‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 334 sur 419 · Lib. pontif., p · texte numérisé non relu

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Grégoire III. Hic renovavit tectum sancti Chrysogoni martyris et cameram sive parietum picturas, cyborium autem de argento, seu arcus quinque, pens. in unum libràs 220, ubi obtulit coronas argenteas quatuor, pharacanthara duo, patenam argenteam unam, calicem argenteum unum, seu etiam et vestes altaris et vêla serica alba, ornata blatto, circumquaque pendentia. Construxitque monasterium erga eumdem titulum sanctorum martyrum Stephani, Laurentii atque Chrysogoni, constituons ibidem abbatem et monachorum congregationem ad persolvendas Deo laudes in eodem titulo diurnis atque nocturnis temporibus ordinatam secundum instar officiorum ecclesiæ beati Pétri apostoli, segregatum videlicet a jure potestatis Presbyteri prædicti tituli. In quo monasterio pro sustentatione ibidem idem ipse sanctissimus vir prædia et dona, atque familiam largitus est. Et diversi alii fideles et amatores Domini nostri Jesu Christi

in eodem monasterio sanctorum Stephani, Laurentii atque Chrysogoni prædia et dona devotissimi contulerunt.

occupés par les Trinitaires l. Parmi les moines primitifs on compte un Étienne, qui monta sur la chaire de Saint-Pierre en 768 2.

Les successeurs de Grégoire III n’oublièrent pas Saint-Chrysogone. Léon III lui donna un vêtement d’autel en stauracin avec bordure de blatthin, et une couronne d’argent de 5 livres; Grégoire IV, un vêtement d’autel en étoffe de Tyr, bordé de stauracin, sur lequel on avait peint à l’aiguille l’histoire de Daniel. Dans cet ouvrage, de façon orientale, le Daniel dut être représenté, comme on le voit dans le manuscrit du Cosmas, en orant, entre les lions, avec le bonnet phrygien et la tenue asiatique qu’on donnait encore aux Mages pendant le ixe siècle.

Benoît III offrit cinq calices d’argent, pesant ensemble plus de 3o livres.

Il nous faut descendre maintenant jusqu’au xiie- siècle pour trouver dans l’histoire de la basilique des travaux importants ; à cette époque, Jean de Crema fut nommé, par Pascal II, cardinal de Saint-Chrysogone. Ce prélat joua un rôle important dans les événements contemporains; il eut la gloire d’accélérer la paix religieuse en faisant prisonnier, sous Calixte II, l’antipape Bourdin; sous Honorius II, il fut légat apostolique en Angleterre, présida les conciles de Londres et de Westminster, et, avec le titre de légat, se rendit en Écosse auprès du roi David Ier. Il eut l’honneur de correspondre avec saint Bernard, qui lui adressa sa cent soixante-troisième épître3.

Dans les premières années du xne siècle, quand il fut revêtu du titre de Saint-Chrysogone, il trouva son église dans un état lamentable. On ne pouvait y parvenir qu’en descendant un grand nombre de marches, tellement le sol extérieur s’était relevé alentour, ce qui entretenait dans l’édifice une grande humidité, et il fallut procéder à la réfection de l’édifice, si l’on en croit les expressions de l’épitaphe : « A fundamentis hanc basilicam construxit et erexit. »

Si les fondations furent rehaussées, le plan antique n’a pas été altéré et même toute la partie absidale put être conservée avec un surélèvement des murs. Lorsque le gros œuvre eut été achevé, on étendit sur tout le sol de la nef le magnifique

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