‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 374 sur 419 · Rondinini, p · texte numérisé non relu

Rondinini, p

2. Le monastère reçoit aussi de l’eau d’un aqueduc qui l’amène d’un mille de Banco. On y lit une inscription de 170G.

SAINTS JEAN ET PAUL

De belles fenêtres ogivales, avec colonnes cantonnées, laissent pénétrer abondamment dans la salle le soleil du matin.

Au midi du chapitre, dans le même corps de bâtiment, s’ouvrent les cellules des religieux, au delà le logement de l’abbé, etc.

De ce côté est une cour séparée du cloître par des logis moins élevés que les précédents et dont on peut encore juger la hauteur par les traces que leurs toits démolis ont laissées sur les vieux murs où ils se terminent. Il y a dans cette partie de l’abbaye divers services, un grand escalier, mais tout cela est moderne et ne doit pas entrer dans notre description.

Le bâtiment en avant et qui déborde sur la façade occidentale de l’église est plus digne d’intérêt. Construit en petit appareil, malheureusement privé de toit ou en partie démoli vers le midi, il conserve encore là les robustes contreforts de travertin à deux ressauts qui le contre-butaient du côté de la vallée. Il était partagé sur la longueur en treize travées qu’on peut encore mesurer aux fenêtres qui en marquent les milieux, étroites et rectangulaires. C’est là que se trouvait, à rez-dechaussée, le réfectoire, où pouvaient s’asseoir jadis trois cents moines, et au-dessus le dortoir. Cette salle grandiose était divisée en deux par une file de douze colonnes soutenant les voûtes d’arêtes ; elle a environ 12 mètres de large sur 67 mètres de long; elle ne conserve plus que sept colonnes et sert actuellement de grenier. Laporte qui mène au réfectoire mérite d’être signalée ; elle a 2m,5o de haut sur im,6o de large; son chambranle en pierre est orné d’un cordon h

A ce majestueux édifice où l’aspect sévère, les rares et étroites fenêtres, le toit saillant conviennent si bien à la destination monastique qu’il possédait, se rattachaient des constructions plus basses, aujourd’hui totalement démantelées, dont les toits sont encore marqués sur les parois et sur les murs.

Dans les jardins, à l’est, on avait placé l’infirmerie que l’hygiène commande doublement d’éloigner, puis les étables, etc.

Un mur d’enceinte, qui longeait au midi la route de Naples et la rive de l’Amaseno, enveloppait sans doute ce vaste ensemble.

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