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assister, non à leurs exploits, non à la pompe militaire, mais les présente remplissant leur office dans le palais de sainte Constance avec laquelle ils s’entretiennent; ils ont le costume civil, la tunique et le grand manteau : « Ci dit comment Jehan et Pol estoient prévos et mestres de Constance, fille de l’empereur Constantin, et la carivent à la loi Jésus-Christ » (pl. XIV).
Poitiers. — Avant saint Grégoire de Tours, l’ouest de la France offre déjà des monuments de
Saint-Hilaire de Poitiers. — Peinture représentant saint Paul (restitution d'après M. l'abbé Roy).
sa vénération pour saints Jean et Paul. Saint Hilaire, en revenant 1 de son exil, leur éleva une
1. De Longuemar, Essai lust. sur l'église Saint-Hilaire de Poitiers, i8i>y. p. 26.
FRANCE
église et il y portait tant de dévotion qu’il l’avait désignée comme le lieu de sa sépulture (f 368). L’église, ruinée par Alaric, recouvrit de ses décombres la crypte d’Hilaire, mais elle fut réparée par saint Fridolin et mise sous le vocable du saint évêque; de cette circonstance on ne peut arguer que les premiers patrons aient cessé de l’être, car le jour où l’on fête la translation de saint Hilaire on ajoute une oraison en leur honneur1.
On voit encore à Saint-Hilaire, dans la sacristie, une fresque qui représente saint Jean et saint Paul2 figurés sous la voûte haute de im,40. Saint Jean porte une tunique assez courte, ceinte, bordée à la jupe et aux poignets, une chlamyde d’or retenue sur l’épaule droite par une agrafe, un livre de forme allongée de la main gauche, des chausses atta-