‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 13 sur 419 · Messagiero di S. Agata, janv. 1890, p · texte numérisé non relu

Messagiero di S. Agata, janv. 1890, p

distance de 5 centimètres. Notre savant ami croit que ce voile est le « flammeum virginal » ou celte longue écharpe que les vierges suspendaient à leur tête et sous laquelle, en en relevant les plis, elles pouvaient cacher leurs mains. Les mosaïques de Ravenne nous en offrent pour le vi° siècle des images curieuses1. La soie n’était pas inconnue des anciens, comme l’ont prouvé les fouilles de Pompéi 3.

En 1494, le vice-roi La Cunea fut enterré dans le Dôme de Catane. Son mausolée est un élégant monument de la Renaissance.

En face, du même style et de la même main sans doute, est la riche porte du trésor des reliques de sainte Agathe, qui a survécu aussi aux vicissitudes de la cathédrale.

Au commencement du xvn6 siècle (1628), des peintures et des travaux assez considérables paraissent avoir été faits à l’église, comme le prouve l’inscription qu’on lisait sur la porte du temps de Grossi3 :

ECCLESIAM MELIOREM IN USUM DIVÆ AGATHÆ SACRARIUM INNOCENTIUS MAXIMUS EPISCOPUS ORNAVIT, EXTRUXIT ANNO DOMINI MDCXXVIII.

Ce fut l’époque où Corradino peignit les fresques du chœur.

Quellesjque soient les restaurations que le temps et la dévotion aient apportées dans l’église, elle conservait encore alors en majeure partie le caractère de son origine; nous en avons comme témoins plusieurs descriptions et monuments iconographiques : Pizzo dans son histoire des évêques de Catane, Pietro Carrera (1639) dans le Memorie di Catanïæ , Grossi4 sous le singulier titre de Decacordo où il fait résonner toutes les gloires de Catane, le plan de Cluvier5, une vue de Catane de 1669 conservée dans la sacristie du Dôme et, enfin, un tableau appartenant à M. Sciuto Patti.

Tous ces auteurs et ces documents sont antérieurs à 1693 et nous ont permis de restituer l’état primitif.

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