‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 297 sur 419 · Repetti, V, p · texte numérisé non relu

Repetti, V, p

Cappelletti, Chiese d'Italia, XVI, p. 238.

FRANCE

Bourges. — Notre pays a été particulièrement favorisé par sainte Perpétue, il a conservé ses reliques pendant de longs siècles et leur a élevé des monuments considérables.

La translation dans le Berry des martyrs africains est un fait très ancien et qui me paraît incontestable, malgré les obscurités qui l’entourent. Elle eut lieu sans doute avant le ixe siècle et les fondations de Raoul auquel on en a fait honneur. Nous citerons tout à l’heure un document qui l’attribue au milieu du vne siècle; cette date nous paraît plausible, parce qu’elle coïncide avec la conquête de Carthage (690) par les Arabes et le bouleversement des chrétientés africaines1. On peut supposer que, pour soustraire ces pieux trésors au fanatisme des nouveaux conquérants, on les déposa en France et que le Berry, par un privilège dont j’ignore le motif, eut la gloire de les recevoir. Quant au dépôt intermédiaire à Rome, nous n’avons aucun document pour y croire avec certitude.

On a invoqué en Provence, pour y prouver l’authenticité des reliques de sainte Madeleine, la multiplicité des lieux et des traditions auxquels s’attache le souvenir de la famille de Lazare. Ici les circonstances sont analogues; nous nous trouvons non seulement devant sainte Perpétue à Vierzon, mais devant un groupe de martyrs dont la réunion fournit une authentique réciproque à leurs reliques : c’est Félicité, la compagne inséparable de Perpétue, et saint Optât, à Beaulieu , c’est saint Révocat à Massay , c’est saint Satur qui a donné son nom à un pays important sur les bords de la Loire dans les environs de Sancerre2 * *.

1. Nicolay, au xvi° siècle, disait que la translation avait eu lieu au moment de la persécution des Vandales; mais ils prirent Carthage en q3g, ce qui semble trop tôt pour l’expliquer.

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