Indicateur des antiquités suisses
Cette abbaye doit être probablement sur les limites du diocèse d’Augsbourg et de Frisingcn.
Voy. Mas Latrie.
SAINTE ANASTASIE
magne, dans le martyrologe de Wallerstein1, déjà plusieurs fois cité, une miniature du xn° siècle figurant le supplice de sainte Anastasie. Devant le préfet et le bourreau, dont le glaive est déjà levé, elle fait une suprême prière, qu’indique ainsi la légende au-dessus : « A nastasia finis venit corporis mei. Memento mei ut egredientem animant ipse suscipiat pro cujus amore ista sustineo » (pl. XV).
Wurtemberg. — Daisingeni (près Horb). — Une église dédiée à sainte Anastasie est signalée dans cette localité. Refaite en 1755, elle conservait encore de bonnes sculptures sur bois et sa tour, témoin de son antiquité. On a eu le vandalisme, en 1892, d’abattre l’église et la tour. M. le professeur Keppler n’a pu l’empêcher, malgré ses protestations, et il nous mande qu’on ne conserve du vieil édifice ni dessins ni photographies2.
ORIENT
Constantinople. — L’histoire des reliques de sainte Anastasie, à l’origine, est aussi obscure que la vie elle-même de cette sainte. Voici le récit le plus répandu et qui a cours à Zara; nous l’empruntons à l’excellent opuscule du P. Ferrari :
Après le martyre, la renommée s’en répandit au loin, et notamment à Sirmium, ou une noble chrétienne, Apollonia, eut le désir de posséder les restes du corps qu’avaient épargnés les flammes. Cette dame s’adressa à la femme du président Florus et, par son crédit et à l’aide de beaucoup d’or, elle obtint la réalisation de son désir. Ayant enfin entre les mains les cendres et les ossements de sainte Anastasie, la pieuse matrone les entoura de parfums, les enveloppa dans des étoffes précieuses, prépara dans ses jardins un riche sépulcre de marbre et les y déposa. Les chrétiens édifièrent un temple au-dessus de cette sépulture et y célébraient l’anniversaire du martyre, de sorte que Sirmium eut pour ainsi dire les prémices du culte, comme le constate le martyrologe de saint Jérôme. Cette première église anastasienne était encore debout du temps de Théodose le Jeune. Lorsque les Huns, mêlés à d’autres barbares (441), envahirent Nllyrie orientale, Sirmium fut en très grande partie ruinée, et les fidèles, pour mettre à l’abri les précieuses reliques, les portèrent à Constantinople.