‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 93 sur 419 · Pommeraie, Hist. de l’abbaye de Saint-Ouen · texte numérisé non relu

Pommeraie, Hist. de l’abbaye de Saint-Ouen

5. Cochet, Répertoire archéologique de la Seine-Inférieure, 1871.

Abbé Decorde, Le canton de Londinières, 1 85 1 .

SAINTE AGATHE

Le clocher s’élevait, dit-on, autrefois près de la petite porte romane qu’on voit sur la façade latérale de l’église 1 ; on conserve une cloche datée de i 58q.

On remarque à l’intérieur une jolie piscine à double lancette, couronnée par un quatre-feuilles découpé à jour ; on voit aussi des fonts Renaissance ornés de tètes d’anges aux angles (pl. XVII).

Saint-Claude (Jura). — Salins. — Origine mérovingienne du culte d’Agathe dans le Jura. — (1024) Construction de la collégiale de Salins. — (1029) Charte de confirmation de ses biens. — (1257) Reconstruction. — (1336-1469) Incendie, construction des chapelles. — (xvie siècle) Reconstruction du cloître. — ( 1 6 5 1 ) Nouvelle châsse. — (1699) Incendie. — (1720) Nouveaux travaux. — (xvne siècle) Vue et plan. — (1791) Déprédations révolutionnaires. — (1826) Incendie. — (1862) Restauration par M. Darcy. — Description.

Le culte de sainte Agathe semble avoir pénétré de bonne heure dans les montagnes du J ura. Saint Lothain (-f-5i8), originaire d’Autun, qui fonda sous le roi Gondebaud l’abbaye de Silèse, passe pour l’avoir répandu dans la Séquanie en même temps que celui de saint Symphorien. La plus ancienne église de Poligny'3, bâtie sur la montagne de Grimont, était dédiée à cette sainte, et les Dominicains de cette ville y conservaient ses reliques.

Salins. — Salins eut le privilège d’élever à notre vierge un magnifique sanctuaire. On croit qu'il existait, dès les temps les plus reculés, sur les flancs de la montagne de Belin, un monastère double, « monasterium duplex », habité par des vierges et des moines qui avaient pour patrons sainte Agathe et saint Symphorien. Lorsque le saint évêque Anatoile3, revenant de Rome, au temps du roi Gondebaud, s’arrêta à Salins, il voulut prier dans la chapelle de ce monastère et fonda dans le voisinage l’ermitage ou il mourut ; après sa mort, on l’enterra dans la chapelle témoin de ses prières.

Le troisième fils d’Humbert II, Hugues Ier, sire de Salins et chanoine de Besançon, voulut doter sa ville natale (1024) d’un vaste monastère;

1. Lettre de M. Deneuve auquel nous devons le dessin de notre gravure.

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