‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 249 sur 419 · Dict. des communes · texte numérisé non relu

Dict. des communes

SAINTE ANASTASIE

suites, devenu monastère de Trappistes en 1795 était sous le vocable de sainte Anastasie.

S, Severina. — La cathédrale de cet évêché est dédiée à sainte Anastasie (1093) 2.

Mont-Cassin. — Parmi les riches dotations dont le Mont-Cassin jouissait se trouvaient plusieurs églises anastasiennes. Nous lisons dans la chronique, à la date de 1094 : « Intra fines castelli pontis S. Anastasiæ in loco ubi dicitur Ferrarisi3. »

On trouve dans le bifilaire, mentionnée en 1 097, 1 1 1 3, 11 23, 1 2 16 : « Cellam S. Anastasiæ in Calabria ».

Bénévent. — Une église « S. Anastasiæ et S. Benedicti ad portam Rufini ».

Une bulle de 1 io3 nous désigne une église près A Aceren\a dans la P ouille : « Ecclesiam S. Anastasiæ apud Acheruntam cum ecclesiis ad eam pertinentibus .»

Capoue. — Une église rurale, dans les environs de Capoue, était dédiée à sainte Anastasie en 1181 et donnait son nom au bourg dans lequel elle s’élevait l.

La Sicile nous offre aussi des témoignages de son culte : près de Palerme, en 1 266, une terre N. Anastasia est rendue à l’église 3. En 1400, il est question a de fundo S. Anastasiæ in terra Castriboni », peut-être le même qui est désigné en 1454 sous le titre de prieuré de « S. Anastasiæ de Castellobono ».

Le prieur de Castelbuono avait une place au parlement 3.

En 1434, un don est fait au prieur de Sainte- Anastasie à Messine.

Cefalù. — Sur la route de Mitterbianco à Paterno s’élève, sur un promontoire de lave, Motta Santa Anastasia dominée par un donjon carré*, à 6 milles de Catane.

TOSCANE

Pise. — On croit conserver à Pise, dans l’église S. Paolo a Ripa, le corps de sainte Anastasie4 ou du moins de ses reliques.

Ce qui semble prêter authenticité à cette croyance, ce sont les peintures de l’école de Giotto qu’on y voyait et qui représentaient l’histoire de notre sainte. Elles sont malheureusement effacées aujourd’hui et ne laissent que des traces insignifiantes; mais, selon le témoignage de Dante, de Boccace, de Vasari, elles étaient célèbres5. Ce fut dans la principale chapelle que Giovanni da Ponte, élève de Buffalmacco, exécuta en peinture des sujets relatifs à notre martyre ; cette chapelle peut-être abritait les reliques.

L’origine de ces reliques, comme de celles de

Page 1