Id ., XVI, p
à sainte Lucie1, dans laquelle Giotto a peint le miracle des bœufs impuissants à entraîner la vierge; c’est tout à fait la donnée que nous retrouverons à Padoue, avec un dessin moins savant, mais aussi plus de sentiment religieux. On est ici plus loin de la Renaissance2 (pl. VIII).
Pistoja. — Dès le xue siècle, Pistoja avait, en dehors de la porta al Borgo, un hôpital sous le vocable de sainte Lucie ou l’on accueillait les pèlerins malades qui étaient venus visiter les reliques de' Saint-Jacques.
Il y avait aussi un monastère dédié à sainte Lucie. L’antique oratoire S. Biagio, restauré au xme siècle avec le titre de S. Maria in Borgo Strada, possède un tableau de sainte Lucie de Giov. Bat. Gigli 3.
Le culte de sainte Lucie, que des monuments
ville même de Pistoja, se répandit dans son territoire : à Terrarossa dans le val di Nievole, à I Paterno di Vinci dans le val d’Arno; à Jano, on signale une église SS. Martino e Lucia4.
Prato. — Près de Prato s’élève S. Lucia la Monte; une bulle de Lucius II I ( 1 182) mentionne l’église S. Lucia de Prato.
Arezzo, Cortone. — Au sud de la Toscane, nous trouverons des sanctuaires sous le vocable de sainte Lucie à Monterclii , à Gra\iano.
Nous rappellerons : Seano près de Cortone, Pietraviva près Bucine, dans le val d’Arno supérieur, Pelago , S. Lucia di Cenina Loro dont l’église est dédiée à la fois à sainte Lucie et à saint Clément, Bisticci, Cascia qui a pour filiale l’église S. Lucia a Fondoli , Cicogna, Terranuova qui a pour filiale une église Sainte-Lucie-et-Saint-Apollinaire à Monte Marciano 5 .
Sienne, Volterra. — Les Siennois paraissent avoir eu une fervente dévotion pour sainte Lucie.