Lettre de M. Gil, 21 mars
Dans le quatrième chapitre de la chronique, intitulé : « Scriptura Domni Angilberti de perfectione et dedicatione Centulensis Ecclesiœ », nous lisons : « ... In ecclesia etenim b. Mariæ virginis altare ipsius, in quo reconditæ sunt reliquiæ ejus et sanctarum Felicitatis, Perpetuæ, Agathæ, Agnetis, Luciæ, Cœciliœ , Anastasiæ 1... »
Saint-Riquier n’était pas le seul dépôt de ces saintes reliques. M. l’abbé Corblet nous en signale à Amiens, à Wailly, au mont Saint-Quentin, jadis à Saint-André (données en 1504 par le cardinal Raymond), aux chartreux d’Abbeville, à Saint-Martin de Picquigny. On voyait aussi ses statues à Saint-Jacques d’Amiens (buffet d’orgue), dans la collection Bouvier, à Molliens-Vidame, à Saint-Acheul-la-Neuville2.
Arras (Pas-de-Calais). — Dans le monastère de Saint-Waast il y avait, au vme siècle, un autel renfermant des reliques de sainte Cécile, devant lequel une lampe était perpétuellement allumée. On y lisait cette inscription rapportée par Alcuin3 :
CÆCILIA, AGATHES, AGNES ET LUCIA VIRGO HÆC ISTIS PARITER ARA SACRATA MICAT LILIA CUM ROSIS FULGENT IN VERTICE QUARUM ET LAMFAS RUTILAT LUCE PERENNE SIMUL
Montreuil-sur-Mer. — La châsse de sainte Austreberte, qui fut, comme on le sait, portée à Montreuil dans le cours du xie siècle, contenait une relique de sainte Cécile, ce que nous apprend un manuscrit (n° 698) de Saint-Omer*.
Autun (Saône-et-Loire). — Sainte-Cécile (de Cluny). — Lorsque en sortant de Cluny on suit la petite rivière la Crosne, on laisse à droite les collines de Vaux, et l’on arrive bientôt au petit village de Sainte-Cécile , situé à environ 17 kilomètres du cours de la Saône5.
Les souvenirs et le nom de Cécile, comme nous le voyons presque partout, remontent à l’époque