‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 116 sur 343 · Carte d’état-major · texte numérisé non relu

Carte d’état-major

SAINTE CECILE

carlovingienne et semblent nous indiquer pour cet endroit un dépôt de reliques presque contemporain de leur invention à Rome. Nous trouvons dès le début du xe siècle (910-927) une charte de Cluny1, d’après laquelle Pierre et sa femme Valtrude font une donation d’une terre qui touchait Sainte - Cécile , et que l’acte délimite ainsi :

« ... Campum unum quem vocant ad Fontanellas ; terminât a mane terra Odile et filiorum ejus, a medio die terra S. Laurentii, a sero via publica, a certio terra Sanctæ Ceciliœ. »

D’autres chartes du xe siècle mentionnent encore Sainte-Cécile, sans aussi ajouter le mot terra... (927-42) : « a medio die via publica a sero Sancte Cecilie 2 », un domaine qui séparait Sainte-Cécile de la voie publique et qui semble prouver, d’après cela, qu’elle était propriété particulière et non publique. Une charte de 974 rappelle qu’un certain prêtreJean donne au monastère de Cluny une propriété ainsi située : « Terminus a rnano via publica, a sero Costantini et Sanctæ Ceciliœ , a sero Goanno, etc.3 »

J’ai feuilleté tout le reste du cartulaire sans trouver d’autres indications dans les trois volumes parus 4.

Je me suis informé dans le pays si quelque souvenir matériel existait encore. L’église n’a rien de remarquable; on y voit une statue qui représente notre sainte, mais qui date seulement de vingtcinq ou trente ans. Il y a plusieurs autres images, tableaux ou statues très anciens qui n’ont pas de rapport avec les monuments que nous cherchons5.

La paroisse Sainte-Cécile touche une localité nommée la Chapelle. Peut-être ce nom serait-il l’indication d’un ancien sanctuaire de la patronne du pays6.

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