les autres, qu'ils sont des archanges, et qu'ainsi un grand nombre d'anges les serviront; et cela aussi selon ces paroles dans Daniel : - Les intelligents v resplendiront cou une la splendeur de l'étendue, el ceux qui en " j usti fieni plusieurs, comme lesétuiles, danslesicclc cl l'éternité. ■ —~ 3 i— mais au lieu de splendeur il n'y a pour eus que ténèbres.

831 i. Alors il, o,„ m eoasicrnh tes chefs ifKdom, signifie I" mime chose chez ceux qaiètaienl dowJ la tic du mal d'après C amour

tlcsoi: on le voit par la signification des chefi, en ce que ce sont les principaux (prœriuiii) ainsi tous et chacun, comme il va être exposé ; et p ar ,„ signlfic ^ 0I1 HEdm, eu ce que ce sont ceux qui *i W** le mal de i- ;lmour dc soi saisissent les faux et rejctiol les vrais, ci <i ans ]( , s ^ ^ h pCTS0[lne , en c(t que c'est le mal

<!•' i unour ,le soi aiKim-1 le lau^st i*4« et dont le vrai est rejeté, par tons^.q Ueill ^^...^ sollt dans la vie du mal d'après cet «mw, savoir, ,1'apres fanionr desoi. Quant k ce qui concerne les -(■/«/«, par eu x sont si-iiilii'"- ^ lu'iucinaux, et danslescns abstrait , '"•'•^n,„., |,. s ; hli ... , Hl nciFl«. ainsi toules choses eugé- ?À m? Cn " ;ll 'lK'„l,er car lorsqu'il est dit les chefs, il est signifié ' oin, »tm s sous lesquels U v * ml lc reslu ' 011 [es V" 0 ^*™

EXODE, CUAP. QUINZIÈME.

disent du Lien, M dans le sens uppusé, du mal; par If» princes sou 11 signifiésatissi les communs sous lesquels il y a tout le reste, ou les principaux (pfaaria), N°> U89, 20S9, 50», mais ils Redisent du vrai : il faut qu'on sache que dans l» Parole il y a des mois qui appartiennent à la classe dis spirituels, et des omis qui appartiennent

qui appartiennent au vrai oit à la foi. et les noires relies qui appartiennent au bien ou à l'amour : il y a aussi tics mots qui sedisentdes uns el des autres; celui qui li;s connaît, peut, à la iirciniere inspection ou lecture de la Parole, suitout dans sa Langue originale, savoir si dans le sens interne il s'agit de choses qui appartiennent au vrai, ou de choses qui a]i|>ariicnncut au bien : il et) est ainsi de

principaux (prinwriii) et si- disent dis vrais de la foi, cl les chefs signifient les principaux i ;»'"■'■'/"<«! ■-<' disent di; bien de l'amour; dans le sens opposé les princes se disent des faux de la foi, cl les chefs, des maux de l'amour ; de la vient que ceux qui ont régné dans Édom, ont é:é appelas Chefs iuu Dnesi, eiminie on le voit par laGen. XXXVI. 15, 1ti, 17, 18,19, SI, 23, 30, iO, H,*a,W,— et cela parce que pur l'alum était sL'uiie' le bien de l'amour cÉleslc, el dans le sens oppose 1 le mal de l'autour de soi ; maïs chez les fils d'Ismocï, ceux qui furent mis à la tète des autres uni été appelés non pas chefs, mais princes, — Gen. XXV. 16,— parce que pur Ismaël étaient signifiés ceux qui sont dans le vrai, N" 3303, 3308, i"i7: parla méutc rai vin eeu\u;u > i iu tii i;i ndaienl en Israël étaient appelés princes, — Nomb. VIL 2, 10, 18,2i, 30, 36, i2. ifl, 5*, car par Isiaël étaient rqtn'seriiés ceux qui sont dans le vrai et le bien de la foi ; niais ceux qui rnmiiiaiiilaierii dans Juda étaient appelés chefs, pai re que pur Juda ét aient représentés ceux qui sont dans le bien de l'aiiiour, comme dans Zacharie : "Qu'il soil comme ■ un chef dam Juda. ■> — IX. 7 ; — el dans le Même : • Lacheftdt • Judadirnnt dans leur cœur : Je me confirmerai les habitanls de » Jérusalemen Jéhevab Si-haeih h-iir Dieu ; en ce jour-là je placerai " les chefsde Juda comme un loyer de l'eu dans du bois. • —XII.

8315. Im puiasiwli f/e Mnab. bitjnifi-: reitx t/iù iraient duris Ire

i06 ARCAMiS CÉLESTES,

lie du faux d'apt es cet amour : ou le vuil par la signification des pùssanti, en ce que ce sont les choses qui régnent cl prévalent ; et par la représentation de Mon*, en ce qu'il désigne ceux qui sont dans le bien naturel, et se laissent facilement séduire, N°SS68, ainsi ceux qui sont par la dans la vie du faux, ear ceux qui sont dans le bien naturel et non dans le bien d'après le vrai de la foi, ainsi non dans le bien spirituel, se laissent entraîner à eroire les faux quels qu'ils soient, ainsi» vivre selon ces faux: ils sont entraînés des vrais aux faux surtout par les choses qui favorisent leurs amours ; ce sont ceux-là qui sont entendus par Moab ; que ceux qui sont dans le bien naturel et non dans le bien spirituel ne puissent en aucune manière être ronriuits par quelque influx du Ciel, on le voit Si*" 3470, 3471, 3518, 4988, S993, 503î, 6208. 7197, 800Ï. Le mol par lequel sont exprimés les puissants dans la Langue originale, se dit de ceux qui sont dans le vrai d'après le bien, et dans le sens opposé, de ceux qui sont dans le faux d'après le mal ; c'est dans ce sens que ce mot est employé dans Ézéchiel. XXXI. U, Il Bois, XXIV- 15.

83(6. La terreur tes a saisie, signifie qu'itsn'anl rien usé: on le voit par la signification ù'itre miii de terreur, en ce que c'est ne rien oser, car chez ceux qui sont dans la teneur, le sang se refroidit, il se précipite dans les veines, la circulation cesse, do là les nerfs deviennent flasques, et les forces tombent, do sorte qu'ils n'osent rien.

8317. Ils se sont fondus tous tes habitants de Canaan, signifie ta même chose chez cc\ix qui étaient de l'Église et qui avaient adultéré les biens et falsifié les vrais : cela est évident par la signification des habitants de Canaan, en ce qu'ils sont ceux qui étaient de l'Église, et en ce qu'ils sonl ceux qui y avaient adultéré les biens et falsifié les vrais : si les habitants de Canaan signilient ceux qui étaient de l'Église, c'est parce que l'Église du Seigneur avait été dans la terre de Canaan des les très-Anciens temps, voir N°» 3686, 1**7, iiSi, 4516, 1!>I7, 15136, 6516; s'ils signifient aussi ceux qui avaient adultéré les biens et falsifié les vrais, c'est parce que là par les nalions, que les fils d'Israël devraient chasser, sont représentés les maux et aussi les faux de la foi , voir N° 8051. et cela, parce que ces nalions antérieurement avaient été de l'Église.

83(8. Sur eux sont tombées lit frayeur et i' épouvante, signifie qu'ils étaient sans aucun espoir de domination : on le voil par !a signification de In frayeur et de l'épouvante, lorsque cela est dit de cens qui sont dans l'amour du soi et par suite dans les fans et dans les maux, et qui soul siijniuésjiar les chefs d'Kdom et les puissants de Moab, on ce que c'est être sans espoir de domination; en effet, cens qui sont dans le mal de l'amour de soi désirent continuellement dominer, mais lorsqu'ils sont saisis de terreur devant l'ennemi victorieux, l'espoir de dominer est perdu. Il faut qu'on sache que les maux proviennent d'une douille origine, c'est-à-dire, de l'amour de soi et de l'amour du monde; ceux qui sont dans les maux d'après l'amour de soi s'aiment eux seuls, méprisent tous les autres, excepté ceux qui font un avec eux-mêmes, et quand ils aiment ceux-ci, ils ne les aiment point, mais t e sont eux-mêmes qu'ils aiment, parce qu'ils se voient dans eux; les maux provenant de celte origine sont les pires de tous, car ceux qui sont dans ces maux non-seulement méprisent tous les autres en les comparant à euxmêmes, mais encore les blâment, les haïssent pour le moindre sujet, et alors ne respirent que leur perte; et ainsi la vengeance et la cruauté deviennent le plaisir de leur vie; ceux qui sont dans le mal de cet amour sont profondément dans l'enfer selon la qualité et la quantité de cet amour. Ceux qui sont dans le mal d'après l'amour du monde regardent aussi le prochain comme rien, et l'estiment seulement d'après son opulence; ainsi ce n'est pas lui qu'ils estiment, mais ses richesses; ceux-ci désirent posséder tout ce qui appartient au prochain ; quand ils sont dans ce désir cupide, ils sont sans aucune charité et sans aucune uiiséricniiie ; en effet, priver le prochain de ses biens est le plaisir de leur vie, surtout pour ceux qui sont sordidement avares, c'est-à-dire, qui aiment l'or et l'argent pour l'or et i'argent, et non pour les usages qui en peuvent résulter : ceux chez qui domino le mal do cet amour sont aussi dans des enfers, mais non aussi profonds que les enfers oit sont ceux qui sont dans le mal de l'amour de soi. Outre tes deux origines du mal, il y en a encore une troisième, qui est de Taire le mal d'après les principes dune fauss:' religion; mais ce mal a la qualité de mal cuezeeux gui sont dans l'amour de soi et du monde, et non chez ceux qui sont dans l'amour envers le prochain el

ARCANES ClïLESTKS.

pour leur Dieu ; car la lin est le bien, et la lin qualilie loul le reste, voir K«83H.

8319. l'or la grandeur de Ion bras, signifie la toMc-puissancc : on le voit par la signification du trrat, en ce qu'il esl la puissance, N* 878, 1931 à i937, el quand il « dit du Divin, la toute-puissance.

83î0. Ils seront abattus comme ta pierre, signifie qu'ils tomberont comme ce qui esl jiesant : on le voit d'après ccqui a été expliqué ci-dessus, N°> 8879, 8S98.

8321. Jusqu'à ce qncsoil position peuple, signifie qu'ainsi sans danger d'infeslation seront stiui is tun.s <i:u.r qui .hbhi dans la facilite de recevoir le vrai dit bien el le bien du vrai : on le voit par la signification de passer, en ce que c'irst élit sauvé suis danger d'infeslation, rar lorsque ceu* qui étaient dans les faux d'après le mal, et qui infestaient, (mi rii' jeit'-.sdaris l'cnlen'l éloignés, il n'y en a plus qui fassent obstacle en mimant des faux et des maux, et qui détournent ainsi de la réception du bien el duvrai provenant du Seigneur, voila ce qui esl signilié ici par passif ; en ell'et. lanl que les méchants n'eurenl pas éléjelés dans l'enfer, il y eul à peine quelquesuns des lions qui purent passer, c'est-à-dire, être sauvés, car alors les méchants excitaient coniinuelleiuout les maux et les faux chez ceux qui venaient dans l'autre vie, el par là les détournaient du bien et du vrai : afin donc que ceux qui étaient dans le bien et dans le vrai fussent délivras de tes Liiéchjnis. le Seigneur esl venu dans le monde, cl quand il fui dans le monde, il les subjugua tous par de continuelles Ululations admises en Lui et par de continuelles victoires, et ensuite, par su présence, il les lit se préeipiier dans l'enfer, oit investis par leurs maux et leurs faux ils devaient être tenus enchaînés pour l'éternité. Ici par le peuple sont entendus ceux qui sont dans la faculté de recevoir le vrai du bien el le bien du vrai, car le peuple en général signifie ceux qui sont dans le vrai el dans le bien lie la foi, X°»I259, I2G0, 3Î95, 3!>81. 4G19, ici il signilic Israël, c'est-à-dire, ceux qui sont de l'Eglise spirituelle; ou, ce qui revient au même, ceux qui soin dans le vrai du bien et dans le bien du vrai, N<- 7957, 813*. Il est dit dans la faculté de recevoir le vrai du bien el le bien du vrai, parce qu'il n'y en a pas d'autres dans celle faculté, que ceux qui ont vécu la vie de lacliarité; cV&l

eettovic qui donne telle faculté : dans quelle grande erreur sont ceux qui croient que la foi .sans la eliarilé peut donner celle qualité! en effet, la foi sans la cliurilé est dure et résidante, el elle rcjclle lout influx provenant du Seigneur, mais la charité avec la foi esl cédante ei tendre, et elle recoin'inllus ; c'est de laque lu charité donne cette faculté, cl qui; l:i loi sans la charité ne la donne point ; et tomme la charité donne cette faculté, c'est aussi elle qui sauve, car ceux qui sont sauvés le sont non par la charité qui vient d'euxmêmes, mais par la charité qui procède du Seigneur, conséquentment par la faculté de I» recevoir.

8iiiî. Jusqu'à ce qui; soit passé ce peuple, signifie qu'ainsi seront sauvés ceux de l'Église qui seront dans le vrai et liant le bien : on le

voit d'après ce qui vient d'être expliqué.

83Î3. Que tu as aequk, signifie qui ainsi sont devenus appartenant an Seigneur : on lu voit par la signification A' acquérir, en ce que c'est appartenir à celui qui acquiert ; ici comme il s'a«ii de ceux qui sont danh le vrai et dans le hien. cl pour le salut desquels lo Scigueur est venu dans le monde, ce sont ea\ qui sont signifiés, en ce qu'ils appartiennent au Seigneur-; dans d'autres passages ils sont appelés les rachetés, tomme dans Ksn'io : ■ y est-ce pas Toi • qui a tari la mer, 1rs «ans du grand abîme , el mis les profon- ■ dours de la mer pourcliemin, afin que passassent les Rachetés, et » que la racheté* de J Minci fi ri ■vinssent! > — Ll. 10, H.

83S4. Vers. 17, 48, 19. Tu les introduiras, tu les planteras en fa montagne de ton liéritagc, au lieu de ta demeure, que ta as fait , 6 Jéhovah! le sanctuaire, à Seigneur! qu'ont préparé les mains. Jéhovah régnera pour le siècle et l'éternité. Car est venu le cheval de Pharaon avec son char et avec ses cavaliers dans lanter.ctJchovaharamenc sur eux les eaux de la mer; et les fils tCIsra'él ont marché sur le sec au milieu de la nier. — Tu les introduira* , signifie l'élévation : tu les planteras, si^iiilie la régénération eontroucllenieilt : en la montagne de ton lu ritage. si^nilie le ciel OÙ est lebien de la charité : au lieu de la demeure, signifie oit est le Seigneur : que lu as fait, <) Jéhovah! signifie qui; c'est par le Seigneur seul : le sanctuaire, ô Seigneur! qu'ont préparé tes mains, signifie le Ciel

où sont ceux qui sont dans le vrai de la foi procédant du Seigneur : Jéhotiah régnera pour le siècle el l'éternité, signifie que le Seigneur

il 0 ARC A Mis ŒLËSTJiS.

seul esl le Seigneur du ciel et de la lerre : car ett venu te cheval de Pharaon avec son char cl ses cavaliers, signifie luus les faux d'apres l'intellectuel perverti rlie/ ci.-iix qui élaicni dans la foi séparée et dans la vie du mal : dans la mer, signifie la damnation : etJéhovah a ramené tar eux le> eaux de la mer, signifie que les faux d'après les maux, qu'ils avaient dirigés conire les bons, étaient retombés sur eux, d'après la présence du Seigneur cliez ceux qui étaient dans le bien : ci tes fils d'Israël ont marclté sur le sec ou milieu de la mer, signifie que ceux qui étaient dans le bien du vrai et dans le vrai du bien ont traversé en sûreté la région de

8325. Tn les introduiras. sirjm'/iV i'èli-raûon : mi le voit par la signification tï'wir<n!utrc, quand il s'agit du ciel , en ce que c'est l'élévation ; il esl dit l'iilévatirm, parce que le ciel devant la vue externe des exprils est dans le haut, mais devant la vue interne telle qu'est celle des anges, le ciel est dans l'interne ; en effet, tout interne dans l'autre vie se montre d'une manière représentative comme en haut , et l'externe comme en bas , de là le ciel apparaît en haut, et l'enfer en bas, K° f îl i8, 3084, 4i>99, 5t 16 ; car ce sont les élats du vrai cl hi lien, cl dans le sens opposé les élatsdu faux et du mal, qui soni représentés dans l'autre vie par des hauteurs et par des profondeurs , en un mot par des distances et par des

lieux, tion-N°> 2625, Î837, 33116, 3387, 43Î1, 4882, 5605, 7381. Seulement d'après celle expérience on peu! conclure combien 11 est difficile pour l'homme naturel de comprendre les choses spirituelles, par conséquent celles qui appartiennent au ciel ; qui d'entre les hommes naturels peut comprendre qu'il n'y a point d'espaces ni de temps dans le ciel, mais qu'a» lieu d'espaces et de temps il y a des états , savoir, des états du bien ou élats de l'être par les espaces, et des élats du i rai ou élats de l'exister par les temps? estce que l'homme entièrement naturel ne croira pas qu'il n'y a absolument que vide et néant la oii n'existe ni le temps ni l'espace? de là il est évident que si l'homme naturel concluL en lui-même qu'il nedoil rien croire que ce qu'il saisit, il se jette alors dans des erreurs énormes ; il en est pour beaucoup d'autres choses de même que pour les. espaces et les lemps ; par exemple : l'homme naturel ne peui s'empêcher de tomber dans le pbantastique sur le

EXODE, C1IAP. QUINZIÈME.

Divin , quanti tl";i |i;-0s le temps il ptinse il ce que le Divin avait fail avant la création du moiuk- , e'est-a-dirc, a ce qu'il avait fait de toute éternité jusque-là ; et il ne peut se dégager de ce nœud , avant que les idées de temps et d'espace ne soient éloignées ; quand les Anges pensent à cette éternité, c'est d'après l'état qu'ils y pensent, mais jamais d'après le temps : dans l'autre vie il apparaît deux statues, partie en chair et partie en pierre , placées au bout de l'univers créé sur le devant vers la gauche; il est dit de ces statues qu'elles engloutissent ceu\ qui panent à ce que le Divin avait fait de toute éternité avant qu'il eût créé le monde ; l'engloutissement représente que l'homme, par cela qu'il ne peut penser que d'après l'espace et le temps , ne peut de lui-même se dégager de ce nœud, mais qu'il le peut par le Divin , ce qui se fail ou par la disssipation de cette pensée, nu par l'éloignemcnt des idées de temps.

8326. Et ru les piauleras, signifie la régénération continuellement; on le voit par la signification ùa planter, en ce que c'est régénérer, car il en estdc la régénération comme d'une plantation ; en effet, quand un arbre csl planté, il croit en branches, en feuilles et en fruits, et d'après les semences des fruits ii croit en do nouveaux arbres, et ainsi de suite: il en est de même de la régénération chez l'homme, et c'est même pour cela que, dans la Parole, l'homme est comparé a un arbre, et nimimn' régénéré ii un jardin ou à un paradis; les vrais de la foi chez lui sont comparés aux feuilles, et les biens de la charité aux fruits, les semences d'où proviennent de nouveaux arbres aux vrais qui procèdent du bien, ou, ce qui est la même chose, a la Toi qui procède delà charité. Il est dit/n régénération continuellement, parce que la régénération chez l'homme commence, mais ne finit jamais, il est perfectionné continuellement non-seulement quand il vit dans le monde, mais aussi dans l'autre vie durant l'éternité; et cependant jamais il ne peut parvenir à une telle perfection, qu'il puisse être comparé avec le Divin.

8327. En la mwiagnc de ton héritage., signifie le ciel où esc le bien de la charité : on le voit par la signilicalion de la montagne de l'héritage, en ce qu'elle est le ciel, car la montagne signifie le bien de l'amour, M™ 795, 7B6, 3723, i2l 0, 6435, et l'héritage la vie d'un autre, ici du Seigneur, ainsi la vie. du bien et du vrai , laquelle

Allf.WKS <.i:i.!.MI.v

procède du Seigneur, i*ar ceux qui sont dans relie vie sont appelés héritiers du Royaume et fils, S» ! 3658, 28S1 , 367î, 7îia ; puisque c'est là ce que si^uifi- la mïuiiiijciie rie l'Iirriiace, elle signifie aussi le ciel, car le ciel est ciel d'après le liieu rie L'amour, et il est un héritage pour ceux qui ; 1 1 ) s i : 1 1 ■ l i f : i r i. f 1 1 1 au Seigneur.

SAiit. Au lieu 'le tu demeure, signifie ait est le Seigneur : on le voit par la signification du lieu, en ce que c'est l'état M™ 8335. ici l'état du bien d'après le Divin, puisque c'est le de] qui est entendu; i;t par la signification rie la demain: de Jéliovali ou de son habitacle, en ce que c'est oit est le Seigneur ; on peut voir qu'habiter se dit du bien, N"* 2713, :t!ii:i : que l'IialiilacL' de Jéhovah est le bien et par suite le eiel, 82G9, 8309, et une dans la Parole Jéliovali est le Seigneur, i\° 82GI . Il est dit plusieurs fois par le Seigneur : le l'ire qui est dans les cieux, et il est entendu le Divin dans le ciel, ainsi le liien u'iiii priaient lu ciel: le Divin considéré en Soi est au-dessus ilescieus, mais le Divin dans les cieux est le Bien qui est dans le Ynii ui'oecriaiil du Divin ; ce liien est entendu par le Père dans les cieux, dans Mallliieu: n Afin que vous soyez les ° lils lia l'ère qui (esi) dam les deux. Afin que vous soyez parfaits, . connue voire Père qui (est) dans tes deux est parfait. « — V. i8. VI . I . — » Notre Père qui (es) dans les cieux! soit sanctifié n ton Nom. ■ — VI, 9. — « Celui qui fait la volonté dit Pire qui . (est) dans les deux. — VII. 21, — et en outre UattlL X. 32, 33. XVI. 17. XV11I. 10, U, 19. — Le Divin qui est dans les cieux est le Bien qui est dans le Divin Vrai procédant du Seigneur, niais le Divin au-dessus des cieuv est le Divin liien Aléme : parle lieu de ta demeure est sijjiiii-.' le eiel iei esl le Divin Vi a) procédant du Seigneur, carec Divin fail le ciel, tjuanl à ce qu'il en esl du Divin Vrai qui procède du Seigneur, en ce que dans le eiel c'est le bien, cela peut être illusiir par une emupaiaisuu avec le soleil, et avec la lumière qui procède du soleil : dans le soleil est un feu t mais du soleil procède la lumière; cette lumière a en elle la chaleur, d'après laquelle les jardins sont fertilisés et deviennent comme des paradis: ce n'est pas le l'eu uiéiue riu soleil qui parvient jusqu'à la terre, car il brûlerait et consumerait tout, mais c'est la lumière dans laquelle esl la chaleur du feu du soleil; cette lumière, dans le sens spirituel, esl le Divin Vrai, ia chaleur est le

EXODE, CHAP. QUINZIEME. UH bien dans le Vrai J":i|jm\i II: Divin Ilien, ut h ;tdis qui en résulte est le ciel.

8339. Que lu as [ait. à irhorah. sinar/ic que c'est patin Seigneur uni : on le voîl par la signification du faite, lorsqu'il s'agit do la régénération ei du ciel, en ce que c'est par le Seigneur seul, car le tout de la régénéra lin m cl le mut iluciel i< par le Seigneur.

8330. Usaneluaire, 6 Seigneur, qu'ont préparé les mains.àgni-

cc que c'est le ciel nii es) le vrai de la fui. ainsi qu'il va cire e xposé ; et parla signification de qu'ont préparé ta maint, eu ee que c'est (pii procède du Seigneur : s'il est dit du Sanctuaire que ses mains l'ont préparé, c'esl parée que les mains s-.' ili-cnl du Vrai, cl signifient la puissance; que les mains se disenl du vrai, on le voit H°« 3091 , «281 ; et aussi qu'elles sont la puissance, H« 878, 3387, 4931 S 4937, 6827, 33Î8, 6i9ï, G9I7, 70 M, 7(88, 7(89, 7518, 7673, 8050, 80fi9, 8153, 8981; et que pareillement !e sanctuaire se dit du vrai. X" 8303 ; mais les paroles qui précèdent, comme/élira de Ta demeure, et que lu m fait, 6 JéJwmth! se disenl du bien, parce qu'elles se l'apportent à la muntagne de l'héritage, par laquellcest signifié le ciel oo.es! le bien de la charité, N° 83Ï7 :

mots qui se disent du vrai, un le voit V 831 i . Il sera dit en peu de mots ce que o'esl que le ciel ilans lequel est le bien de la charité, qui est signifié par la nitmlague de l'héritage, et ce que c'esl que le ciel dans lequel est le vrai île la loi, qui est signifié par le sanctuaire : le Ciel dans lequel est le bien de la Charité, c'ait oii sont les intérieurs qui sont du Uovuume spirituel du Seigneur; et le ciel dans lequel est le vrai de la foi, c'est où sont les extérieurs qui sont de ce Royaume; ceux qui sont intérieurs sont dans la charité mime, et par suite dans la lui ; mais ceux qui sont es té rieurs sont ceu\ qui sont dans la foi et non encore dans la charité ; ceux-ci font le bien par obéissance, mais les premiers le.font par affection ; d'après cela, on voit clairement ce qui est entendu par le ciel dans lequel est le hieu de la charité, et par le ciel dans laquel est le vrai de la foi. Quant a ce qui concerne le Sanctuaire, il est dans le sens suprême le Vrai de la foi qui procède du Seigneur, et par suite

ARCANES Ci l I - iES

dans 1b sens représentalil il us! H: liuvaumo siii rituel du Seigneur, puis l'Église spirituelle, et par suiie l'homme régénéré qui est Église ; et ainsi dans le sens abstrait de ces choses il est le Vrai de la foi, par conséquent la Toi elle-même ; ce que c'est que le saint, on le voit N° 8302 : c'est donc île la que d'après le Vrai de la foi qui procède du Seigneur le ciel est dit le Sanciuaire ; comme dans David : « Que Jéhovah te réponde au jour de l'angoisse, qu'il en- » cois à Ion secours du Sanctuaire, cl lie Sion qu'il le SUStenle.» — Ps. XX. 2, 3 ; — le sanctuaire est la pour le ciel où est le vrai de la foi, et Sion pour le ciel nii csi le bien de l'amour. Dans le Même ; « Ils ont vu tes pas, ù Dieu, les pas de mon Dieu, de mon Roi

n dans le sanctuaire; formidable (lues). Dieu! île tes sanctuaires,

, 6 Dieu d'Israël! - — Ps. LXVHt. 25, 3G; - le sanciuaire, c'est le ciel où est le vrai de la fol, de 11 il est dit Dieu ci non Jéhovali, puis aussi Uni, panv que Dieu se dit lorsqu'il s'agit du vrai, 'et Jéhovali lorsqu'il s'agit du bien, >' oi 2886, 2769, 2807, 2823, 3921 f. , 4402. 701 0, 7208 ; et parce que le Roi est le Vrai, N» 1072, 1728, 2013, 90G9, 3009, 4575, 4581, 4900, 5044, 5068, 6148. Dans le même: ■ I! louera Jah, de ce qu'il a regardé du haut » de son Sanctuaire; Jéhovah des deux sur la terre a regardé,

■ pour entendre le gémissement du captif, pour ouvrir aux fils do • la mort. « — Ps. CH. 19, 20,21; — Le sanctuaire ici est aussi pour le ciel quant au Vrai de la foi. Dans le Même : « Loues Dieu

■ dans ion Sanctuaire ; loueï-Lc dans l'étendue de sa force.» — Ps. CL. 1 ; — louer dans le similiniie, c'est d'après le Vrai de la foi qui procède du Seigneur; louer dans l'étendue delà force, c'est d'aprts le bien de la cliariléqui procède du Seigneur.

8331. Jciioi'uh ri-'.p,rrn ptiur k. «iVfe rt l'éternité, signifie qne le Seigneur seul est te Seigneur du ciel et de la terre : on le voit en ce que c'est de Jéhovali. c'est-à-dire, du Seigneur, qu'il peut être dît

qu'il régnera pour le siècle et l'éternité; il est vrai qu'on peut dire des anges qu'ils régnent, mais d'après le Seigneur, ainsi c'esl toujours le Seigneur seul par eux. Chez les Anciens, qui étaient de l'Église, il était de coutume de dire Dieu règne, et aussi Dieu régnera pour l'éternité, ce qui signifiait que l'Église était en bon étal, parce qu'alors le bien et le vrai procédant du Divin y étaient; en général, rela signifiait que Jéhovah était le seul Dieu ; et, pour ceux

EXODfc. CHAP. QUINZIÈME. *lu

est le seul Seigneur du ciel ei de la terre : comme dans l'Église chez les anciens il était de coutume de direûieu régnera, c'est pour cela que dans David quelques Psaumes partent pour inscription : Jého- ™Arr S >iera,pare\ernple,Ps.XCllI. 1 . Ps. XCVH. 1. Ps. XCIX, \; et dans le Même : ■ Jchovak régnera pour l'éternité; ton Dieu, fi » Sion, degénrralkm ni ^.'nri^tioii, Alléluia !» — Ps. CXLVI. 10.

— Dans Ësaïc : « Qu'ils smil ii^iviiSiles sur le; montagnes les pieds » du messager de bonne nouvelle, disant à Sion ; Il régnera ton » Dieu. • — LU. 7; — la, il s'ii^ildn Sri^ni iii . Dans Jean : « Les

— rogaumes du monde août devenus [ceux) tic notre Seigneur et de « son Christ, ci ii régnera dans les siècles des siècles. » — ApOC, XI. \à:~ et dans le Même: » J'entendis une voix, qui disait: » Alléluia ! car il régnera, le Seigneur Dieu. ■ — Apoc. XIX. G; — par ces passages il est méiini évident que ce.; paroles étaient des paroles de joie, de là l'exclamation Alléluia, et de là il est dit: • Qu'ils sont agréables les pieds du messager de bonne nouvelle, disant : Il règne ton Dieu. * Que le Seigneur soit le Seigneur du ciel et de la terre, on le voit dans Maubieu : ■ Jésus dit aux disei- » pies : I! m'a été donné tout pouvoir dans le ciel et sur la ferre. •

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