Bouges, Histoire de Carcassonne, 1741, in-4, p
L’église est un édifice ogival composé d’une seule nef à quatre travées, terminées par une abside circulaire. La nef est flanquée de chapelles dédiées à la sainte Vierge, à saint Roch, saint Antoine, saint Biaise, sainte Anne, saint Barthélémy. Elle possède des fonts, un porche devant l’entrée où sont deux écussons indéchiffrables.
La retombée des arcs ogivaux des chapelles est ornée de mascarons et de figures grimaçantes qui semblent fort anciennes. Sur un pilier à droite du chœur, à la troisième travée, on lit la date de 1597; sur un pilier de la deuxième chapelle, à gauche, vers le fond de l’église, la date de 1602 : ce qui semble indiquer des époques de restauration.
A l’extérieur, les chapelles sont éclairées par des fenêtres à meneaux dans le style du xvi° siècle. Le clocher carré porte une tourelle à un des angles de son sommet. La maçonnerie de l’édifice est composée de dalles schisteuses1.
En 1 5 8 2 , elle dépendait du monastère de Montalivet 3.
Rivel (Chalabre). — Lorsque, le soir, on gravit l’étroit sentier qui conduit du village de Rivel à son église, on dirait monter sur les marches du trône de la souveraine du pays, assise au milieu d’arbres de verdure sombre comme sur des coussins de velours, et revêtue de la pourpre dont les siècles teignent les vieilles pierres. Les cinq arcades de la façade sont dépouillées de leurs cloches, excepté celle du haut qui sonne l’Ave Maria, et derrière ce singulier campanile se dessine la silhouette pittoresque de montagnes dont la plus haute, à droite, sert de piédestal aux ruines du château de Pendel. Ce tableau est splendide, et le pieux pèlerin, ému et recueilli, répète ce quatrain patois pour accompagner la prière aérienne :
Escoutats sa campaneto Que brounzino sus Ribeil !
Ya milo ans qué sa gleiséto3 S’assouleillo sul Maoureil4.
Après avoir dépassé une croix et atteint le sommet de la colline, nous arrivons à Sainte-Cécile.
L’entrée n’est pas comme d’ordinaire du côté de