Lettre du curé, 6 juin
3. De Soultrait, Abrégé de la statistique de l'arrondissement de Moulins.
SAINTS JEAN ET PAUL
lorsque le diacre, élevant la capsa qui contenait les reliques de nos martyrs et d’autres saints, se mit à les invoquer en gémissant et en les priant de les délivrer. Cependant le navire approchait toujours de l’écueil, il allait s’y briser, lorsque soudain le vent changea, éloigna la nef et, la rejetant au large, la sauva du naufrage1 2.
Troyes (Aube). — Avant la Révolution, Saint- Étienne de Troyes avait des reliques de saints Jean et Paul dans la chapelle du Palais3.
Clairvaux. — Les inventaires du monastère nous signalent des reliques de nos saints dans son trésor3.
Paris. — Bibliothèque nationale. — Aux xiv" et xv0 siècles on représente ordinairement saint Jean et saint Paul agenouillés devant leurs bourreaux qui les frappent; c’est ainsi que nous les montrent les miniatures des manuscrits latins 760, 1023, io52, ou la grisaille du manuscrit français 242. Cependant on les trouve aussi figurés sous le costume militaire, qui rappelait au moyen âge la chevalerie antique, comme le présente la miniature du manuscrit français 414, f° 180. La scène a trait à une circonstance de leur vie et à la bataille contre les Scythes oü Gallicanus, sur le point d’être vaincu, fait vœu, à l’instigation des deux frères, de se consacrer au Dieu des chrétiens; on voit, en avant des trois guerriers qui confèrent ensemble, apparaître, une croix sur l’épaule, le jeune homme4 qui va rétablir le combat en leur faveur. Cette peinture est en grisaille sur fond rouge, le terrain est vert, la croix et les nimbes sont jaunes.
Le beau manuscrit de la réserve (latin, 947a, f° 8 v°, avant 1492) nous les montre aussi sous le costume militaire et avec des palmes dans les mains. Le plus vieux, barbu, appuyé sur un bouclier, relève de la main droite les plis de sa chlamyde, découvrant son armure et sa cotte de mailles; le plus jeune, sans barbe, tient une grande épée, il a une tunique verte, un poignard passé en ceinture (pl. XIV).
Le manuscrit français 241 (f° 144 v°) nous fait