Nova ecclesia scæ Agathæ in Lunguyensi die domi
nica millesimo ducentisimo septimo fuit dedicata.
D’autres auteurs pensent que cette consécration n’eut lieu qu’en 1287.
18 novembre 1 1 83, «dilectis filiis canonicis Ecclesiæ sanctæ Agathæ in Longuione». Cette même bulle mentionne aussi « terram quæ dicitur sanctæ Agathæ... et decimam de terra sanctæ Agathæ apud Sorberolinum (Sorbey)1. »
M. le curé de Longuyon m’a communiqué deux sceaux qui ne sont pas fort anciens, mais que M. Abel considère avec raison comme imités des matrices du moyen âge; ils représentent sainte Agathe torturée par les tenailles. On a la preuve écrite que le chapitre de Longuyon les possédait dès le xme siècle. L’un d’eux s’appelait rural , parce que la juridiction s’étendait sur la campagne. En 1876, un collectionneur avait un exemplaire du sceau apposé à une charte de 1 772 ; le type était un peu différent de ceux que nous avons copiés; Agathe croisait ses mains sur sa poitrine et le bourreau de gauche était remplacé par un ange qui la réconfortait. M. Ch. Abel l’a recherché en 1889, sans pouvoir le retrouver.
Parmi les monuments de Longuyon, M. Abel nous cite un missale mortuorum sur parchemin, commencé au xmc siècle et précédé d'un kalendarium du xive; il porte écrits en vermillon ces mots : Eté Agathe.
Il est resté de tradition que, le jour de la fête de la patronne, le doyen et ses six chanoines chantent en même temps une grand’messe (5 février) aux sept autels de l’église.
Au xive siècle, on se disputait l’honneur d’être enterré dans le caveau de l’église Sainte-Agathe pour profiter des prières des chanoines qui avaient annuellement plus de mille messes à dire. Par exemple, en 1 3 64, Perrin de Mussey et sa femme ayant donné aux seigneurs de l’église Sainte- Agathe de Longuyon des rentes de blé, les chanoines s’engagèrent à inhumer ces bienfaiteurs dans leur église et à célébrer à perpétuité un service anniversaire.
L’archevêque de Trêves constate, en 1570, l’état délabré de l’église et ordonne des réparations aux chanoines et au curé, spécialement dans le chœur. Quant à la tour et aux murs du cimetière qui con-