Ms. latin, 1 1818, p. 602 v
Anno iig3 fundata est, inquit virsionense chronicon, ecclesia S. Pétri Virsionensis, hoc est a fundamentis erigi cœpta qualis hodieque conspicitur...
P. 607 : « Guillielmus anno 1 181 rerum positus in monasterii commodum studia convertit. Militum donis adjutus de restituenda basilica cogitavit anno 1 19J eique supremam coronidem videtur imposuisse tametsi frementibus Anglos inter et Francos bellis, Richardus Anglorum rex virsionense castrum ob præstitam Francis a Willelmo toparcha fidem anno 1197 incendio concremavit. » « Quæ clades ædis renovandæ forsan occasio fuit. Anno 1202 Martyrum Perpetuæ et Felicitatis reliquias populo coram exhibuit. Superiore cum Guidone de Briencone militiæ templi in Francia ministro humili pactum emiserat. Variis demum Hervei virsionensis, Rudulfi exoldunensis aliorum... auctus donis, anni 1209 ut modo numeramus III nonas Januarias viveri desiit. »
P. 608 : « Benedictus de Lauvancourt difficillimis temporibus monasterium ab Anglis redemtum vel obsessum I regebat anno 1372.»
FRANCE. -
sainte Perpétue, pour montrer que la tradition qui les entoure de vénération n’a jamais été interrompue à Vierzon. En 1657, Nicolay dit que « le monastère de Saint-Pierre est décoré des corps et reliques de saint Opte, » — lequel a écrit des livres contre les hérétiques donatistes — et des ossements des « sainctes Felice et Perpetue, martyres», transférés en France au temps de la persécution de l’Afrique sous les Vandales1.
Une peste effroyable dévasta la ville en i632; on eut l’idée de recourir à sainte Perpétue; on prit ses reliques à l’abbaye pour les promener dans les rues de Vierzon auxquelles elle rendit par un miracle instantané la salubrité. Les habi-
tants, dans leur reconnaissance, se cotisèrent et tirent faire pour leur 'céleste bienfaitrice un chef d’argent massif.
Il semble qu'en 1666 la chasse n’était pas finie; à cette date, Louis de Plaz, abbé de Vierzon, « reconnaît avoir reçu des religieux de l’abbaye deux grands chandeliers à l’antique du poids de dix marcs... Lesdits religieux ont consenti que les deux marcs d’argent de plus soient employés par ledit abbé à la fabrication de la châsse de sainte Perpétue, qui a été entreprise par ledit abbé et autres personnes charitables de cette ville et circonvoisines, et ce, pour l’honneur qu’ils portent à la mémoire de ladite sainte Perpétue et aux reliques qui reposent en leur église 2. »
1. Nicolay, Description du pais et du dtiché de Berry , publié en i883.
Renseignement donné par M. Taussenat.
Voyage littéraire , I, 1, p. 21.