Schrader, Italiæ mon., i5q
ROYAUME DE NAPLES
siam accedebat ubi caput erat veteris columnæ detectum. » Si c’était pour la sérénité, le clergé allait entre l’église et la colonne où le vicaire faisait une oraison pour le beau temps. Si c’était pour la pluie, « clerus dextrorsum mare versus tendebat ibique a vicario pro pluvia impetranda oratione habita... » L’archevêque de Naples, Annibale da Capua, détruisit cette superstition. Néanmoins des prodiges se sont faits dans l’église sur les prières des agriculteurs.
Le 26 juin, jour de leur fête, on lit dans le bréviaire : « Isti sunt olivæ et duo candelabra lucentia ante Deum, et habent potestatem claudere cœlum nubibus, et aperire portas ejus, quia linguæ eorum claves cœli factæ sunt. »
Une autre église portant le triple vocable de S. Giovanni, S. Paolo, S. Nicola (via Cruce Putei albi), fut construite en 1281, puis malheureusement modernée L
Diverses églises napolitaines vénéraient les reliques de nos martyrs : S. Maria de la Sapienza, fondée du temps de Paul IV, S. Giorgio Maggiore, le couvent des Bénédictines1 2. Il y en avait aussi à S. Patrizia 3.
Aversa. — L’église Saint-André, fondée en 1 555, possédait des reliques de saints Jean et Paul4, qu’une inscription sur la porte principale mentionnait en ces termes : « Anno Domini MDLV. VII die mensis julii Léo Leonicus suessanus episcopus Castrensis hoc templumDOM atque Andreæ apostoli sacravit — præterea altare in qno reliquias SS. Andreæ apostoli, Johannis et Pauli, Leonis papœ et martyris. »
Salerne. — La cathédrale avait le même privilège5, accompagné d’indulgences.
Canosa. — La cathédrale de Canosa fut d’abord sous le vocable de S. Pietro, puis de S. Giovanni e Paolo, puis de S. Sabino6. Reconstruite à plusieurs reprises depuis les ravages des Sarrasins, cette ville trouva enfin un peu de paix sous les