Rondinini. p
ETATS PONTIFICAUX, — CASAMARI.
coup rétréci dans les temps modernes comprenait autrefois toute la largeur de la façade. 11 n’a pas moins de vingt-trois degrés. Il donne accès à un beau portique de trois arcades.
Au-dessus du toit de ce portique se profile la silhouette de la grande nef percée d’un large œilde-bœuf, de deux baies ogivales, et, dans le fronton, de trois baies plus petites.
Sous le portique, on remarque des cippes antiques et le piédestal qui porte l’épigraphe de Victor Félix.
La porte qui relie ce narthex à l’intérieur de l’église passe pour un chef-d’œuvre. Large de 2m,5o, bien proportionnée pour la hauteur, elle est surmontée d’un arc plein cintre; elle est ornée d’une riche ordonnance de pilastres, de colonnettes engagées, avec chapiteaux délicatement refouillés sous l’imposte desquels sortent les riches moulures de l’arc. Le tympan de l’arcade est rempli d’arabesques et de feuillages d’excellent goût.
L’église, toute construite en travertin, présente à l’entrée un aspect sévère. En forme de croix allongée, partagée en trois nefs, coupée par un transept, elle a jusqu’à ce transept sept travées. Les nefs sont reliées par des arcades ogivales dont les cintres reposent sur des colonnes engagées. Les arcs doubleaux de la grande nef reposent sur des colonnes semblables, mais qui ne descendent pas jusqu’au sol. Au-dessus des ogives sont de petites fenêtres et des lancettes qui sont bouchées aujourd’hui en trop grand nombre.
Près de la seconde arcade de la nef centrale, à droite de l’entrée, on voyait un grand vase de pierre d’un antique et rude travail qui servait pour mettre l’eau bénite.
Au transept, du côté oriental, se rattachent le sanctuaire et quatre chapelles ; on trouve là des autels dédiés à saints Jean et Paul, à saint Mathieu, à saint Benoît, à saint Bernard, à la Nativité du Sauveur, aux deux saints Jean, etc. Des rosaces éclairent le transept.
Le maître autel isolé s’élève à la croisée du transept, il est recouvert par un lourd ciborium du plus mauvais goût et qui date de Clément XI ( 1 7 1 i ).
Vers le milieu de l’église il y a un pulpito de pierre antique sous lequel sont deux armoires où l’on disposait les livres sacrés1 *. On voyait aussi.