‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 265 sur 419 · Lettre de M. Jelic, 5 mars · texte numérisé non relu

Lettre de M. Jelic, 5 mars

Vue générale de Zara

d’après un dessin photographié par M. Burato.

FRANCE

Nous avons recueilli dans notre pays un certain nombre de monuments en l’honneur de sainte Anastasie dont quelques-uns fort anciens nous rappellent que son culte y fleurit de bonne heure.

Amiens (Somme). — Saint-Riquier . — Dès le ixe siècle, la célèbre abbaye carlovingienne possédait des reliques de sainte Anastasie1.

Corbie en avait obtenu dans le butin de Constantinople de 12042.

On vénérait les reliques de sainte Anastasie au couvent Davenescourt, au Mont-Saint-Quentin, aux Clarisses d’Amiens, à Longpré-les-Corps- Saints.

La liturgie pseudo-gallicane transporte sa fête de Noël au 24 novembre3.

Auxerre (Yonne). — Le martyrologe d’Auxerre nous rappelle l’existence d’une église voisine de cette ville et dédiée à sainte Anastasie :

« Fuit olim prope Autissiodorum, juxta viam quæ ducit ad oppidum Sancti Prisci (saint Bris ou Prix, martyr auxerrois) Sacellum Sanctæ Anastasiæ nomine cognitum ubi Fransciscani aliquandiu commorati sunt circa annum 1225, antequam in urbe domicilium obtinuerunt. » La maison de' campagne qui occupe l’emplacement de cette chapelle et de ce couvent porte encore le nom de Sainte-Nitasse (Anastasie)4. Le nom a été conservé pour désigner le climat du pays5.

Rodez (Aveyron). — A Conques6, dans le reliquaire du xiiP siècle que nous avons déjà mentionné, il y avait un sachet de ses reliques au-

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