Crescimbeni, p
2. Voy. une phot. de Parker, n° 1922. Au midi, c’est la même disposition. Une croisée, celle la plus rapprochée de la façade, conserve ses meneaux de marbre.
ROME
toute voisine du transept, une fenêtre du xm* siècle bouchée, mais encore garnie de sa colonnette et de ses arcatures de marbre qu’on n’a pas pris la peine de faire disparaître. En continuant l’examen vers la façade, on distingue une petite arcade fermée, en briques, du xme siècle, mais construite elle-même en briques antiques du ive ou v' siècle. A côté, le xvnb siècle a ouvert une grande baie carrée, puis nous trouvons une seconde fenêtre antique qu’a traversée une fenêtre du xin° siècle dont la trace est visible, puis une moderne, une antique, une du moyen âge coupée par une moderne, une quatrième antique, une moderne et une du moyen âge. Des trois siècles qui sont venus successivement mettre ici l’empreinte de leur main, les deux premiers, dont nous recherchons les traces, nous intéressent seuls, et nous livrent, avec la place des fenêtres, la disposition intérieure des plans, car les axes des croisées coïncident toujours avec les axes des arcades basilicales dont le nombre dans les nefs, se trouve par cela même déterminé. On pourrait donc retrouver le plan constantinien à l’aide d’un simple tracé géométrique. Pour le xtn* siècle, nous avons mieux que les fenêtres ; nous avons encore sous le toit les têtes d’entraits qui correspondaient intérieurement aux colonnes des nefs (pl. II).
Le nombre, la position des fenêtres et des entraits nous ont permis de tracer le plan de la basilique, de figurer les douze arcades qui séparaient les nefs, et leurs treize colonnes. Ugonio prétend en avoir vu quinze; mais, comme il avoue que la moitié n’était plus debout, son compte ne mérite pas complète créance.
Pour les nefs latérales, quoique la maçonnerie ne nous en paraisse pas ancienne, nous avons
adopté le périmètre actuel duquel les architectes modernes n’ont certainement pas dû s’écarter, à cause du bénéfice des fondations qu’ils ont toujours cherché à économiser en s’appuyant sur les anciennes.
Les vues de Sainte-Anastasie sont unanimes à la représenter dotée d’un campanile à gauche de la façade et dans le style qu’ils eurent tous, à Rome, aux xiie et xme siècles. La façade latérale de l’église, qui est.antique, n’a laissé aucun arrachement qui rappelle sa présence ; il faut donc supposer ses murailles construites après coup, juxtaposées et dégageant la fenêtre gothique qui s’ouvre tout à côté.
L’étroite plate-forme oü s’élevait l’église ne permettait pas qu’on la lit précéder d’un atrium, mais il y avait certainement un portique que nous avons figuré sur l’imitation de celui de Saint- Georges : nous avons vu, d’après les pièces historiques ou iconographiques, qu’il n’existait pas aux xve et xvie siècles, qu’il fut relevé au commencement du xvii0 par le cardinal de Sandoval, pour s’écrouler de nouveau quelques années après. Le dernier architecte ne l’a pas maintenu (pl. I, II, III, IV).
Divers. — Rome possédait les reliques de sainte Anastasie à Sainte-Cécile au Transtévère l, au Sancta-Sanctorum 3, aux Saints-Apôtres, à Sainte- Marie-du-Peuple 3.