‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 332 sur 419 · I. De Rossi, Inscript, christ, nrbis Romcc , II, p. i · texte numérisé non relu

I. De Rossi, Inscript, christ, nrbis Romcc , II, p. i

Voici encore une inscription funéraire1 qui concerne la basilique antique :

PONTIA JUNILLA STERCORA QUÆ VIX. ANN. XXXV XPI MEN : V 1 1 1 1 . D. XIII. H. IN PACE.

Severano 2 prétend que les vingt-deux colonnes qui entraient dans la composition de la basilique primitive provenaient des thermes d’Alexandre Sévère, qu’on suppose dans le Transtévère. Il est certain que cette basilique fut reconstruite, sans doute sur un plan peu différent de l’ancien; le sol antique est beaucoup inférieur à celui du xm° siècle, dont le pavage existe encore; on peut s’en convaincre d’après les découvertes voisines, faites dans la demeure des Vigiles3.

J’attribuerais incontestablement à l’origine les deux colonnes de porphyre, les plus grandes qu’on connaisse à Rome, qui soutiennent l’arc triomphal, car ces éléments de construction ne furent guère renouvelés après le ive siècle. Pour la même raison, je ne pense pas que le pavage antique contînt les grands disques de porphyre que nous voyons à Saint- Jean-de-Latran et dans les premières basiliques, parce qu’on n’aurait pas manqué de faire figurer dans le nouveau pavage des pièces si précieuses.

Hubsch considère comme antiques l’abside, le transept, l’arc triomphal et la façade d’entrée principale; les murs des collatéraux lui semblent avoir été renouvelés1.

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