‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 298 sur 419 · La fondation de l’abbaye de Saint-Satur, à Sancerre · texte numérisé non relu

La fondation de l’abbaye de Saint-Satur, à Sancerre

remonte aux premiers siècles; un de ses abbés, qui vivait

au via® siècle, est honoré comme saint sous le nom de

Ces souvenirs, cette tradition si ancienne me paraissent fournir un appui décisif à l’authenticité des reliques africaines dans le Berry, et nous permettent d’y saluer avec confiance les saintes dépouilles de nos martyres.

Dèvres. — Vierzon. — Les reliques de sainte Perpétue mentionnées dès le vu8 siècle. — A Dèvres au vme siècle. — (845-866) Raoul. — (903) Ravages des Normands. Les religieux se réfugient à Vierzon avec leurs reliques. — (1017) L’abbaye de Dèvres rebâtie. Les travaux interrompus. — (i025) Présence des reliques constatée à Vierzon. — (1193) Reconstruction totale de l’abbaye. — (1197) Destruction de Vierzon. Exposition des reliques. — (1202) Idem.

— (i35q) Les Anglais détruisent Vierzon. — (1370) Ils s’en emparent de nouveau et en sont chassés par Du Guesclin. — (i632) Peste. Nouvelle châsse.

— (1689) Installation des Bénédictins de Saint- Maur. Plans. — ( 1 73g) Reliques portées à la reine.

— (1744) Reliques données à Bourges. — La Révolution. La dévotion envers sainte Perpétue lui survit.

Les reliques de sainte Perpétue furent au ixe siècle déposées au monastère de Dèvres, avant de l’être à Vierzon. Le calendrier du diocèse de Bourges, dérivé de la chronologie du même calendrier de Pierre Barbier, chanoine de Mézières en Brenne, nous en donne ainsi l’histoire. Nous

Généfort (Guinefortis), patron de la paroisse. Une tradition encore vivante rappelle que des religieux augustins apportèrent les reliques des saints Satur, Perpétue et Félicité dont on faisait la fête en grande pompe sous le nom de plusieurs martyrs. On est obligé de recourir exclusivement à la tradition parce que l’abbaye et ses archives furent détruites par les Anglais sous le règne de Charles VI. Les protestants ont achevé l’œuvre de destruction. L’église sortit de ses ruines après la guerre de religion (Lettre de M. l’abbé Péneau, curé de Saint-Satur, 12 avril 1893).

Lettre de M. l’abbé Moreau, 18 avril, qui n’est pas poulie vu® siècle.

Le chœur appartient encore au xiii' siècle (Viollet-le- Duc, Diction., V, 173. Les Archives des monuments historiques en possèdent le dessin).

Elle conservait encore les reliques de son patron au xviii' siècle.

Saint-Satur, appelé aussi Château-Gordon, est mentionné en io3i. D'épaisses murailles, dont il ne reste que des traces, enveloppent le monastère.

FRANGE

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