‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 193 sur 419 · Blanc, Mety et ses monuments · texte numérisé non relu

Blanc, Mety et ses monuments

2. II est resté de ce temps une statue de sainte Lucie agenouillée qu’on a descendue dans la crypte où M. Ch. Abel a pu en prendre un croquis.

3. Bouteiller l’a fait copier pour son Histor. monastica metensis.

Il doit s’en trouver une copie aussi à la bibliothèque Sainte-Geneviève, dans la collection de Chàtillon.

chevet et ces trois tribunes ne sont que du xiv8 siècle. Avant cette époque, l’église du xiii8 siècle ne se composait que d’une tribune, de trois nefs et d’une tour sur la façade consacrée à saint Michel L

A l’époque de sa construction, l’église se trouvant encore en dehors des remparts, le clocher et la façade faisaient l’office de donjon; on y voyait disposés des hourds en pierre qui permettaient

ventuels : au nord de l’église, le cimetière; au midi, le cloître et des jardins, l’entrée du monastère ; à l’ouest, le jardin et le logement de l’abbé.

Nous avons dessiné, à la Bibliothèque nationale, deux plans manuscrits de Metz où cet état topographique, que nous signale M. Ch. Abel, est tracé. Quoiqu’ils ne soient pas datés, je les crois faits par le génie militaire sous le maréchal de Belle-Isle ( 1 7 5 3) qui coupa les jardins des

Metz. — Église Saints-Vincent-et-Lucie (photographie de Prillot (?), communiquée par M. Sidot).

d’en défendre l’accès en lançant des pierres sur les assaillants. La tour servait de prison.

Au xiv8 siècle, le monastère était compris entre ces limites : à l’est, un bras de la Moselle, la grande rue du Passe-Temps; au nord, le jardin des religieux de Saint-Clément; au midi, l’hôtel du Passe-Temps, l’église Saint-Marcel, etc. ; à l’ouest, les remparts de la ^vi lie flanqués de tours et baignés par les flots de la Moselle.

Ce vaste enclos contenait tous les édifices con-

1. M. Abel, qui nous donne ces details, pense qu’au moyen âge le culte de saint Michel était particulièrement attribué aux édifices aériens.

Consulter l'Histoire de Met 7 par les Bénédictins, II, p. 77.

Bénédictins de Saint-Clément, à Saint-Vincent, pour y faire passer des rues stratégiques. Ce fut lui aussi, lorsque les moines voulurent rétablir le portail gothique, qui imposa le portail actuel, en souvenir de Saint-Gervais de Paris et de l’architecte Blondel qui possédait alors une vogue funeste aux vieux édifices.

Nous avons, d’après les indications de M. Ch. Abel, essayé de restaurer l'ancienne architecture (pl. X).

En 1793, l’église abbatiale Saint-Vincent fut convertie en magasin de fourrages. Les reliques de sainte Lucie furent emportées par un voisin,

! M. Pâté, lorsqu’il vit les commissaires munici-

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