Rousset
4. Henri Bouchot, La Franche-Comté , 1890. Une vue du porche, p. 219. On trouvera aussi la reproduction d’une
recouvert par l’auvent jeté entre les deux chapelles latérales. Une corniche à modillons romans règne au-dessus et porte des culs-de-lampe d’un temps moins ancien, qui furent peut-être destinés à servir de bases à une suite de statues. Au-dessus s’ouvrent la rosace qui s’était écrasée et que M. Darcy a dû restaurer, enfin trois baies en plein cintre qu’il considère comme anciennes.
Salins. — Détails de la corniche et des contreforts, découverts par M. Darcy en 1 863 (d’après ses dessins).
Nous avons rétabli, à droite et à gauche du portail central, deux portes latérales qui existaient nécessairement avant la construction des chapelles.
A main droite s’étendaient tous les bâtiments claustraux, les maisons canoniales, le cloître environné de portiques, une porte monumentale qui donnait accès dans la cour et, à côté, l’école pour les jeunes gens, puis le presbytère, la salle capitulaire, la maîtrise, le cellier, pressoir, etc.
Tous ces édifices ont disparu ; M. Darcy suppose
tapisserie de i5oo, représentant la sortie de la châsse de saint Anatoile en 1477, intéressante pour le clocher.
Voyage pittoresque en France , 1784.
SAINTE AGATHE
seulement que le mur méridional du cloître subsiste encore avec d’anciennes fondations.
L’intérieur de l’église mérite surtout d’être visité. La grande nef a dans œuvre 43m,3o de longueur, 8 mètres de largeur, 14 mètres de hauteur; les petites nefs, 4 mètres : ce qui fait 16 mètres de largeur totale. La grande nef est croisée après la sixième arcade par un transept; les arcades ogivales sont soutenues par des colonnes cylindriques simples ou des piliers à plan quadrilobé;
Salins. — Coupe longitudinale. Dessin de M. Darcy.
elles supportent un beau triforium et enfin les grandes travées des voûtes d’arête au milieu desquelles s’ouvrent les fenêtres. L'édifice, par ses dimensions et surtout par la pureté de son style, offre un de nos plus beaux spécimens gothiques. L’antiquité de son histoire encore plus que son intérêt artistique en fait le plus remarquable monument que nous ayons en France du culte de la vierge de Catane1 (pl. XXIX et XXX).
Saint-Dié (Vosges). — Clefcy. — L’église ancienne a été en'partie rebâtie en 1784; elle a cependant conservé un chœur voûté de style gothique. On y vénère des reliques de sainte Agathe, de la poussière de sa prison, un voile imitant celui de Catane, etc.2.
1. On trouvera à la Topographie nationale une photographie de l’intérieur prise à l’entrée du transept, devant le perron qui y conduit et qui en rend bien l’aspect pittoresque.