Crescimbeni, S. Giov., p
un de ses bras, que Grégoire le Grand avait placé lors de la première dédicace et qui fut replacé pour la nouvelle consécration. L’autel datait de la Renaissance; il était orné d’un fronton circulaire soutenu par un entablement et deux colonnes; une balustrade défendait les approches de l’autel ; à une certaine hauteur au-dessus de l’autel un dais était appendu à la muraille1 (pl. III).
Ce souvenir est conservé dans le livre de la basilique vaticane écrit sous Alexandre III (XXXII, De oratorio S. Luciœ) : « Postea vero ante ecclesiam S. Joannis ad fontes oratorium Sanctæ Luciæ; quod a nostris accepimus consecravit beatus Gregorius papa et eius venerabile brachium in eo recondidit et parietes illius, ut apparet musivo depinxit2.» Si cette mosaïque représentait sainte Lucie, elle formerait certainement une de ses plus anciennes images.
La dévotion de saint Grégoire pour Lucie et Agathe était si grande qu’il introduisit, pense-t-on, leurs noms dans le canon de la Messe3.