Ar.mellini, p
SAINTS JEAN ET PAUL
Sutri était cardinal du titre1. Il est probable qu’il faut référer à la même époque les travaux de l’abside, ceux du campanile et le portique extérieur, qu’une vieille inscription gravée sur l’entablement nous rappelle en ces termes :
PRESBYTER ECCLESIE ROMANE RITE JOHANNES HEC ANIMI VOTO DONA VOVENDO DEDIT MARTIRIBUS CHRISTI PAULO PARITERQUE JOHANNI PASSIO QUOS EADEM CONTULIT ESSE PARES2
La mosaïque qui s’étend sur le sol de l’église doit remonter à la même époque3, elle doit être l’œuvre des Cosmati, ainsi que le chambranle de la grande porte. Il est à croire, en effet, que ces célèbres marbriers travaillèrent dans la basilique. M. Armellini a retrouvé, dans les manuscrits de Suarez, au Vatican, l’épitaphe de Giacomo, fils d’Angelo di Nicolo et peut-être père de Cosmato, lequel a laissé l’empreinte de son passage sur le Cœlius même, à S. Tomaso in Formis. Voici l’épitaphe :
HIC REQUIESCIT MAGR. 1ACOBUS FILIUS OL1M ANGELI NICOLAI SGRIPTOR DOM1NI PAPÆ ET CLERICUS HUIUS ECCLESIÆ
r Pendant le xmc siècle, sous Alexandre IV, on lit l’autel de Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Rondinini rapporte cette inscription qui en marque le souvenir (p. 125):
ANNO DOMIN-I MCCLVI INDICTIONE XIV