‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 269 sur 419 · Lettre de M. le curé, 24 mai · texte numérisé non relu

Lettre de M. le curé, 24 mai

4. S. Anastasia prioratus perpetuus femin. vulgariter a sancto Gervasio dietus Gallia christ., VIL Table des diplômes.

voyageurs. Le comte Robert, fils du roi Louis VI, pour favoriser cette fondation, dégreva la maison de l’impôt annuel de ses deniers qu’elle devait payer au fisc. Alexandre III confirma le nouvel établissement par une bulle de 1179 et Nicolas IV (1290) le plaça sous la protection du Saint-Siège1.

Foulque de Chanac, évêque de Paris, y introduisit quatre religieuses vers i3q8; en 1 3 5 8 , l’évêque Jean de Meulan ordonna que la fête de sainte Anastasie y serait célébrée le 7 septembre de chaque année.

La chapelle avait été construite en 1 5q5 et dédiée par l’évêque d’Avranches sous le vocable de la Sainte-Trinité, de la sainte Vierge, de sainte Anastasie et de plusieurs autres saints.

En 1608, le cardinal de Gondi, voyant la mauvaise gestion qu’on faisait des biens du couvent, supprima le maître et procureur de l’hospice. En 1620, des constructions eurent lieu dans les cultures de Saint-Gervais, non loin de Saint-Denys-du- Saint-Sacrement, et une nouvelle rue fut percée à laquelle on donna le nom de Sainte-Anastase pour constater la grande vénération des gens du quartier pour cette sainte 2.

Cependant les Augustines ne tardèrent pas à s’éloigner de Saint-Gervais et de la rue de la Tixéranderie3 où elles avaient commencé leurs œuvres ; elles achetèrent l’hôtel d’O, entre la rue des Rosiers et la rue des Francs-Bourgeois, et s’y installèrent au nombre de quatorze sœurs.

Une loi de la Révolution (179 5) supprima la communauté.

Le marché des Blancs-Manteaux fut construit en 18 1 3 sur l’emplacement qu’occupent les hospitalières4.

Il y avait encore, donnant dans la rue Saint- Paul, il y a quelques années, une ruelle qui s’appelait rue Neuve-Sainte-Anastase et qui devait son

1. Fisquet, La France pont., diocèse de Paris, II, p. 5 1 5 . II répète la Gallia christ iana, VII, p. 873.

Louis Lazare, Dict. des rues de Paris, 1844, 'n~4°> p. 10 et 409.

2. Cette rue, excepté au n° 10, ne contient aucune maison ancienne.

3. Cette rue fut supprimée au moment du prolongement de la rue de Rivoli. Au commencement du siècle, l’ancien asile des sœurs n’existait plus. Nous avons examiné le plan ms. de Vasserot que nous possédons, sans y trouver aucun édifice autre que des maisons particulières ou du moins aucun qui ait conservé un caractère religieux. Je n’ai pu y voir la rue Sainte-Anastase.

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