Rousset, Dict. de Franche-Comté , V, p
3. D’après les Petits Boll. (II, p. 247), il vivait au iv» siècle.
l’église fut réparée et agrandie. L’archevêque Gaucher fit venir les premiers chanoines du chapitre de Saint-Etienne de Besançon; il consacra la basilique, la dédiant aux saints Symphorien, Anatoile et Agathe. La nouvelle collégiale devait être assimilée à l’église métropolitaine1; elle fut richement dotée et le roi Rodolphe lui confirma ses biens par un diplôme daté de la Loye, en 102g2, qui établit clairement le patronage de sainte Agathe qu’on y intitule « éminemment glorieuse3 ».
Les parties de l’édifice qui datent du xi° siècle, s’il est permis de remonter jusque-là, sont le portail, l’arcade d’entrée, peut-être le clocher; tout l’intérieur me paraît du xmc siècle. Toutefois, la date de 1257, que l’histoire nous présente pour les travaux de l’archevêque de Besançon Guillaume, paraît un peu tardive et, d’après le style des nefs, je les attribuerais au commencement du xuie siècle.
Des incendies en 1 3 3 6 et 1469 entraînèrent sans doute des restaurations de l’édifice; je fixerais à cette dernière date les deux petites chapelles ajoutées des deux côtés de la façade et dont l’architecture correspond au xve siècle, le grand vitrail du fond du chœur et divers autres travaux.
Au xvi® siècle, peut-être après que la construction des chapelles méridionales eut forcé de repousser les galeries du cloître, on les reconstruisit avec des arceaux et des voûtes d’arête au lieu du simple toit qui les recouvrait primitivement. M. Darcy m’a signalé les arrachements de ces arcs dont le style correspond à cette époque. Les portes de menuiserie de l’entrée paraissent contemporaines.
1. Pour ces divers détails, voy. Rousset, Dictionnaire de Franche-Comté, p. 478.
2. L’original est conservé à la cure; le sceau manque malheureusement
On m’a communiqué au ministère des Beaux-Arts la Monographie de l’insigne collégiale de Saint-Anatoile de Salins, par M. Désiré Monnier de Domblans, correspondant du ministère de l’Instruction publique. La copie de la charte figure dans ce manuscrit.
3. ... Hoc igitur considerans æquum esse notum volo fieri cunctisregni principibus tam præsentibus quam absentibus, necnon ecclesiarum ordinibus, Ugonem nostrum capellanum cognomento Salinarum sanctique Stephani Chrisopolitanæ urbis canonicum, nostram præsentiam adiisse, humiliterque postulasse ut res quas Raigenaldus cornes in vaile Salinensi et in cæteris locis dédit Sanctis Symphoriano et Anatolio gloriosæque virgini Agathœ vel ipse supra dictus cornes et ipse Hugo ædificator loci illius et cæteri datores corroboraremus ad honorem Dei eorumdemque sanctorum atque ad refectionem Salinientium canonicorum...