Lettre de M. André, arch., juillet
Pour la cathédrale de Mende on peut consulter : Notice historique de la cathédrale de Mende, 1846 (L, K., 4784).
Tourette, Notice sur l’ancien palais des évêques de Gévaudan, 183g, in-8° (L, K., 4785).
archéol. chrét. ii.
succursale; on restaura pauvrement l’édifice et, au lieu d’en relever les voûtes, on les remplaça par un grossier plafond. Aujourd’hui, l’église a 14™, 10 de longueur dans œuvre sur 5m,3o de largeur. Les murs dans la partie absidale, la seule ancienne, n’ont pas moins de im,io d’épaisseur, sans compter des contreforts dont on voit encore les traces. L’abside est polygone; sa corniche, encore bien romane, offre sur ses modillons des têtes d’hommes et de bêtes diverses. Elle est construite en beaux moellons de granit, reliés par un mortier aussi dur que la pierre. Une seule des fenêtres qui l’éclairaient subsiste du côté du midi, elle a om,6o de large sur im,8o de hauteur1.
En démolissant les fonts baptismaux, situés à 1 3m, 5 o des pilastres du chœur, on a retrouvé la base d’une belle colonne demi-cylindrique qui appartenait à l’ancien édifice, en partie détruit au xvff siècle2 (pl. XI).
Metz. — Abbaye de Saints-Vincent-et-Lucie. — (970) Translation de Corfinium à Metz, dans la nouvelle abbaye de Saint-Vincent. — (1042) Bras donné à Spire. — ( 1 o5 1 ) Bulle de Léon IX. — (1093) Nouvelle châsse. — (1096) Bulle d’Urbain II. — (xne siècle) Sigebert de Gembloux. — (1161) Dédicace de l’oratoire de Sainte-Lucie. — (1248) Construction d’une nouvelle église. — (1272) Indulgence en faveur du culte de sainte Lucie. — ( 1 3 56) Voyage de Charles IV, auquel on donne un doigt de la sainte.
— (1376) Consécration. — ( 1 3g 5) Incendie. Restauration.— (1440) Peintures dans la chapelle. — (1549) Statue d'argent. — (1613-1641) Ouverture de la châsse. — - (1705) Incendie. — (1754) Nouvelle façade. — (1793) Spoliation. Les reliques à Ottange.
— (1868) Leur retour à Metz.
Metz a une grande importance dans l’histoire des reliques de sainte Lucie dont elle se vante de posséder le corps. Sigebert de Gembloux raconte que l’évêque Théodoric obtint de l’empereur Othon qu’il lui donnerait pour son église les reliques de sainte Lucie à Corfinium (970) 3, il les déposa à Saint-Vincent et s’occupa aussitôt de l’érection d’un sanctuaire.