Roma soit., I, p. i
ROME
églises de Rome, elle figure à la troisième place : a Basilica quæ appellatur Sancta Anastasia ubi cruces servantur quæ portanturper stationes1,»
Au concile de 499, l’église est désignée: Titulus Anastasia’.
De cette première construction il nous reste les croisées à double cintre de l’attique, qui ont un caractère franchement antique et dont nous constatons encore la présence dans le transept de Saint-Paul2, mais dont l’emploi dut généralement disparaître avec le v* siècle. Ces cintres, dont les axes ne correspondent ni avec les croisées modernes, ni avec celles du moyen âge, indiquent aussi une distribution différente de celle qu’on adopta au xm* siècle (pl. II, A).
L’église, à cette époque, loin d’être comme maintenant presque au niveau du Vélabre qui s’est peu à peu comblé, s’élevait sur un perron beaucoup plus haut que celui représenté aux xve et xvi* siècles ; elle était sans doute précédée du portique que nous retrouverons au moyen âge.
L’autel, dit de Saint-Jérôme, dut exister dès l’antiquité, car en 1692, au moment où on le restaura, on mit à découvert ùn loculus renfermant des reliques. Une inscription fait mention de cette découverte et parle de l’antiquité de la construction qui nous semble ici confirmée par la situation de la cavité : « Loculus antiques structura’ sub ara apparuit in quo lies sacræ exuvice repertœ sunt 3 .»
Rondinini suppose que le corps de sainte Anastasie reposait dans cette confession ; mais il est plus probable, comme nous le verrons, qu’il avait été transporté à Zara4.
Le ciborium, la clôture du chœur avec six colonnes nous paraissent des éléments de l’église primitive qui subsistèrent après la restauration du moyen âge.
Nous savons qu’au vu* siècle la messe, à la fête de la basilique, se célébrait le 2 5 décembre, le