Crescimbeni, S. Jean-Porte-Latine
ÉTATS PONTIFICAUX
Ancône. — Des sanctuaires de Sainte-Lucie j peuvent être signalés sur les anciens plans à Ancône (1569). En 1 289, l’évêque d’Ancône promet sa protection à l’église S. Lucia1; la cathédrale possédait un os de la tête de sainte Lucie2.
Assise. — Des reliques à Sainte-Claire3.
Bologne. — L’église Sainte-Lucie, une des plus anciennes de Bologne, fut détruite par les Hongrois, n’étant pas à l’abri des remparts. Une nouvelle église fut élevée sur les ruines des anciennes en 1208. A cette époque, les chanoines de Saint-J ean-du-Mont cédèrent une vigne à un prêtre de Sassoferato, à la condition qu’il rebâtirait l’église et payerait une redevance de dix sous et deux livres de cire. Ils s’engageaient, de leur côté, à venir en grande cérémonie, le jour de la Sainte-Lucie, célébrer une messe solennelle et les vêpres ; cesconventions furent ratifiées par l’évêque Gerardo. Le prêtre s’employa avec tant de zèle qu’il parvint à faire réussir son entreprise, mais il mourut avant que l’église fût complètement terminée, et lui légua tous ses biens.
Les chanoines continuèrent la construction et l’achevèrent. En 1296, plusieurs s’établirent tout auprès et y restèrent jusqu’en 1418. Ils en avaient fait une vaste paroisse, qui s’étendait sur les collines au delà de l’enceinte urbaine4.
Cette église, après avoir appartenu successivement à diverses communautés, devint la propriété des Pères Jésuites en i 562. En 1624, la paroisse ayant été supprimée, les paroissiens furent répartis sur S. Giovanni in Monte, SS. Cosimo e Damiano,
1. Nous la voyons dans un plan de 1587 qui nous montre, derrière Sainte-Cécile et Saint-Jacques, son campanile et ses bâtiments ( Topographie . V. b., 47).