‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 123 sur 343 · Id., p. 8o · texte numérisé non relu

Id., p. 8o

J’ai demandé à M»r Dehaisne, le savant historien de l’art flamand, qui a recueilli ces précieuses notices, si l’on savait le sort qu’avait eu cet anneau. Il m’a répondu que tout avait disparu. Que faut-il penser de cette relique? On pourrait la croire véritable sans faire de contresens archéologique, car les Romains se servaient d’anneaux dans la cérémonie des fiançailles. Pline (Hist. nat.xxxiu, 1), parle à ce sujet d’un anneau de fer : « Etiam nunc sponsæ annulus ferreus mittitur, isque sine gemma. «Lorsque sainte Agnès était sollicitée par son prétendant, elle répondait en parlant de Jésus- Christ : « qui... annulo fddei sua subarrhavit me, longe te nobilior et genere et dignitate ». Peiresc, dans ses lettres, parle d’un anneau d’or trouvé à Arles sur lequel on lisait : -f- Tecla vivat Deo cum marito seo{.

J’ai mesuré à Pérouse, d’après le modèle en plâtre que l’on conserve au musée, l’anneau d’améthyste qu’on attribue à la sainte Vierge. Il n’est pas impossible que Cécile ait laissé son anneau après sa mort ; on peut croire aussi, comme cela s’est présenté, que cet anneau n’est pas celui de la sainte elle-même, mais un bijou ayant servi à sa statue.

Il est question, dans l’abbaye du Saint-Sépulcre, d’une chapelle cécilienne que fit achever Antoine Grisel2.

Valenciennes montrait dans l’église de Beaumont des reliques de notre sainte3.

Carcassonne (Aude). — Berriac 4. — Sur une colline au-dessus de l’Aude, au milieu du groupe des maisons de Berriac, s’élève l’église Sainte- Cécile, dans une situation très pittoresque. Des bords de la rivière garnis d’arbres on aperçoit le village, la route qui contourne la colline avant de déboucher à son sommet, l’abside de Sainte-Cécile qui domine des rochers escarpés, enfin, à l’horizon, les ondulations d’un paysage qui fuit derrière des plans fort éloignés. L’abside est circulaire, partagée en cinq par des pilastres, et percée, au milieu, d’une fenêtre en plein cintre. Le style paraît être du xi' ou xne siècle; malheureusement,

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