FRANCE. — LONGUYON
monasterio Sanctæ domnæ Agathæ villa quæ vocatur Nogaria (Noers) cum omni jure suo, omnibusque ad se pertinentibus... porcionem mearn de Madiaci (Aumetz?) quod mihi legibus debetur... sanctæ domnæ Agathæ seu congregatio longagionensi in suo jure retineat1». Ce monasterium était destiné au soin des pauvres.
Je ne pense pas que l’église conserve aucun reste de ce vieux sanctuaire, M. Jeantin semble même dire qu’elle s’élève sur un autre emplacement : néanmoins les souvenirs mérovingiens ne font pas défaut dans le pays, témoin la paroisse voisine de Longwy qui est encore sous le vocable de saint Dagobert. M. l’abbé Wagner m’a communiqué un sceau qui servait encore en 1848 et sur lequel est gravée l’image de ce saint roi, scel de Longwy ; il est représenté avec le sceptre et la couronne. Ce sceau du xvn0 siècle a depuis été perdu.
En 973, l’archevêque de Trêves, de qui dépendait Longuyon, envoya des chanoines qui remplacèrent les moines préposés à l’hôpital dans l’origine2.
Selon M. Ch. Abel, ce serait au commencement du xie siècle qu’aurait été construite une partie de l’église, remplaçant la capella beatœ Agathæ du viic siècle qui existait plus au levant L’emplacement de cette chapelle est indiqué par la fontaine miraculeuse de Sainte-Agathe longtemps perdue et qui a reparu de nos jours sous le talus de la nouvelle route de Longwy. A cette époque, l’église n’avait que moitié de l’étendue actuelle, une seule nef dessinée par des arcades romanes; elle était entourée du cimetière et d’un rempart épais percé de meurtrières. Le campanile servait de donjon à cette forteresse.
L’église fut rebâtie au xme siècle et consacrée en mai 1 207, comme le porte une note manuscrite que m’a communiquée M. l’abbé Wagner 3.
L’église de Longuyon au xiic siècle nous apparaît encore sous le vocable de sainte Agathe; elle est pourvue d’un collège de chanoines, comme nous l’apprend la bulle de Lucius III adressée, le