‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 248 sur 419 · ORIIT A. D. KAL. MART. ANNI MDLXXXIII ANNUM AGENS LXXXVI · texte numérisé non relu

ORIIT A. D. KAL. MART. ANNI MDLXXXIII ANNUM AGENS LXXXVI

DEPOSITUS IN PACE AD NATIONIS SUÆ TEMPLUM S. ANASTASIÆ SACRUM SACRA CONGR. DE PROPAGANDA FIDE HERES MONUMENTUM POSUIT.

« Une autre pierre en lettres arméniennes avec traduction latine paraît devant l’entrée de l’église1, mais elle est tellement fruste qu’on ne peut plus déchiffrer que les mots suivants :

ROSA PERTICI 1756.

« D’après une pierre tombale dans le dallage et les traditions du pays, il semblerait que des religieuses arméniennes eussent eu l’église avant les religieux qui se sont fait un couvent contigu, au fond du cul-de-sac, couvent maintenant transformé en habitation particulière.

Les matériaux des anciennes constructions dans la province d’Ancône (les tours lombardes, lesquelles sur tout le littoral sont en pierre de taille) offrent une maçonnerie de briques, telle qu’en présente tout le soubassement de l’édifice. La surélévation en pierres irrégulières, en moellonnage, appartient donc au xvie siècle1; cette surélévation devint nécessaire pour l’aménagement intérieur fait en bois et lattes, qui forma une fausse abside. La sacristie, composée de briques d’un travail différent, doit être antérieure à cette restauration. Sur les vieilles murailles de l’édifice on ne voit aucune trace de fenêtre, ce qui laisse supposer qu’il n’était éclairé que par un œil-debœuf au-dessus de l’entrée.

« On distingue dans cette église trois époques: la première correspond à la partie de briques inférieure; alors il devait y avoir une charpente apparente. La seconde est celle de la surélévation et des modillons de terre cuite qui la couronnent. La troisième est la façade de la via Saffi, dont l’architecture baroque cache le vieil appareil 2 » (pl. VI).

Abbaye délia Mandola. — Une abbaye, appelée vulgairement délia Mandola, est mentionnée, avant 1 109, sous le nom de S. Anastasia, dans la marche d’Ancône 3.

ROYAUME DE NAPLES

Naples2. — On croyait conserver du sang de sainte Anastasie et aussi des reliques à S. Paolo- Maggiore3. A deux lieues et demie de Naples, vers l’est, un chef-lieu de canton porte le

1. Cette église est envahie par une humidité déplorable à cause des terre-pleins latéraux. Elle est comme abandonnée; c’est un employé des téléphones habitant près du port qui en a la clef.

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