‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 331 sur 419 · Ferrari les rapporte, p · texte numérisé non relu

Ferrari les rapporte, p

NOTICE BIOGRAPHIQUE

chrétiens trois sœurs, les vierges Agape, Chionie et Irène, qu’une vision du martyr lui recommanda spécialement. C’est avec ses nouvelles compagnes qu’elle allait prier à la maison de Zoïle et commença le culte de son saint ami.

Au martyre de Chrysogone se rattacha celui de Canzius, Canzianus et Canzianilla, illustres Romains qui appartenaient à la famille de l’empereur Carinus et à la race des Anicii. Ils quittèrent Rome avec leur instituteur Protus pour fuir la persécution. Ils se réfugièrent à Aquilée où ils la retrouvèrent non moins impitoyable. Ils furent dénoncés, mais, prévenus à temps, ils essayèrent de fuir; ils prirent un char et se dirigèrent vers Grado, espérant se cacher près de la tombe de Chrysogone. Une de leurs mules s’abattit, les retarda et ils furent saisis par les persécuteurs. Leurs corps rejoignirent celui du premier confesseur martyrisé un mois auparavant.

Bibl. nat. Mss. de Gcllone. Latin, 12048 (vm® siècle).

ITALIE

ROME

Rome. — Basilique du Transtévère. — Origine constantinienne. — (ive siècle) Inscription. — (781) Restauration de Grégoire III. — Fondation du monastère. — (ixe siècle) Léon III, Grégoire IV, Benoît III font de riches offrandes. — (xne siècle) Jean de Crema renouvelle la basilique. — (1 123) Il consacre un oratoire. — (1127) Il dédie un autel. — (1128) Son épitaphe. — (1157) Consécration d’un nouvel autel. — (1 199) Bulle de privilèges. — (1200) Les Bénédictins remplacés par des prêtres séculiers.

— (xive Siècle) Mosaïque de Pietro Cavallini. — (1480) Introduction des Carmes dans le monastère.

— ( 1 588) Gravure de Francino, description d’Ugonio. — (1623) Le cardinal Borghèse. — Soria renouvelle l’église. — (1626) Il refait la façade (pl. I et II).

La basilique romaine élevée au Transtévère est le plus ancien monument que nous connaissions du culte de saint Chrysogone. Elle existait certainement au v° siècle et rien n’empêche de lui supposer une origine constantinienne. Cette antiquité est constatée par le concile romain tenu en 499, auquel souscrivent deux prêtres de ce titre, l’un du nom de Pierre et l’autre du nom de Redentus. A la fin du siècle suivant, un nommé Jean, qui en était titulaire, intervient au concile tenu du temps de saint Grégoire.

M. de Rossi a retrouvé mémoire d’inscriptions antiques qui appartenaient à l’église primitive. L’une d’elles était appliquée dans la tribune au trône pontifical, in trono Sci Cluysogoni : l'acclamation qu’on y lit en l’honneur de la divinité du Fils, auquel nous devons la même adoration qu’au Père, semble une protestation contre les erreurs ariennes et nous reporte, peut-être, au milieu du ive siècle :

SEDES CELSA DI PRÆFERT INSIGNIA XPI QUOD PATRIS ET FILII CREDITUR UNUS HONOR1

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