El il sortit d'avec Pharaon, et il supplia Jëhov.ui
19. EtJétJOvsit relonnia un vent de mer très-fort, et 11 enleva la sauterelle, et il la jeta dans hinienleSupli; il ne resta pas une seule sauterelle dans imite la frontière d'Egypte.
20. El Jéhovah renforça le cœur lie Pharaon ; cl il ne renvoya point les (ils d'Israël.
ai . El Jéhovah dil a. Mosciieii : Étends la main vers le ciel, et il y aura de l'obscurité sur la terre d'Egypte, cl l'on Utonnera par obs-
22. El Moscheh étendit sa main vers le Ciel, et il y cnluncobscu ritêépaisse dans loulc la terre d'Egypte, trois jours.
53. Et ils ne virent point, l'homme son frère, et ils nese levèrent poinlchacun de desseins soi, trois jours; el pour tous les fils d'Israël il j eut de Ja lumière dans leurs habitations.
Si. El Pharaon appela Moscheh, et ildit : Allez, serve/ Jéhovah; seulement que voire menu bétail et voire gros bétail demeure; mémo votre enfant ira avec vous.
2S. El Moscheh dit : Même Mi. lu donneras eu notre main des sacrifices et des holocaustes , et nous (les) ferons a JEnovAii noire Dieu.
2G. Et même notre bétail ira avec nous, il n'en restera pas un ongle, car nous en prendrons pour servir Jéhovah notre Dieu ; et nous, nous ne savons pas avec quoi nous servirons Jéhovah, jusqu'à ce quenous venions la.
Ï7. Et JÉHOVAn renforça. le cœur de Pharaon, el il ne voulut point les renvoyer.
28. El Pharaon lui dil : Va-t'en d'auprès do moi ; garde-loi de continuer a voir mes faces, car au jour que lu verras mes faces, tu mourras.
29. Et Moscheh dit : Tu as parlé droit ; je ne continuerait plus a voir tes faces.
ABCANES CÉLESTES.
CONTENU
7G!8. Dans ce Chapitre, il continue encore dans le sens interne a cli c question dclaVastation de ceux qui infestent ceux de l'Église spirituelle ; maintenant, il s'agit du neuvième et du dixième état ou degré delà Vaslalion , états i[ui sont décrits parla Saulerclle et par l'Obscurité, par lesquelles est signifiéle V aux d'après le mal dévastant toutes les clioses qui apiiavlienncnt à l'Église die/
SENS INTERNE
76Î9. Vers, 1 il G. Et Jéhoenh dit à Mnsrlielt : Vient vers Pharaon , car moi j'ai appesanti son near, rt ic cœur de ses serviteurs, afin que je mette ces miens signes au milieu de lui. Et afin que lu racontes aux oreille» de ton fils, et du fils de ton fils, ce que j'ai opéré en Êgijptc, et mes litjncs que j'ai mis en eux, et que vota sachiez que Moi (je suis) lihovalt. Et Moscheh vint , et Aharon , vers Pharaon , et ils lui dirent : Ainsi dit ichovali le Dieu des Hébreux : Jusque* à quand refuseras-tu d'être humilié devant moi ? Renvoie mou peuple et qu'ils Me servent. Car si tu refuses, loi , de renvoyer mon peuple, voici. Moi , j'amène demain de la sauterelle dans ta frontière. Et elle couvriru la surface de la terre, el l'os ne pourra voir la terre ; et elle mangera le reste de ce qui est échappé, qui vous a été laisse parla grite, et elle mangera tout Varbre qui germe pour vous du f.hitmp. Et seront remplies tes maitons , et les inaiiuns de tous tes serviteurs, et les maisons de lous tes Égyptiens ; ce que n'uni point vu tes pères, ut tes pères de tes pires, depuis te jour qu'ils ont été sur l'humus jusqu'à ce jour : et itserctonrna et sortit d'avec Pharaon. — Et Jéhavah dit à Moscheh, signifie le commandement : viens vers Pharaon , signifie la présence du Vrai venant du Divin dii'z ceux qui inleslent: car Moi j'ai appesanti son cceur, et te ceeur de ses serviteurs, signifie qu'ils se sont obstinés tous généralement : afin que je .mette ces miens signes au milieu de lui , signifie afin que les méclianls connaissent qu'ils sont dans le mal , et que les lions soient illustrés sur l'état de ceux qui vivent mal au dedans de l'Église : et afin que
lu raconta aux oreilles de ton /ils , et ilu /ils de ion /ils , cl nue j'ai opéré en Egypte, signifie afin que ceux qui sont dans le vrai et dans lu bien sachent ce qui arrive a ceux qui sont île l'Église et qui infestent les probes ; et mes signes que j'ai mit en eux, signifie afin qu'ils st'irui illu»ln's sur l'i'-lal de ceux qui sont de l'Église et qui vivent niai ; et que vaux sachiez que Moi (je suis) Jéhovah , signifie afin qu'ainsi il leur soit connu que le Seigneur est seul Dieu : et Moscheh vint, et Akaron , vers Pharaon , signifia la présence du Vrai Divin : pi ils lui dirent , signifie l'aperceplion : ninsi dit Jéhovah le flieu île» Hébreux, signifie le commandement par le Seigneur qui est le Dieu île t'ivglise : jnsques à quand refuseras-tu d'être humilie devant Moi , signifie la non -obéissant» : renvoie mon peuple, et qu'ils Me servent , signifie afin qu'ils laissent cens qui soni de lT>lise spii duelle, pour qu'ils adorent le Seigneur : ear si lu refuses, loi , de renvoyer mon peuple, signifie s'ils ne les laissent point : voici , Moi , j'amène de la Sauterelle dans ta frontière, signifie que le faux envahira leurs extrêmes : et clla couvrira la surface de la terre, signifie les derniers du mental naturel ; et l'on ne pourra voir la terre, signifie l'obscurcissement de tout le mental naturel : cl elle mangera le rcstedccequiestécliappc, qui vous aélé laissé par ta grêle, signifie la consomption de toulce qui lient quelque chose des vrais : et elle mangera tout l'arbre qui germe pour vous du ehamp, signifie :iinsi la roiisoiiqilion de tomes les connaissances qu'ils liciim:nl île rivglise. : et seront remplies les maisons, et tes maisons ik tous tes serviteurs, et tes maisons de tous tes Égyptiens, signifie que le faux régnera dans toutes les choses en général ci en oarlicidier qui siml dans le naturel depuis snn intérieur jusqu'à son extrême : ce que n'ont point vu tes pères, ni les pères de tes prres, dt-pui/i te jour qu'ils ont été sur l'humus
jusqu'à ce jour, signifie qu'il n'y a pnint eu dans l'Église depuis le temps ancien un faux tel qu'il était la : et il se retourna et sortit d'avec Pharaon, signifie la privation de l'aperceplion el la séparation.
7630. El Jéhovali dit à Moscheh , signifie le commandement , savoir, qui devait l'Ire puné ;i l'koaon : on le voit par la signification de dire, quand e'esl. par .léhuvali à ceux qui infestent, en ce que c'est le eoinutandeineni, K« 7036, 7107,7310,
AltCANKS CÉLLSTfcS.
7631. Viens vert Pharaon , signifie la prètenec du Vrai venant du Divin vite; ceux qui iufeilent ; on le voit par ta signification de venir oud'enircr versqaelqu'un, en CC que c'est la présence, comme M os 5934, 6063, 6089, 7i98 ; par la représentation de Mosclieh, en ce qu'il est le Vrai venant du Divin, K° 5 ft77H , 68Î7; et par la représentation de Pharaon, en ce qu'il désigneccus qui dans l'autre vie infestent ceuï de l'Église spinlue!li>, iV» f'iOlil , 6G79, 6683, 7407, 71)0,7)26, 7H2, 7220,7228.
7632. Car Mai j'ai appesanti son cœur, et le cœur de ses serviteurs, signifie qu'ils se sont obstinés tous généralement : on le voit parla signification d'appesantir, d'endurcir e.\ île renforcer te cœur, en ce que c'est s'obstiner, N°» 7272, 730O, 7305 ; par la représentation de Pharaon , dont le cœur était appesanti , en ce qu'il désigne ceux qui infestent , et quand il est (lit lui et ses serviteurs, tous généralement sont signifiés, car les serviteurs constituent avec lui la maison. S'il est dit que Jéhovali a appesanti le cœur de Pharaon, cela signifie dans le sens interne que Pharaon a lui-même applaudi sou uetir : dans les temps Amiens, à cause des simples, tout mai était attribué à Jéliovah ; et cela parce que les simples ne pouvaient pas savoir, et que la plupart ne pouvaient pas non plus saisir comment ce qui arrivait pouvait venir d'autre part que de Jéhovali , ni comment il faut entendre que Jéhovali permet que lit tourbe diabolique cause le mal et uel'eu empêche pas, lorsque cependant il a (nui pouvoir ; puisque les simples ne pouvaient pas saisir ces choses, et que les ii)lelliL. r eut^ le pouvaient mémo a peine, c'est pour cela qu'il a élé dil , comme il a élé cru par le plus grand nombre, que le mal exislait aussi par Ji'hovah ; cela se lit communément dans la Parole, don! le sens de la lettre est conforme a la foi des simples. (Jue le m:d qui e.si atlrihué à Jéhovali dans la Parole, vienne do l'homme, on le voit N os SUT, 607), 6991, 6SU7, 7!>33.
7633. Afin iittc je mette ce* miens siyih-s un milieu de loi , signifie afin que les tni-i-inints rniixitisn-itl qu'Us sont dans le mai , et que tes bons soient illustrés sur l'étal de ceux qui vivent mal au
sauces, N"0870,el aussi les illustrations, fi° 7042, d'où il résulte
KSODE, CUAP. D1XIÉHE. 71 que meure des lignes au milieu de lui , t'est afin que les médian Is connaissent qu'ils sont dans lu mal ; que ce soit aussi afin qui: les lions soient illustrés sur l'état do ceux qui vivent mal au dedans de l'Église, ,cela est évident par le verset qui suit immédiatement, où il est dit ■ et afin que tu racontes aux oreilles de ton lils, et du fils de ton fils , ce que j'ai opéré en Egypte, et mes signes qui: j'ai mis en eux, * ce qui signifie aiin que ceux qui sont dans le mû et dans le J)ieo sachent ce qui arrive a ceux de l'Église qui infestent les probes. Que ceux qui dans l'autre vie infestent les prunes soient ceux qui ont été de l'Église et ont connu les préceptes do la foi , et qui cependant ont vécu d'une manière contraire à ces préceptes, on ie voit N<" 7317, 7809, 75*5, 7554.
7631. Ht afin que lu racontes aux oreilles de ton fils, et itu fil* de tanfils,cequej'ai opéré en Egypte, signifie afin que ceux qui sont dans le vrai et dans le bien sachent ce qui arrive à ceux qui sont de l'Ëgtiseetqui infestent tes probes: on le voit par la signification de raconter aux oreilles, en ce i[ue c'est afin qu'ils sacticnl et aperçoivent ; par la signification du fils et du fils de tan fils, en ce que ce sont ceux qui sont dans le vrai et dans ie bien ; que le (lis soit le vrai, on le voit i\"° s i89, 490, 191 , 1 1 47, 2623, 3373 ; et que les lils des lils soient des dérivés du vrai , on le voit K" 6583 ; ici les lils sont ceux qui sont dans le vrai et aussi dans le bien, parce que par eux sont signifies ceux qui sont de l'Église, c'est pourquoi il est dit le fils de ton fils à Mosclieli , par lequel est représenté la Loi Divine, qui est le Divin vrai procédant du Divin Uicn du Seigneur, ainsi le Divin Vrai auquel a été uni le Divin bien, N"'7Gî3,762i, d'aptes lesquels existe l'Église ; et par la signification de ce que j'ai opéré en Éggpte, en ce que c'est ce qui arrive à ceux qui dans l'autre vie infestent tes probes ; que par les signes soit signifié ce qui arrive , et que par Pharaon et par les Égyptiens soient signifiés ceux qui infestent dans l'autre vie, cela est évident d'après ce qui vient d'être dit précédemment : que ceux qui infestent soient ceuxquionlétéde l'Église, on vient de le voir ci-dessus, N°7G33i.
7635. Et mes signes que j'ai mis eneux, signifie afin qu'ils soient illustres sur l'état de crux qui sont de l'Église et qui vivent mal :
on le voit d'après ce qui vient d'être dit S" 7033, où sont de semblables paroles.
7636, El que vous sachiez que Moi je suis Jéhovah, signifie afin qu'ainsi il leur soit connu une le Seigneur est leul bien : on lu voit par la signification de que vous sachiez, en ce que c'est afin qu'il leur soit connu ; Moi Jéhovah signifie que le Seigneur est sou) Dieu, parte que Ji':liov:ih signifie II Ksi . ainsi Ce dont procèdent l'fiire et l'Exister de tous, et qui ne peut être qu'unique et seul ; qnc Jéhovah soil le Seigneur, on le voit N»' 1343,1736,9931, 3033, 3035, imi, 6303, 6903, 69iii, 6956 ; et que par ces paroles il soit (inlendu qu'il est seul Dieu, on lcvoU I\<" 740l,74ii, 7544,75118.
7637. Er Mosiheh vint, el Aharon , vers Pharaon, signifie la pi isenec da Vrai Divin : on le voit par la signification de venir oti d'entrer, en ce que c'est la prcVnce. comme ci-dessns N" 7631 ; el par la représentation de Mosrheh el à'Aharon, en ce qu'ils sont le Vrai Divin , Moscheti l'Interne, et Aliaron l'Externe, N° s 7089 ,
76Ï8. El ifs lui dirent , sit/nific i ' npcrcqititm : on le voit par (a
signification de dire, en ce que c'est apercevoir. 1791 , (815, 1819, 1822, 1898, 1919, 2080, S6 19, 9862, 3395, 3509, 5743. 5877; si ici ils dirent, c'est apercevoir, c'est parce i|ue par Moscheli et par Aharon esi représente le Vrai Divin , el par venir, ta présence de ce vrai , et que d'après la présence du Vrai Divin il y a a perception.
7639. Ainsi a dit ièhovah, le Dieu des Hébreux , signifie le convmandement par Ir Seigneur, qui est le Dieu de l'Église : on Se voit par la signilicaLion de dire, quand c'est Jéliovah qui dit !i ceux qui infestent, en ce que c'est le commandement, comme ci-dessus N« 7630 ; par la si^uilii aiion des Hébreux, en ce qu'ils sont ceux de l'Église, N<* 3136, 6675, 6684, 6738 : que Jeliovah-Dieu soH le Seigneur, on le voil ci-dessus .V 7636.
7610. Jusi/aes ri quand refuseras-tu dilrc humilié devant Moi, signifie la non~ribéissunrr ■ an le vnil par la signification AlSTcfurer d être humilié, en ce que c'est ne pas obéir. Si cela est signifie, c'est parce que ces paroles sont adressées à ceux qui sont dans le mal , lesquels op. peuvent être humilies dcv;ml le Divin ; en effet , il y a dcu\ choses qui sonl dans l'humiliation, la reconnaissance de soi-même en ce qu'on n'est que mal , cl que relativement au Divin on est comme rien , puis la leeeunaissance du Divin , en ce
EXODL, CHAP. DIXIÈME. 73 qu'il n'est que Bien et qu'il est infini ; ces deux choses ne peuvent exister chez les méchants, parce qu'ils sont dans l'amour d'euxmêmes ; s'ils s'humilient, c'est oit par crainte, ou pour être honorés, ou pour s'enrichir, ainsi ils s'humilient seulement quant au corps, er nullement quant au cœur (nnimnm), qui parfois alors se moque ; telle est T humiliai ion produite par la crainte, ou faite en vue de s'enrichir et d'être honoré ; leur humiliation est semhlable devant le Divin , quoiqu'ils ne le sachent point ; car l'interne chez ceux qui sont dans le mal d'après l'amour de soi , est de se considérer eux seuls et de se faire valoir, et de se détourner de tous ceux qui ne leur sont pas favorables : comme il n'y a pas d'humiliation chez les méchants, il en résulte que dans le sens interne l'obéissance est signifiée par être humilié, et par conséquent la non-obéissance par- refuser d'être humilié.
7641. Renvoie mon peup/c et qu'ils ile serrent , signifie afin rp'ii\ (jiis.iaii f-e\i.r ijm jour île l'E/jl/se spiritnrtlr, ni.-ur /f.iih /vinrent te Seigneur : on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus N° 7500, ou sont les mêmes paroles.
ïfliî. Car si lu refuses, toi , de renvoyer mon peuple, signifie s'ils ne les laissent point : on le voit par la signification de renvoyer, en ce que c'est laisser, comme ci-dessus Ires-souvcnt ; ainsi refuser de renvoyer, c'est ne pas vouloir laisser.
76i3. Voici , Moi j'amène de la sauterelle dans ta frontière , signifie que le faux envahira leurs extrêmes : on le voit par la signification de la sauterelle, en ce que c'est le faux dans les extrêmes, ainsi qu'il va cire exposé ; par la signification de la frontière, en ce que ce sont les extrêmes; et par la signification d'amener, quand cela est dit du Taux, en ce que c'est envahir : il est dit que Jéhovah amènera, mais il est entendu que cela sera amené , savoir, par le mal ; il en est de celle locution comme de ce qu'il est dit que Jêhovah , c'est-a-dire le Seigneur a appesanti le cœur de Pharaon. lorsque cependant cela vient de l'homme, d'après le mal qui est en lui , voir ci-dessus W" 7G3î : que le mal ne vienne pas du Seigneur, mais qu'il cxisln par l'homme, c'est parce que l'homme tourne vers soi ce bien qui inilnedii Svha< ur. d i]iùui lien de considérer te Seigneur, et ce qui appartient au Seigneur, dans toutes choses en général et en particulier, il se considère lui-même;
7* ARCAHES CÉLESTES,
delà la concupiscence de dominer sur tous et déposséder (oulec qui apparlicnlaux autres, et de là le mépris pour lesaulres, et les liai lies, les vengeances elles cruautés contre ceux qui neluisunt pas favorables et ncs'altaclumtpointàlui ; dclàaussi le méprispour toutes les choses qui appartiennent a la foi el à la charité, parce que ces choses, quand elles influent du Seigneur, sont tournées par l'homme vers lui-même, el ainsi détournées du Seigneur : d'après cela on peut voir que l'homme tourne en mal le bien même qui influe du Seigneur : c'est île lii :hissi qm; [ts iiiiVliniiis, dans l'autre vie, s'éloignent du ciel autant qu'ils peuvent ; car lorsque le ciel s'itp-
forlcment, ils se précipiter] i plus iiniriuein il.ms l'opposé, c'est-àdire dans le mal el dans le faux ; et dans le même degré que le mal et le faux s'accroissent , ils repoussent loi» d'eux le vrai , et se dévastent eux-mêmes ; et alors aussi dans le même degré ils se précipitent dans li) s niauxile la peine, car les maux el les peines dans l'autre vie sont ctuijoinls. l.e Seigneur met continuellement en ordre les deux, et il reçoit sans cesse de nouveaux habitants du ciel , auxquels il donne des habitations el des héritages, et quand il le fail , lu ciel s'approche, c'esl-à-dire iullue plus fortemeut ; de là les esprits infernaux su précipitent plus fortement dans les maux et les Taux , et dans les peines de ces maux et de ces faux, et parce qu'ils se précipitent dans les maux et les faux, il en résulte, qomme il a été dit, qu'ils se dévastent eux-mêmes; et cela pc cesse chez eux que quand ils se sont cnlicremeul déïaslés Cl se sont jetés profondément dans les enfers : d'après cela il est évident que du Seigneur il ne procède que lu hieu.et que le. mal vient do ceux-là mêmes qui sont dans le mal. l'a r,.i ce qui vient d'être dit , on peut maintenant voir ce qui doit être entendu quand il est dit que Jéhovah, c'est-à-dire le Seigneur, a appesaiili le coeur, de l'har.ioti, cl ici qu'il amènera de l;i santereUu par Inquelle est, signifie le faux d'après lu mal dans les extrêmes. Dans la Parole,, lorsqu'il s'agit de la \asl;ili»ii îles unVliauls, il est quelquefois parlé de la Sauterelle et du Grillon , el là par la Sauterelle dans le sens interne est entendu le faux qui dévaste les extrêmes ; car, chez l'homme, comme il a été montré ci-dessus, le Naturel est intérieur, et extérieur, le faux qui est dans Icscxlrémcs dunaturuLest entendu
EXODE, CHAP. DIXIÈME. 75 parla sauterelle, et lemal qui y est est entendu parle grillon : parce que le faux qui est dans les extrêmes du naturel esl entendu par la saulerello, c'est pour cela qu'il cet dit que la sauterelle seraauicnée liant la frontière et couvrira la surface de la terre ; et plus loin , Vers. Il: ■ La sauterelle monta sur la terre d'Kgypte, et elle se posa ilam toute la frontière d'Égyple, et elle couvrit la surface de toute la terre, » par la frontière et par la surface sont signifiés les extrêmes et les derniers , dans lesquels Ira intérieurs reposent . e'est-Jt-dire sont termines ; ces choses sont entendues par lu sautcrelle et par le grillon dans David : ■ 11 envoya contre eux une ' niasse d'insectes, qui les consuma, et la grenouille qui les dé-
■ truisit ; et il donna au Grillon leur produit , et leur travail à la . Sauterelle, . Ps. LXXVDJ. U, 40 : — et ailleurs : • Il dit , et il
■ vint de la Sauterelle et du Griiioiisans nombre. ■ — Ps. CV. 3i, — Ces clmses sont dites de l'Egypte, et le grillon est nommé, quoiqu'il n'en soit fait aucune mention dans Moï-e, où il est seulement parlé de la Sauterelle ; si le grillon i-st aussi nommé , c'est parce que le grillon signifie le mal et la sauterelle le faux , l'un et l'autre dans les extrêmes du naturel ; mais lorsque la sauterelle est nommée seule, elle signifie en même temps et le faux et le mai , caria sauterelle est le faux d'après le mal. Dans Kalium : « La , le
> feu te dévorera, l'épie t'exterminera ; elle te dévorera comme le
> grillon ; multipiie-toi comme le grillon , multiplie-toi comme
■ la sauterelle; tu as multiplié i>'s miiidumls plus que les éloiles
■ des cieux ; le grillon s'est dispersé, et il s'est envolé ; tes (chefs) » couronnés (tout) comme la sauterelle, tes commandants comme • la sauterelle des sauterelles, q — III. 16, 16, 17; — là. il s'agit de la ville de Sangs, par laquelle l'St siiniilin: la doctrine (lu faux ;
les extrêmes dti naturel , car là sont les illusions îles sens qui tirent leur origine des objets du monde et de la terre, et les voluptés qui tirent leur origine îles divers genres d'appétits, c'est pour cela que la multiplication du mal et du faux est aussi décrite par le grillon et par la sauterelle, comme encore dans lu Livre des Juges, VI. S, VU. (2 ; eldansJérémic, XLYI. 23:— Qualc sensuel, qui est le dernier du naturel , suit le plus rempli d'illusions et de faux qui pruviennent d'illusions, ou le voit M<*5084, J0S9, iiOQi, (131(1,
ÀIICAMES CÉLESTES.
63(1,6313, 6318, 6598, 0612, 66H, 66ÎS, 66ii , 69(8, 69W. Dans Joéï : ■ Le vraie (ie la chenille a clé mangé par la Sauterelle,
• cl le reslc de la sauterelle a été mangé par le hanneton , el le » resie du hanneton a été mange par le grillon ; réveil lez-vous ,
■ ivrognes, et pleurez ; et hurlez , (vous) tous qui buvez le vin , > à cause du moût qui a été retranché; car une nation montera sur » malerre, (nation) robuste et sans nombre, et elle'réduira mon » cep en dévastation, ei mon figuier en écume. ■ — 1. i, S, 6, 7.— Dans le Même : « Les aires sont remplies de froment pur. ci les » pressoirs regorgent rie vin doux el d'Iiuile ; et je vous compen-
faux dans les extrêmes . qui dévaste lus vrais el les liions. Dans Moïse : « Beaucoup de semence lu jetteras dans le champ, mais » peu lu récolteras, car la sauterelle la coutume™ ; lu planteras » des vignes, mais lu n'(eir) boiras pas levio, et lu a' (en) reeueille- » ras point , car le ver le dévorera. . — Deolér. XXVIII. 38, 39 ; — là , la sauterelle est le faux d'après le mal. Dans Jean : » De » la fumée de l'abîme ouvert sortirent des sauterelles sur la lerre. » auxquelles fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu'ont les » scorpions de la terre ; il leur fui dit de ne point causer de dom- » mage au gramen de la terre ; ni à aucun arbre, mais seulement » aux hommes qui n'auraient point le sceau de Dieu sur leurs "fronts: il leur fut donné non de les tuer, mais de les lourmenter » cinq mois. Les figures des s auterdtes (étaient ) semblables !i des
■ chevaux préparés pour la guerre ; ci sur leurs teies il y avait » comme des couroones semblables à de l'or ; louis faces (étaient)
• comme des faces d'hommes ; elles avaient des cheveux comme » des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dénis » de lions ; elles avairtil des minisses comme des cuirasses dcfci~ » el le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chariots à plu- » sieurs chevaux courant à la guerre ; el elles avaient des queues » semblables à des scorpions, et des aiguillons étaient S leurs
■ queues, et leur pouvoir était de nuire aux hommes pcndanl cinq « mois ; elles avaient sur elles un roi , l'ange de l'abîme; son » nom en hébreu (est) Maddwi, cl en grec il a nom.Vpollyon. » — Apoc. IX. 3 à II ; — personne ne |ieut voir, si ce d'est d'après
te sens interne, ce qui esl signifié par toutes ces choses ; d'après Chacune des expressions cuiisiiSéi-à'S selon le sens interne, on voit i|rii- k-, vuiiii'ivlles j signifient les raisonnements d'après des illusions et des faux provenant de ces illusions, confirmes aussi par des philosophiques ; par conséquent tes sauterelles signifient aussi les faux qui sont dans les extrêmes chez l'homme, et qui sont plus terrestres et plus corporels que les autres fan* ; les hommes peuvent facilement être trompés et séduits pa.' ces faux , car l'homme saisit promptement les choses qui se présentent à ses sens, 01 avec peine celles qui sont opposées ; pour que l'on sache que c'est là ce qui est signifié par les sauterelles, il m'est permis d'exposer en détail chaque expression du passage ci-dessus ; la*™* d'où sont sorties les sauterelles est l'enfer ; le gramen de ta terre, auquel elles ne devaient pas causer de dommage, est le scientifique ; tarbre , ee sont les connaissances du bien cl du vrai , les hommes sont les affections du bien ; causer du dommage il ceux-ci et n'en point causer au gramen de la terre ni à l'arbre, signilie afin que le vrai et le bien puissent être compris, quoiqu'on n'y conforme pas sa vie ; ceux qui ont un sceau sur leur front sonl ceux qui ont été régénérés ; tourmenter cinq mais ceux qui n'auraient point le sceau de Dieu sur leurs fronts, c'est les dévaster ; les sauterelles semblables à des chevaux prépares pour la guerre, soul les raisonnements d'après lesfaux, par lesquels on combat contre les vrais de l'Église;
Jtir (et têtes des couronnes semblables à de l'or, et des faces comme celles des hommes, signifient que les raisonnements paraissent vraisemblables et comme provenant du bien ; les cheveux comme des cheveux île femmes, et tes dents comme des dents de lions, ce sont les externes du naturel ou les sensuels, ou dans le naturel les illusions, qui font l'apparence du bien ; tes cuirasses de fer sont les externes qui font l'apparence du vrai ; te bruit des ailes comme un bruit de chariots à plusieurs chevaux qui courent à ta guerre,
ce sont les faux des doctrinaux , d'après lesquels et pour lesquels on combat ; tes queues semblables à des scorpions, et Ici aiguillons A leurs queues, ce sont les ravages que causent de telles choses ; le roi de V abîme est le faux infernal ; Abaddon. c'est la perdition ; Apoltgon, c'est le raisonnnement d'après les faux , qui semble provenir du vrai , surtout si , au inojen de philosophiques appliqués
de travers, il est confirmé par ceux que l'on ri oil sages ; car une aveugle admira lion de la sagesse porta ù avoir foi on eus. La Sauterelle, dans le sens lion , signifie le vrai dernier et le plus commun, clic charme de ca vrai; de là Jean eut « pour aliment des sauterelles et du miel sauvée. . — alaiili. III. 4. Marc, I. 6 ; — Si Jean se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage, c'est parce qu'il représentait la Parole, el que par sa nourriture, «aussi par son vêtement qui était de poils de. chameau avec une ceinture de cuir, il représentai! la Parele dans le sens c\tcrne ; en effet, le charme externe est siguiaé par la sauterelle et par le miel sauvage. Pi" liGïO, cl le vrai externe par le vêtement île poils de cliarneau cl pat la ceinture de cuir, N« 3301 ; c'est de là f|uo par Jean est entendu Kl H' qui devail venir et annoncer l'avènement du Seigneur ; qu'Élie soit la Parole, on le voit dans la Préface du Cliap. XVIII de la Genèse, et N°» 2762, !>247 f. ; que les sauterelles soient du nombre des animalcules qu'on pouvait manger, on le voit dans le Lévitique, XI, 22.
7614. Et elle couvrira ta mrfoet de ta terre, signifie les deralen ila mental du naturel : on le voit par la signification de la itirfnet, en ce que ce sont les externes, ainsi les derniers, ei parla signification delà terre, ici, delà terre d'Egypte, en ce qu'elle est le mental naturel, Di°= Bï76. !>278, &Î80, ÏW88, 5301.
7645. Et l'on ne pourra voir la terre, lignifie l'obicurciiscmcnt île tout le mental naturel : cela est évident par la signilicalion de
nulle perception du nai; et par la signification de la lerre d'Égyple.en ce que c'est le mental naturel, comme ci-dessus S" 7641. Il laul dire en peu de mots comment il se fait que par la vastation des extrêmes dans le naturel tout le mental naturel soit obscurci : Les intérieurs chez l'Innnmc sont terminé.-; diins ses derniers ou dans ses extrêmes, et là les choses qui sont successives citez lui sont ensemble ; quand dans les derniers il n'y a que le faux et que le mal, les trais et les biens, qui des intérieurs influent dans les derniers, j influent dans les maux et dans les faux , et par suite y sont changés en maux et on faux ; c'est pour cela qu'il ne se montre quo le faux et le- mal dans tout le naiurcl ; cela est entendu par l'obscurcissement de tout le mental naiurel, obscurcissement qui
EXODE, CHAP. DIXIÈME. 79 est signifié par ne pouvoir voir la terre. C'est encore de lit que les esprits infernaux, quand ils ont été dévastes, sont dans les extrêmes du naturel; leur luenr, qui est appelée lueur intellectuelle, n'est pas non plus différente de la lueur de te monde, laquelle dans l'autre vie devient cnlitrcmenl nbstnirit^ il la présence, de la lumitre du Ciel. Comme l'eXtitiie do naturel , qui est appelé, sensuel , est rempli d'ilhisiim H d t > faux r;ni rn proviennent, ainsi que de voluptés et de maux provenant dis voluptés, .V" 6844 . 6845, et comme les enfers son! dans celte lueur, c'est pour cela que, quand J'homme est régénéré, le Seigneur le gratifie de la fatuité de pouvoir Être élevé de ce. sriisiti'l vers ks intérieurs, vnir iX os 618.1, 6313, 7449.
7646. Et elle mangera te reste de et qui ( «l échappé, qui unis n été latisê par la grêle, signifie la consomption de tout ce qui tient quelque choie dit vrai : cela est évident par la signification de manger, en ce que t'est (w consumé ; rt par la signification do de cequi m échappé, quia été laissé parla grêle, en coque c'est le vrai non consumé par le faux antérieur, qui est signifié par la grêle; que la grêle soit le faux, on lu voit N" 7553, 7B74; les faux que la grêle signifie sont les faux dans le naturel extérieur, mais les faux que la sauterelle signilie sont lis l'an v dam h L s extit'nics de ce naturel; ce sont ces faux qui consument les vitiis et les liions les plus communs ; en effet les extéfieurs sont aussi plus communs, et les externes sont les plus communs ; quand les communs ont été détroits, les particuliers sont dissipés, car ce sont les communs qui contiennent, et ce sont If s |i;iilicnliri s qui sont cuiilcnus.
7647. Et elle mangera (aut i'arbre qui germe pour sous du champ, signifie ainsi ta œmtomplion de toutes le» connaissances qu'ils tiennent de l'Eglise : on le voit par la signification de monjer.cn ce queC'est la eonsomption , comme ci-dessus N° 7646; par la signification de Y arbre, en ce quo ce sont les perceptions, puis les connaissances du vrai cl du bien, N« î72î f. 3973 ; et par la signification dn champ, en ce que c'est l'Église, N« 2971, 3317, 3706, 4440, 7501, 7571.
7648. Et seront remplies les maisons, et Us maisons de tous les serviteurs, et les makens de itou les Égyptiens, signifie que le faux régnera data toutes leschoses engéniral et eu particulier qui ton!
dans le naturel, ilepuis Sun exiériru: jusqu'il •mi extrême ; 011 II? voit par lu signification d'être rempli , en ce que c'est régner, ainsi qu'il va être cxposi' 1 ; et par la ^i^nî tLuiiioti rie la maison rie Pharaon , lie la maison de tous ses serviteurs et de la maison de tous les Égyptiens, en ce qui; ce sont toutes les choies en général et en particulier qui sont dans le naturel , iS us 73â3, 735B, ici depuis son intérieur jusqu'à son extrême, selon eu qui a été expliqué cidessus K" îliili. Si être rempli signifie régner, c'est parée que, quand le mental do l'homme a été rempli de faux d'après les maux , au point que ce soit pour lui un plaisir uV séduire par les faux cl de faire les maux , il est dit que cela règne chez lui , cl l'affection elle-même est upprlée allirtinri régnant'; on appelle i m ivers vilement régnant ce qui remplit tout le mental de l'homme , c'est-àdire tant sa pensée que sa volonté ; ce que l'homme aime plus que toute autre chose et a pour lin dernière, voilà ce qui règne, cl cela est dans les plus petites do loulcs les choses de sa volonté el de sa pensée; qu'elle est la cliosi; qui li'gnc universellement, on peut. le savoir, parle plaisir qu'on éprouve quand clli; réussit, et par le chagrin qu'on ressent quand elle ne réussit pas. Ce qui règne universellement ehe/. l'homme tait l image de son esprit, la lace de l'Esprit y est absolument conformc;si ce qui règne est le mal et le faux, la forme de son Esprit est diabolique; si ce qui règne est le bien et le vrai, cette forme est angélique; car l'esprit considéré en soi est l'alfcclion dans une forme, et l'affection dominante en est la forme elle-même, el ses autres affections s'v appliquent.
76t9. Ce aue n'ont point vu tes pires, ni les pères de les pères, depuis le jour qu' ils ont été sur l'humus jusqu'à ce jour, signifie qu'il n'y a point eu dans l'Église depuis le temps ancien un faux tel qu'il était là : cela est évident par la signification de la sauterelle que n'ont point vue , en ce que C'est qu'il n'y a point eu un tel Taux; que la sauterelle signifie le faux dans les extrêmes, on le voit ci-dessus N° 7GW ; par la signification des pères, et des pères des pères, eu ce que c'est depuis le temps ancien ; et par la signification rie Yhunius, en ce que c'est l'K^list.', ,Y" liGti, 1068 ; depuis le jour qu'ils ont été sur l'humus jusqu'à ce jour, signifie l'étal dans
lequel a été l'Église depuis ce temps jusqu'à celui-ci ; que le joui
KXOUK, CHAI'. DIXIEME. 81 soit l'état, oh le voit N« 23, 487, 188, 493, 2788, 3(63, 4850 : comment cela a lit!» , voir S 0 7686.
7650. Kl il lerttourna et sortit aTaiicc Pharaon , signifie topri-
présentalion (le Jlosclieh, île qui il est dit qu'il se retourna el joren ce qu'il est le vrai venant du Divin ; el par la reprise» talion de Pharaon, en ce qu'il désigne feus qui infestent, dont il a été parlé ci-dessus N° 7i;:i1 ; par la si^nilitatiou île se remanier, en ce que c'est la privation de l'aperception , car l'homme est prive de l'aperception , quand te Vrai venant du Divin se retourne ou se détourne, c'est-à-dire quand l'homme se détourne de ce vrai; el par la signification de sortir, eu ce que c'est la séparation , M™ 6)00, 7i0i.
7651 . Vers. 7 il H. El les serviteurs de Pharaon lui dirent : Jusquel à quand ceci nous sera-l-il tu piuje'.' Renvoie les hommes, et qu'ils servent Jéhovah leur Dieu; ne sais-tu pus encore que l'Egypte péril? Et Mocchcli fut ramené, et Aharaon, vers Pharaon, et il leur dit : Ailes, serves Jéhovah vulve Dieu; qui cl qui (sont] ceux qui vont? El Moscliek dit : Avec nos jeunes garçons et avec nos nicillards nous irons, avec nos fils et avec nos filles, avec notre menu bétail et avec notre gros bétail nous irons; car une (ële à Jêhovak (c'est) pour nous. Et il leur lia : Ainsi sera Jéhovah avec roui, alors que je vous aurai reuuoyis vous et voire enfant.' Voyez que mal (il y a) devant vos faces. jVon ;ini ain-j: A ies, s'il vous plaît, jeunes homme* , et serves Jéliovah, puisque (c'csl) ce que vaus demandes, el il Ici chassa des faces de Pharaon. — El les serviteurs de Pharami lai dirent, taguilie l'avertissement par ceux qui sont dans la crainte; jimifues à quand ceci nous scra-t-ii en piège, signifie qu'ainsi ù~, sciaient pris parleur mal: renvoie les hommes, et qu'ils servent Jéhovak leur Dieu, signifie qu'il est avantageux, de les laisser, pour qu'ils adorent le Seigneur leur Dieu: ne sais-tu pas encore que l'Égijpic périt , signifie que par les faits
(■(. t.'iluif i|il< Ih.jï .*. m ,|.pl l| >tirll' !-"Ppl' % V'.Bl JtlrS
dans l'enfer, d'où l'on ne peut s'échapper : et Moscheh fut ramené, et Aharon, vers Pharaon, signifie la présence du Vrai Divin d'après l'avertissement ; et il leur dit signifie l'Inclination ; allez, servez Jéhovah votre Dieu, signilie il les l.iis-er pour- qu'ils adorent
Hi ARCASES CÉLKSTES.
le Seigneur : qui tl qui (sont) ceux qui vont , signifie s'il en resterai! quelques-uns: et Moxehrh dit , signifie la réponse: avec nos jeunes-garçons et avec «os vieillards nous irons, signifie les simples ei les sages : arec nos fth et avec nos filles, signifier ceux qui son! dans l'alfeciion ilu vrai cl iliins l'aN'cdion du bien : avec notre inenu béttât cl avec notre aras bétail nous irons, signilic ceux qui sont dans le bien intérieur cl dans le bien extérieur : car tint féte ù Jéhnvali (cV.sl) i»ntr nous, signifie le tulle du Seigneur chez tons en général et chez, chacun 1 11 partieiilier : et il leur dit, signifie la
voués iota et ivire enfant , si^iiilir comme si le Seigneur serait elle/ eux s'ils ctaietil laissés : voyez que mal (i\ y a) devant vos fac cs, signilie que. dans le désir il n'v a point le liien : non pas ainsi, signilic le refus : aile» , s'il vous plaît .jeunes hommes, et serve? Jchovah, signilie q u'ils lais-ciunt ceux qui sont dans les vrais coir firmes, pour qu'ils ariiuvut le S^ncur : jmk'iue. (test) ce que fous demandes, signilie qu'ainsi ils oui ce qu'ils veulent : et il les chassa des faces île Plmriwu , signilie que la uilonlé de ceux qui infestent était enliciemcnt contrai iée par le Vrai Divin.
7652. Et les serviteurs île Pharaon lui dirent , signifie l'avertissement par ceux qui sont dans la crainte : on le voit par la signification de dire, quand e.'est par ceux qui voient leur ruine ;i ceux qui dans la société s'obstinent, en ce que c'est l'avertissement ; et par la signification des nemteurs de Pharaon, en eo qu'ils sont roux qui infestent et qui sont d'une condition inférieure et dans la crainte ; qu'ils soient dans la crainle, cela est évident d'après CCS paroles qui suivent : ■ Jusques ;t quand ceci nous scra-t-il en piège V lien voie les hommes pour qu'ils servent Jéliovah leur Dieu; ne sais-iu pas encore que l'Egypte périt ? « paroles qui proviennent de la crainle, ainsi qu'il est manifeste ; puis aussi , en ce que par les serviteurs de Pharaon sont entendus les méchants qui infestent , et les méchants ne conseillent le bien que d'après la crainte, wir iV 7280.
7C3J. Jusque! à quand ceci nous scra-t-il en piége , signifie qu'ainsi ils seraient pris par leur nini ; on le voit par la signilication d'être eu piéyc, en ee que t'est être pris par son mal , et ainsi être induit dans le mal de la peine.
EXODE, CliAP. DIXIÈME. 83
7654. Renvoie les hommes, et qu'ils tenait Jélwali leur Vieil, signifie qu'il est avantageux de tes laisser, pour nuits adorent le Seigneur leur Itieu : on te voil par l:i signifie aiion île renvoyer, en ce que c'est laisser ; ei par la siumllcalion de servir itkotah; en ce que c'est adorer le Seignenr leur Dieu . comme ci-dessus H« 7500, 7540, 7641 .
7655. Se «àt-tu pat encore que FÊgupu péril , signifie que par les faits on peut sneoir que luis rm.r qui huirrllent ces simplet sont jetés dans l'enfer, d'oii l'on ne peut s'échapper ; OU le voil par la signification de ne sais-tu pas encore, eu ce que c'est que par les faits ou fient savoir; par la signification de périr, en ce que c'est être jùlii dans l'enfer, d'oii l'en ne peut sYchapper ; cela dans le sens spirituel esi Mïnifié pur pwïr, de même que par
le voil N°* 5407, 6119, 7494 ; et par la signification de VÉguptc, en ce que c'est l'infcstatinn , h'" 727R, par conséquent aussi ceux qui infestent ; mais comme ce sont eux qui parlent , il est dit non pas qui infestent , mais qui harcellent , car les méchants excusent le mal qu'ils font et le présentent comme léger ; il est dit aussi qu'ils harcellent uuu pas ceux qui sont de l'Église spirituelle, mais ces simples, car les mechanis :i]i]u-lLi> ni simples tous ceux qui sont de l'Église et qui vivent selon les vrais et les hiensde l'Église, ou qui ont la vie de la foi et de la charité.
7G!ifl. Et Uotekeh fut ramené, et Aharon, vers Pharaon , jijiiifie la présence du Vrai Divin d'après fiu-erti>scment .* On le voit par la signification A'être ramené , en ce que c'est se montrer présent ; et par la représcniatum de M'i.«l,rli cl tXMinran, en ce qu'ils sont le Vrai Divin , Moscheh l'interne el Aharon l'externe, N« 7089, 7382.
7657. El il leur dit, lignifie l'inclination : on le voit d'après ce qui suit . en ce que presse par la crainte il voulait les renvoyer ; celte volonté .ou inclination est contenue dans il leur dit.
7G58. Aile: , lerveiJéliouali votre Dieu, signifie à les laissa- pour qu'ils adorent le Seigneur : on le voit par la signification de servir Jèhouak , en ce que c'est adorer lu Seigneur, comme 7500, 7840,76*1,763*; que allé* ou allez-vous-en. quand c'est Pharaon
U ARCANES CÉLESTES
qui le dii û Mosclieli au sujet des fils d'Israël, ce soil qu'on les
laisse, cela est évident.
7659. Oui ci qui sont ceux qui vont, signifie s'il en Testerait quelques-uni : on le voit sans explication.
7660. Et Moscheh dit , signifie ta réponse : cela est évident. "661 . Avec nos jeunes garçons et avec nos vieillards nous irons,
signifie la simples et les sages : on le voil par la signification des jeunes garçons , quand ils sont adjoints aux vieillards, en ce qu'ils sont les simples, car les vieillards sont les sa(!es, N" 31 83, 6BB4,
7663. Avec nos fils et avec nos filles , signifie ceux qui sont dans f affection du vrai et dans l affection du bien .* on le voil par la signification des fils , en ce qu'ils sont les vrais qui appartiennent ù l'Église, N os 489. Wt . 533, 1 1 47 . 2ea;l > 3373 > ainsi les affl!Cli0,ls > parce que sans l'affection les vrais ne sont rien ; et par la signiiication des filles, on ce qu'elles sont les biens, N- m. *90, 191 , ainsi les affections du bien, N os 236Î, 3963.
7663. Avec notre menu bétail et avec noire gras bétail nous irons, signifie ceux qui sont dont le bien intérieur et dans le bien cxlcrieur : on le 'voit par la signification du menu bétail , en ce que c'est le bien intérieur, et du gros bétail , en ce que c'est le bien extérieur, N™ 5913, 6048. Par ces paroles de ce Verset, qu'ils iraient avec les jeunes garçons et les vieillards, avec les ftls el les filles ; et avec le menu et le gros bétail , esl entendu dans le sens interne tout ce qui appartient à l'Église, tant a l'Église externe qu'a l'Église interne ; les choses qui appartienne ni à l'Église externe sont entendues par les jeunes garçons, les lils et le gros bétail, et celles qui apprtieuni'ni S ïl^lisc interne, parles vieillards, les filles et le menu bélilil ; car les vieillards sont des sagesses, les mu-sonl les affections du bien , et le menu bétail est le bien luimême ce sont là des eboscs de l'Église interne ; mais les jeunes garçons sont des simplicités , les lils sont les affections du vrai . et le gros bétail esl le bien externe, ce sont la les choses de l'Église
e *76G4. Car une [été à Jèltavak c'est pour nout,signific te culte du Seigneur cite: lous en général et chez chacun eu particulier : on le voil par la signification d'une fête, en ce que c'est le culte avec un
EXODE , CUAP. DIXIÈME.
espritjoyetix,N°7093; queco soil le culte du Seigneur, c'est parce mieJébovah dans la Parole est le Seigneur, N™ 1313, 173e, 2931, 30Î3, 3035, 5663, 6303, G905, 6915, 6956 ; que ce soit le culte chez tous en général et chez chacun en particulier, cela est évident par ce qui précède, où il est dit qu'ils iraient avec les jeunes garçons et les vieillards, avec les lils et les filles, et avec le menu et le gros bétail.
7665. El il leur dit , signifie la ttérision : on le voit par les paroles que Pharaon dit : « Ainsi sera Jchovah avec vous, alors que je vous aurai renvoyés vous et votre enfant , » paroles qui sont une dérision.
7666. Voyez que mal il ij a aevanl vos fattt, signifie que dans te désir il n'y a point te bien : en levnitpar la signification des faces, en ce qu'elles sont les intérieurs quant .w\ affrétions et par suite quant aux pensées, M™ 358, i 999, 2i3i, 3527, 3573, i066, I79fi, 1-797, 5102, 5165, 5168, 5695, 6601 ; et comme les faces sont les affections, elles sont aussi les désirs ; c'est de la que le mal devant ras faces, signilie que dans les affections ou dans le désir il D'y a point le bien.
7667. IVonpas ainsi, signifie le refus : on le voit sans explication.
7668. Ailes, s'il vous plait , jeunet hommes, et serves Jchovah, signifie qu'ils laisseront ceux qui sont dans les trais confirmés, pour qu'ils adorent le Seigneur : on le voit par la signification de Ailes, en ce que c'est qu'ils laisseront , comme ci-dessus N°-7658; parla signification des Jeunes nommes, en ce que ce sont les. vrais confirmés, ainsi qu'il va être exposé ; et par la signification de servir iéhavak, en ce que c'est adorer le Seigneur, comme cidessus N 01 7651, 7661. Que les jeunes hommes soient ceux qui sont dans les vrais confirmés, c'est parce que parles fils, les jeunes garçons, les jeunes hommes, les hommes elles vieillards, sont signifiées les choses qui appartiennent à l'intelligence et à la sagesse dans leurordre ; ces choses sont entendues dans le ciel a la place de ces expressions; car ceux qui sont dans le ciel sont dans des idées spirituelles, dans lesquelles ce qui est de la pure nature et du monde ne peut entrer sans iMre aussiint dépouillé et saos passer dans quelque chose qui appartienne à la sagesse du ciel el soit conforme à la pensée angélique ; de là vient que dans le sens spirituel par
A liC A NES CÉLESTES.
es lils, les jeunes (.Mirons, les jeunes hommes, les hommes, les vieillards, ce ne sorti pas eux qui peuvenl êlrc signifiés, mais ee sont les choses spirituelles mrres) m nul ailles, lesquelles sont celles qui appartiennent à l'intelligence et à la sagesse ; que ces choses soient signifiées, cela est hien évident d'après le sens interne dans la Parole oit ces expressions sont employées ; par les Jeunes Hommes dans la Parole sont entendus ceux qui sonl Intelligents, ou selon lus idées abstraites Angéliques, l'intelligence; et parce quel' in telligenee est entendue par eux, le vrai confirme l'est aussi, car ce vrai appartient à fin tel lige née ; le mot, par lequel les jeunes hommes ici son exprimes dans la Langue originale, est dérivé de la force et de la puissance qui est au vrai d'après le bien , ainsi au vrai confirmé : de la ce nom est attribué au Seigneur, dans Zacharic : ■ Épée,
> lève-loi contre Mon Pasteur, et contre l'Homme (le Jeune
• Homme, Juvcneni) mon prochain ; frappe le Pasteur et que les
> Brebis soieni dispersées. » — XIII. 7 ; — ces paroles ont été dites du Seigneur, wwrMaUh. XXVI. 31 : — et aussi dans Jérémie : ■ .lusques a quand erras-tu cà et li , lille rebelle? Jêhovah
* a créé une chose nouvelle sur la lerre, la femme a environné » V Homme (le Jeune Homme, Juvenem) ■ — XXXI. îï. — Les jeunes hommes sont exprimés par un amrc mot dans la Langue originale pour l'intelligence, ainsi pour le vrai de l'intelligence, dans Amos : ■ J'ai envoyé contre vous le peste dans le chemin de » chemin de l'Egypte ; j 'ai tué par l'épie vos jeun» homme*, avec . captivité des chevaux. » — IV. 10 ; — le chemin de l'Egypte, c'est le scientifique perverti : les jeunes hommes qui ont été tués, ce sont les vrais qui par suite ont été détruits ; la captivité des chevaux, c'est l'intellectuel séduit, flans le Même : • ils iront ca « et là de la trier à la mer, et depuis ].■ Septentrion jusqu'il l'Orient, - ils courront de «'né et d'autre pour chercher la parole de Jého- „ van, et ils ne la trouveront point ; en ce juur-lit les belles vierges « elles jeunes homma dépérinml de suif. » — VIII. 12, (3; — les belles vierges sont l'affection du vrai ; les jeunes hommes l'intelligence ; dépérir de soit, c'est être privé du vrai: aussi est-il dit, ils courront de côlé et d'antre [unir chercher ht parole de Jfhovah, et ils ne la trouveront point; que là il ne soit entendu ni de lwlles vierges, ni des jeunes hommes, ni une défaillance rie soif, cela esl évi-
EXODE, GUAP. DIXIEME. 97 liant. DansJérémic: » La mortes! montée par nos fenêtres, elle esl » venue dans nos palais pour ri' trancher le petit enfant de la place , • les jeune hommes des carrefours. « -IX. SU : — Dans le Même: « Comment n'a-t-elle pas été laissée la vill>> ùV ■slnio.!, la ville do Qia » joie? e'eil pourquoi tes jeunes himtiu. s tnm.'.rront doas ses plaets.*
— XL1X. SS, 26. L. 30 :~ Dans le Même: ■ Écoutez Ions, je » lotis prie, peuples ; voyez ma douleur, mes vierges et ma Jeunes » Hommes sont allés en captivité.»— Uni. I l8;-d;msccspassages les jeunes hommes sont les vr;iis qui appartiennent à l'intelligence.
7669. Puisque c'en ce que vola demandez, lignifia qu'ainsi ils ont ce qu'ils veulent : on le, voit sans explication.
7670. Et il tes chassa des faces de Pharaon . significque la volonté de ceux qui infestent '•mil entièrement nmtrnricc par le Vrai
Dwn : on le voit par la représentation de Mnsclieh cl d'Aiiaron, qui ont été chassés, en ce qu'ils sont le vrai Divin. N°7637 ; parla représentation de Pharaon , en ee qu'il désigne ceux qui infestent, N° 7631 ; par la si ffm 11 cation des faces, eti ce qu'elles sont les intérieurs quant aux affections, S» 7666, ainsi la volonté, car les affections appartiennent a la volonté, et les pensées a l'entcnderaenl ; que la volonté ail été contrariée, cela esl signifié en ce qu'il les chassa des faces, car un classe ce qui est r on ire la volonté ou contrôles affections qui iqqurtii'nm'nl. !i h volonté. ■
7671. Vers. (3, 13, H, (S. El Jéhovah dit A Moscheh: Etends ta main sur la terre if Egypte pour la tOMttrtite, <t elle montera sur la terre ({Egypte, et elle mangera toute, l'herbe de la terre, tout ce qu'a laissé la. grêle. El Mosrlieh étendit son bâton sur la terre (CÉgtfptt ; et Jikbtah amena mi vent oriental eu ta terre, tout ce jour-là et toute la mût ; le matin se fit , et le vent orientât apporta la sauterelle. Et la sauterelle monta sur tonte la terre tfÊgypti, et clic se posa dans tome la frontière d'Egypte, en masse forte ; avant elle il n'y eut point de sauterelle comme cellelà, et après elle il n'y eu aura point ainsi. Et elle couvrit la surface tle toute la terre, et la terre fut obscurcie ; et elle mangea toute l'herbe de ta terre cl tant le fruit de l'arbre qu'avait laissés la grêle ; et il ne resta aucune verdure en l'arbre ni en l'herbe du champ daiu toute la terre d' Egypte. — El -létioralt dit à Mosvhch,
signifie l'instruclioii : Mena» ta main, signifie la domination de la
puissii nce .- mut ta terre d'Egypte, pour la sauterelle, signifie afin que le faux envahisse tout U> naturel :1e ceux qui infestenl : et elle montera sur la terre d'Êgijpir, si^nilii' l'infusion dans toutes les choses qui y sonl ; cl elle mangers toute l'herbe de la terre, signifie la consomption du tout vrai : foui ce qu'a laisse la grêle, signifie ce que le faux antérieur n'avait pas consumé ; et Moscheh étendit ton bâton lar la terre d'Égupic, signilie la domination de la puissance du Vrai Divin sur tout le naturel de ceux qui infestent ; ci Jiliavah amena un mit oriental , signifie le moyen de destruction : (oui ce jour-là et toute celle unit . signifie dans tout ce qui appartient à la perception tant obscure que son obscure chez ceux qui infestent : le matin se fil , signifie l'état du ciel dans l'ordre : et le vcntoricntatapporialasaulercll-:, si^nilii' un faux grossier chei ceux qui infestent , pour moyen de destruction : et la sauterelle monta jur toute ta terre il'Ktjyjiir, si^nilir l'effusion du faux dans toutes les choses do naturel : et se posa dans toute ta frontière d'Egypte, signifie par les extrêmes là : en masse forte , signifie qu'il se répandait dans toutes choses en général et en particulier : avant elle il n'tj eut point de. sauterelle comme celle-là, cl après cite il n'y en aura point ainsi , signifie qu'il n'y a point eu un tel faux depuis le premier temps de l'Église, et qu'il n'y en aura point de tel : et elle couvrit ta surface de toute la terre, signifie qu'il envahissait les derniers du mental naturel : fi la terre fut obscurcie, signiiieque le faux s'introduisait où était le vrai: et elle mangea toute l'herbe de la terre, signifie qu'il consumait tout scientifique du vrai : cl tout le fruit de l'arbre, signifia que tout cognilif du bien : cl tl ne resta aucune verdure , signifie tout sensitif, du vrai élail oblitéré: en l'arbre et en l'herbe du champ, signifie du cognitif et du sdenti tique de l'Église : dans toute la terre d'Egypte, signifie de tout côté dans le naturel .
7672. El Jéhovak dit à bioscitch, lignifie l'instruction : unie voit par la signification de dire, quand Jéliovah dit à Moscbcli par qui est représenté le Vrai Divin , ce qu'il faut faire, en ce que c'est l'instruction , N"* 6879, 68BI, 6883, 0891, 7186, 7267, 7301,7380.
7673. Étends ta main , signifie la domination de ta puissance : on le voit par la signification à'êiendn-, quand cela est dit de la
EXODE, CHAP. DIXIEME. 89 domination, ainsi qu'il va être exposé; et par la signification de la main, en ce qu'elle est la puissance, N™ 878, 3387, i931 à 1937, 5327,5328, 55», 6292, 6947, 7ut 1,7188, 7189, 7518. Qu'étendre la main, ce soit la domination de la puissance, c'est parce que la puissance est dans la main ou dans le liras quand il est étendu ; lois donc qu'il est dit de Jéhovali qu'il étend la main ou le bras, cela signifie une puissance illimitée ou infinie en acte. De là vient que Jéhovali a dit tant de fois a Moscheh , quand des miracles devaient Être faits , d'étendre sa main ou son b&ton, comme Cliap. VII. Vers. 19, « Étend* ta main sur les eaux d'Egypte, et il y aura du sang." — Cliap. VIII. 1, 2, et Étend* ta main sur les torrents et fais monter les grenouilles. »— Cliap. VIII. 11, 12, « Étends tonl/âtonei frappe la uoiissitiic tic la lenc, elcllt; deviendra des poux. . — Cliap. IX. 32, 23, ■ Etends la main vers le ciel , et il y aura de la grêle : » il u'aurait élé nullement parlé ainsi , .si l'extension de la main , dans le sens siiiiiviiie, ne signifiait pas la toute-puissance de Jéhovali : ivuvillciiiciit quand il a été dit à Josué d'étendre sa lance, comme on le voit dans le Livre de Josué:
■ Jéliovali dit a Josné : Étends la lanee qui (est) dans (a main vers » Aï ; lors donc que Josué étendit la lance qui (était) dans sa main » vers Aï, les troupes embusquées se levèrent promptement de » leur place, et coururent niuiiiui qu'il eut étendit ta main, et ■> elles vinrent vers la ville et la prirent: Josué ne retira point sa
■ main qu'il avait étendue avec la tance, jusqu'à ce que tous les ba- • bitants d'Aï eussent été exterminés.. • - VI». 18, 19, 26 ; — comme c'était là un représentatif de la toute-puissance Divine, ce représentatif eut aussi de la force, de même que tous les représentatifs, quand ils étaient commandés, dans ce temps-là. La Toute- Puissance est aussi décrite dans plusieurs autres passages par les expressions, Jéhovah étendit la main , sa main étendue, son bras étendu : elle l'est par l'expression , Jékonah étendit la main, dans Esaie : ■ La colère de Jéhovali s'est embrasée contre son peuple , » et il a l'tendu sa main sur lui et l'a frappé , et les montagnes ont ■> été ébranlées. >— V. 25.— Dans Ézé.chicl : « J'étendrai ma main p contre lui et je l'exterminerai. »— XIV. 9, 13. — Dans le Même: 'J'étendrai ma main contre toi, et je te livrerai en proie aux
■ nations. ■ — XXV. 7. — . J'étendrai ma main sur Edom. et j'en
■ retrancherai homme et lifte, retendrai mrfîxnin sur les Philis- ■> lins, et je retrancherai. « — Ibid. Vers. (3, 16 ; —pareillement Ëzécb. XXXV. 3. Ésaïc, XXXr. 3. Séph. [. i.TI. 43. — La loutepuissance est décrite par (a Main étendue dans ÉsaÏE: t la main
- de Jékovah étendue sur toutes les nations, qui 1'arrflterail ? • — XIV. 37, 38. — Dans Jéremic : « Je combattrai contre vous par
- main étendue, et par un bras fort, et avcceoltro et avec fureur.»
- XXI. 5. - Dans Esaïe: « Encore la main est étendue. » — IX. 1-1, 46. X. i. — Puis, parie Bras étendu, dans Jérémie : • Moi • j'ai fait la terre, l'homme et la belc, par ma force grande et par
- mon bras étendu. • — XXVU. 5. — Dans le Même: ■ Toi, lu as » faille ciel et la terre par la force grande et par tan bru» étendu; » il n'y a d'impossible pour Toi aucune Chose. » — XXXII. (7 ; qu'ici la Tome-Puissance soit signifiée par le bras étendu, cela est évident; pareillement dans plusieurs autres passages, ou il est dit par main forte et par bras étendu, comme Deutiir. IV. 3(., V. 15. YII. 10. IX. 20. XI. 2. XXVI. 8. I Rois, VIII. 42. Il Rois, XVII. 36. Jérém. XXXII. SI. tizéch. XX. 33, 34. — llcslmemedit de Jéliovah qu'il étend les ci eux, et alors aussi par étendre est signifiée la toute-puissance, savoir, en ce qu'il agrandit les limites dn ciel , et remplit de vie et de sagesse ceux qui y sont ; comme dans
Esaïe: h Jéhovalj qui ï'iniil cnnime quelque chose de léger tes deux,
« et les développe comme une tente pour y habiter. » — XL. 22.
- Dans le Même : = Jéhaeah oui étend let deux, qui étale la « terre, qui donne l'âme ou peuple sur elle, et l'esprit a eeui qui » y marchent. • — X.I.II. S.— Dans Jrré.-siie : « Celui qui fait la terre
1 par sa vertu . qui ]irt'|iLuv lr zMu- [m l- sa salisse , et qui par son n intelligence étend les deux. » — XI. 15. — Dans Zacharie :
■ Jéhoi-ah qui étend les deux, et fonde la terre, et qui forme l'esprit
■ de l'homme au milieu de lui. • — XII. I, — et en outre ailleurs, comme Esaio, XLIV. St. XLV. 14 Ps. CIV.3. — Maintenant , d'après cela, ou peut voir pourquoi il a fié commande à Moscheh d'étendre sa main et son bâton, et pourquoi alors les nri racles s'opéraiout ; et qu'ainsi par éli'iidre la iiiain, est signifiée la domioation de la puissance, et dans le sens suprême la toute-puissance.
7674, Sur la terre tCÈgijpte pour in sauterelle , signifie afin 711c le faux envahisse tout le naturel de ceux qui infestent : on le voit
EXODE, CHAP. DIXIÈME. 91 par la signification de 'a ferre d Egypte , en ce que c'est le mental naturel , H<" 5276 , 5478 , 5Ï80 , 5488, 5301 , et eu ce que l'ÉRypW est te naturel, N os 6147, 6454;etpar la signification dalasauterellc , en ce qu'elle est le faux dans les extrêmes elle; ceux qui infestent , N»76i3.
7675. Et elle montera sur la terre d'Egypte , signifie l'effusion dans toutes les choies qui y tout : cela est évident |>ar la signification de monter en ce que c'est se répandre ; en ciïet, la sauterelle signifie le fauxdans les extrêmes, et des extrêmes vers les intérieurs; il est dit monter, car les intérieurs sont la même etiose que les supérieure ; que les intérieurs soient envahis par le faux quand les extérieurs le sont , on le voit ,\' D 7645 ; et par la signification de ta
terre d'Egypte , en ce qu'elle est le mental indUi'el , iV7674.
7676. El elle mangera toute tfterbe de la terre , signifie la consomption totale lie tout lirai : un le suit par h siyiiiliealioii île. umkjer, en ce que c'est consumer ; el par la signification de l'herbede In terre, en ce qu'elle est le vrai de l'Église, S» 7571.
7677. Tout ce qu'a laissé la grêle , signifie ee que le faux antérieur n'avait pas contante : on le voit par la signification de laisser,
en ce que c'est nepas consumer; «par la signification de la grêle. en ce que c'est le faux d'après le mal dans le uatua'l extérieur, N« 7683,7871.
7678. Et Maschca étendit son bâton sur la terre d'Egypte , signifie ta domination de la puissance dttt'rai Divin sur tout te naturel de ceux qui infestent ; on le voit par la signification ù'étendre le bâton, en ce que c'est la domination de ia puissance , N» .7673 ; par la représentation de Hloschch , en ce qu'il est le Vrai Divin , 6784 , 701 4 , 738Î ; et par la signification de ta terre d'Ègijpte , en ce qu'elle est le naturel île ceux qui infestent, S" 7671. La Puissance Divine qui est di'rrile par la main de Mmcheli est la puissance du Vrai Divin; que luiiie-unissaucc appartienne au Vrai, on le voit N« 3091, 5643, 6344,6433, 6948; il y a même dans le Divin Vrai qui procède du Divin Bien une telle puissance , que par lui ont été créées Joules les choses qui sont dans l'Univers; la Parole signifie ce Vrai dans Jean : « Dans le euimneni'fwiii était la Parole, et » la Parole était chez. Dieu . et Dieu était la Parole; toutes choses - par Elle ont été faites. • — 1. 1, c'est de là que des miracles
ont été faits par Mosclieh , car Moscheh représente le Divin Vrai. La plupart croient que la Parole ou le Divin Vrai est seulement un langage tenu par Jéhovali comme un commandement que tout soit fait ainsi , cl que ce n'est rien tic plus , mais c'est l'Essentiel luimême, duquel toutes choses proviennent et par lequel toutes choses sont ; cet Etre qui procède de Lui , cl par suite l'Exister de toutes choses , est ce qui est entendu par le Divin Vrai : cela peut être illustré d'après les anges; il procède d'eux une sphère de charité et de foi , qui est perçue sensiblement , cl qui même produit des effets admirahles ; d'après cela on peut se former quelque idée du Divin Vrai qui procède du Divin Bien du Seigneur.
7679. El Jéhovali amena an vent oriental, signifie le moi/en de destruction : on le voit par la signification du vent oriental , en ce que c'est le moyen de destruction ; si le vent oriental a cette signification , c'est parce qu'il est sec et accompagné de tempêtes , et parce qu'en œnséiiiieiiccildessréliait les productions de celte terre, et que par sa violence il brisait les arbres , et sur la mer les vaisseaux ; de la par lui comme moyen est décrit l'elfel de la puissance Divine : en outre l'Orient signifie le bien de l'amour et de 1a charité, parce que dans le sens suprême il signifie le Seigneur, N°* 101 , 1230, 3708; et le bien de l'amour et de la charité dans son origine, parce qu'il est Divin, qu'il est très-doux, et par suite aussi dans sa marche a travers le ciel il est encore très-doux ; mais lorsqu'il descend vers les enfers , il devient rude et âpre, parce qu'il y est changé ainsi par les infernaux ; c'est pour cela que l'influx el la p:ésence de cehien Divin non-seulcmcnl les y tourmente, mais même les dévaste ; c'est aussi d'après cela que le vent d'orient ou k vent oriental signifie un moyen de destruction. Que ce Vent signifie un moyen de destruction , on le voit clairement par les passages oit il en est parlé dans la Parole, par exemple dans Jérémie : » Comme un Vmt » Oriental je les disperserai devant l'ennemi. » — XVII). 17. — Dans Eléchiel : ■ Le cep planté ne prospérera pas ; quand l'aura
f louché lèvent oriental . en séchant ne sechera-t-it pas? • —XVII.
10. — Dans le. Même: ■ Ce cep a été arraché dans la colère, par » terre il a éléjelé ; le Vent oriental a séché son fruit.* — XIX. 18. —Dans lloschéc : « Celui-là parmi ses frères sera féroce ; il viendra • t'Enrns, le vent de Jébotah, mnnlaul du désert , el sa source
■ séchera, et sa fontaine tarira. . — XIII. 15. — Dans David : n Parus venl oriental tu briseras Us navires de Tharsckisch. . —
Ps. XLV11I. 8. —Dans Ézéchiel : « Dans de grosses eaux ils l'ont » amenée , ceux qui te méprisent , le vent oriental t'a britéc dans le » cœur des mers. >- — XXVII. 26; — d'après ces passages il est évident que le vent oriental signifie un moyen de destruction , et cela parce qu'il était sec et accompagné de tempêtes; de !à aussi il signifie un moyen de dévastation, comme dans lloschée :
■ Epura'im se rcpall do vent , et il poursuit Veurus , chaque jour it » multiplie le mensonge et la dévastation. »— XII. S;— Ephraîra est l'intellectuel de l'Église, N« S33S, eîSï, 6838; se repaître de vent, c'est multiplier le mensonge; et poursuivre l'eurus, c'est multiplier la dévastation : l'état de la vaslation et de la tentation est aussi appelé le jour de Veurus dans Ésaïe,— XXVII. 7, 8.
7680. Tout ce jour-là et toute cette nuit, lignifie tout ce qui appartient à la perception tant obscure que non obscure chex ceux qui infestent , c'est-à-dire que tout cela a été détruit : on le voit par la signification du jour, en ce que c'est l'étal de la perception nonobscure ; et parla signification de la nui», en coqoe c'est l'état de la perception obscure; car les temps du jour, comme le matin, le midi , le soir et la nuit, correspondent aux illustrations , qui appartiennent ù l'intelligence ot à la sagesse, M» B67Î , 6H0, ainsi aux perceptions ; en général le jour et la nuit y correspondent ; il est dit des perceptions, et non des illustrations, parce qu'il n'y a pas illustration pour les méchants çui inl'eslent . niais cependant il y a perception ; il y a perception pour eux , tant qu'il reste chez eux quelque chose de la connaissance du vrai et du bien de l'Église, dans laquelle ils avaient vécu , car par le vrai et le bien ils communiquent avec ceux qui sont dans le ciel ; mais lorsqu'ils ont été privés de ces connaissances, ce qui arrive quand ils ont été dévastés, il n'y a plus en eux aucune perception : il est vrai que les infernaux peuvent confirmer leurs maux et aussi leurs faux ; mais cela n'est point la perception ; la perception consiste à voir qu'un vrai est un vrai et qu'un bien est un bien , et a voir qu'un mal est un mal et qu'un faux est un faux, mais il n'y a pas perception à voir un vrai comme faux, un bien comme mal, et vkc veisà un mal comme bien et un faux connue v ■ai ; etn-ï ceux qui voient ainsi , au lieu de
.\ih:a.m-'„s i'.i-.}.i".s i i:s.
perception : c'est ce qui fait que les infernaux savent confirmer les faux et les maux par les choses qui se présentent aux sens et qui favorisent les concupiscences.
7681 . Le malin se fit , signifie l'état du ciel dans l'ordre : on le
voit par la signification du mutin, en ce que e'est le Royaume du Seigneur, et dans le sens suprême le Seigneur Lui-Même, N°< S3 , Î333.240Ô. S3*0, 3780, et aussi l'étal d' illustra lion , N°> 3458, 37S3, 5741), b%i; mais ici le matin signifie le. ciel dans l'ordre : on peut voir ce qu'il eu est d'après ce qui a Oté dit tV° 7fii3, savoir, que les méchants sont dévastés, à mesure que le Seigneur dispose en ordre le eiel, car l'influx du bien et du vrai venant du eiel fait la dévastation cliev. lis meriianls, idirs liom: que le Seigneur dispose en ordre les creux , les enfers qui sont dans l'opposé sont disposés en ordre par eux-mêmes , et sont écartés du ciel scion les degrés du mal, et se distribuent les lieux selon la qualité du mal; de là on peut voir que. du Seigneur il ne procède que le bien , et que le mal provient de ceux qui soûl contre le bien, et qui enfin ne le supposent point. D'après «la il est évident que par le matin se fit, il est signifié ici l'étal du ciel dans l'ordre. ,
7CS2. Et te vent oriental apporta la sauterelle , signifie un faux grossier chez ceux qui infestent , pour moyen de destruction : On le voit par la signification du vent oriental , en ce que c'est le moyen de destruction , N» 7679 ; et par la significalion de la sauterelle, en ce qu'elle est le faux dans les extrêmes , N° 764,'), ici un faux grossier, parce que tout le naturel a été envahi parle faux,N°76i&.
71183. Et lasautereltc monta sur toute la terre d'Egypte, signifie l'effusion du faux dans toutes les choses du naturel ; on le voit d'après ce qui aété dit ci-dessus , N™ 7074 , 767b , où sont de semblables paroles.
768*. Et se posa dans toute la frontière d'Egypte, signifie par les extrêmes là : on le voit par la significalion de la frontière , en ce que C'est l'extrême , c'est pourquoi par étlc se posa dans toute la frontière , il est signifié que le faux se répandait des extrêmes dans toutes les choses du naturel , et ensuite se terminait dans las extrêmes selon ce quj a été exposé S» 7615.
7G8ii. En masse forte, signifie qu'il se répandait dans toutes
EXODE , CHÀP. DIXIÈME.
thosti m général et eu particulier : on le voil d'après ce qui vient d'être expliqué N° 768i.
7686. Avant elle il n'y ml pnint th. smttcvellc comme celle-là , cl ajwès elle il n'a en aura /mini ainsi, lignifie qu'il n'y a -point en un lel [aux depiù» le premier tempt de l'Eglise, el qu'il n'ij en
aura point de tel : on le voit pai' ta signification de hi sauterelle en ce qu'elle esl le faux dans les extrêmes, N° 76i3 : qu'il n'y a pas eu un tel faux et qu'il n'y en aura point ; c'est ce qu'on a vu ci-dessus, K" 7619. il faut donner sur ce sujet une explication : Dans le sens interne, il s'agît en particulier de .ceux qui , avant l'avènement du Seigneur, étaient dans la terre inférieure, et ne pouvaient pas être élevés dans le ciel avant que le Seigneur fût venu danslemonde, cûl pris l'Humain eil'cûl rendu Divin, roir K os 6854, 691 4 ; pendant ce temps-là ils étaient infestés par les méchants qui avaient aussi été de l'Église et avaient confessé les vrais de la foi , mais qui avaient vécu de la vie du mal : ceux qui , avant l' avènement du Seigneur, avaient été di: l'Église et avaient été méchants quant à la vie, étaient dans un faux tel , qu'il n'y en avait point en auparavant cl qu'il n'y en aura point dans la suite: la cause de cela, c'est que ceii\ qui mit [Hé appelés .V-philim, puis Enaliim et ltéphaïm , et qui étaient de la dernière pestéi ilé de la très-ancienne Eglise , n'avaient point encore été renfermés dans l'Enfer, mais se répandaient ça et là, et introduisaient partout où ils pouvaient des persuasions abominables el niui'inères ; par eonséqueni aussi chez las méchant* dans l'Église, de là un tel faux chez ceux-ci ; quant aux Képhilini et ;'i leurs persuasions abominables, voir S™ 3t 0, 560, 062, 563, ï>70, 581 , 586, 607 f. «GO, 805, 808, 103i; H2u, 1S65 à t272, 1673; ceux-cii, quand le Seigneur était dans lentondc, furent jetés dans l'enfer, qui est à gauche par devant à une certaine distance : si cela n'eût pas été fait, trÈs-peu de personnes auraient pu être sauvées, car le faux qu'ils introduisaient était mêlé avec un persuasif abominable, ci il était tellement mortel, qu'il n'y en avait jamais eu ci qu'il no peut jamais y en avoir un semblable : c'est de ce faux qu'étaient imbus ceux qui , avant l'avènement du Seigneur, infestaient ceux de l'Église spirituelle : c'est là ce qui esl entendu dans le sens interne par ces paroles ; il s'agit spéeialeineiil de ceux-là. mais en général il s'agit
de tous ceux qui ont élé de l'Église, el qui , dans l'autre vie, infestent les esprits probes ; aujourd'hui leur nombre est considérable. 1
7687. El elle cout-rit la nrface de la terre, signifie 1rs derniers du mental naturel : on le voit par In signification de la surface,
■ " • ■ ' i- l'Tfil. f. i - . . I I (!• J.
la lerre ; el pat' la si^niliraiion de la terre, ici de la lerre d'Egypte, en ce qu'elle est le mental nalurel , K° 767t.
7G88. El la terre fut obscurcie, signifie que le faux s'introduisait où était le vrai ■ on le voit par la siiinilk'uliori des ténèbres, en re que ce sont les Taux , K»»1 839, 1860, MI8, i!i3( , ainsi être obscurci, c'est être dans le faux ; el comme il s'agit de la dévastation de ceux qui ont élé de l'Église cionl connu les vrais, mais qui ont vécu de la vie du mal , la terre absurde signifie le faux où était le vrai : dans le sens interne , le vrai est signifié par la lumière , par suite le faux est signilii' par les ténèbres, car le vrai elle faux sont opposes comme la lumière et les ténèbres; et en actualité il y a lumière pour ceux qui sont dans le vrai, el ténèbres pour ceux qui sont dans le faux; la lueur dans laquellese trouvent ceux qui sont dans le faux dans l'autre vie, devient obscurité à la présence delà lumière du cie! , et obscurité plus grande chez ceux qui ont élé de l'Église , parce que chez eux le faux a été contre le vrai de la foi ; selon les paroles du Seigneur dans Matthieu : ■ Si la lueur qui (est) en toi
» est iénèbrei, quelles grandes ténèbres .' i — VI. 43 : — et dans le Même : « Les fils du royaume m 1 mi il j'Us dans les ténèbres exte-
• rieuret. > — VIII. 12, — les fils du royaume sont ceux de l'Église; les ténèbres extérieures sont des faux plus graves; elles sont dites extérieures , parce que les faux dans les extrêmes sont plus graves. Que les faux soient appelés ténèbres, on le voit par plusieurs passages dans la Parole, comme dans Jean : « La Lumière
■ est venue dans le monde, mais les hommes ont mieux aimé les
• ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises. ■ — 111. (9. — Dans le Même : . Marchez pendant que vous avez la b lumière , de peur que les ténèbres ne vous surprennent. Moi , la » Lumière, dans le monde je suis venu, afin que quiconque croit » en Moi , ne demeure point dans les ténèbres. » — XII. 35, 46. — Dans Ésaîe : • Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien
EXODE, CHA.P. DIXIÈME. 97 ■ mal , qui placent les ténèbret data la lumière et la lumière dam
- le* ténèbre,. , - V. 20. - Dans Jérémie -. . Donne/ gloire a Jé- » bovali votre Dieu, avant qu'il introduise les ténèbres, et avant que » vos pieds se heurtent sur les numtagnei du crépuscule; alors vous » attendrez la lumière , mais il la mettra «1 ombre de mon , il ] a . mettra en obscurité. » - XIII. 16.— Dans E/fchicI : . Quand je . t'aurai éteint ,jc couvrirai les cieux, et je noircirai leurs étoiles, " je couvrirai le soleil d'une nuée , et la lune ne fera point luire sa « lueur; tous les luminaires de lumière je tes noircirai sur toi , et je . mettrai des ténèbres sur tu terre. » - XXXII. 7, H. - Dans Joël : » Il vieillie jour de Jéhovalt, il est prêche ; joui' de ténèbres et de
- brouillard, jour de nuage et d'obsemité. - - II. 2. Amos, V. 18,
20. -Dans Séphanic: „ Jour d'emportement ce jour-là; jour de » vaslatinn cl de dévastation , joui' de ténèbres et d'obscurité. » — I. 15; -Dansées passages les lénènrcs signifient les faux : dans la Parole , les U-ni Li es signifient aussi l'ignorance du vrai , dans laquelle sonl les Valions qui n'ont point la Parole, ei ne savent tien du Seigneur.
7089. Et elle mangea toute l'herbe de la terre , signifie qu'il consumait tout scientifique du vrai : on le voil par la signification de mon^r, en ce que c'est consumer; et par la simili cation de Vhcrbc de la terre , en ce que c'est le scientifique du vrai . car l'herbe du champ signilie le vrai de l'ICglise, .V7&7J, parce que le champ est l'Église; mais l'herbe de la hu re signilie le scientifique du vrai , parce que la terre ici est le mental naturel et que le vrai du mental naturel est le scientiliqne ; et en outre Un va chez les méchants aucun vrai par la foi , mais il v a seulement la science du vraiqui appartient à la foi ; quelques méchants qui sont dans l'Église se persuadent qu'ils sont dans le vrai parla foi, mais ils n'y sontpoint;ils sont dans le faux et contre le vrai delà foi; le faux dans lequel ils sont est caché chez eux tant qu'ils sont dans le monde. m;<is ce faux qui étaii radié sort el se manifeste dans l'autre vie , lorsqu'ils sont dévasuSs quant aux vrais de la foi qu'ils avaient connus.
7630. Ettout le fnùt de l'arbre, signifie tout eoqnitifdu bien : le vint par la signification du fruit , en ce que ce sont les œuvre* de la foi ou de la charité , par conséquent les biens ; de là fructifier
AKCAKKS CKI.KSTKS.
sedrt ilu blon,N*ia, W, 9(3, 983 , 38 W , 2847; et par la signification île l' arbre , en ce r|uc ce sonl les ppiceplions , puis les connaissances, N" 103, 4163, 2732. 2972. Si les fruits sont les œuvres de la charité , par conséquent les biens , c'est parce que le premier de l'arbre est le fruit dans lequel est la semence, et que son dernier est le fruit dans lequel est ia sentence, et que ses intermédiaires sont les branches eu les feuilles ; il en est de infime du bien du l'amour et iln vrai de lu foi ; le bien de l'ammir est le premier quand l'iiomme est régénéré ou planté, et il est aussi le dernier; les intermédiaires sont les vrais île ht foi , qui proviennent du bien de l'amour comme de leur semence, ci regardent continuellement le bien du l'amour tomme leur dernier, de même que les intermédiaires de l'arbre regardent son H uit dans lequel est la semence, (jue les f rails signifient les biens, tel;: est ('vident par plusieurs passages dans la Parole, comme dans Matlh. 111. 8, 9. Vil. (6 à 20. XII. 33. XXI. 43. Luc, 111. 8,9. VI. 43 a 49. Mil. G a 10. Jean, XV. 2 a 8, 1.6. Esaie, XXX VU. 31. Jérém. XVII. 8. XXXII. 19. Apoc. XX11.2.
7G9I . Et il ne rata aucune verdure , signifie que fout sensitif du vrai était oblitéré : on le voit par l;i sigiiilieatiim de ne rien tester,
en ce que c'est être oblitère ; et par la signification de la verdure , en ce que c'est le scientifique et le sensu.'! , ici le sensitif du vrai . parce que le fruit de l'ai lu e signifie le cognitif du bien , M 7690; el parce qu'il est dit, toute verdure dans l'arbre et dans l'herbe du
dure est le sensilil du vrai. I\u le sensitif est signifié le dernier de la pereeptiun : le sensitif du vrai est aussi signifié par la verdure dansL'saic : » Les eaux de ISimrim seront des désolations, parte ° que le granten s'est desséché, l'herbe a été consumée, il n'y a . jmini de verdure.-.— XV. 6 :— el dans Jean : • Le cinquième Auge • sonna de la trompette, et il sortit des sauterelles; il leur fut dit " de no poiuleauserde dominée au graiiicnde la [erre, ni «aucune . verdure. « — Apoc. IX 4,
769ï. En l'arbre et en ijicrbc du champ , signifie du cognitif et du scientifique de f Église ou lu voit par la signification île Varbre, en ce que c'est le cognitif du vrai , N» 7690 ; el par la signification
EXODE, CHAP. DIXIÈME. 99 de l'herbe, tht champ , en ce que c'est ie scientifique vrai ,
7693. Dans toute ta terre d'^mw' 1 ' . sitjiiijir de tout idle dans le naturel : on le voit par lu signification de la terr e d'Éggpte , en ce qu'elle esi le mental naturel , ainsi le naturel, N<>767*. Comme lasaulerelle, dont il ici . si;.:mlir. le faux dans les extrêmes, c'est-à-dire, dans le sensuel île l'imumie, il faut dire ici ce que c'est que te sensuel, afin que ]>ar là on sache ce que c'est que le faux dans les extrêmes : l'homme Sensuel . ou qui pense et agit d'après le sensuel , est celui qui ne croit que te qui se présente à ses sens externes, et qui est euiiiluil sciilrmi m par lis appétits corporels, les voluptés et les concupiscences , et non par les raisons ; les choses qui y sont favorables il les croit des raisons; comme l'homme sensuel est tel , il rejetle tout interne , jusqu'au point qu'enfin il ne veut pas même en entendre parler; de là il nie de cœur tout ce qui concerne le ciel; il ne croil en aucune manière à la vie après la mort , parce qu'il place la vie seulement dans le corps ; c'est même pour cela qu'il s'imagine qu'il doit mourir comme la bête: il pense comme dans la surface, c'est-à-dire , dans les derniers ou les extrêmes, et il ne sait nullement qu'il existe uni- pensée intérieure selon la perception du vrai et du bien ; s'il ne le sait point, et s'il ne sait pas même qu'il existe un homme interne, c'est parce que ses intérieurs regardent en bas vers les choses qui concernent le monde, le corps et la terre , avec lesquelles ils fout un , de là ils sont détournés de regarder en liant ou vers le ciel, car ils sont dans une direction opposée. Regarder en haut ou vers le ciel , ce n'est pas penser aax choses qui sont du ciel, mais c'est les avoir pour fui , c'està-dire les aimer plus que toutes les autres, car où se tourne l'amour, là se tournent les intérieurs de l'homme, et par suite aussi sa pensée. D'après cela on peut voir quel est le sensuel de l'homme , ou le naturel dans les extrêmes , car celui qui pense d'après le sensuel est dit homme sensuel.
769i. Vers. t6 à M. Et Pharaon se kùta tt appeler Moschch et Akaron , cl il dit : J'ai péché envers Jêhovah votre Dieu , et envers vaut. Et maintenant remets, je te prie, mon péclvè seulement cette fois , et supplia Jéhonak votre Dieu , et qu'il relire de dessus moi seulement cette mort. Et il sortit d'avec Pharaon et il supplia Jèhu-
100 ARCÀHES CÉLESTES.
vah. Et Jéhovah retourna un vent de mer très-fort , rt il enleva la sauterelle , cl il la jeta dans la mrr tir Suph ; il ne resta pas une seule sauterelle dans toute ta frontière tTEqijple. Et Jéhovah renforça le cœur de Pharaon ; et il ne renvoya point les fils d'Israël. — Et Pharaon se hâta d'appeler Moscheh et Aharon , signifie la crainte alors du Vrai venant du Divin : tt il dit : J'ai péché envers Jéhovah voire Dieu et envers tous, signifie la confession qu'il n'a obéi ni au Divin ni au Vrai : et maintenant remets, je le prie, mon péché seulement cette fois, signifie qu'ils ne considèrent point la désobéissance : cl supplie: Jéhovah votre Dieu, signifie l'intercession r et ijtCil retire de. tl,stns moi 'eiilrment cette mort , signifie afin que œ faux ne tourmente point : et il sortit tracée Pharaon , signifie la séparation : et il supplia Jéhovah, signifie l'intercession: et Jéhoeah retourna un vent de mer très-fort, signifie la cessation de l'influx du Divin par le ciel : et il enleva ta sauterelle, signifie la fin de cet état : et il la jeta dans la mer de Suph, signifie dans l'enfer: U ne rcta fin «ni' si-nte stuttrrrtle dmis Imite la frontière
ttÉgypte, signifie que ces faux dans les estrémes ne se montraient plus : et Jéhovah renforça le cecur de Pharaon, signifie qlM ceuï qui infestaient s'obstinaient : et il ne renvoya point les fils d'Israël , signifie à ne point laisser ceux de l'Églilo spirituelle.
7695. Et Pharaon se hâta d'appeler Moscheh et Aharon, signifie la crainte alors du Vrai venant du Divin : on le voit par la signification de se hâter, en ce que c'est d'après la crainte, car toute pré ci pilai ion existe par quelque affection excitée, ici d'après l'affection de la ci'ainiu. aniline le prouvent évidemment les paroles de Pharaon : « J'ai pèche envers Jébovab votre Dieu et envers vous; supplie/, qu'il retire de moi seulement cette mort ; • par la représentation de Pfiarnmi.cn ce qu'il désigne ceux qui infestent, comme il a été souvent expose' ; et par la représentation de Moscheh el d'A/mron.cn ce qu'ils sont le Vrai venant du Divin, Moscheh l'interne et Aharon l'externe, N™ 7089, 738Î.
7090. Et il dit : J'ai péché envers Jèhavah votre Dieu et envers vous, signifie la confession qu'il n'a obéi ni au Divin ni au Vrai : on le voit parla signiiitaliun de jj.Wio-, en ce que c'est agir contre l'ordre Divin, ,\"o07G, el se détourner et se séparer de cet ordre,
EXODE, CHAP. DIXIEME. 101 ainsi se détourner et se séparer du bien et du vrai, fi" 4 5239, 5i7i, HBil , 7589, par conséquent aussi n'obéir ni au Divin ni au Vrai, car celui qui n'obéit pas se détourne ; le Divin eslcc qui est entendu |iar Jèkovak votre Dira, et le Vrai ce qui est entendu par Mosclieb elAliaron, N°7695.
7697. El maintenant remets, je te prie, tuvu péché seulement , cette fois, signifie qu'Us ne COmidèretti point ta désobéissance : On le voit par la signification de remettre, en Ci; que c'est ne point considérer ; car remettre, c'est ne point considérer dans quelqu'un le mal , mais y considérer le bien ; cl par la signification du péché, en ce que c'est la désobéissance, comme cmIi'smis, N° 7696.
7698. Et supplie; Jéhouah voire Dieu, signifie l'intercession : on le voit par la signilicalioii de \upplier JC'koruh, quand la supplication est l'aile pou: un antre, en ce que c'est l'intercession, comme > 6 7396, 7162.
7699. Et qu'il retire de dessus moi seulement celte mort, signifie afinquecefaux ne tourmente point : on le voit parla signification de retirer cette mon , eu ce que c'est ne point tourmenter, car la mort signifie la damnation et l'enfer, N°" 5407, 6119, par conséquent aussi le tourment. Si ceux qui infestent demandent S être délivres de ce faux, c'est parce qu'ils n'avaient plus aucune faculté de raisonner contre les vrais de la foi , puisqu'ils avaient été dévastés quant à ces vrais, de là en cu\ cet obscur infernal qui les tourmentait : qu'il soil f]i<s:i:;ri ; ';i!ile pinn les in'ernativ; de raisonner d'après des faux sans mélange, cl agréable de raisonner d'après des vrais falsifiés parles illusions et par les apparences, on le voit N* 7392.
7700. Et il sortit d'avec Pharaon, signifie la séparation : on li.'
voit par la signification rie sortir, en ce que c'est la séparation , N« 6100, 7i04.
7701. Et il supplia Jéhovah, signifie l'intercession - comme cidessus, X» 7698.
7702. EtJéhoealt retourna un venldc mer très-fort, signifie la cessation de l'influx du Divin par le ciel : on le voit par la signification du l'eut de mer ou du vent occidental , en ce que c'est la cessation de llnflnx du Divin par le ciel ; cirpar lèvent orienial a été signifié le moyen de destruction provenant de l'itillmt du
lOî A HC AN ES CÉLESTES.
Divin par le del , voir H» 76i3, 7679 ; de 11 le vent lie mer on occidental , qui est opposé au vont oriental, signifie la cessation de cet influx.
7703. El il enleva ta sauterelle, signifie la fin de. eet état : on 11;
voit par la signification delà sauterelle, en ce que c'est le faux dans les extrêmes , N° 7643 : ùter L'état de ce faux , ainsi la fin de eet État, c'est ce qui est signifié par ruUivr la sauterelle, de intnie que précédemment où il s'agit de la grêle, N" 6 7597 , 7610.
7704. Et il la jeta dans la mer île Supk , signifie dans l'enfer : on le voit parla signification de lamente Supk, en ce que c'est l'enfer ; il en sera traité (huis la suite, d'après h Divine Miséricorde du Seigneur, lorsqu'il s'agira dit passage di s [ils d'Israël à travers cette mer, et de la destruction qu'y trouvèrent les Egyptiens : par être jeté dans l'enfer, il est entendu non pas que le faux a été enlevé de chez ceux qui infestaient cl jelé riulrr: pari, mais qu'il cstreslé chez ceux qui infestaient et que par lui ils ont été conjoints avec les enfers , où étaient de Iclsfaux ; car les méchants dans l'autre vie, par tout état de mal et de faux où ils entrent , sont conjoints avec les enfers, où sont les closes qui appartiennent à un tel état ; par suite la conjonction se fait successive ment avec un grand nombre d'enfers, avant que ces mér.haiils aient élé pleinement dévastés; mais il en sera parlé ail leur; d'après l'expérience.
770!i. /( ne resta pas une seule sauterelle liant toute la frontière. d'Éyyplc , signifie que ces faux: dans les extrêmes ne se montraient plat ; onle voit parla signification de la sauterelle, en ce quelle est le faux dans les extrêmes; elpnicc qu'elle est le faux dans les extrêmes, A* 0 7643. il est (lit dans toute la frontière d'Egypte, Car la frontière est l'extrême, et l'Es pie le naturel ; qu'il ne resta pas une sauterelle , signifie que ce Taux ne se montrait pas, cela est évident : il en a été de même pour la grêle , voir N°76 H .
770fi. El Jéhovalt renforça te cœur de Pharaon , signifie r/uc ceux y ni infestaient s'obiliiiaieni : On le voit par la signification de renforcer le cojur, en ce que c'est s'obstiner, 7273, 7300, 7303: il est dit que Jéliovali renforça le cœur de Pharaon . mais dans le sens interne cela signifie que c'est l'harann lui-même qui a renforcé sou cœur, noir N° 7632 ; que le mal , qui dans la l'arole est attribué
ËWJflli, C1UP. OmÈMli. top i Jéhovah, vienne de l'Iiomme, on te vuil «0*8447, 11071 , ODHI , 6997, 7533.
7707. El U ne renvoya point les fils d Israël, signifie à ne point laisser ceux de (Église spirituelle : oli le voil par la signification de renvoyer, eu ce que c'esl kiissor ; et par la représentation des fils dhraii, en ce qu'ils sont ceux de l'Église spirituelle, comme >'« 7*7*. 731 5. 7617.
7708. Vers. 2) , M, 13. El Sdfawoh tlit à Aftiafc* .- K(c«d. la mofolMM /crie* ,eli/ « auraobseuritè ittr In terre tt Egypte , cl l'on tâtonnera par obscurité. Et Sloschck étendit sa main vers le ciel . et il y eut une obscurité épaisse dans toute la terre d Ègypte , trois jours. Et ils ne rirent point , l'homme son frire , et ils ne se levèrent point chacun de dessous soi , trois jours : et pour tous les fits d'Israël il y eut de la lumière dans leurs habitations. — Et Jchavah dit à Moscheh, signifie l'instruction : étends ta main vers le ciel, signifie la domination de la puissance du Vrai Divin dans le cie) : et il y aura obscurité sur la terre d' Egypte , signifie de toute manière privation du vrai et du bien : ci l'on tâtonnera par ol-scurité, si- Rniiie la densité du l'astx tl'apiv* le nul ; - f Moscltck étendit sa main vers le ciel , signifie la domination du Viai Divin dans le ciel : et il y eut une obscurité épaisse dans toute la terre d'Egypte, signifie de
toute manière privation du vrai et du bien : trois jotas, signifie l"état plein :tt ils ne virent point , l'homme i on frère, signifie qu'ils ne percevaient le vrai d'aucun bien : et ils ne se levèrent point chacun de dessous soi , signifie qu'il n'y eut aucune élévation du mnital : trois jours , signifie l'étal plein .et pour tous les fils dhraii il g eut de la lumieie dans leurs habitations, signifie que pour «eus de l'Église spirituelle il j avait partout illustrai ion dansleur mental.
7709. Et Jéhovati dit à Moscheh , signifie l'instruction : comme ci-dessus N» 7672.
7710. Étends ta main vers le ciel, siynific la domination dr la puissance du vrai Divin dans te ciel : on le voit par la signification ù'tiendre iomuin,eii ce que c'est la domination de là puissance, K» 7673 ; par la représenta lion de Moscbeb, qui devait étendre la main|, en ce qu'il esi le vrai Divin , IV" ti7i;t, ()7j2, 7010 , 701* , 7382; et par la signification du iie( , en ce que c'est le ciel Angélique. Comment il se fait que la domination delà puissance du Vrai
Divin dans lu ciel produisait chez ceux qui infestent un nouvel étal représenté par l'Olisnirilé , n'est ce qu'un voit d'après ce qui a Été montré 7643 , 7679 ; savoir, en ce que le Seigneur dispose continuellement le ciel en ordre, et gratifie du liien céleste et du m'en spirituel ceux qui y sont et les nouveaux arrivés; cette ordination fait que les méchants sont dévastés par degrés; en effet, ce bien influe d'une manière plus présente vers les méchants qui sont dans l'opposé (car l'influx Divin s'étend jusque dans les opposés, et contient ainsi les enfers dans un enchaînement et dans tics liens) ; et comme les méchants tournent tout bien en mal, ainsi le bien qui influe d'une manière plus présente , en mal plus grand , et que plus ils font cela , plus ils résistent fortement au vrai et au bien , c'està-dire, plus ils infestent avec gravité, c'est de là qu'il va des degrés de dévastation , jusim'à ce ipiYnlm ils soient j' Ii'-s dans l'enfer, qui est le dernier des degrés de la vastalion. D'après cela on peut voir que du Seigneur il ne procède que le bien , et que le Seigneur ne dévaste point les méchants, qu'à plus forte raison i! ne les jette point dans l'enfer, mais que ce sont eux-mêmes qui font cela.
7711 . Et il y aura obteuritc sur la terre dÉgyptc, signifie de toute manière /iràmion du vrai et du bien : on le voit par la signification tlcYabsciiritê , en i:e que c'est de toute manière privation dn vrai et du bien. Dans la Parole il est çàel là parlé de ténèbres et aussi en même temps d'Obscurité . cl là lys ténèbres se disent du faux , et l'obscurité se dildu mal en même temps que du faux; mais le mot par lequel l'obscurité est exprimée dans ce Verset signifie des ténèbres très-épaisses , par lesquelles dans le sens interne sont signifiés de tels faux qui jnillisenl du iti;il ; (le tils faux existent chez ceux qui ont été do l'Eglise, et ont vécu de la vie du mal centre les préceptes de la loi qu'ils avaient l'onnus; le mal d'oii jaillissent ces faux, est contre l'Église, contre le Ciel et contre le Seigneur, ainsi diamétralement opposé, au bien ci au vrai : cet état est maintenant décrit par l'Obscurité. Que dans la Parole il soit parié en même temps et îles ténèbres et de l'obscurité , et que les ténèbres y soient la privation du vrai , et l'obscurité la privation tant du vrai que du bien, c'est ce qu'on peu! voir par ces passades dans Ésaïe : - Loin de nous est le jugement, et vers nous ne parvient point !a • justice; nous attendons la lumière, niait voici det ténèbres, el de*
Di-aitnod a-/ Ci:
EXODE, CllÀP. DIXIÈME. 10B
» splendeurs, mais dans l'obscurité nous marchons; nous talonnant ' comme les aveugles la muraille, et comme ceux pi n'ont point •< d'yeux nous lûtmmons ; nous bronclions u midi comme au cré- » pustule, parmi les vivants comme dus morts. ■— LIX. 9, 10; — loin de nous est le jugement, et vers nous ne parvient point la justice , c'esl-a-dirc qu'il n'y a ni vrai ni bien ; que le jugement se disedu vrai, et que Injustice se dise du bien, on le vuit N 0 »323â, 399" ; attendre la lumière, c'est attendre le vrai, et attendre les splendeurs , c'est attendre le bien du vrai, car la splendeur de la lumière vient du bien ; que dans ce passage les ténèbres soient opposas à la lumière cl au jugement, ainsi au vrai , et que l'obscurité soit opposée à la splendeur et à la justice, ainsi au bien , cela est évident ; les ténèbres sont donc la privation du vrai , et l'obscurité la privation lant du vrai que du bieu. Dans Amûs : « Neiera- ' t-il pas ténèbres te jour de Jéhovah, et non lumière? et une
• obscurité, sans splendeur en lui? » - V. ÎO, — pareillement. Dans Joël ; ■ Il vient le jour de Jébovab, jour rie ténèbres cl
• d obscurité , jour de nuage et de brouillard. ■ — II. 3. — Dans Séplianio : • Le jour de Jébovab , jour de vastation et île dévasla- . (ion, jour nV ténèbres et d'obscurité, a — I. 15; — les ténèbres sont la privation du vrai , etl'oUsniriii' es: la privation tant du vrai que du bieu ; si l'obscurité ne signifiait pas autre cliosc que les ténèbres, ce serait une vaine répétition , ee qui est bien éloigné de la Parole sainte; il est ordinaire dans la Parole qu'il y ait pou ru ne seule ebose deux expressions, dont l'une se rapporte au vrai onaufaux, et l'autre an bien ou aa mal: pari' iUetiie n L dan iMs:iïe:« Vers I» terre
■ il regardera, et voici, angoisse ci ténèbres; obscurci (il iera) par » angoisse, ctpar une obsçuriti de eboc. » — VIII. Î3. — Les ténèbres signilient aussi l'ignorance du vrai , telle qu'elle est citez les nations , et l'obscurité l'ignorance du bien , dans Esa'te : ■ Les
• sourds entendront en ce jour-la les paroles du livre , et (délivrés)
• do l' obscurité ni des ténèbres, les yeux des aveugles verront. • — XXIX. 18.— Dans le Même: • Si tu rassasies lame affligée, ilam
■ les ténèbres se lèvera (a lumière , cl ion obscurité (sera) comme » le midi, » — LV1U. 1 0 ; — que les ténèbres soient les faux , un ic voit PJ° 7688,
7713. El t'on tâtonnera par obscurité, lirjni/îc In densité thi
106 \ HC A NES CÉLESTES
faux d'après k mai ; on le voit par la signification do tâtonner par obscurité, en ce que c'est que les faux d'après le mal sont si denses qu'on ne peut connaître rien du vrai ni du bien ; mais si l'on y Tail quelque recherche, on est comme celui qui tâtonne dans l'obscurité et qui heurte et trébuche partout ; c'est pourquoi dans Esaîe l'Obscurité est appelée u obscurité de choc, - — VD1, 2î,— cl elle est décrite dans le Même : « Dans l'obscurité nous marchons, - nous tâtonnons comme les aveugles la muraille, et comme ceux » qui n'ont point d'yeux nous tâtonnant ; nom bronchons à midi u comme au crépuscule, parmi les vivunls connue îles moi K » — LiX 9, 10.
7743. Et Moscheh étendit sa main vers le ciel, signifie ta domination du Vrai Divin dont le ckl ; noir iV 77 10, oit sonlles mêmes paroles.
7714. Et il y eut une obscurité épaisse dans toute la terre d'Ëgtjple, signifie de toute manière privation da vrai et tlu bien : on
le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus, Si* 771 I .
77)li. Trois jours, signifie l'état plein : on le voit par la signification de trois jour*, en ce que c'est l'élat plein , ri°* 2788, 4495; par un état plein est entendu un état entier depuis le commencement jusqu'à la fin ; car tout étal a son commencement, ses accroissements et son maximum ; c'est celte période qui est entendue par l'état plein , et elle est signiliée par trois jours.
7716. Et ils ne virent point l'homme son frère, signifie qu'ils ne percevaient te vrai d'aucun bien : cela csl évident par la signification de voir, en ce que c'est comprendre et percevoir, Si 0 ' 21 50, 2325, 2807, 3764, 3863, 4403 à 44SI , 4B67, 4723, 5400 ; par la signification de Yhommc (vit), en ce que c'est le Yrai, K° 31 3i ; et par la signification [lu frère, en ce que c'est le bien , K 05 2360, 3303,3803, 3815, 4121, 5409, 5686, 5692,6756; et en ce que l'homme avec le frère est le bien du vrai , N° 3459 ,■ d'après cela, il est évident que ces expressions ■ ils ne virent point , l'homme son frère » signifient qu'ils ne percevaient le vrai d'aucun bien.
7717. fit ils ne se levèrent point chacun de dessous soi , signifie qu'il n'y eut aucune élévation du mental : on le voit par la signification de se lever, en ce que e'esi l'élév-almu vers les intérieurs, ainsi l'élévation du mental; iY* S40I, 2785, 2912, Î9ï7, 3171,
EXODE, ClfAP. DIXIÈME.
3458, 3723,4103, 4881,6010; par conséquent ils ne se levèrent point , c'esl qu'il n'y eut aucune élévation.
771 8. Trois jours signifie l'étal plein : comme Ci-dCSSUS N°77 13.
7719. Et pour tous les fils iClsraii il y eut de la lumière lions leurs habitations, signifie qui pour rmx de l'hglise spirituelle, il Il avait partout illustration dans leur mental : on le voit par la
représentation des fils d'Israël , cn'ce qu'ils sonl ceux de l'Église spirituelle, N°» 6428, 6637, 686Ï, 6868,7033,7063,7198,751)1, 7215, 7223 ; par la signification de la lumière, en ce qu'elle est l'illustration ; on effet, la'lumicrc qui procède du Seigneur éclaire l'entendement, car dans cette lumière il y a l'intelligence et la sagesM,wirK<M521,t524, 4619 à 1632, 277G, 3138, 3167,3190, 3195, 8922, 3Ï23, 3339, 3636, 3643, 3993, 4302. 4408, 4413, 441 S, 5400, 6608; et par la signilication des habitations, en fie qu'elles sont les choses qui appartiennent au mental, car la maison signifie le menLal de l'homme, IS<" 3538. 4973, 5033, 7353 , et les chambres à couchai' en sont les intérieurs, N* 73S3 ; mais les habitations sonl toutes les choses qui appartiennent nu mental ; et même habiter, dans le sens interne, signifie vivre, >'« s 1293,3384, 3613, 4451,6051, de laies habitations sont oiiest tout ce qui appartient à la vie, c'est-à-dire où sont les choses qui appartiennent à ¥ in lelli Renée et à la sagesse, lesquelles, comme on le sait, api>artiennenlau mental; et même dans l'autre vie, dans les habitations ou demeures des anges, il y a de la lumière selon l'intelligence et la sagesse de leur mental ; et autant il y a pour eux de lumière, autant il y a d'obscurité pour ceux qui sont dans l'opposé, lesquels sont ceux qui ont infesté.
7720. Vers. Si à 29. Et Pharaon appela Moscheh , et il dit : Ailes, serves Jèhovah ; seulement que notre menu bétail et votre gros bétail demeure ,* même cotre enfant ira avec vous. Et Moscheh dit : Même toi , lu donneras en notre main des sacrifices et des holocaustes, ci nom (les) feront a Jèhovah notre Dieu. El même notre bétail ira avec nous, il n'en restera pas un ongle, car nous en prendrons pour servir Jèhovah noire Dieu ; cl nous, nous ne savons pas avec quoi nous servirons Jèhovah , jusqu'à ce que nous venions là. Et Jèhovah renforça le cœur de Pharaon ; cl il ne voulut point les renvoijer. Et Pharaon lui dit : Va-t'en tfauprâ de
(08 ~ ARC AN liS CÉLESTES.
moi , garde-loi de continuer à voir mes faces , car au jour que tu verras mes faces, tu mourras. El Moscheh dit : Tu as parle droit , je ne continuerai plus à voir tes faces. — Et Pharaon appela Jfoicheh, signifie la précoce lie la Loi Divine : et il dit : Allez, serrez Jéhovah, signifie qu'ils le- laisseraient adorer le Seigneur leur Dieu ; seulement que voire menu bétail et votre gros bétail demeure, signifie mais non d'après le bien : même votre enfant ira urne vous, signifie que ce serait d'après ie vrai: et Moscheh dit, signifie la réponse : même foi , lu donnera* en notre main des sacrifices et des holocaustes, signifie qu'ils laisseront toutes les choses par lesquelles doit si; fail li le culte : et nous (les) ferma à Jéhovah notre Dieu, signifie qui esl agréable au Seigneur : cl même noire bétail ira. arec nous, signifie que c'est d'après le bien du vrai : il n'en restera pas un ongle, signifie qu'il ne manquera rien du i rai d'api Ès le bien : car nous en prendrons pour servir Jthovah notre Dieu , signifie que d'après lui le Seigneur sera adoré : et nous, nous ne tarons pas avec quai nous servirons Jéhovah, signifie qu'ils ignorent comment sera fait le culte ; ;i«ou à ce que nous venions là, signifie avant que ceux qui sont dans des faus sans mélange d'après le mal se soient éloignés d'eus : et Jéhovah renforça le etcur de Pharaon, signifie qu'ils s'ohslinaicnl contre le Divin : et il ne voulut point les renvoyer, signifie qu'il n'iSlait point dans leur caractère de les laisser : et Pharaon lui dit , signifie l'emportement de la colère alors contre le Vrai Divin : va-t'en d'auprès de moi , signifie qu'ils ne voulaient rien savoir de ce vrai : gardetoi de continuer à voir met faces, signifie d'entrer dans leur caractère : car au jour oit tu verrai mes faces, tu mourrai, signifie que s'il entrait dans II- cavacLéie, il sciait «lirpé : ei Moscheh dit, signifie la réponse: tu as parlé droit, signifie que d'après le vrai
CCla est ainsi : je ne continuerai plus à voir les faces , signifie que
le Vrai Divin n'entrera plus dans le caractère.
77i(. Et Pharaon npjirhi Mi^rluh siipu/ir. lu présencede la Loi Divine : on le voit par lu signification d'appeler à soi , en ce que c'est la présence, ÏS 01 6177, 7.'iao, 7i!il ; et par la représentai»!)
7383: par la présence de la Loi Divine cfiez ceux qui infestaient, il esl entendu qu'ils pereevaienl d'où venaient les plaies, ici d'oii
EXODE, CJtAP. DIXIÈME. 109 venait ce faux irès-dense d'après le mal, qui es! signifié par l'obscurité : quand les méchants ilnns l'autre \ ï sont dévastés , il leur est souvent donné de percevoir d'où leur viennent les maux do la peini', afin qu'ils sachent qui! le Divin n'eu es! pus cause, mais que ce sont eux-mêmes ; rcla arrive aussi Iics-sihivitiI à wu< qui sont dans l'enfer , mais c'est quand ils sont dans un état tranquille ; et cela , pour divers molifs, principalement afin qu'ils se ressouviennent dos maux qu'ils ont faits dans le monde.
7723. El il dit : Ailes , séracs Jéhocali, signifie qttili les laisseraient adorer le Seigneur leur Dieu : comme ci -dessus N» 76iiH.
7733. Seulement que votre menu bétail et votre gros bétail demeure, signifie mais non itaprïs If IAch. siivnii , ailnror le Seigneur : nn le voit par la signification du menu In-uûl, en ee que c'est le bien intérieur, cl pat' la signification du gros bétail, en ce que c'est le bien extérieur, N« 59)3, 6018.
7731. Mime votre enfant ira avfc vous, signifie que ce serait d'a-
(ons, les adolescents, les je un es- sens, en un mot les fils, par lesquels sont signiliées 1ms l'Iuisms rjui ii|i|i:ir[ii'iitiMiil à l'intelligence , ainsi les vrais, voir N° 7068; cl par la signification d'aller avec vous, en ce que c'est qu'ils les laisseraient adorer le Seigneur leur Dieu. Il faut dire ce que c'est qu'adorer le Seigneur d'après le bien, rl ce que c'est que L'adorer d'après le vrai sans le bien, ce qui est signifié ici parle menu bétail et le gros bétail en ce qu'ils demeureront, et par l'enfant en ce qu'il ira : Le culte même ( ipriraimiu ) se fait d'après le bien par le vrai, car le Seigneur est présent dans le bien ; mais le culte d'après le vrai sans le bien n'est pas un culte, c'est seulement un rite et un acte esterne, sans interne ; en effet, le vrai sans le bien est seulement un scienlifique; ce scientifique, pour devenir de la fui, doit être conjoint au bien , et alors il passe dans I" homme interne , et devient foi ; que la foi sans la charité ne soit point la Toi, c'est ce qui a été très-souvent montré : de là on voit clairement ce que c'est que le culte d'après le bien, et ce que c'est que le culte d'après le vrai sans le bien. Pur le bien, d'où résulte le cuite, est entendu lo bien de la vie, qui est devenu spirituel parla cnm'onclion avec le vrai , car le bien spritncltire sa qualité
AKUAîŒS ŒLKSTKS.
du vrai, cl le vrai Lire son essence du bien, do sorte que le liien est l'âme du vrai ; de là. mi voit rlaiivinenl de nouveau quel t'sl le vrai sans le bien, c'est-à-dire, qu'il est cm mie un nirps sans âme, ainsi comme un cadavre.
772ii. El Mosckeli dit, signifie la réponse : cela est évident.
7726. Même loi, la donnerai en noire mai» îles sacrifiât el des holocaustes, signifie qu'ils laisseront toutes les choses par lesquelles doit se faire le cullc : on le voit par la signification de donner en main, en ce que c'est laisser; car la main signifie la puissance, de la donner en leur main, c'est livrer à leur puissance, ainsi laisser ; et par la signification des sacrifices et des holocaustes, en ce qu'ils sont le culte en général, ainsi ioul ce qui appartient au culte, N°> 921), 6905 : si les sacrifices el les holocaustes signifient tout ce qui appartient au culte., c'est ruirre que le culte Divin se faisait principalement par les sacrifices, comme cela devient évident d'après les Livres de Moïse. Voir sui les sacrifices ce qui en a été dil précédemment: N«.flaa, 933, HS8,)343, 1833, 2180, '2(65 , 2187 . 2776 , 2784 , Î80S, 2807 , 28t2 , 2818, 2830, 3519. 690&.
7727. Et nous les ferons à Jélwuii notre Dieu, signifie qui cil agréable au Seigneur , savoir , le culte : on le voil d'après ce qui. précède, savoir, en ce que les sacrifices el les holocaustes signifient le aille, K° 7726, cl en ce que le menu heiail cl le gros bclail, avec lesquels un faisait lis sacrifices, signifient le bien d'après lequel il y a aille, .V" 772-1, 772t ; ainsi faire des sacrifices el des holocaustes à Jéhovali, sipiilie h; cullc d'après le bien, cullc qui est agréable au Seigneur : que Jéhovah dans la Parole soit le Seigneur, on le voit K»« 1343, 1736, 2921, 3083, 3035, Mil, 3663, 6280, 6303, 6281, 6905, 69*5, 6956.
7728. El mime noire bêlail ira avec nous, signifie que c'est ifaprcs le bien du vrai, savoir, le cullc ; on le voil parla signification du bétail, en ce qu'il est le bien du vrai, S us 6016, 60ili ; nxlnUer avec nous, ce soil afin que par la il y ail culte, savoir, par les sacrifices et par les holocaustes, cela est évident.
7729. // n'en restera pas un ongle, signifie qu'il ne manquera rien du vrai if après le bien : on le voit par la signification de l'ongle, en ce que c'est le vrai d'après le bien, ainsi qu'il va
KXODE, CHÀP. DIXIÈME. H1 être exposé ; RI par la signification de ne pas rester, on ce que c'est ne pas manquer, savoir, pour le culte du Seigneur : dans le sens iniernc le plus proche il n'en restera pas un ongle, signifie qu'il ne manquera absolument rien, parce que l'ongle esl une chose commune a toutes les liÉles ; mais dans le seus intérieur l'ongle signifie ie vrai dans le dernier degré, ainsi le vrai sensuel , qui est le vrai infime, et dans le sens opposé le faux ; si l'ongle a cette signification, c'est parce que le pied signifie le naturel, et la plante du pied le dernier du nalural, N°* 3102, 3147, 3761, 3ÎI86, 4280, 4938 a 4952, 5327, 5328 ; la même eliosc est signifiée par l'ongle, car l'ongle est la plante du pied des hétes ; et puisque l'ongle, de même que la piaule, signifie le dernier du naturel , d signifie aussi le vrai qui est le dernier du naturel , car lorsqu'il est dit le naturel, il est entendu le vrai et le bien , et dans le sens opposé le Tans et le mal ; le naturel en est composé, et sans eux il est inutile de parler du naturel. Que l'Ongle, surtout celui des chevaux, signifie le vrai dans le dernier degré , ainsi le vrai sensuel , cl dans le
sages ; cîansËsaïc : » Ses traits (umn aij;us, el Unis ses arcs tendus, nies ongles {sabots) de ses chevaux sont réputés comme des
• cailloux, et ses roues comme la tempête. - — V. 28; — la, il s'agit d'un peuple qui dévaste. , par les traits sont signifiés les doctrinaux du faux , d'après lesquels on combat , cl par les arcs cette doctrine, N°" 26B6, S700 ; par les chevaux les intellectuels , ici les intellectuels pervertis, N°» 2761, 2762, 3217, 5321, 6123 , 6534 ; de làon voit clairement ce que c'est que les ongles des chevaux, c'est-àdire que c'est le faux dans le dernier degré. Dans Jérémie : » A
• canne dit brait du battement de' ongles {sabots) de ici forts che-
• vaux, ii cause du tumulte de son char, du fracas de ses roues. » — XLVII. 3 , — là il s'agit d'un peuple qui dévaste les Philistins; le battement des ongles îles l'urt.- chevaux, c'est le combat ouvert du faux contre le vrai ; le char est la doctrine du faux; que le ebar soit la doctrine tant du vrai que du faux, on le voit K™ 5321, 594ii. Dans lïzéchiel : ■ A cause de la multitude de ses chevaux leur pous- ■ stère te couvrira , à cause de la voix du cavalier et de la roue et du
• Char tes murailles seront ébranlées , par les ongles (sabots) de ses
• ehrraux il foulera toutes tes rues. » — XXVI. 10, H ; — là,i!s'a-
ÀiiCAJST.S CÉLKSTËS.
SildeNébucbodiic/ai qui dévaste Tyr; les chevaux sont las inlcllectuels pervertis , coimne ci-dessus ; lu eavalici . ce snnL lés Choses qui appartiennent a un ici intellectuel , N° fiii3i ; les roues du char sont Icsfauxdelailocltïne, le char est la doeii inc. comme ci-dessus; les rues sont les vrais, X" 2336; de là il estévidentquelesonglesdes chevaux sont les faux ; si Je telles cliuses ne sont pas signifiées . que seraient ces expressions : » à cause de la multitude de ses chevaux leur poussière te couvrira ; à cause de la voix du cavalier et de la roue
vaux il foulera toutes les rues '! ■> sans un sens intérieur, seraient-elles autre chose que des mois résonnants , lorsque cependant eliaquc expression dans la l'arole a du poids , puisqu'elle vient du Divin ? Dans le Même: « Us dévaleront l'u^ueil île IT^vple , au point que » sa multitude sera détruite ; et je détruirai toutes ses bétes de des-
» sus ses nombreuses eaux , e; le pied île Hit ne ne les troublera
a plus , ni l'ongle de lit bêle ne les troublera point ; alors dans l*a-
• bime j'enverrai leurs roux , et je ferai cimier leurs lieu vos comme
• l'huile.» — XXXII. 18, 13, I \ , — ces expressions ne seraient pas non plus comprises , à moins qu'on ne sache ce que c'est que rÉgypte, ce que c'est que le pied del'lignime, l'ongle delà Mie, les eaux sur lesquelles les hèles seront délniilcs, que le pied de l'homme et l'unie de la ln'ie troubleront , cl qui seront envoyées dans l'abimc ; les eaux et les llcuvcs île l'Ugyptc sont les vrais scientifiques , l'ongle de la béle est le faux dans le dernier du naturel, qui trouble le vrai scienlilique. Dans Miellée : ■> Lève-toi et foule Mlle de nSion, car la corne, je la ferai de fer, et (es ongles je les ferai il'ai- » rain, afin que lu Unisses plusieurs peuples. - —IV. 13; — ces expressions ne peuvent pas non plus être comprises par personne sans le sens interne, ainsi à moins qu'un ne sache ce que c'est que la fille de Sion , ce que c'est que la corne qui deviendra comme du Ter, l'ongle qui deviendra comme de l'airain , par lesquels seront froissés plusieurs peuples ; la fille de Sion est l'Église Céleste, K° 2363 ; la corne est la puissance du vrai d'après le bien , N° 2832 ; le fer est le vrai naturel qui aura de la force pour détruire les faux, K™ 125, 426 ; l'ongle est le vrai d'après le bien dans le dernier degré, l'airain est le bien naturel qui aura de la force contre les maux, K 01 S2.ï, 1551. Dans Zacharie : . Moi , je
' susciterai un pasteur dans la terre ; il no visitera point relies qui
■ doivent être retranchées, il ne cherchera point celle qui est d'un n âge tendre, et il ne guérira point celle qui est brisée ; mais il
■ mangera la chair de celle qui est grasse, et il fendra leurs ongle*. » — XI. 16;— liiils'agitd'un pasteur insensé; manger la chair de celle qui est grasse, c'est changer le bien en mal ; Tendre les ongles, c'est changer le vrai en faux. On peut voir combien les Anciens l'emportaient eu intelligence sur les nommes d'aujourd'hui, eu ce que les Anciens connaissaient à quelles choses dans le ciel correspondaient plusieurs objets dans le monde, cl par suite ce que ces objets signifiaient; et c'est non ■seulement ce que connaissaient ceux qui étaient de l'Église, mais aussi ceux qui élaicnl hors de l'Église, par exemple, ceux qui étaient dans la Grèce, dont les pins anciens décrivaient les choses par des significatifs, qui aujourd'hui , parce qu'ils sont entièrement inconnus, sont appelés fabuleux. Que les anciens Sages aient été dans la science de ces choses, cela est évident en ce qu'ils nul ili-ail l'oiipine de l'intelligence et do la sagesse par un Cheval ailé qu'ils appelaient Pégase, qui de ion angle (la corne de son pied) lit jaillir une fontaine auprès de laquelle habitaient neuf vierges, et cela sur une colline ; en effet , ils savaient que le cheval signifiait l' intellectuel , ses ailes le spirituel , les ongles le vrai du dernier degré où est l'origine de l'intelligence, les vierges les sciences , la colline l'unanimité, et dans le sens spirituel la charité, et ainsi du reste. Mais ces choses aujourd'hui sont du nombre do celles qui ont été perdues.
7730. Car nous en prendrons pour servir lêhavak noire Dieu, lignifie que tCapris lui le Seigneur sera adore : cela est évident par la signification deienvir, en ce que c'est adorer ; que Jéhovahsoiile Seigneur, on le voit H» 7727.
7731. Kl nous, nous ne sauons pai once quai nom servirons Jehotnh noire Dieu, lignifie iju'ïii ignorent comment sera (ail le culte : on le voit par la signification de tenir Jéhovali , en ce que c'est le culte du Seigneur, comme ci-dessus H» 7730.
7732. " Jusqu'à ce que nmu venions là , signifie avant que ceux qui sont dans des faux sans mélange tl'aprh le mal se soient éloignés tleux : on le voit en ce que venir là ou dans le désert, c'est être éloigné des Égyptiens, ainsi de ceux qui sont dans des faux-
xn a
EXODE, CHÀP. DIXIÈME. m rsl signifié par l'obscurité : plus les infernaux sont dans les faux d'après le mal, plus ils ont le vrai en aversion, et cela enfin jusqu'à ne vouloir même rien entendre du vrai ; en effei , le vrai est contre le faux, et le faux a du charme pour eus , parce que le mal d'nii provient le faux est le plaisir de leur vie ; aussi rejcllent-ils entièrement de leur caractère le Vrai , parce qu'il est contre le charme et le plaisir de leur vie ; et s'ils l'entendent , ils sont tourmentés N° 7519; de la vient que, puisqu'ils sont dans l'élat du faux d'après le mal , qui est signifié par l'obscurité , ils éloignent d'eux le Vrai Divin qui est représenté par Moscheh ; c'est pour cela que Pliaraon dit maintenant à Moscheh de s'en aller d'auprès de lui , de ne plus voir ses faces, et que s'il les voyait , i) mourrait ; c'est aussi pour cela que Moscheh répondit ; Tu as parlé droit , je ne
7739. El Moscheh dit , signifie la ripante : cela est évident.
7710. Ta as parlé droit, signifie que d après le vrai cela et ainsi : on le voit par la signification de parler droit , en ce que c'est être ainsi; que ce soit d'après le vrai , c'est ce qui est signifié aussi par droit, Ji™ 543), S«7. Par « d'après le vrai cela est ainsi , « il est entendu qu'ils sont maintenant dans cet état , qu'ils ne veulent absolument rien savoir du Vrai Divin, et que s'il entrait dans le caractère, ils le rejetteraient, selon ce qui vient d'être expliqué, K» 7738.
77*1. Je ni continuerai plus à voir tes faces, signifie que le Vrai Divin n'entrera plus dam le caractère : cela est évident par la signification (le ne pas voir les faces, en ce que c'est ne pas entrer dans le caractère, selon ce qui a été dilci-dessus, K ,H 7737,77.'I8.
Continuation sur les Habitants et sur les Esprits de la Terre de Mars.
77*4. A la fin du Chapitre précédent, j'ai parlé d'un bel Oiseau que je vis, et qui fut changé en oiseau depierre; et j'ai dit qu'il représentait l'état des habitants de Mars quant à leur amour céleste
HO ARCANES CÉLESTES
ot spirituel : il m'a été donné <le savoir sur cet étal ci sur le than-
gcmcnt de est étal les détails qui suivent.
7713. Que dos Habitants de Mars soient dans l'amour céleste, c'est ee qui a été rapporté piiicédemment ; ce sont ceux-là qui ont été représentes par l'objet enflammé brillant d'un bel celai de couleurs variées, et aussi par l'i-iiseau de cnuleurs semblables; qu'il y in ait aujourd'hui plusieurs qui commencent à s'éloigner de cet amour céleste, à aimer s. i il cm eut les connaissances, et à placer en elles seules la vie céleste, c'est lv qui a élé représenté par cet oiseau changé en oiseau de pierre ; caf par l'oiseau est aiguillée la vie
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guidée la vie îles connaissances sans l'amour, laquelle n'est plus la vie spirituelle, mais une vie froi.le comme une pierre, où rien du ciel n'influe : et que néanmoins ils nuii'in qu'ils sont dans le Seigneur, comme s'y trouvent ceux qui sont dans la vie de fanion;' céleste, c'est ce qui a été siL'niiii et montré par l'Lsprit qui s'élevait el voulail prendre l'oiseau.
77i3. ({) Par l'oiseau de pierre ont aussi élé représentés les habitants de cette lenc, qui transforment d'une manière étrange la vie de leurs pensées elde leurs affections en une vie presque nulle; voici sur ce sujet ce que j'ai vu el enlcndu.
77U. 11 y avait au-dessus de ma téle un Esprit qui me parlait ; d'après le son de sa voix Je m'aperçus qu'il étail comme dans un éial de sommeil ; tout eu parlant dans cet éiat il m'adressait plusieurs questions, et cela avec une telle prudence, qu'il n'eût pas parlé plus prudemment dans l'élai de veille : il me fui donné de percevoir que c'était un sujet par lequel des Anges me parlaient, et que lui dans cel état apercevait ce qui lui était influé et le produisait : en eflel, il ne prononçait que ce qui était vrai ; si quelque chose influait d'autre part, il le recevait, ilcsl vrai, mais ne le produisait pas. Je l'interrogeai sur sonélat ; il médit que cet étal était pour lui un état de paix : qu'ij était sans aucune sollicitude pour les choses à venir ; cl qu'en même lumps il remplissait des usages par lesquels il avait communication avec le Ciel. Il m'a élé dit, que île lels esprits dans le Tris Crand Homme représentent le Sinus Longitudinal, qui esi situé entre les deux hémisphères du Cerveau,
EXODE , CHAI». DIXIEME. 117 *t la dans un état do repos, quelque trouble qu'épruuve le Coi vunn «les deux côtés.
77i5. Pendant que j'étais en conversation avec cet Esprit, d'autres Esprits se portèrent vers la partie antérieure dclaTéle , oti il était, et le polissaient ; c'est pourquoi il se retira vers l'un des ràtés. et leur céda la place. Les esprits qui venaient d'arriver parlaient entre eux ; mais ni les Esprits qui m'entouraient, ni moi, ne comprenions ee qu'il* disaient : je fus instruit par les Anges, que c'étaient des esprits de la terre de Murs, qursavaieot parler outre eux; de manière que les esprits présents ne comprissent et ne perçussent rien de ce qu'ils disaient : j'étais étonné, qu'il pût exister un tel langage, puisqu'il n'y en a qu'un seul pour tous les esprits, et puisque tout langage découle île lu privée, el que ivlle-oi consiste en idées, qui tiennent lieu de mots dans le momie spirituel, et que les idées, qui sont les mots, sont perçues manifestement dans l'autre vie, eu même temps que lu pensée elle-même avant qu'elle devienne parlante : il me fut dit que. ces esprits au moyen des lèvres et de la face forment, d'une certaine manière, des idées qui ne sont point intelligibles pour U-s autres ; et qu'au moment qu'ils parlent entre eux par ce procédé, ils soustraient avec art leurs pensées aux antres , en prenant surtout (tarde qu'il ne se manifeste rien de l'affection, par la raison que si quelque chose de l'affection était perçu, la pensée serait alors mise à découvert, car la pensée découle de l'affection ; je fus en outre instruit que le.- habitants de la terre de Mars, qui placent la vie céleste dans les connaissances seules, et non dans la vie de l'amour, se sont lait un tel langage, non pas tous cependant ; et que ceux-là . quand ils dev iennent esprits, en conservent l'habitude. Ce sont eux qui ont été spécialement signifiés par l'oiseau de pierre; car présenter un langage par des expressions du visage et par lies mouvements de lèvres, en écartant ses affections et on soustrayant ses pensées aux autres, c'est Mer l'ame au langage, et en faire une sorte de simulacre , et par degrés se rendrenussi soi-même semblable.
77iO. Mais quoiqu'ils s'imaginent qne ce qu'ils disent entre eux n'est point compris par d'autres, toujours est-il cependant que les esprits angéliqnes perçoivent, en général el en particulie -, tout ce qu'ils disent, parla raisin qu'aucune pensée ne peut leur être sous-
Imite : c'est même ce qui fut montré à tes esprits do Mars par vive expérience :jc pensais à ce fait» que les esprits (mauvais)de noire lerre nesoniaft'ectés d'aucune lionle, quand ils infestent les antres; et même cette pen si'.' chez moi inlliiait des esprits Angéliques : les esprits de Mars alors reconnurent que c'était la ce dont ils parlaient entre eux , et ils furent dans l'étonnement : outre cela , un esprit angélique dévoila plusieurs eliosos qu'ils disaient et qu'ils pensaient , quelques efforts qu'ils fiss/nl pour lui soustraire leurs pensées.
7717. Ensuite les esprits de Mars influèrent d'en liant sur ma face ; l'influx était senti comme une légère pluie striée, ce qui était un signe qu'ils n'étaient pas dans l'affection du vrai et du bien, car c'est là ce que représente le strié : ils me parlèrent alors à découvert , et me dirent que des habitants de leur terre parlent de cotte manière entre cuti. Alors il leur fut dit que cela est mal, parce qu'ainsi ils obstruent les internes, et se retirent des internes vers les externes , qu'ils privent aussi de leur vie ; et surtout parce qu'il n'y a pas de sincérité a parler ainsi ; car ceux qui sont sincères ne veulent rien dire, ni même rien penser, qui ne puisse être su îles autres, même de tous, même du ciel entier , tandis que ceux qui ne veulent pas que les autres sachent cequ'ils disent, portent un jugement sur les autres, en ont mauvaise opinion et ont bonne opinion d'eux-mêmes, et enfin sont entraînés par l'habitude jusqu'à avoir mauvaise opinion et a mal parler de l'Église, du Ciel c[ du Seigneur Lui-Méme.
7718, 11 fui dit que ceux mil aiment les connaissantes seules , cl non la vie selon les connaissances, représentent la membrane intérieure du crâne ; mais que ceux qui s'aœmiiunciità parier sans l'affection, et à tirer vers eux la pensée et à la soustraire aux autres , représentent celte membrane, mais devenue osseuse, parce que le peu dévie spirituelle qu'ils avaient devient nul.
77*9. Ceux qui aiment les connaissances seules, et n'y conforment pas leur vie, se glorifient, pour l'ordinaire, des connaissances qu'ils ont et se croient plus sages que tous les autres; ainsi ils s'aiment eux-mêmes , < t méprisent les autres , surtout ceux qui sont dans le liien; ils regardent ceux-ci comme des simples et des gens sans instruction ; mais dans l'autre vie le sort est changé, ceux.
EXODE, CHAP. DIXIÈME. 119 là qui su ciovaieul sages y deviennent insensés , M «s simples y sont des nages.
7750. Puisque par l'oiseau de pierre out élé représentes eau qui sont dans les connaissances seules et non dans la vie de l'amour, et comme par suite la vie spirituelle est presque nulle en eus, je vais ici, par forme d'appendice, montrer que la vie spirituelle est seulement chez ceux qui aonldans l'amour céleste et par suite dansles connaissances; et que l'amour en soi contient tout cognilif qui appartient a celamour. Soient peur exemple les animaux de la terre, et aussi les animaux du Ciel ou les oiseaux ; ils ontlascicnce de toutes les chosesqui appartiennent a leur amour ; leurs amours sont de se nourrir, de se loger en sûreté, de propager leur espèce, d'élever leurs petits; ils ont en conséquence toute la science qui leur est nécessaire ; celle science, en effet , est dans ces amours, et elle y influe comme dans ses réceptacles mêmes ; chez quelques-uns de ces animaux celle science est telle , que l'homme ne peut que s'en étonner : cette scienceesl née avec eux, et elle est appelée instinct, mais elle appartient a l'amour dans lequel ils sont. Si l'homme était dans sonamourjqui est l'amour pi)ur Dieu et envers le prochain, (cet amour est pour l'homme le propre amour, par lequel il est distingué des bêles,) alors l'homme serait non-seulement dans toute science nécessaire , mais aussi dans toute intelligence et dans toute sagesse, el il n'aurail pas besoin de les apprendre; car elles inllueraicnt du Ciel, c'est-à-dire. duDiviu parle Ciel, dans ces amours: mais comme l'homme n'esl iwintdans ces amours, et est dans les amours contraires, savoir dans l'amour de soi et dans l'amour du monde, c'est pour cela qu'il doit nécessairement naître dans toute ignorance el dans l'absence de toute science ; néanmoins il est conduit par des moyens Divins vers quelque chose de l'intelligence cl de la sagesse, mais jamais eu actualité dans quelque chose de l'intelligence et de la sagesse, à moinsqu'il n'éloigne les amours desoi et du monde, et n'ouvre ainsi le chemin del'amour pour le Seigneur et envers la prochain. (Juc l'amour pour le Seigneur et l'amour euvers le prochain aient en eux toute intelligence et toute sagesse, c'est ce qu'on peut voir d'après ceux qui, dans le monde, ont élédansees amours; quand dans l' autre vie ceux-là viennent dans le Ciel, ils y savent etgoùlenldcs choses
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