Phot. de Parker
tique que les manuscrits ne nous avaient pas offert.
La gravure de Gamucci1 (1 565), à peu près contemporaine et fort explicite, ne le retrace cependant pas. On y voit le campanile à sa juste place, le transept, l’arcade à colonnettes de la croisée de la façade, le perron.
Viennent ensuite les dessins de Dosio. On conserve à Florence, à la galerie des Offices 3, une vue de l’arc des Quadrifrons derrière lequel figure l’église Sainte-Anastasie ; ce dessin manuscrit, exécuté à la plume et à l’aquarelle, selon le goût du xvi° siècle, doit avoir été exécuté vers 069. Nous y trouvons les mêmes éléments que dans Gamucci, avec un détail intéressant de plus qui nous apprend que la grande croisée centrale était partagée par deux colonnettes en trois arcades avec des rosaces au-dessus. Nous y voyons aussi les trois fenêtres du campanile mieux indiquées, en avant le perron avec deux parapets rampants et le terrain du Vélabre tout inégal et semé de ruines. Dans la gravure de Dosio ( Ædificiorum reliquiæ), la vue est moins explicite et ressemble aux gravures de l’époque, telles que celles de Gamucci et d’autres attachées aux éditions des Cose maravigliose.
Les faiseurs de guides, aux xvi° et xvnc siècles, trouvaient plus commode de copier leurs devanciers et même de leur emprunter quelques clichés que de refaire un dessin original. Les images de Giovanni Francino, sous la date de 1 5 88 3, mais que je crois antérieures, échappent à cette banalité et nous présentent notamment quelques traits dignes d’être recueillis. Nous y trouvons le campanile mieux représenté, indépendant de la grande nef, comme il l'était réellement, son toit bas, la grande croisée avec ses arcatures, le perron. Le portique n’existait plus, mais cette année x 588 était celle précisément des descriptions d’Ugonio qui nous avertit qu’on en voyait encore les traces.
Ces descriptions d’Ugonio empruntent un intérêt extrême à l’époque ou elles furent faites, c’est-