AI!CANi:s CÉI.KSTKS
» teint mes paroles, et actes fait point, SCr.l Comparé il lltl IlOffîme
• insensé. « — VU. 34, 26. — Dans Lac : ■■ Quiconque vient I Moi,
' et entend mes discouru el tes fait, je vous monlntrai il qui il CSt
• sembla hic. ■ — VI 47. — DanglcMcmC: - La semence qui est « tombée dans une lionne, terre, ce smil i-oux qui d'un cœur simple
• tience.» — VIII. 13.— Dans le Même: . Jésus dit : Ha mère » et mes frères, ce sont ccuv qui entendent la parole de. Dieu et oui ■ la font. » — VIII. 21; — dans ces passages, entendre signifie percevoir, comprendre cl avoir la foi, e; foin; signifie y conformer sa vie : mais lorsqu'il est entendre cl non en mémo temps l'aire, entendre signifie ia foi par la volonté el par l'aele. ainsi l'obéissance ; la raison de cela, t'est que ce qui esl l'ulcinln passe dans la vue interne qui est l'enteiulemcni. et y est reçu par la volonté, cl passe dans l'acte comme par un cercle; de là la sinnilication de l' obéissance se trouve naturellement dans le mol entendre, par exemple, entendre ou écouler quelqu'un, voir K™ Ko L 2 a 4CC0.
830 J. Kl écoules ses préceptes, signifie I" obéissance et tarie selon tes biens de ta foi, qui sont lis intérieur il,- t'I'.ijlise.: on !o voit par la signification A' écorner, en ce que c'est l'nlicissunce cl la vie; el par ta signification des précepte*, en ce qu'ils sont les vrais internes de la Parole, fi" 3382, ainsi les vrais de la foi qtii sont les intérieurs de l'Église; ils seul appelés bicnsdi: la roi, car ce sont des volontés.
8363. El gantes tous ses smiiiln, sit/n'i/ic la tic selon Ici irais de la foi, qui sont tes cetérinirs i/c l'! '.:jlUc : un le voit par la signification des statuts, tu ce qu'ils sont les Vrais e\lci lies de la Parole,
l'Église Dans la Parole, les statuts et les préceptes sont nommés
dans un grand nombre île passades, el mi 1 l'un est nommé, avec
l'autre, le statut signifie l'externe de l'Église, et le précepte signifie l'interne rte l'Église.
8364. Toute la maladie que j'ai aiisc Sut tes fcqqptienx, je ne la nieffrni point sur ici, sirii.jie qu'ils wrnni détournés îles maux dont
mal : on le voit par la signiiiealioii de la maladie, en ce que c'est le mal, ainsi qu'il va êlre exposé ; par la représentation des Êgyp-
ikm, en ce qu'Us sonl ceux qui étaient dans la foi séparée el dans la vie du mal, H™ 70W, 7317, 793C, BliB; el par la signification denc point mrHre sur (oi, quand cela est <lil île In maladie par laquelle es! signifié le m:il, en ce que c'esi qu'ils .seront détournés ilu mal, car Jéhovah on le Snjineiir nïiili've point le mal, mais il en démunie l'homme Cl le lient dans le ulon, N" 919, 1581, 22j0, 2i0ti, iiilii, 8S0B; c'est de la que par ire point meurt; la maladie Mtr eux, il est signiAé qu'ils seront détournés des maux. Si la maladie esl le mal, l'i sl p.iree que dans le sens interne il esl signifié des choses qui alïiYient la * ic spi ituelle; les maladies qui alfuclent celle vie sont les maux, et elles sunt appelées cupidités et concupiscence : la fni el la charité loin la vie spirihiullc; cette vie est malade quand lu faux esl à la place du vrai qui appartient à la fni, et le mal il la plate du bien qui appartient à la charité, car le faux cl le mal conduisent celle vie a la mort, qui esl appelée la mort spirituelle, et qui est la damnation, comme lus maladies conduisent la vie naturelle a sa mon ; de la vient que la maladie dans le sens interne signifie le mal, et quu les maladies dus Kgv plie n s signifient lesmaux dans lesquels se sont je lés ceux qui élaient dans la foi séparée et dans la vie du mal, en ce qu'ils ont infesté les probes; ce sonl les maux dont il a été parlé dans lus Chapitres précédents, lorsqu'il a été question des plaies en Égvplc. Les maux sont aussi entendus ailleurs dans la Parole par lus maladies ; par exemple, dans Moïse : • Si tu gardes Ks pn'-trptft, et les ttaïuit, et les juge- « main, que Moi je te cninii.aiide. aujinis-d'liui. Jélinvah éloignera
• de toi umlemnliulh; cl lunî.'s fc langm-'in mnligitet de. l'Egypte,
■ que lu as connues, if ne Ici mettra point Jiir toi, mais il les itiel-
• Ira sur ceux qut te haïssent. » — Deulér. VII. H, la. — Dans le Même: .Si lu n'obéis point à la voix do Jébovali ton Dieu, pour
■ prendre garde à faire toux ses préceptes et set statuts, Jéhovah
* enverra contre loi la nialé.iirlinn. le irnuble ri le reproche, dans
» abandonné, Jéhovah fera attacher à toi la peste, jusqu'à CO qu'elle - t'ai! consumé de dessus la terre ; Jéhovah le frappera tic consomp-
* tien, et de fièvre ardente, el de fièvre chaude., et de sécheresse, et » tYinpammaiiou et de jnaaiuc, qui le poursuivront jusqu'à ce que
■ tu périsses : Jéliovali te frappera de l'ulcère a~Égtjptc, et d'hé- .: morrhaïdci, cl du teigne, ci du gale, ;iu point quelu ne puisses élre • guéri : Jéliovali le frappera de fureur, et d'aveuglement, cl de » stupeur deceenr : lu deviendras iMn-iiie par 1 aspect de tes yeux : » Jéliovali le frappera dun ulcère malin sur les genoux Cl sur /et
0 mines, dont lu ne pourras être guéri, depuis la plante du pied
» jusqu'il 10T1 sommet: il rejettera sur foi fonte (a langueur (TÉggple, » même toute maladie et toute plaie, qui n'ont point été écrites .p dans le Livre de cette Loi : Jéliovali te donnera un cœur trem-
1 blant, consomption des genr, et dnidmr de /'«Nie ■> — Deulér. XXVIII. 18, 20, 21, îï, 27, 28, 31.35, 00,61, G5; —par toutes les maladies ici nommées simi signifiées les maladies spirituelles, qui senties maux détruisant la vie de la volonté du bien, et les faux détruisant la vie de lYnicndemeul ilu vrai, en un mol, détruisant la vie spirituelle qui est celle de la fui el delà charité; les maladies naturelles correspondent aussi à ces maux cl a ces faux, car toute maladie dans le j;cin m liuniain vient de là, puisqu'elle vient du pé-
• votre âme dédaigne mes jugements, en sorte que vous ne fassiez » pas tousiircf préceptes, jusqu'il rendre vaine mon alliance, je
• commanderai sur vous il la terreur, avec la consomption, et avec « la^TeordeNi^ouiconsNraerorit/cjiyeiijettoiriiisiiteront/'diNe,*» — Lcvit. XXVI. 15, 16 ; — rie telles maladies signifient la décroissance du vrai et l'aeeroissni!..:!!! du taux ; la lièvre unième, c'est ta cupidilé du mal. De plus, dans Ësaïc : « Pourquoi ajoutez-vous la » retraite? Toute la tête (esl) malade, et tout le cœur languissant, « depuis la plante du pied jusqu'à la tète il n'y a rien en lui de » sain; Montre, el cientriee, ci plaie récente, non nclloyée, ni
i:\udk, cii.yp. yii.N/.ii:.\u:. 433
plaie, sont entendus iSo-s péchés. Pareillement diius Ézécliïel : . Malheur aux pasteurs d'Israël ! Vous n'avez pas fortifié /« brebis ■ • iii/iriiics, cowiiatc; pas tjuéri la malade, cl VOUS n'avez pas
n bandé la blessée.- — XXXIV. i.— Dans David: « Mes iniquités
» ont dépassé ma lête ; mes blessures sont puantes et atmgrénéet,
» Utïy a rien de sain dam m« chm: » l's. XXXVIH.5, 6,7,8.
— C.oinmc les maladies si;:uilienl les vices el les maux delà vie spirituelle, il en résulte (pie les divers genres île maladies signifient aussi les divers genres (le vices et de maux de celle lie ; il a été montré que par la pe^le est signifié'..' la vasUlinn du bien et du vrai, X» 7102, 7303 ; et par la lèpre, [;i protanalion du vrai, N J G9G."1. Qu'en général par les maladies soient signifiés les péchés, ou peut aussi le voir dans tissu: : « Homme de douleur, et eonnndc lamala- « ii'e; de là ou s' es! comme eaetié la l'ace du Lui ; méprisé, au . point que nous ne L'avons pas considéré : cependant il s'est ■• chargé de nos mnMr/if>, i'I iwsduuleitrs, i! les a portées, cl pur ses „ blessures la santé nous a été donnée.» — LUI. 3, i, 3 ; — Là, il s'agit du Seigneur. Puisque les maladies représe niaient les inique le Seigneur a guéries, signifient la délivrante des divers genres du ma! et dit taux, qui infestaient l'Eglise et le Genre Humain, et qui auraient amené la mort spirituelle ; en cllet, les miracles Divins sont distingués dus autres miracles, en ce qu'ils enveloppent et concernent les états de l'Église et du Royaume c.'lcste ; c'est pour cela que les miracles do Seigneur ont été principalement des guérirons de maladies ; c'est là ce qui est entendu par les paroles du Seigneur aux disciples envoyés par Jean : «Annoncez à Jean les » choses que vous entendez et que vous voyez : Les aveugla » voient et les huileux marchent, les lépreux sont purifies, et les i sourds entendent , les morts ressuscitent , et les pauvres Cllteil-
. dent l'Évangile. « — Matin. XI, 4, il: —c'est de là qu'il est dit tant de fois que le Seigneur « i ynèrl toute maladie et fouie tan-
- gueur.» — Matin. IV. 23. IX. 35. XlV.1t, 35, 38. Luc. IV. HO. V. 15. VI. 17. Vil. 21. Marc. I. 32, 33, 31. UI. 10.
Ml »
*3i ARCANES CÉLESTES.
8365. Car Moi, je suis Jélwvah qui te guéris, signifie 711c /e Seigneur seul préserve des maux : on le voit par la signifies tir m de guérir, en ce que c'est remédier, et aussi préserver des maux ; car les maladies signifiant les maux, guérir signifie le remède et la préservation contre les \mu\ ; c'est même ce qui est prouvé plusieurs fois dans la Parole ; par exemple, dans Moïse : « Moi je tue et je
• vivifie, je frappe et je guéris.— Deutér. XXXII. 39.- Dans Jérèmie : • Guéris-moi, Jéhotah.afin que je sois guéri ,- «miT-moi, afin
• que je sais sauve. » — XVII. 1i. — Dans le Même : ■ Je feraiman-
• ter ta santé sur toi, et de tes plaies je te guérirai. <• — XXX. 17.
— Dans David: « Tu as retourné tout son lit dam samatadie; moi » j'aidil; Jéliovah laie pitié de moi; sué™ mon âme, carj'aipéché
• contre Toi. »— Ps. XLI. *, 5 ; — et en outredans beaucoup d'autres passages, comme Esaïe, VI. 10. LUI. !i. LV1I.18, lit. Jérém. 111. 22. XVII. 11. Hos. VI. I. VIL 4. XI. 3. XIV, 5. Zacll. XI. 16. Ps. XXX. 2, et ailleurs ; et parce que guérir avait celte signification, le Seigneur se nomme Médecin : ■ Ceux qui se partent bien
• n'ont pas besoin du Médecin, mais ceux qui ont du mal ; je suis > venu appeler non des justes, mais des péctieurs a la repentance. ■
— HaUh. IX. 12, )3. Marc, II. 17. Luc, V. 31, 32.
8366. Vers. 27. Et ils vinrent à Elira, cl là {il ai en t ) douic fontaines d'eaux, tt soixante-dix palmiers ; et ilseampèrent là près des eaux. —Et ils vinrent à Etim, signifie l'état d'illustration et d'affection, ainsi de consolation après la tentation : et là (élaienti doute fontaines d'eaux, signifie qu'ils avaient là les vrais en toute abondance : et soixante-dix palmiers, signifie les biens du vrai pareillement: et Us campèrent là près des taux, signifie qu'après )a tentation les vrais de la foi furent mis en ordre par le bien de l'amour.
8367. El Us vinrent à Èlim, signifie l'état a°illa%tration et d'affection, ainsi de consolation après la tentation : on le voit par la signification d'Élim.en ce que ce lieu enveloppe et signifie l'état et la qualité de la chose dont il s'agit, comme tous les autres lieux dans lesquels vinrent les fils d'Israël, K™ 2643, 3122, 4298, Hi3, ici l'état après la tentation, savoir, l'état d'illustration et d'affection, ainsi de consolation ; car après toute tentation spirituelle vient l'illustration et l'affection, ainsi le charme et le plaisir, le
EXODE, C1IAP. QUINZIÈME. 435 charme d'après l' illustrai ion par le vrai, cl le plaisir d'après l'affection du bien ; que la consolation succède ai» tentations, on le voit N°< 4572, 3246, 5628, 6839, et cela parce que les vrais el les biens sont implantés par les tentations, et sont conjoints; de la, l'homme quant a son esprit est introduit intérieurement dans le ciel, et vers les sociétés célestes avec lesquelles il avait été précédemment ; quand la tentation est finie, la communication avec le ciel, auparavant fermée en partie, est ouverte; de là l'illustration etl'affection, par conséquent le charme et le plaisir; car alors les anges, avec qui il y a communication, influent par le vrai et par le bien. L'illustration par le vrai, et le charme qui en résulte, sont signifiés par les douze fontaines d'eaux, car les fontaines signifient les vrais; l'affection du vrai d'après le bien, et le plaisir qui en résulte, sont signifies par les soixante-dii palmiers dont il es! parlé
8368. El là étaient douze fontaines itcaux , lignifie qu'ils avaient là Ici vrais en toute abondance : on le voit par la signification ùe doute, en ce que ce sont toutes eboscs dans le complexe, N« 2089, 3(29 f., 2130 f„ 3272, 3858, 3913, 7973, ainsi toute abondance; et par la signification des fontaines, en ce qu'elles sont lesvraisdelafoi,K»»î702, 3096, 3421, 4801 ; de la il est évident que les douze fontaines d'eaux signifient li's vrais en toute abondance ; d'où il suit que ees paroles signiûenl aussi l'illustration el le charme qui en résulte, car celui qui a les vrais en toute abondance a aussi l'illustration, etceluiqui a l'illustration, s'il désire le vrai d'après l'affection, éprouve aussi du charme.
8369. Et soixante-dix palmiers, lignifie tes biens du vrai pareillement, savoir en toute abondance : on le voit par la signification de soixante-dix, en ce que ce sont toutes choses dans le complexe, de même que douze, N° 7973: et parla signification des palmiers, en ce qu'ils sont tes biens de l'Eglise spirituelle, lesquels sont les biens du vrai ; et comme les palmiers signifient les biens, ils signifient aussi l'affection du bien, et le plaisir qui en résulte, car tout plaisir vient de l'affection du bien : c'est parce que les palmiers signifiaient le plaisir, qu'on se servait aussi de palmes dans les réjouissances saintes, comme dans la fêle des tabernacles, selon ces paroles dans Moïse ; > Vous prendrez, au premier jour, du fruit
AliCAJiLS a.l.LSÏL'S.
h d'un arbre d'Iimmenr. îles brandies cfc palmiers, un rameaud'ar-
• brc touffu, et des saules d'un l»rrnil : cl raui ions rejonircs <ii- » ttatt}ihm>eH voire Dieu sept jours. » — Lé.vit. XXIII. M; — par le fruit d'un arlire d'iionneur est siguilié le bien céleste; par les palmiers, le Lieu spirituel eu 11' Lien lHj vrai ; par le rameau d'arbre toulîu, le vrai scientifique; cl par les saules d'un torrent, les vrais
signifié la réjouisse m v suinte q:ii provient du bien, on le voit aussi parées paroles dans Jean : « Vue fo u L nombreuse, i|ui était venue « à la fête, ajaul appris que Jésus venait à .lénisalem, ils prirent des » branches tk palmier, et allèrent an devant de. Lui, et ils crièrent : " Osanna! Béni (*oii) Celui qui vient au Nom du Seigneur, le Roi
* d'Israël! .—XII. 12, l 3; — et dansleSIcme dans!' Apocalypse: » Je vis, ol voici une troupe nombreuse, se tenant devant le tronc « Cl devant l'Agneau, velus (le robes bl.whi'S. et tics palmes dans
■ leurs mains. .. — VII. 0. — Dans Joël : >■ l,C cep a séché, et le p. Dpier languit, le grenadier, tt mina le palmier, toute joie s'est
■ ta'ic parmi les lils de l'homme. » — t. ■(!. — Dans David: « Le
u jusic comme le palmier fleurira, tuimtie le mire du Liban ileroi-
rèdre pour le vrai, l'aree fjuc le palmier signilie le bien, il signilie aussi la sagesse, car la sagesse appartient au bien ; elle élait signifiée parles palmes i|i:i avaient étcsnilpiéesavec des chérubins et des Heurs sur les murailles du Temple ; en elfet, le Temple signifiait le Seigneur Lui-Mfnie, et dans le sens représentatif le ciel, N ,,s 2777. -1750 ; les Chérubins, les palmiers et le.s fleurs sur les murailles signifiaient la Providence, l:t Sagesse et l'Intelligence, qui procèdent du Seigneur, ainsi tomes les choses qui appartiennent au ciel: qu'il v ait eu de I elles seulpuir. s sur les murailles du Temple, un le voit dans le Livre I. desliuis; a Toutes les murali- » les de la liaison, à l'enlDiir, Salomon les sculptade sculpmrcsdc » Chérubins et de l'aimes, et de sculpture' de fleurs ; et sur les » lieux battants de parle de liais d'olivier il srutptti tlts sculptures >• de Chérubins et de Palmes, Cl des sculpture» de fleurs, et il les. » couvrit d ur, de manière qu'il étendit ™r les Chérubins el sur . Ie< l'ahars l'or. » — VI . ÎS, -lï ; — par ces sculptures était re-
EXODE, CIIAP: QUINZIÈME. 437 du Ciel ; par les Chérubins, la Providence du Seii toutes clioses viennent de Lui, les Chérubins étant N° 308; par les l'aimes, lu suisse qui appartient
couverts les Chérubins et lis l'almiers , t :i;iit si^mlie le liiun de l'amour, qui est dans les «Meus ce qui lèyne universellement; que l'or soit le bien de l'amour, on le voit A' 0 ' 113. 1551, 1858, lifiliS; c'est aussi [mur cela que dans Eiédiicl, où il s'agit du Nouveau Temple, par lequel est signifié le Ciel du Seigneur, il est dit que » sur les murailles il y avait de tout côté des Clurub'ms et des paimu. ■ — XU. <7. 18. 20, 35, 20.
8370, El Un campèrent là près des eaux, /itjnific qu'après ta tentation Us frais île lu (ni (iimii mis en ardre par le bien de l'amour: on le voit par la sicilien ion de- camper , en ce que c'est l'ordination du vrai et du bien. N°'8l03f., 8130, 8131, SIM; et par la signification des eaux, en ce qu'elles sont Ira vrais de la foi, «<" 3702, 3058, 3m, 1976, bofiS ; si par être campes là près des eau*, il est signifié que les vrais de la foi ont été mis en ordre par )c bien de l'amour, c'est parce que le camp signifie les vrais et les biens, H" 819:', SIS6, et que camper signifie leur ordination , et que pris des eaux, c'est selon les vrais nui procèdent du Divin : il est dit par le bien «le l'amour, parce que toute ordination des vrais.se fait par te bien de l'amour, car c'est sous le bien ctsclon le bien que les vrais s'appliquent , et font avec le bien comme un seul corps ; il est dit ii l'image de l'inunme ihn^ lequel ils seul, parée que l'image de l'esprit do l'homme.qui est l'homme lui-même, car c'est l'homme interne, est absolument selon l'ordination des vrais par le bien cher, lui ; de là vient que, quand les anges se montrent présents, la sphère du bien de l'amour émauc d'euv et affecte ceux qui sont en
lion, parce que les hienset lis vrais sunl iinplanir'sdans l'homme par tes tentations, mais ne sont mis en ordre que plus tard ; en effet, l'état de tentation est agité, mais l'état après la tentation est tranquille; dans l'état tranquille se l'ail l'nrdinaiinn ; c'est pour cola
13S ARCANES CÉLESTES
aussi qu'après les tentations succèdent le charme qui résulte de i'illua [ration par te vrai, ci le plaisir qui résulte de l'affection du bien ; sur ce sujet noir ci-dessus, M" 8367.
continuation s1th lks esprits et sur les habitants de la Terre de Jiïmtëh.
837) . En outre, par les esprits qui sont de cette Terre, j'ai Clé informé de diverses clioses qui concernent les Habitants, par exemple, de leur marche, de leur nourrilure et de leur habitation. Quanta ce qui concerne leur marclie, ils ne vont pas le corps droit, commeles liabitauls de notre terre et de plusieurs autres, ni en se traînant à la manière des animaux ; mais quand ils marchent, ils s' aide ni des paumes des tnains, et s'élèvent alternait veinent a demi sur les pieds, et de plus à chaque troisième pas qu'ils font en marchant, ils regardent de la face sur le cûté et derrière eu*, et alors ils courbent même un peu le corps, ce qui est fait avec rapidité, car chez eux il est indécent d'être vu par les autres autrement que par la face.
837ï. Quand ils marchent ainsi, ils tiennent toujours la face élevée, et regardent ainsi devant eux, jamais en bas ou vers la terre; regarder en bas, ils appellent cela le damné; c'est ce que font chez eux les plus vils, qui, s'ils ne prennent pas l'habitude de regarder en haut, sont bannis de leur société,
8373. Mais lorsqu'ils sont assis, ils sont droits quant a la partie supérieuredu corps, comme les hommes de notre Terre, mais alorsils croisent leurs pieds : ils ont grand soin, non-seulement quand ils marchent, mais aussi quand ils sont assis, de ne pas faire voir leur dos, mais de présenter leur face ; ils veulent même volontiers qu'on voie leur face, parce que par la leur mental se manifeste, car jamais ils ne présentent une face en opposition avec le mental, et ils ne le pourraient pas; ceux qui sont présents savent même trèsbien par là quais sont leurs sentiments à leur égard, ce qui ne peut pas non plus être caché, et surtout si l'amitié qui se manifeste vient de la sincérité ou de la contrainte.
8374. Ces choses m'ont été montrées par leurs Esprits, et elles
EXODE, CHÀP. QUINZIÈME. 139 m'ont été confirmées par leurs Anges : de là aussi leurs Esprits sont vus, non pas marcher le corps droit, comme les autres, mais s'aider de leurs mains pour avancer, à peu près comme fonl dans l'eau les nageurs, et regarder de lemps en temps autour d'eu*.
8375. Ceux qui viveni dans leurs Zones brûlantes vont nus, toutefois cependant avec un voile autour des reins; et ils ne rougissent point de leur nudité, car leurs mentais sont chastes, et ils n'aiment que leurs épouses, et abhorrent les adultères. Ils étaient surtout étonnes de ce que les Esprits de notre Terre, en voyant qu'ils marchaient ainsi et qu'ils étaient nus, se moquaient d'eux, et avaient mémo des pensées lascives; et de ce qu'ils ne faisaient aucune attention à leur vie céleste, mais s'occupaient seulement de semblables choses; ils disaient que c'était un signe qu'ils s'appliquaient plus aux corporels et aux terrestres qu'aux célestes, et qne des choses indécentes occupaient leurs mentais. Je leur dis que la nudité n'est point un sujet de honte ni de scandale pour ceux qui vivent dans la chasteté et dans l'état d'innocence, mais qu'elle en est un pour ceux qui vivent dans la lasciveté et dans l'impudicité.
8376. Quand les habitants de cette terre sont couchés dans le lit, ils tournent leur face par devant ou du c8té de la chambre, et non par derrière ou vers la muraille : cela m'a été rapporté par leurs esprits, et ils m'en ont donné la raison ; c'est qu'ils croient que de cette manière ils tournent la face vers le Seigneur, tandis que dans l'autre sens ils la détourneraient : pareille chose m'était quelquefois arrivée, lorsque j'étais au lit, mais je n'avais pas su auparavant d'où cela provenait.
8377. Ils aiment beaucoup prolonger leurs repas, non pas tant pour le plaisir de manger que pour l'agrément de la conversation : quand ils sont à table, ils s'asseoient non pas sur des chaises, ou sur des bancs, ou sur des lits de gazon élevés, ni sur l'herbe, mais sur des feuilles d'un certain arbre; ils ne voulaient pas dire de que! arbre étaient ces feuilles, mais comme j'en nommais plusieurs par conjecture, quand je prononçai le nom du figuier, ils affirmèrent enfin que c'étaient des feuilles de cet arbre.
8378. Déplus, ils médirent que ce n'était pas pour le goût qu'ils préparaient la nourriture, mais que c'était surtout pour l'usage;
ho
ils ajoutèrent que I» nourriture (jiii leur est profitable a pour eus dula saveur. Il y eut sur ce sujet une e onversalicm entre les esprits, et il Tut dit que cola est avantageux pour l'homme, car il a ainsi a cœur d'avoir un mental sain dans un corps sain; il en est autrement pour ceux chez qui le C.oiïl commande ; pur suite le corps est malade, pour le moins il languit intérieiiremenl , par conséquent le mental languit aussi, car il se porte selon l'état des parties récipientes qui appartiennent au corps, comme la vue selon l'état de l'œil ; de là celle folie de placer dans la mollesse et dans la volupté tout le plaisir de la vie, et, comme on l'appelle, le souverain hien ; de là aussi la lourdeur dans les choses qui concernent la pensée et. le jugement, et l'adresse dans celles qui concernent le corps et le monde ; par là il y a ressemblance do l'homme avec l'animal brute,
auquel de tel lu nés se comparent aussi non sans justesse.
8379. Leurs habitations m'eut aussi été" montrées; elles sont peu élevées, faites en bois, mais eu dedans elles sont recouvertes, de liber ou écorecd'un bleu pâle, el parsemées, tout autour et dans le haut, de points semblables à de petites étoiles, à l'image du ciel;, car ils veulent donner à l'intérieur de leurs maisons la forme du ciel visible avec ses astres, et cela parce qu'ils croient que les
ment de petites étoiles sur un plan d'azur; ils s'y retirent pendant le jour, alin que leur l'ace ne soii pas altérée par l'ardeur du soleil, car ils garantissent prinripaleuienl la t'aee. parie qu'ils ne la considèrent point comme élant du corps ; ils prennent beaucoup de
vivent entre elles, el leur ambition ne va pas an delà de ce qui concerne la nourriture 'cl ' riial>ilalion : ce qui est en sus n'étant poiul au nombre des nécessités, ils ne le mettent pas non plus au nombre des utilités : leur plus grand soin est l'éducation des enfanta, qu'ils aiment avec beaucoup de tendresse.
8381. Quand les Esprits de Jupiter voyaient des chevaux de noire terre, les chevaux me paraissaient plus petits que de coulumc, quoiqu'ils fussent assez robustes el de haute laille; cela venait de l'idée des esprits de cette lerio sur les chevaux; ils
EXODE, CHAI'. QUINZIÈME. Ht
rnup plus grands : qu'ils étaient sauvages ou dans Ira forêts, et que la vue île «s chevaux leur inspirai! de la terreur, quoiqu'ils ne lissent aucun mal : ils ajoutaient que pour eux c'était une crainte insilée on naturelle; cela me donna l'occasion de réfléchir sur la cause de cette crainte ; en ollet, le Cheval, dans le monde spirituel, représente l'ititelkviuel formé parles scientifiques, N°* 2701, S763, 8763, 6531 , el comme ils craignent de cultiver l'intellectuel par les sciences, de là l'influx de la irai nie : qu'ils ne se soucient point dos scientifiques qui appartiennent a l'érudition humaine, c'est eu qu'on verra dans la suite.
838S. Les Esprils de Jupiter avaient parfois des émissaires ou des sujets clic/ nuii, pour la cinnuni nii.-nti.in, el cela pendant asscK de temps; par là il me lui donné de savoir de i|uel caractère ils étaient, et qu'ils différaient nitii'ivment di's esprits de notre terre; quand ils étaient chez moi, ils étaient souvent infestés par les esprilsdc noire terre, mais ils ne s'en inquiétaient point, seulement ils le racontaient à la société de. leurs esprits par qui ils avaient été envoyés ; el quand ils le racontaient, ils s'éloignaient un peu de moi.
8383. Un Jour il fut mémo permis à des esprits mauvais de notre Terre d'agir par leurs artifices pervers, et d'infester des esprits de Jupiter qui étaient chez moi ; ceux-ci soutinrent assez longtemps leurs attaques, mais enfin ils avouèrent qu'ils ne le pouvaient plus, et qu'ils croyaient qu'il n'y avait pas d'esprits plus méchants, car ils pervertissaient leur imagination et aussi leur pensée, au point qu'il leur semblait être liés, et ne pouvoir en être dégagés que par le secours Divin. Pendant que je lisais dans la Parole un passage sur la Passion de imi:eSauvi.'ui , 1 ratuius Esprits Européens insinuaient, présenlaient d'aH'iviix senndales, ,lans l'inle.nlinn de séduire les Esprits do Jupiter : on rcclicrclia qui ils étaient, el quelle avait été leur fonclion dans le monde, et l'on découvrit que quelques-uns d'eux avaient élé prédicateurs, el élaientdo ceux qui se disent de la société du Seigneur ou se nomment Jésuites, et qu'alors par des prédications sur la Passion du Seigneur ils avaient pu émouvoir le vulgaire jusqu'aux larmes ; j'en donnai même la raison, c'cslqucdans le monde ils pensaient d'une manière et par-
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laient d'une amre, qu'ainsi ils avaient une chose dans le cœur el une autre dans la bouche, et que maintenant il no leur est pas permis de parler ainsi avec fourberie; car lorsqu'ils deviennent esprits, ils sont forcés de parler absolument comme ils pensent. Les Esprits de Jupiter Étaient principalement étonnés qu'il pût y avoir ebez l'homme une telle dissidence entre les intérieurs et tes extérieurs, c'est-à-dire, qu'il pùt parler d'une manière, et penser d'une autre, ce qui pour eux serait impossible.
8384. Les Esprits de Jupiter ont un abord doux, et un langage prudent, ils pèsent ce qu'ils disent : ils tiennent cela de leur vie dans le monde; car là, s'ils font ou disent quelque chose contre l'ordre, les autres les forcent par divers moyens à se repentir, et s'ils s'obstinent, on les y force par des châtiments.
8385. Ils remarquèrent que je pensais à vouloir divulguer ces choses sur notre Terre; ils ne le voulaient point, parce qu'il leur a été dérendu de divulguer ce qui leur est dit par leurs esprits : ils étaient étonnés que de telles choses pussent dire rendues publiques, seulement par des écrits; mais alors je leur donnai des informations sur l'imprimerie, puis sur la Parole, et aussi sur les Doctrinaux de l'Église dans notre Terre ; et je leur dis que la Parole et les Doctrinaux sont de la sorte rendus publics, et sont ainsi appris.
8386. La continuation sur les Esprits et sur les Habitants de la Terre de Jupiter est à la (indu Chapitre suivant.'