‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 123 sur 419 · Quadrado, Espana Salamanca, p · texte numérisé non relu

Quadrado, Espana Salamanca, p

2. Street, Some account of gothic arch. in Spain in-8°, London, 1866, p. 3i2.

On peut voir la vue de la façade extérieure de la tour octogone dans Piferrer, Cataluna, p. 140.

ORIENT

les arbres, elle touche aux ruines que nous venons de décrire ; toute en pierre à l’intérieur, fort simple, elle n’a pas détour. Elle dut être remaniée au xiiic siècle, auquel les arcades du chœur et les peintures appartiennent, et au xve siècle, dont on aperçoit aussi le style dans les découpures d’une croisée. Sa voûte cintrée en bois me paraît de cette dernière époque. Au fond, derrière l’autel, s’ouvre une large croisée divisée en trois arcades ; de côté sont des fenêtres en plein cintre.

Dans le chœur une piscine et trois sièges liturgiques sont terminés dans le haut par des ogives trilobées. Ces sièges servaient pendant les grand’messes au prêtre et aux diacres; dans le fond des niches, on distingue les figures de trois évêques assis, en costume épiscopal, qui se détachent, deux sur fond brun et un, celui de gauche, sur des arabesques.

Les peintures que cette église Sainte-Agathe a le privilège de conserver offrent aux visiteurs un grand intérêt. Depuis quelques années, dans les églises d’Angleterre, ont reparu d’anciennes fresques que le badigeon avait longtemps dérobées aux regards, mais il y en a peu qui aient l’importance de celles-ci, qu’on attribue au temps de Henri III (1216-1273).

En partant du mur absidal, on voit d’abord, à droite, l’Annonciation sur la zone supérieure; l’ange et Marie sont séparés par un vase de lis, au-dessus duquel flotte cette légende : Ave Maria ; l’ange porte une tunique rouge, un manteau blanc, Marie un grand vêtement teinte neutre.

Dans le trumeau des fenêtres on a représenté la Nativité du Sauveur; la sainte Vierge, étendue sur un lit, tient de la main gauche une fleur, elle a derrière elle l’Enfant Jésus sur une crèche portée

par trois arcades, le bœuf, l’âne, l’étoile ; à ses pieds, Joseph endormi et appuyé sur sa béquille.

Au delà de la seconde fenêtre, deux bergers écoutent la nouvelle divine que leur donne l’ange, puis les Mages arrivent, deux sont debout et le troisième s’agenouille devant Marie et l’Enfant.

Ces peintures se suivent dans la zone supérieure; de plus, ici, entre la seconde et la troisième fenêtre, les sujets sont parfaitement conservés ; on y voit la descente de croix, l’ensevelissement, la scène des trois Marie, l’ange qui leur parle et qui déploie une légende sur laquelle 011 lit : Resurrexit.

Le mur vis-à-vis est occupé par d’autres peintures qui concernent la Bible, la création d’Ève, la tentation, la chute d’Adam, etc.

Les bandes sont séparées et encadrées par des frises de feuillages ou des damiers.

Divers. — Brightwell (Oxford). — Nous trouvons ici une église dédiée à sainte Agathe et dont le style appartient presque entièrement au xiv° siècle ; elle se compose d’une nef avec bas côtés, d’un chœur éclairé par de petites lancettes, d’une tour octogone et du porche habituel, sur la façade méridionale; on y voit une piscine et deux sedilia également du xive siècle. Le clerestory paraît moins ancien, et Parker 1 l’attribue au style perpendiculaire , au xve siècle.

Sherborne (Dorset). — • Nous devons rappeler le nom de saint Adelme, évêque de Sherborne (f 709), qui nous a laissé le souvenir de sa piété envers notre sainte dans les vers qu’il composa en son honneur3.

ORIENT

Il ne faut pas oublier l’Orient dans l’exposé des monuments élevés à la gloire de sainte Agathe. Les plus anciens ménologes nous prouvent par leurs miniatures, sous la date du 5 février, combien la vierge de Gatane, même avant le séjour de ses

reliques à Constantinople, était populaire chez les Grecs.

Il semble que leurs miniaturistes aient com-

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